Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour à tous,

Mon exercice consiste à analyser le titre de Voyage au bout de la nuit (et à mon avis faire le lien entre le roman et le titre). J'ai quelques pistes, mais certainement pas suffisamment.

Je cherche donc une lampe qui pourrait à l'aide de ses pouvoirs de génie éclairer ma lumière.


Voici ce que j'ai déjà fait :
Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline


L’annonce d’un voyage
Le voyage commence place Clichy. Très vite on s’aperçoit que la guerre va devenir la première étape de ce voyage au bout de la nuit, qui donne d’ailleurs son titre au roman.
- Place Clichy = Entré de Bardamus dans la vrai vie (la nuit à la vue de Céline)
- Quelques termes qui
- annoncent le début du voyage (« Ses chemins qui ne vont nulle part », « Dans les sentiers », « La bonne voie » et on remarque de fil en aiguille que Bardamus est lui-même pris dans un mouvement qu’il ne peut contrôler.



Evocation de la peur :
• La nuit est comparée à un monstre (personnification) : « Nuit énorme », « bouffait », « la langue », « elle contenait des volontés homicides énormes », etc…
• Présence d’une véritable noirceur, un pessimisme radical, un sentiment de défense en permanence.
• La nuit est le moment ou les cauchemars arrivent > Céline plante le décor dans le titre : Le personnage Bardamus, sera confronté aux pires cauchemars possibles, et il entamera un long voyage afin d’y échapper
Le voyage ici fait donc référence en général à l’errance des hommes condamnés à l’absurdité de l’existence et victimes des folies de l’homme. Même si nous sommes la nuit, temps de repos pour l’homme, ici les cauchemars vécus montre que l’homme n’a pas de lieu de confort, même la nuit.
> Forme de métaphore du voyage qui ne finit jamais et qui épuise l’homme


Le titre montre que le livre ira au fond des choses, bien au-delà des illusions de la vie


Conclusion : Le titre Voyage au bout de la nuit prend tout son sens lorsque l’on observe le côté tragique du roman, la misère humaine, sociales psychologique et métaphysique de l’homme. Une nuit sombre, lugubre, infinie et qui ne peut être éclairé par aucunes étoiles à part celle des éclats d’obus. De ce voyage, Bardamus ne rapportera pas grand-chose, hormis le constat de la pourriture de l’existence.



Je ne trouve pas d'axe à faire, et d'autres idées afin de les remplir. Merci d'avance,


FloppyFlop

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Ce que tu as trouvé est déjà fort bien.
    Qu'ajouter ?
    En plus de l'absurdité j'aborderais le thème de l'horreur. C'est une nuit glaciale qui descend sur le monde. Tu pourrais comparer les errances de Bardamu à celles de son prédécesseur en humanité, Candide. Avec la même leçon finale : le mal est partout, les hommes sont fous et méchants.
    Il faudrait aussi sans doute rendre compte de l'expression au bout de. Elle traduit certainement un grand désespoir.
    Il y a peut-être aussi une allusion ironique au rêve révolutionnaire du Grand Soir qui devrait être suivi par un grand matin, mais le récit de Céline s'achève sur une absence d'aurore.
  • Je vous remercie Jean-Luc pour cette réponse rapide.
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