Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Jérémy,

    Bonne année 2007 !

    Tout est normal !

    "Elle s'est protégé" n'est pas égal à "elle a protégé elle-même".
    En effet qu'a-t-elle protégé ? "ses yeux". Ici le pronom réfléchi correspond à "ses".
    Le COD étant placé après, l'accord n'a pas lieu d'être.
  • Eh bien merci Jean-Luc et puis bonne année 2007 !
  • Je n'arrive pas à comprendre le non-accord :

    - Elle s'est suffi à elle-même.

    - Ils se sont suffi de ces explications.
  • EdyEdy Membre
    Bonjour, Ortho !

    Dans les deux énoncés, SE est COI et il n'y pas de COD antéposé (le verbe n'en admet d'ailleurs pas) ; donc invariabilité.
    A elle-même (COI) est une redondance de SE.

    Avec se contenter, l'accord devrait se faire : SE serait un COD antéposé.
    * Elles se sont contentées. (= Elles ont contenté elles-mêmes.)

    La construction se suffire DE n'est pas courante (le Petit Robert ne la mentionne pas), mais elle semble grammaticale. Se contenter DE paraît plus habituel.
    * Je me contente de cela. Je m'en suis contenté.
    * ? Je me suffis de cela. ? Je m'en suis suffi. Bizarres !
  • Merci Edy!

    En fait, j'analysais le "se" comme une reprise du sujet! (Ils se sont suffi de ces explications: se= eux-mêmes, ils, donc sujet)...

    Comme ds "elle s'est enfuie"...

    Mais alors, ds cette dernière phrase, "se" = COD? Je le pensais aussi sujet... (s' = elle, = sujet)...
  • EdyEdy Membre
    Bonsoir, Ortho !

    Le propre des verbes pronominaux est qu'il y a une identité entre le sujet et le pronom personnel complément ; on dit de ceux-ci qu'ils sont coréférents.

    Cela paraît plus évident lorsqu'il s'agit d'un pronominal réfléchi ou d'un pronominal réciproque : l'action du sujet est réfléchie sur lui.
    * Je ME regarde. → ° Je regarde moi.
    * Je ME parle. → ° Je parle à moi.
    * Ils SE regardent. → ° Ils regardent eux. (Réciproquement)

    Pour l'accord du participe passé, il faut analyser la fonction du pronom complément.
    * Elle s'est regardée. (Accord avec S' et donc avec elle, puisque le COD S' est antéposé.)
    * Elle s'est suffi. (Elle a suffi A elle. Donc S' est un COI. Donc invariabilité.)
    * Ils se sont regardés. (SE est un COD. Accord puisqu'il est antéposé.)
    Comme le pronom complément est toujours antéposé, il suffit, plus simplement, de voir si c'est un COD (accord) ou un COI (invariabilité).

    Pour les verbes essentiellement pronominaux (type : s'évanouir) ou de type passif (se répandre), on fait toujours l'accord avec le sujet, sans autre analyse. Le pronom réfléchi n'est pas analysable.
    * Elles se sont évanouies.
    * La nouvelle s'est répandue. (= La nouvelle a été répandue.)
    L'accord est fait comme si le participe passé était un attribut du verbe être.

    Ai-je dissipé vos doutes ?

    Bonne soirée !
    Edy
  • Re-merci pour ces éclaircissements Edy! :)

    J'avais en effet considéré le pronom "se" de "se suffir" comme un pronom non analysable, tels les verbes essentiellement pronominaux...
  • Bonsoir,

    Imaginez qu'une femme parle dans un magasin et dit "je me suis prise des pommes".

    Peut-on le dire ? Personnellement, j'en doute car :
    1) "me prendre" n'est pas un verbe essentiellement pronominal
    2) on dit "j'ai pris A moi-même une pomme" faisant de "me" un C.O.I
    3) A moins que ce soit un réfléchi.

    J'attends avec impatience vos conclusions. Merci d'avance ;)
  • Que signifie l'expression "se prendre des pommes" ?
  • " Je me suis acheté des pommes ", à ne pas confondre avec " Je me suis pris une gamelle ". :)
  • C'est une expression courante Léah que ma chère mère m'a sorti(e?).
  • pierrot11 a écrit:
    " Je me suis acheté des pommes ", à ne pas confondre avec " Je me suis pris une gamelle ". :)
    Et "je me suis prise (?) une gamelle" si c'est une femme qui parle Pierrot ?

    Ensuite, j'ai lu çà et là "elle s'est refusé" : est-ce juste ?
    Merci encore à vous, ces pronominaux me passionnent !
  • Bonsoir !

    * Elle s’est PRIS une gamelle.
    * Ils / Elles se sont PRIS une gamelle.
    Invariabilité dans tous les cas : le COD « une gamelle » est postposé, ce qui rend superflu l’analyse du pronom réfléchi. Je vous le dis quand même : c’est un COI (à elle / pour elle, etc.)
    * La gamelle qu’elle s’est PRISE. (COD antéposé)

    * Elle s’est refusé. ?
    * Elle s’est REFUSÉE à lui. (Pronominal réfléchi : COD)
    * Ils se sont REFUSÉS à l’évidence. (Idem)
    * Elle s’est REFUSÉE à partir. (Pronominal subjectif. Accord avec le sujet.)
    * Elle ne s’est pas REFUSÉ du caviar. (Pronom réfléchi COI, et COD postposé)
    * Elles ne se sont rien REFUSÉ. (Pronom réfléchi COI. Le COD « rien » n’est antéposé que parce qu’il est pronom. S’il avait été un nom, il aurait été postposé : voyez exemple précédent. De toute manière, « rien » est masculin / neutre.)
    * Les hommes qu’elle s’est toujours REFUSÉS. (Pronominal réfléchi COI, mais COD antéposé)
    * De telles propositions ne se sont jamais REFUSÉES. (Pronominal réfléchi de sens passif)
  • Crotte de bique, j'allais poster et Edy a tout dit ! :D Je vous fait donc grâce des explications, vu qu'il les a déjà données.

    * Elle s'est refusé à répondre à ses questions et, alors qu'il cherchait à la séduire, s'est refusée à lui.
    * Elle s'est pris une gamelle et s'est tout écorchée ! En fait, elle s'est surtout écorché les genoux.
    * Elle s'était acheté des pommes et, dans la chute, les pommes qu'elle avait achetées se sont abîmées.
    * Eût-elle été en bateau, les pommes se seraient abîmé en mer ...
    (mais, là, j'ai un doute : qu'en penses-tu, Edy ?). ;)
  • Merci à vous, la phrase d'origine était "elle s'est refusée tout commentaire"
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