Mon texte est-il bien écrit ?

Bonjour, je voudrais des avis, des critiques (positives/négatives), des conseils, enfin savoir ce que vous pensez de ce texte :

Comment cet enfant pouvait-il m'aimer ? M'aimer, moi qui le rejetais en permanence, qui ne supportais pas ses cris incessants, qui ne souhaitais qu'une chose : remonter le temps ? Ce petit être dénué de paroles ne m'inspirais que dégoût, colère et regrets. Tout, ses yeux rieurs, son nez qui se plissait, sa bouche qui s'étirait, tout me répugnais.
Et, quand arrivait un moment où l'un de ses traits me rappelait quoi que ce soit, quelque chose venant de son géniteur, c'était comme un coup de poignard. Chaque fois, des images, des sons me revenaient en mémoire, de cette nuit, cette fameuse nuit qui avait tout fait basculer. Cette nuit d'horreur et d'atrocités qui était à l'origine du fardeau que je trainais partout avec moi, que je nourrissais et que je haïssais. C'était dans ces moments-là que l'insurmontable envie de me venger était à son apogée. Ce bébé était la seule chose m'empêchant d'oublier, de surmonter cet épisode de ma vie.
Me prenait alors l'envie de l'attraper, de l'étrangler, de lui faire du mal. De déchaîner sur lui toute cette haine contenue en moi. Je voulais infliger à mon fils la même douleur qu'il m'infligeait sans le vouloir chaque seconde de sa courte existence.

Voilà j'ai écrit ça comme ça en 10 minutes, e ne sais pas trop ce que ça vaut :)

PS : comment appelle-t-on ce genre de texte ? Nouvelle ? Ou tout simplement texte ? :)

Réponses

  • Titania91Titania91 Modérateur
    Moi même a écrit:
    Comment cet enfant pouvait-il m'aimer ? M'aimer, moi qui le rejetais en permanence, qui ne supportais pas ses cris incessants, qui ne souhaitais qu'une chose : remonter le temps ? Ce petit être dénué de paroles ne m'inspirais que dégoût, colère et regrets. Tout, ses yeux rieurs, son nez qui se plissait, sa bouche qui s'étirait, tout me répugnais.
    Et, quand arrivait un moment où l'un de ses traits me rappelait quoi que ce soit, quelque chose (j'aurais inversé) venant de son géniteur, c'était comme un coup de poignard. Chaque fois, des images, des sons me revenaient en mémoire, de cette nuit, cette fameuse nuit qui avait tout fait basculer. Cette nuit d'horreur et d'atrocités qui était à l'origine du fardeau que je trainais partout avec moi, que je nourrissais et que je haïssais. C'était dans ces moments-là que l'insurmontable envie de me venger était à son apogée. Ce bébé était la seule chose m'empêchant d'oublier, de surmonter cet épisode de ma vie.
    Me prenait alors l'envie de l'attraper, de l'étrangler, de lui faire du mal. De déchaîner sur lui toute cette haine contenue en moi. Je voulais infliger à mon fils la même douleur qu'il m'infligeait sans le vouloir chaque seconde de sa courte existence.

    Une courte nouvelle oui.
    La plume n'est pas mauvaise mais elle n'a rien d'exceptionnel, le texte me donne une sensation de déjà lu. C'est plutôt la réaction de l'enfant qui me titille : les petits et en particulier les bébés n'ont pas la parole mais sont en contrepartie des éponges émotionnelles. Ce n'est pas pour rien qu'on fait faire du peau à peau en néonatologie et qu'on incite les parents à encourager leur bébé à vivre. Aussi dans le cas inverse cela me semble peu réaliste qu'un enfant haï parce qu'il ressemble au violeur de sa mère se mette à babiller et gazouiller normalement à une femme qui transpire la haine. Simple détail.
  • Pas faux.
    Après, comme je l'ai dit, ce n'était qu'un truc, comme ça, qui me trottait dans la tête et que j'ai écrit :)
    Mais merci quand même.
  • Voilà, un petit texte écrit sans aucune prétention, juste pour s'amuser. J'attends vos jugements, positifs ou négatifs peu m'importe. :)


    Le jeune homme et son oncle traversèrent les sentiers fangeux, sous une nuit sombre et angoissante. Ils s'efforçaient de ne pas s'enfoncer dans les ornières fraiches qu'une voiture avait laissées, il y a peu, sous la pluie battante. Le discours du vieux était assommant, plein de paroles inintelligibles brouillées par un tonnerre grondant; et, le jeune en ayant assez : « Tu veux bien arrêter de jacter jusqu'à ce que nous arrivions au port », dit-il discourtoisement.
    L'oncle se tut un temps, blessé par l'indifférence de son neveu tout au long du trajet. Il n'en restait pas moins obsédé par toutes les pensées qui le traversait, et il reprit : « Tu as consulté le Figaro ce matin ? Il paraît qu'une conjuration se prépare à Paris, contre le président ! Encore des baudruches de la classe prolétarienne, Ils en veulent toujours plus ces nigauds, ces rats... »
    Le Neveu trouvait son oncle graveleux, il pensait : « Il vieilli mal celui-là, vivement qu'il crève, comment peut-il être insensible à ce point. »
    Mais il lui dit : « Ah, c'est possible, je me moque et de Paris, et de la France, et ils ne changerons rien les prolos, quoi qu'ils fassent. Bref, rallions le port, cessons cette discussion stérile. »

    Ils arrivèrent au port le lendemain, attendirent l'immense bateau sur le quai, direction New York. Une dizaine de minute plus tard, sur le pont, le jeune alluma une gauloise, et regarda fixement le quai; il y aperçut une femme vénale, il frémit, puis il se mit à fantasmer sur elle, sur la blancheur de ses cuisses que laissaient entrevoir une mini-jupe et des collants quadrillés. Il songea : « Diantre ! J'espère qu'il y en aura des comme ça, en Amérique. »
  • C'est pas mal, c'est bien écrit. Tu comptes faire une suite ?
  • Oui ça dépendra des critiques ! J'ai des idées pour la suite mais je préfère voir si cela en vaut la peine.
  • Voilà, un petit texte écrit sans aucune prétention, juste pour m'amuser. J'attends vos jugements, positifs ou négatifs peu m'importe. :)

    [...]
  • Ce texte est sur un autre fil ...dans Sujets divers.

    A corriger ...
    fraîche/traversaient/vieillit/changeront/minutes ...

    Sens de "graveleux" ici ?
  • Ok je devrais me relire j'ai fait ça trop vite. Une critique de texte si possible.

    Le jeune homme et son oncle traversèrent les sentiers fangeux, sous une nuit sombre et angoissante. Ils s'efforçaient de ne pas s'enfoncer dans les ornières fraîches qu'une voiture avait laissées, il y a peu, sous la pluie battante. Le discours du vieux était assommant, plein de paroles inintelligibles brouillées par un tonnerre grondant; et, le jeune en ayant assez : « Tu veux bien arrêter de jacter jusqu'à ce que nous arrivions au port », dit-il discourtoisement.
    L'oncle se tut un temps, blessé par l'indifférence de son neveu tout au long du trajet. Il n'en restait pas moins obsédé par toutes les pensées qui le traversaient, et il reprit : « Tu as consulté le Figaro ce matin ? Il paraît qu'une conjuration se prépare à Paris, contre le président ! Encore des baudruches de la classe prolétarienne, Ils en veulent toujours plus ces nigauds, ces rats... »
    Le Neveu pensait : « Il vieillit mal celui-là, vivement qu'il crève, comment peut-il être insensible à ce point. »
    Mais il lui dit : « Ah, c'est possible, je me moque et de Paris, et de la France, et ils ne changeront rien les prolos, quoi qu'ils fassent. Bref, rallions le port, cessons cette discussion stérile. »

    Ils arrivèrent au port le lendemain, attendirent l'immense bateau sur le quai, direction New York. Une dizaine de minutes plus tard, sur le pont, le jeune alluma une gauloise, et regarda fixement le quai; il y aperçut une femme vénale, il frémit, puis il se mit à fantasmer sur elle, sur la blancheur de ses cuisses que laissaient entrevoir une mini-jupe et des collants quadrillés. Il songea : « Diantre ! J'espère qu'il y en aura des comme ça, en Amérique. »
  • Bonsoir,

    à Moi même

    Le texte est plutôt bien écrit, mais respire la redondance, et malheureusement le déjà-vu. Tu peux peut-être essayer de faire deviner toute la situation au lecteur à travers d'autres tournures. Autre chose, le passage "fameuse nuit" a quelque chose de risible et a brisé, à mon très humble avis, le contexte que tu as construit. De plus, il est vrai qu'un bébé ne peut pas réellement ressembler au géniteur... ce n'est pas comme si elle "y" avait consentie et qu'elle avait pris le temps de l'observer. À moins que cela signifie pour la femme que l'enfant est le fruit d'un crime, et qu'en le revoyant, elle revoit son agresseur et cette soirée.

    Je te souhaite bonne continuation.

    à Nicoulas

    J'aime bien, on s'insère facilement dans le récit (malgré le jeune homme qui m'a paru comme un mur au début, je ne sais pas pour quoi, peut-être parce que j'utilise beaucoup ce groupe nominal dans mes propres textes).
    Mais pour améliorer le tout, je pense qu'il faille premièrement décrire le vieil oncle, ce qui peut déjà être menaçant, suivi du jeune homme (encore plus étrange), et ensuite, à travers les dialogues, on commence à comprendre leur relation.

    Un point négatif, à mon avis, c'est le passage "... et, le jeune en ayant assez : « Tu veux bien arrêter de jacter jusqu'à ce que nous arrivions au port », dit-il discourtoisement."
    C'est plutôt mal agencé, je trouve qu'un "le jeune homme en eut assez." puis le discours. Et il faudrait changer le "se mit à fantasmer sur elle" également.

    Dernier point, pour tes personnages, le neveu a l'air très prétentieux et irrespectueux, si c'est un effet voulu, c'est réussi. Mais les propos et le comportement de l'oncle sont très légèrement contradictoires, il s'exaspère de tout, il jacte, semble avoir une forte personnalité, mais "est blessé par l'indifférence de son neveu" Je trouve cela, je parle pour moi, un peu étrange. Autre chose pour le neveu, si l'on est à une époque où les voitures sont présentes, je pense qu'il y a peu de chances qu'un jeune homme dise "Diantre".

    Sinon j'aime bien vos textes, au plaisir et bon courage à vous deux.
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