Grammaire française Participe passé

bonjour,

Je me suis aperçue que monsieur supervielle était sans doute atteint d'un trouble de la prononciation ou de l'élocution qui n'avait pas été répertoriée dans la classification internationale des pathologies,

il ne s'agit pas de dyslexie, je cherche donc le nom de cette affection qui fait que ce poète propose :

La violence de la route
Chasse l'attelage au loin
D'où la terre n'est que boule
Dans le grand ciel incertain.

En fait ce n'est pas irrévérencieux, mais cela me fait bien du souci de ne pas pouvoir nommer une rime dans laquelle la consonne finale n'est pas prise en compte. Je crois donc que c'est une pathologie : la superviellite.

Réponses

  • Ce ne sont pas des rimes, mais des assonances. Avant d'accuser le poète...
  • Merci de votre réponse,
    mais j'itère ma question : comment nomme t-on le fait de terminer un vers par une assonance et non par une rime, parce que bon allitération ou assonance ça se trouve partout ces animaux là... Ou encore, est-ce officiel qu'une rime puisse être en assonance ou bien en allitération ? Et pourquoi le poète alterne t-il les rimes et les assonances ?
    merci
  • JehanJehan Modérateur
    Je ne pense pas qu'il y ait vraiment de nom spécial.
    Je crois qu'on parle par défaut de vers assonancés.
    Tout cela est affaire de licence poétique.
    Il n'y a pas de règle officielle.
    Les poètes les utilisent selon leur fantaisie.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Il faut aussi se rappeler que les assonances étaient la première forme de "rime" dans la poésie, par exemple dans la Séquence de sainte Eulalie ou la Chanson de Roland :
    Tenez les clefs de ceste citet large,
    Le grant aveir en presentez al rei Carles,
    Pois me jugez Rollant a rereguarde.
    Sel pois trover a port ne a passage,
    Liverrai lui une mortel bataille.


    Chanson de Roland, laisse LII (vers 654-558)

    Le procédé a été repris par les poètes modernes, tel Apollinaire :
    Un soir de demi-brume à Londres
    Un voyou qui ressemblait à
    Mon amour vint à ma rencontre
    Et le regard qu'il me jeta
    Me fit baisser les yeux de honte
  • JehanJehan Modérateur
    Brassens, qui affectionnait pourtant les rimes riches, s'est parfois permis des vers assonancés...
    Par exemple :

    Alors, du ciel et de la terre
    Il me faudra faire mon deuil
    Est-il encor debout le chêne
    Ou le sapin de mon cercueil


    Ou encore :

    Je ne fais pourtant de tort à personne
    En laissant courir les voleurs de pommes


    Ou encore :


    Ton pied frappe et frappe la mousse...
    Si l' chardon s'y pique dedans,
    Ne pleure pas, ma mie qui souffre:
    Je te l'enlève avec les dents !
  • Ah ! merci beaucoup, un vers assonancé, c'est déjà joli ! :rolleyes:
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