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Chateaubriand, René - Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives...

Bonsoir à tous,
j'ai un commentaire composé pour demain sur un extrait de René de Chateaubriand. Voici l'extrait:
Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
« Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur.
j'ai deja reussi à trouver pas mal de choses bien entendu mais bon... j'ai enormement de mal à formuler les exemples ... j'ai trouvé que la nature est un refuge, la nature miroir de l'âme en fait j'ai beaucoup de mal pour le 1er axe :s pour le 2ème il y a une opposition par rapport au fait que René éprouve des sentiments contradictoire, instable emotionnellement...emotions negatives en rapport avec la description du paysage. voila voila je sais ce n'est pas très precis tout ça :s


voici les axes
- vous analyserez les éléments que Chateaubriand privilégie dans sa description du paysage.
- vous étudierez les liens qui s’établissent entre le paysage et les états d'âme de René.


Merci de votre aide. :)
«1

Réponses

  • Oui tu es bien dans le texte ; n'oublie pas de le rattacher au mouvement romantique qui reliait l'homme et la nature comme dans un jeu de miroirs (que tu as bien vu)
    Et n'oublie pas l'analyse stylistique ! Chateaubriand avec ses phrases bien balancées annonce un peu le poème en prose. Apprécie le ryhtme des phrases, les allitérations etc
    Exemples
    murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert
    nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
    un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée
    Levez-vous vite, orages désirés ! (je ne sais plus quel vers de Baudelaire ressemble beaucoup à celui-là)

    À quelle époque de la vie de l'auteur se passe tout cela ? L'âge qu'il avait a aussi son importance
  • mozartmozart Membre
    je dois faire un resumé de rené est ce que c'est bon svp?



    Résumé René

    Roman autobiographique écrit par François-René de Chateaubriand, publié en 1802.

    Exilé dans la tribu des Natchez, René raconte sur la demande de Chactas et du père Souël, l'histoire de son passé et de son existence malheureuse. À la recherche d'une identité qu'il ne trouve pas, obsédé par cette quête infructueuse et bouleversé par la mort de son père, René décide de voyager mais rien n'y fait. En proie à des tourments méconnus, il aspire au suicide. Pour l'en empêcher, sa sœur Amélie lui apporte le réconfort de sa présence ; mais elle dépérit aussi d'un mal inconnu et va s'enfermer dans un couvent. René assiste a l'émouvante cérémonie de ses vœux et surprend le secret de ce mal étrange : Amélie qui s'est prise pour son frère d'une tendresse excessive, est torturée de remords. Le désespoir du jeune homme vient enfin combler le vide de son existence. Laissant sa sœur repentante et apaisée par la vie du couvent, il s'embarque alors pour l'Amérique où il apprend par une lettre qu'Amélie est morte comme une sainte « en soignant ses compagnes ».
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Quelques pistes pour reprendre tes réponses :
    1 - Regarde plutôt les correspondances entre la nature et les états d'âme de René, cette nature est mélancolique, elle ouvre sur l'infini...
    2 - revois les formules : marre. Note aussi que le personnage a soif d'absolu, que sa vie le laisse insatisfait...
    3 - Le héros projette ses états d'âme sur la nature à moins qu'il ne découvre de subtiles affinités avec les paysages...
    4 - Une poésie élégiaque : recherche les images, les allitérations, les rythmes qui viennent soutenir cette évocation mélancolique...
  • La nature est en mouvement mais pas personnifiée. Elle est entrainante.
    Le héros est heureux et même enchanté, pas mélancolique. Il ne dit pas qu'il n'arrive pas à prendre en main son destin mais que ses promenades lui ouvrent des horizons. Il n'est pas attiré par la mort mais "dans les espaces d'une autre vie"
    Pour la poésie, voir les remarques de Léah
  • mozartmozart Membre
    merci de votre réponse mais j'ai pas compris la question 1 et 3

    aider moi svp
  • laoulalaoula Membre
    Je voulais savoir quels procédés pourrait on utiliser pour les thèmes suivants: la description d'une nature sauvage, le dialogue avec la nature: miroir de l'âme, désir d'évasion; dans l'extrait ci dessous:
    "Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
    L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
    Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
    « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur."
    J'avais pensé au comparaison avec la nature ligne 2-5, au champ lexical de l'ouïe et de la vue, utilisation de l'imparfait à valeur descriptive, accumulation ligne 19-22, allégorie de la liberté à travers le vent, les oiseaux. Je bloque surtout pour le thème du dialogue avec la nature pouvez vous m'aider? Merci beaucoup.
  • Bonjour, j'ai le même commentaire composé à faire.
    J'ai trouvé beaucoup de choses mais je n'arrive pas à voir ce que veut dire le titre de cette extrait c'est-à-dire "levez vous vite, orages désirés"
    Merci de me répondre :)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Julie,

    C'est une expression métaphorique qui désigne les passions ou du moins tout ce qui peut faire échapper à l'ennui d'une existence ordinaire.
  • Bonjour j'ai trois petites questions qui portent sur un extrait de chateaubriand de René aux qu'elles j'ai du mal a repondre c'est pourquoi je poste ce message .. si quelq'un pourrait me donner quelques élèment de reponse svp

    René met en scene un jeune homme atteint du "vague des passions" , c'est a dire de cette sorte d'ennui et de melancolie qui touche la jeunesse née en meme temps que le siecle . Le "je" est celui du narrateur , René ; mais de multiples analogies avec la vie et les sentiments de chateaubriand (1768-1848) laissent peu de doutes sur l'iinspiration autobiographique e l'oeuvre. L'extrait qui suit donne une idée de malaise de la génération romantique tout comme de l'importance du rôle de la nature support de l'evasion et echo des sentiments du heros .

    Extrait :
    Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives, que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d'un coeur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.

    L'automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j'entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes, tantôt j'enviais jusqu'au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l'humble feu de broussailles qu'il avait allumé au coin d'un bois. J'écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l'homme est triste, lors même qu'il exprime le bonheur. Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.

    Le jour je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu'il fallait peu de choses à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s'élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d'un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire, s'élevant au loin dans la vallée, a souvent attiré mes regards; souvent j'ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j'aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait; je sentais que je n'étais moi-même qu'un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : "Homme, la saison de ta migration n'est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton coeur demande."

    "Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie !" Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon coeur.

    pâtre = berger
    frimas = brouillard epais et givrant
    questions :
    _ Pourquoi selon vous et d'apres cet extrait a-t-on pu parler a propos de la prose de chateaubriand de "prose poetique" ?
    _ Montrez l'importance de l'expression du moi dans ce texte . De quelle manière les sentiments décrits prennent-ils une valeur universelle ?
    _ Quelle rôle joue la nature ?

    Merci d'avance
  • EcorceEcorce Membre
    Bonsoir,

    j'ai une question concernant cet extrait:
    Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
    L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
    Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
    « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur.
    La question de commentaire est la suivante: " vous étudirer les caractéristiques de la nature "
    J'ai des idées concernant la réponse mais je ne suis pas sur du sens que l'on entend par caractéristique de la nature

    pouvez vous m'éclairer sur se sujet merci
  • EcorceEcorce Membre
    bonsoir,

    j'ai bien compris le règlement mais se que je recherche c'est simplement une explication de se que l'on entend par " vous étudirez les caractéristiques de la nature "

    merci
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Cette expression t'invite à rechercher par quelles épithètes tu définirais la nature évoquée dans ce texte. Regarde mes réponses dans les messages précédents.
  • EcorceEcorce Membre
    Merci pour le coup de pouce =)
  • Bonjour,
    J'ai un commentaire de texte a faire sur ce texte :
    "Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
    L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
    Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
    « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur.

    Les axes sont les suivantes :
    _ un "je" hypersensible
    _ une nature tourmentée qui fonctionne comme un miroir

    Ce que j'ai trouvé : les verbes a l'imparfait, une metaphore (Notre coeur est un instrument incomplet) mais je ne sais pas si c'est juste. Pouvez vous m'aidez ?
  • Bonjour j'aurais besoin d'aide, c'est un commentaire sur "René", voici le texte
    "Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »

    « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur."

    La consigne est, en vous appuyant sur des citations précises que vous commenterez, repérez et analyser dans ce texte les différents thèmes caractéristique du mouvement romantique
    Les trois thèmes sont:
    -Le registre lyrique (j'ai trouvé les phrases exclamatives, l'utilisation de "je" mais rien d'autre.)
    -Le dialogue avec la nature ( une feuille séchée que le vent chassait devant moi, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait !
    -Le désir d'évasion ( Tout le dernier paragraphe)


    Bon en fait j'ai du mal avec le 1er thème, a trouver les citations, et surtout commenter les citations.
    Je ne sais pas non plus comment faire pour tout formuler
    Merci de votre aide! :D
  • Bonsoir,

    Le désir d'évasion est également présent dans le premier paragraphe : "Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes", etc. Il est même partout.

    Tu peux travailler sur l'opposition évasion/mal-être (voir les champs lexicaux) qui deviendra plus tard le spleen baudelairien. Avec, comme moyen d'évasion, la nature, mais pas n'importe laquelle : une nature sauvage, violente, peu acccueillante : "je m'égarais", "grandes bruyères", "étang désert", etc.

    A part les champs lexicaux, tu as l'impératif (second paragraphe), l'enumération (toujours au second) avec une progression qui se termine par "coeur", ainsi mis en valeur, terme qui résume le lyrisme d'une manière générale.
  • Merci de ton aide! :) Mais de quel champs lexical tu parle pour le lyrisme?
  • Bonsoir,

    Je te parle du champ lexical évasion/mal-être.

    Dans ta première partie concernant le registre lyrique, relève bien tous les termes concernant l'expression du sentiment. (ma rêverie, mes regards, je me figurais, etc.)
  • Ah d'accord, merci encore! Mais pour le thème de l'évasion est ce que parler de l'opposition mal être/évasion est il suffisant ou il y a d'autre chose a dire?
  • Bonjour,
    j'ai un travail à faire sur un texte tiré de "René" de Chateaubriand. (je suis en seconde)
    Il s'agit de questions pour nous aider dans l'analyse. Or je ne comprends pas à quoi doit nous amener l'une de ces questions : "A quoi cette contradiction aboutit-elle ? quels sont les deux voyages possibles pour le héro romantique ?"
    La contradiction dont il s'agit est celle entre le guerrier conquérant, à l'origine des bouleversements et le pâtre humble, qui vit reclus et se contente de ce qui l'entourre.
    J'ai l'impression que cette contradiction se réfère à l'image même du héro romantique, le guerrier représenterait le refus du monde, l'homme qui se bat contre les injustices et le pâtre serait la fascette romantique, l'homme sensible qui vit avec cette nature avec la notion d'isolement qu'on retrouve dans le romantisme.
    Mais je ne sais pas si ça répond à la question.
    Pour les deux voyages il me semble que le guerrier représente le voyage vers la mort, le suicide (fantôme, de l'immatériel : nuages, vent ) et que le pâtre représente l'isolement (on peut voir ça comme un voyage en hermite, loin des hommes).
    Voici l'extrait du texte.

    "Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
    L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
    Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
    « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur."

    Si quelqu'un peut m'aider, merci
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