Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour,

Je dois rendre pour le début de semaine, une anthologie poétique sur le thème de mon choix, elle doit contenir 10 poèmes d'auteurs et d'époques différentes. J'ai mis pas mal de temps avant de trouver un thème, car la plupart étaient déjà pris par les personnes de ma classe. J'ai donc pensé au thème des "enfants du monde" , le problème c'est que je ne trouve aucun poème qui parlent d'enfants issues de différents pays, est ce que quelqu'un en connait sil vous plait ? , après j'avais pensé au thème de l'enfance, mais le problème c'est que je dois donner des arguments "pourquoi j'ai choisi ce poème la plutôt qu'un autre" et je ne trouve pas d'arguments.

Donc si quelqu'un connait des poèmes d'auteurs connu, et qui parlent d'enfants de différents pays, pourriez vous me les donner svp

Merci
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Réponses

  • L'enfant

    Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
    Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
    Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
    Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
    Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
    Un choeur dansant de jeunes filles.

    Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
    Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
    Courbait sa tête humiliée ;
    Il avait pour asile, il avait pour appui
    Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
    Dans le grand ravage oubliée.

    Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
    Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
    Comme le ciel et comme l'onde,
    Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
    Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
    Pour relever ta tète blonde,

    Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
    Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
    En boucles sur ta blanche épaule
    Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
    Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
    Comme les feuilles sur le saule ?

    Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
    Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
    Qui d'Iran borde le puits sombre ?
    Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
    Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
    Cent ans à sortir de son ombre ?

    Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
    Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
    Plus éclatant que les cymbales ?
    Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
    - Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
    Je veux de la poudre et des balles.

    Victor Hugo, Les Orientales, 1829
  • OocOoc Membre
    Merci pour votre aide et votre réponse rapide, grâce a vous j'ai mon premier poème ^^ , j'essaye dans trouver d'autres mais pour l'instant c'est sans succés

  • Les enfants du monde

    Enfants du monde, donnez vos mains
    Ensemble, allons bâtir notre avenir
    Enfants du monde, hommes de demain
    Il faut que l’espoir puisse bien fleurir

    Enfants du monde, donnez votre amour
    Ensemble, allons tuer le vil esclavage
    Enfants du monde, lumières du jour
    Ensemble, bâtissons un monde de sages

    Enfants du monde, donnez vos cœurs
    Ensemble, brisons toutes ces chaines
    Enfants du monde, sources de bonheur
    Ensemble, faisons la guerre aux haines

    Enfants du monde, graines de l’espoir
    Ensemble, allons briser les oppressions
    Enfants du monde, il faut bien y croire
    Ensemble, faisons de la paix notre mission

    Enfants du monde, vous êtes le beau rêve
    Ensemble, semons partout la joie des fêtes
    Enfants du monde, il n’y aura point de trêve
    Ensemble, allons tuer ces haines si bêtes

    Said CHOURAR
    Une carte postale


    Tu m’enverras une carte postale,
    De la douceur des eaux,
    De la chaleur des lumières !
    Ici,
    Le Soleil
    Fera place à la Lune,
    La Lune
    Au nuage,
    Le nuage
    À la nuit,
    Envoie-moi une carte postale !
    Tu m’enverras cette lumière des nuits,
    Des profonds cratères des Vésuves !
    Tu m’enverras ce diamant des ténèbres,
    De la froideur des Igloos !
    Ici,
    Le Soleil
    Fera place à la Lune,
    La Lune
    Au nuage,
    Le nuage
    À la nuit,
    Envoie-moi une carte postale !

    Frédéric Pacéré TITINGA
    Refrains sous le Sahel
    Éditions L’Harmattan, 1976

    Couleurs, vous êtes des larmes de Guy Béart


    poème
    Je suis un enfant de partout
    un enfant de Paris, de Cotonou,
    un enfant de l'ombre des montagnes
    des plis rouges d'un pagne.
    Je suis un enfant des nids de moineaux,
    de Mulhouse, de Baltimore,
    des petits bateaux de la baie de Rio
    et pire encore
    je suis un enfant de quelque part
    né de l'amour entre la chance
    et le hasard.
    Un enfant avec un nom,
    un prénom,
    mais un enfant qu'on appelle Terrien
    parce que, sans moi,
    cette planète n'est rien.

    Alain Serres

    Poème extrait de Je suis un enfant de partout, Rue du monde, 2008



    Seigneur
    je suis très fatigué
    je suis né fatigué
    et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
    et le morne est bien haut qui mène à leur école
    Seigneur je ne veux plus aller à leur école ,
    faites je vous en prie que je n'y aille plus
    Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches
    quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois
    où glissent les esprits que l'aube vient chasser
    Je veux aller pieds nus par les sentiers brûlés
    qui longent vers midi les mares assoiffées
    je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers
    je veux me réveiller
    lorsque là bas mugit la sirène des blancs
    et que l'usine
    ancrée sur l'océan des cannes
    vomit dans la campagne son équipage nègre
    Seigneur je ne veux plus aller à leur école
    faites je vous en prie que je n'y aille plus
    Ils racontent qu 'il faut qu'un petit nègre y aille
    pour qu'il devienne pareil
    aux messieurs de la ville
    aux messieurs comme il faut;
    Mais moi je ne veux pas
    devenir comme ils disent
    un monsieur de la ville
    un monsieur comme il faut
    Je préfère flâner le long des sucreries
    où sont les sacs repus
    que gonfle un sucre brun
    autant que ma peau brune
    Je préfère
    vers l'heure où la lune amoureuse
    parle bas à l'oreille
    des cocotiers penchés
    écouter ce que dit
    dans la nuit
    la voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
    les histoires de Zamba
    et de compère Lapin
    et bien d'autres choses encore
    qui ne sont pas dans leur livre .
    Les nègres vous le savez n'ont que trop travaillé
    pourquoi faut il de plus
    apprendre dans des livres
    qui nous parlent de choses
    qui ne sont point d'ici .
    Et puis
    elle est vraiment trop triste leur école
    triste comme
    ces messieurs de la ville
    ces messieurs comme il faut
    qui ne savent plus danser le soir au clair de lune
    qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds
    qui ne savent plus conter de contes aux veillées
    Seigneur je ne veux plus aller à leur école.

    Guy Tirolien

    Balles d'Or a été publié par Présence Africaine en 1961 rédition en 1982

    La jeune Tarentine

    Pleurez, doux alcyons, ô vous, oiseaux sacrés,
    Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez.

    Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine.
    Un vaisseau la portait aux bords de Camarine.
    Là l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement,
    Devaient la reconduire au seuil de son amant.
    Une clef vigilante a pour cette journée
    Dans le cèdre enfermé sa robe d'hyménée
    Et l'or dont au festin ses bras seraient parés
    Et pour ses blonds cheveux les parfums préparés.
    Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles,
    Le vent impétueux qui soufflait dans les voiles
    L'enveloppe. Étonnée, et loin des matelots,
    Elle crie, elle tombe, elle est au sein des flots.

    Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine.
    Son beau corps a roulé sous la vague marine.
    Thétis, les yeux en pleurs, dans le creux d'un rocher
    Aux monstres dévorants eut soin de la cacher.
    Par ses ordres bientôt les belles Néréides
    L'élèvent au-dessus des demeures humides,
    Le portent au rivage, et dans ce monument
    L'ont, au cap du Zéphir, déposé mollement.
    Puis de loin à grands cris appelant leurs compagnes,
    Et les Nymphes des bois, des sources, des montagnes,
    Toutes frappant leur sein et traînant un long deuil,
    Répétèrent : « hélas ! » autour de son cercueil.

    Hélas ! chez ton amant tu n'es point ramenée.
    Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée.
    L'or autour de tes bras n'a point serré de nœuds.
    Les doux parfums n'ont point coulé sur tes cheveux.

    Chénier


    Tu devrais mener une recherche sur le site officiel du printemps des poètes sur le thème Enfances.

    http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=7&ssrub=35&page=53&url=passeurs/index.php
  • OocOoc Membre
    Merci pour votre réponse, j'ai passé toute l'après midi à chercher, et je pense devoir changer de sujet car " les enfants du monde" il y a tres peu de choses, nous n'avons pas le droit aux paroles de chansons et nous devons citer seulement des auteurs très connu, ducoup je pense que mon théme seras juste "l'enfant " mais j'ai encore des difficultés car les poèmes que j'ai trouvé sont :

    L’enfant de Victor Hugo , la chasse à l'enfant de Jacques prevert qui eux sont plutôt des poèmes engagés en faveur des enfants, sauf que j'en ai trouvé que 2 qui défendent la causes des enfants, donc après il y a des tas d'autres poèmes qui parlent de l'enfant mais se ne seras pas en rapport avec ces 2 las donc je ne sais pas si sa marche..
  • Les Effarés de Rimbaud

    Melancholia de hugo
  • OocOoc Membre
    Je ne peux pas utiliser deux fois le même auteur, mais merci quand même ,
    La plupart des autres poèmes qui parlent de l'enfant, parlent de l'enfant à l'école.. etc. donc je ne sais pas quoi mettre.

    Merci en tout cas pour ton aide
  • Ce serait bien que tu donnes clairement les consignes dans le même message et que tu mettes aussi à l'écran les poèmes que tu as déjà sélectionnés.


    Au temps de ma jeunesse folle de François Villon

    L'enfance de Marot de Clément Marot

    Chant de nourrice de Marie Noël

    Il fait noir de Tristan Corbière

    L'enfant lit l'almanach de Francis Jammes

    Les jeux de la poupée de Paul Eluard

    Le joujou du pauvre de Baudelaire
  • OocOoc Membre
    Les consignes c'est de faire une anthologie de 10 poèmes sur le théme de notre choix, avec des auteurs et des epoques différentes.

    Pour l'instant j'ai trouvé :
     L’enfant de Victor Hugo ou melancholia de Hugo
    Chasse à l’enfant de Jacques Prévert
     Je suis un enfant de partout, d’Alain Serres .

    Enfance de gerard nerval

    l'oreiller d'un enfant de marceline Desbordes-Valmore

    Mais j'ai peur de faire hors sujet, parce que certains ont des points communs mais pas tous et il m'en manque beaucoup..
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