Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour,

Je passe l'épreuve de français mercredi prochain pour mon Bac scientifique, et je comptais prendre la dissertation en priorité. J'ai regardé les sujets des années précédentes sur le personnage de roman, et j'ai hésité sur quelques exemples d' "antihéros".

Mis à part les personnages classiques de Meursault ou de Roquentin, l'exemple de Patrick Bateman m'est venu à l'esprit. Cependant Bret Easton Ellis est un auteur controversé, American psycho est violent etc. Même chose pour Beigbeder et son personnage Octave...


Je me demande donc d'une façon générale quels sont les auteurs à ne pas citer, ou à manier avec précautions lors d'une dissertation.

Merci d'avance!

Réponses

  • Harry Potter, de J. K. Rowling, est exclu, ainsi que la littérature jeunesse. On évitera aussi les écrivains dont les noms piquent les yeux : Brasillach, Rebatet, etc., excepté Céline. Les écrivains méconnus sont à insérer en détail : tout le monde n'a pas lu Fred Vargas, Olivier Adam...
  • DeliaDelia Membre
    Comme c'est une épreuve de français, on évitera les auteurs non francophones : que je sache, Brett Easton Ellis écrit en anglais...
  • PortiaPortia Membre
    Les auteurs classiques seront les auteurs connus par n'importe quel correcteurl
  • Delia a écrit:
    Comme c'est une épreuve de français, on évitera les auteurs non francophones : que je sache, Brett Easton Ellis écrit en anglais...
    Mais Shakespeare est toujours le bienvenu.
  • DeliaDelia Membre
    Non, Shakespeare n'a rien à faire dans un devoir de français, ni lui ni aucun autre auteur non francophone. Pour l'excellente raison, entre autres, que rares sont les élèves de Première capables de le lire en V.O. Les études littéraires, c'est la lecture en V.O. : on ne connait pas un auteur lu en traduction.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Non, Shakespeare n'a rien à faire dans un devoir de français, ni lui ni aucun autre auteur non francophone.
    Il ne faut pas non plus être trop rigide.
    Citer le meilleur des mondes, par exemple, n'a rien d'incongru, pour peu que l'on cite le fond et non la forme qui peut effectivement varier selon les traducteurs.
  • DeliaDelia Membre
    Je ne suis pas rigide, je suis logique : un professeur de Lettres a suffisamment à faire avec le grec, le latin et le français sans être en plus compétent dans les littératures étrangères ! D'autant qu'on ne connait pas vraiment un auteur dont on n'a pas lu le texte...
    En conséquence, le cours de français est axé sur la littérature en français et les élèves ont assez à lire es auteurs classiques. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne doivent pas, pour leur plaisir, explorer le domaine étranger...
  • Sauf que comme l'a dit Prosopopée, en plus des auteurs français qui doivent être cités en majorité, citer quelques auteurs étrangers comme Shakespeare, ou ceux de l'Antiquité, ou Cervantès, ou Lessing (etc.) est bienvenu, pas la peine de brandir ses convictions comme des vérités universelles.
  • Titania91Titania91 Modérateur
    Je n'ai jamais été pénalisée pour avoir cité des grands noms comme Shakespeare, Goethe, Cervantès...dans mes dissertations de français, d'autant que ceux-ci ont profondément inspiré la littérature française :)
  • Delia a écrit:
    Comme c'est une épreuve de français, on évitera les auteurs non francophones : que je sache, Brett Easton Ellis écrit en anglais...

    La premier texte du corpus de la filière littéraire pour l'an dernier était un extrait du Robinson Crusoe de Defoe.
    Il serait réellement dommage de se priver d'exemples riches et pertinents dans une dissertation, sous prétexte qu'ils sont issus d'auteurs étrangers. Si les professeurs de littérature ont assez à faire avec le Français, ça n'empêche pas les élèves d'apprécier des littératures étrangères, qui sont pour la plupart liées à la littérature française... A condition bien entendu de toujours bien les mobiliser et les expliquer.
  • Les professeurs qui souhaitent limiter à la littérature française ou à un corpus précis le mentionnent généralement dans le sujet ou avant le DST.

    Pour revenir à la question d'origine, je dirais que ça dépend des niveaux d'étude. J'ai déjà cité Brasillach dans une dissertation (bon ok qui parlait de littérature et politique) sans que cela pose problème. Je dirais que si la citation est justifiée, pourquoi pas?
    Et comme l'a dit Prosopopée, éviter tout ce qui est littérature jeunesse, sous littérature (genre Marc Lévy, pitié ne me frappez pas si vous appréciez), écrits condamnés et auteurs très peu connus que l'on ne trouve pas dans une anthologie complète.
  • Pour répondre à Délia : une bonne copie est une copie qui ne se limite pas à un certain type de littérature mais qui va puiser dans toutes les autres. Vous m'expliquerez au passage comment vous faites pour étudier un drame romantique sans Shakespeare et ses notions revendiquées par Hugo dans sa préface de Cromwell. Il faut évoluer un peu et ne pas être rigide.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Je ne suis pas rigide, je suis logique : un professeur de Lettres a suffisamment à faire avec le grec, le latin et le français sans être en plus compétent dans les littératures étrangères !
    Alors si ce n'est pas de la rigidité, c'est de l'étroitesse d'esprit.
    Une telle réflexion est totalement en contradiction avec le programme de lettres de terminale littéraire où figuraient il y a quelques années Hamlet de Shakespeare, et Oedipe roi de Sophocle.
    Il faut pouvoir au moins mettre en relation les plus grands auteurs européens. un mouvement littéraire n'est pas forcément enfermé dans les frontières de l'hexagone.
  • DeliaDelia Membre
    une bonne copie est une copie qui ne se limite pas à un certain type de littérature
    Vous me parlez stratégie pour avoir une bonne note, c'est un point de vue on ne peut plus légitime, mais ce n'est pas le mien. (Au passage, une bonne copie c'est une copie qui traite le sujet ans s'égarer dans des considérations accessoires, qui est logiquement articulée et rédigée dans une langue grammaticale orthographiée selon les conventions en vigueur.)
    Moi, je parle qualité de l'enseignement et compétences des enseignants. Il se trouve que si grand que soit mon intérêt pour Shakespeare, je ne le connais pas assez bien pour l'utiliser en cours. Je puis en parler en passant pour éveiller la curiosité des élèves, mais c'est tout.
    Une telle réflexion est totalement en contradiction avec le programme de lettres de terminale littéraire

    Pas en contradiction : ce qui est écrit sur la porte du cours de Terminale, c'est littérature : on élargit les perspectives. Ce qui est écrit sur la porte du cours de Première, c'est français : on y étude la littérature d'expression française.
    De toutes façons, bien des candidats jettent dans la copie des noms qu'ils ont entendus, dont ils pensent qu'ils font bien, mais on voit bien qu'ils ignorent tout de ces auteurs.
  • SliferSlifer Membre
    Ce qui est écrit sur la porte du cours de Première, c'est français : on y étude la littérature d'expression française.

    Et pourtant... Non. Quand j'entre en salle 14, je ne vais pas en Français, mais bien en Littérature... Quand je regarde mon bulletin ou mon emploi du temps, c'est Littérature qui y figure, et non Français. Quand on regarde les instructions officielles - pour les L en tout cas - il s'agit bien, encore une fois, de Littérature, et non pas de "Français".

    1403262080-lolnon.png

    1403262099-lolnon2.png

    De plus, certains textes de Corpus sont parfois d'auteurs étrangers, non Français...

    Et puis, je me sentirais tout de même vexé qu'un professeur me refuse mes deux allusions à George Orwell, car, "un élève de Première ne peut pas lire en VO" alors que si, j'ai bel et bien lu 1984 et Animal Farm en Anglais. Peut-être que le correcteur ou la correctrice ne l'a pas lu en VO ou n'en n'est pas capable, lui, mais je ne me suis pas tué à la tâche pour rien. ;)

    Après, j'entends souvent des Professeurs dire "un enseignant apprend chaque jour, même de ses élèves", et je me souviens surtout de ma prof de Littérature qui a dit, à toute la classe, en souriant et en étant très fière "parfois, dans vos copies, je trouve des livres que je n'ai pas lus moi-même"...

    Mais peut-être ai-je eu tort, et dans ce cas, peut-être est-il mieux d'avoir une vision cloisonnée de la Littérature.
  • Delia a écrit:
    Je ne suis pas rigide, je suis logique : un professeur de Lettres a suffisamment à faire avec le grec, le latin et le français sans être en plus compétent dans les littératures étrangères ! D'autant qu'on ne connait pas vraiment un auteur dont on n'a pas lu le texte...
    Votre logique se retourne contre vous : puisque la matière en question se nomme "français", le grec ancien et le latin n'ont rien à y faire.
    Or, si, puisque le français les a pour origines. Les littératures étrangères en plus montrent l'intérêt de l'élève pour la Littérature, faisant fi de la barrière linguistique, et c'est ce qui importe.
    De même, pénaliserez-vous un élève qui a cité un roman, une pièce ou une réécriture antérieures au XVIIème siècle, un ouvrage argumentatif antérieur au XVIème siècle, un poème antique sous prétexte qu'ils sont contraires aux titres des objets d'études et bien qu'ils soient disséminés parmi une majorité d'ouvrages francophones cités ?
    Et il est indéniable que tous les ouvrages cités par un élève n'ont pas tous été lus par lui mais empruntés aux annales et manuels ou s'appuient sur les extraits étudiés en cours...
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.