Éviter la répétition d'un mot

Bonjour à tous,

Excusez-moi d'utiliser ce forum pour poser une question aussi bête, mais elle me taraude l'esprit et mes recherches sur un certain moteur de recherche demeurent infructueuses.

Lorsque je suivais des études pour devenir professeur des écoles, nous avions étudié l'un des écueils que l'on rencontrait classiquement chez l'enfant, dans son expression écrite: la répétition d'un même mot, qu'il ne cherche pas à désigner sous des termes différents.

Par exemple: Le chien se promène. Le chien voit un chat. Le chien lui court alors après.

Il est alors demandé aux élèves de varier les termes qu'ils utilisent, ce qui donnerait, par exemple, ici: Le chien se promène. Il voir alors un chat. Le canidé lui court alors après.

Ma question est très bête: quelle est la dénomination didactique de ces termes utilisés pour éviter la répétition d'un mot et varier sa désignation (ici "il" et "le canidé")? Je sais qu'il existe un terme pour les nommer, mais je ne le retrouve plus.

Merci d'avance.

Réponses

  • Bonsoir,

    La chaîne anaphorique ?

    Muriel
  • Bonjour Muriel et merci pour cette réponse.

    Malheureusement, je pense que la notion que je cherche consiste plutôt à l'opposé de l'anaphore. Apparemment, cette dernière figure de style consiste à répéter un même mot en début de phrase pour obtenir un certain effet poétique, emphatique. Le principe que je décris consiste au contraire à éviter la répétition d'un mot en utilisant des termes différents pour varier le vocabulaire utilisé dans un texte. L'effet est donc davantage pédagogique et éducatif que littéraire à proprement parler. Je suis à peu près certains que ce procédé possède une dénomination didactique...
  • La réponse de Muriel est bonne. L'anaphore n'a pas le même sens en grammaire et en rhétorique.
  • Au temps pour moi, ce détail m'avait échappé. J'ai refait une recherche sur la notion d'anaphore en grammaire et sa définition correspond bien à ce que je recherchais. Désolé d'avoir douté de la réponse de Muriel, mais au moins j'aurais appris quelque chose, en plus d'avoir obtenu la réponse à ma question.

    Merci beaucoup à vous deux.
  • Bonjour,
    Dans le collège où je travaille, ma tutrice et moi parlons de substantifs ou de procédés de reprise pour désigner les termes permettant d'éviter la répétition d'un mot. Je ne sais pas si c'est réellement la réponse que tu attendais.
  • Bonjour et merci pour cette réponse.

    C'aurait pu être substantif (pas procédé de reprise; il s'agissait d'un terme non composé), mais je pense qu'il s'agissait davantage du terme anaphore, qui m'évoque déjà davantage de souvenirs.
  • Bonjour.

    L'explication de mon dictionnaire sur 'anaphore' m'est insuffisante.
    cherrymoon a écrit:
    [...]
    Il est alors demandé aux élèves de varier les termes qu'ils utilisent, ce qui donnerait, par exemple, ici: Le chien se promène. Il voir alors un chat. Le canidé lui court alors après.
    [...]

    Si on dit, pour éviter la répétition d'un mot, "Il se promène. Le canidé voit alors un chat. Le chien lui court alors après." (en ordre inverse), est-ce toujours l'anaphore ?

    Merci, d'avance.
  • "Il se promène. Le canidé voit alors un chat. Le chien lui court alors après."

    La phrase n'est pas correcte, on ne sait pas ce que représente "il".
    Il faut le mettre dans la même phrase : Alors qu'il se promène, le canidé voit un chat...
    Ce que représente "il", le canidé, est après le pronom, il ne s'agit pas d'une anaphore, mais d'une cataphore.
  • Je suis content de connaitre le mot 'cataphore'.
    Je pense que, grâce à toi, je commence à comprendre la notion de 'anaphore' et de 'cataphore'.

    Grand merci, Anne. :)
    Bonjour.

    Mon amie est partie loin de moi.
    Elle me manque.
    J'écris mon sentiment dans mon jounal :
    "Tu me manque mais je fais semblant que tu ne me manque pas".

    Ne trouvant pas belle cette phrase à cause de la répétition, je réécris :
    1) Tu me manque, mais je fais semblant de ne pas le faire.
    2) Tu me manque, mais je fais semblant de ne pas l'être.

    Toutes les deux phrases me semblent très douteuses sans savoir exactement pourquoi.

    En pareille situation, comment dîtes-vous ?
    "Tu me manque, mais je fais semblant de [???????] "

    Merci, d'avance.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    "Tu me manqueS mais je fais semblant que tu ne me manqueS pas". (A)

    Ne trouvant pas belle cette phrase à cause de la répétition, je réécris :
    1) Tu me manqueS, mais je fais semblant de ne pas le faire. (B)
    2) Tu me manqueS, mais je fais semblant de ne pas l'être. (C)

    Toutes les deux phrases me semblent très douteuses sans savoir exactement pourquoi.

    En pareille situation, comment dîtes-vous ?
    "Tu me manqueS, mais je fais semblant de [???????] "

    D'abord, j'ai rajouté quelques "s" qui manquent.
    On pourrait dire, pour éviter la répétition :
    Tu me manques, mais je fais semblant que non.

    Pour la phrase (A), on pourrait l'alléger en :
    "Tu me manques mais je fais comme si tu ne me manquais pas".

    Pour les phrases (B) et (C), "faire" et "être" ne peuvent pas fonctionner de cette manière.
    En effet, dans (B), on peut admettre que "faire" prend la signification de "manquer", mais la phrase deviendrait :
    Tu me manques, mais je fais semblant de ne pas le manquer. (B')
    ce qui n'est pas correct, notamment parce que "faire" ou le second "manquer" a comme sujet "je", alors que le sujet devrait être "tu", comme dans la principale".
    Si on avait les mêmes sujets, ce serait plus facile :
    Je pense toujours à toi, mais je fais semblant de ne pas le faire.
    Je suis toujours en pensée avec toi, mais je fais semblant de ne pas l'être.
  • Tout est dit ; il y a tout ce que j'ai voulu savoir.
    Grand merci, lamaneur. :)
  • DeliaDelia Membre
    Gardez la répétition ! Elle donne à la phrase une couleur poétique qui la sauve de la banalité.

    Je fais comme si tu ne me manquais pas, mais tu me manques, tu me manques, tu me manques...
  • Je fais comme si tu ne me manquais pas, mais tu me manques, tu me manques, tu me manques...

    Un peu lourd pour le coup... Et les points de suspension manquent de force.

    Je préfère "Tu me manques, tu me manques, mais je fais comme si tu ne me manquais pas".
  • DeliaDelia Membre
    En tous cas, nous sommes d'accord : la répétition s'impose ici.
  • Rien ne s'impose ... Il y a sûrement plein d'autres solutions, et ce n'est pas à nous de les trouver. En revanche c'est certainement la meilleure proposition depuis le début de cette conversation.
  • À force de lire vos phrases, il me semble que la répétition n'est pas si mauvaise.
    Grand merci, Delia et Ytreza. :)
  • la répétition n'est pas si mauvaise.

    Pas du tout, elle est même bonne ;) Il y a deux sortes de répétitions : les volontaires et les involontaires. Les premières sont souvent bienvenues à condition qu'elles ne soient pas lourdes, les secondes sont souvent malvenues.

    NB : Les répétitions involontaires au premier jet que tu remarques et décides de garder sont classées "volontaires" bien sûr.

    NB2 : Moi, j'aime les répétitions volontaires, surtout quand elles sont bien placées, car elles embellissent le texte, ajoutent de la richesse au style. Mais je déteste les répétitions involontaires, car elles ternissent la lecture.
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