Grammaire française Participe passé

1679111279

Réponses

  • henryhenry Membre
    Bonjour

    Suite à la réponse de Pierrot à Jérémy :

    J'écrirais « Elle se sont mis à coudre » comme « Elles se sont fait mal », mais « Elles se sont mises / attelées à la tâche".

    Pour le participe fait, comme il reste toujours invariable s’il est suivi d’un infinitif, il ne semble pas pouvoir servir de comparaison dans la phrase :
    Elles se sont mis à coudre

    Pour ce dernier exemple, j’ai relevé la règle suivante :
    Dans le cas où le verbe "mettre" est suivi d’un infinitif introduit par "à" le participe s’accorde toujours :
    Elles se sont mises à coudre.
    A partir de cette date, les familles se sont mises à correspondre régulièrement.


    Je repasse en écoute
  • Jérémy a écrit:
    Maintenant, Léah, aurais-tu accordé au féminin :
    "Il aurait fait danser le menuet aux éléphants, elle s’est contenté de les remplir de plombs" ?
    Léah a répondu oui, elle accorde... mais j'suis pas d'accord. Il faudrait dire elle s'est contenté de les remplir de plombs car elle s'est contenté de faire quelque chose...

    Un peu comme elle s'est lavée mais elle s'est lavé les mains.

    Vous voyez ?
  • Ayez pitié, d'une pauvre étudiante qui passe un concours dans six jours, et qui au fil de cette discussion, perd son latin( qu'elle a fort peu), et ne sait plus à quel verbe pronominal se vouer.
    Le français, paradis de l'exception répond à certaines règles, n'est-ce-pas?
    Votre débat est si touffu que je ne parviens plus à en faire la synthèse. Quelqu'un pourrait-il faire un tri entre ce qui relève du cas général et de l'exception?
    Merci d'avance
  • On va essayer :)

    On distingue 4 emplois principaux pour la voix pronominale :

    - emploi réfléchi : le sujet exerce l'action sur lui-même.
    L'enfant se jeta dans la rivière.

    - emploi réciproque : le sujet est alternativement agent et patient.
    Ils se sont rencontrés par hasard sur le pont des Arts.

    - emlpoi à valeur passive : le sujet se contente de subir l'action.
    En Italie, les pâtes se mangent fermes.

    - certains verbes sont toujours construits avec le pronom réfléchi, on les appelle les verbes pronominaux.
    Le prisionnier s'est évadé par les toits.
    La jeune fille s'évanouit en l'apercevant.


    Les verbes à la voix pronominale forment tous leurs temps composés avec l'auxiliaire être. On doit dire Je me suis trompé et non ** Je m'ai trompé **.

    Lorsque le pronom réfléchi est le complément d'objet direct du verbe (se rencontrer, se baigner, se vendre...), le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le sujet.

    Catherine et Vanessa se sont baignées dans la rivière.
    Laurent, Bruno et Jean-Baptiste se sont retrouvés au café.


    Lorsque le pronom réfléchi est le complément d'objet indirect du verbe (s'acheter, se faire mal, se dire...), le participe passé ne s'accorde ni en genre ni en nombre avec le sujet.

    Muriel s'est fait mal.
    Muriel s'est lavé les mains.


    En revanche, le participe passé s'accordera avec le complément d'objet direct si ce dernier est placé avant le verbe.

    Tu ne peux pas t'imaginer les choses que je me suis dites.

    ça ira ? :)
  • Merci beaucoup pour ce retour aux sources, mais je voulais parler du cas particulier, qui préoccupe léah et jérémy... :lol:
  • Mouah :) ok, je leur laisse la parole alors ;)
  • henryhenry Membre
    Bonjour Chrissarg

    Comme les exemples se "bousculent" un peu dans les pages, pourrais-tu redonner le texte qui te pose problème.

    Il serait dommage de répondre à coté.

    je passe en écoute

  • Pardon, je me suis mélangé(e) dans les prénoms.
    Je reprends:
    Je me suis mise à travailler (ok règle générale)
    mais:
    Je me suis mis au travail ou mise au travail ?

    Pour "faire", pour lequel un des messages établis une relation avec "mettre", est-il invariable, même suivi d'un verbe à l'infinitif:
    Je me suis fait des amis
    Je me suis fait(e)cambrioler

    Merci :)
  • EdyEdy Membre
    Bonjour !

    * Je me suis mise à travailler.
    Me est COD antéposé ; accord avec lui puisque le référent est féminin.

    * Je me suis mise au travail.
    Même explication.

    * Je me suis fait des amis.
    Me est COI et est donc sans effet ; le seul COD est postposé et est donc aussi sans effet.

    * Je me suis fait cambrioler.
    Il a été décidé que fait + infinitif serait toujours invariable.

    Pour laisser, on autorise l'invariabilité, quelle que soit l'analyse :
    * Je me suis laissé cambrioler.
    De toute manière, l'invariabilité s'impose, puisque me est COD de cambrioler et non de laissé.
    A l'inverse :
    * Je me suis laissé(e) tomber.
    C'est la gente dame qui tombe... Ceci justifierait l'accord.
  • Merci de votre réponse,
    donc, à part "fait" tout le reste tombe dans le cas général!
    ouf...!
    Chris :)
  • Apparemment, vous n'êtes pas d'accord sur ma phrase avec "elle s'est contenté de"... Je reste dans l'indécision... Aie aie aie. :(
  • Bonsoir

    J'ai trouvé ça dans des annales :

    Ils se sont fort bien fait à leur nouveau métier
    Est ce exact?!

    J'aurais mis un s à fait, comme pour un verbe pronominal à sens réfléchi (se faire à = s'habituer à), ou un verbe à sens passif ...
    A moins qu'il faille le voir comme certains verbes intransitifs employés pronominalement qui ne s'accordent jamais ?!

    mystère et boule de gomme!

    merci d'avance pour votre aide !

    P.S : en cherchant dans le petit Robert à "se faire", j'ai trouvé 2 phrases intéressantes
    -elles se sont fait belle → je suppose que c'est l'expression figée se faire belle qui empêche l'accord. Se faire à serait figé aussi?
    - elles se sont faites très conciliantes
  • EdyEdy Membre
    Bonjour, Christineh !

    * Ils se sont faitS à leur nouveau métier.
    Pronominal réfléchi ; COD antéposé ; accord.
    Comme dans :
    * Ils se sont habituéS à leur nouveau métier.
    * Ils se sont faitS à cette nouvelle situation. (Hanse)

    * Elles se sont faiteS belles.
    Pronominal réfléchi ; COD antéposé ; attribut du COD ; accords.
    * Je m'étais faitE belle. (Giono)
    * Elles se sont faitES très conciliantes. (Petit Robert)

    Mais celui-ci écrit : "Elles se sont fait belles. Bizarre ! Bizarre ?
    Grevisse précise ici que le participe passé s'accorde souvent, mais qu'il n'est pas rare qu'il soit invariable :
    * Est-ce que tu m'a fait bien belle ce soir ? (Claudel)
    L'analyse est pourtant simple. Encore une certitude qui s'envole ! Et si le Petit Robert s'y met aussi...

    Je rappelle que fait + infinitif est toujours invariable.
    * Les gros diamants qu'elle s'est fait faire... Vulgaire !
  • Ah merci beaucoup Edy !

    Pour une fois, ça va dans le sens qu'on a appris...
  • DomiDomi Membre
    Bonsoir,

    Rien d'académique ci-dessous, mais pourrait-il y avoir quelque chose de fondé?
    Cela correspond plutôt à la façon dont je parle intuitivement... Dès que je réfléchis, je commet encore plus de fautes:

    Elle s'est fait belle ta fille, en grandissant. (la vie et la nature l'ont rendue belle)
    Elle s'est faite belle dans la salle de bain. (elle s'est coiffée maquillée elle-même)

    Elle s'est fait conciliante. (l'expérience lui a appris que c'est plus utile)
    Elle s'est faite conciliante. (elle s'est mordu la langue en comprenant que tout le monde était contre elle)

    Elle s'est fait à son nouveau travail. (elle a pris l'habitude sans problème)
    Elle s'est faite à son nouveau travail. (l'adaptation lui a demandé un effort sur elle-même)

    Je n'avais jamais réalisé la nuance, mais aucune des deux formes ne me choque. Je leur donne un ton et un sens différents.

    Bonsoir,
    Dominique.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.