Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjours a tous !

J'ai un commentaire composé a faire sur ce texte :
DORINE
495 Oui, c'est lui qui le dit; et cette vanité,
Monsieur, ne sied pas bien avec la piété.
Qui d'une sainte vie embrasse l'innocence,
Ne doit point tant prôner son nom, et sa naissance ;
Et l'humble procédé de la dévotion,
500 Souffre mal les éclats de cette ambition.
À quoi bon cet orgueil... Mais ce discours vous blesse,
Parlons de sa personne, et laissons sa noblesse.
Ferez-vous possesseur, sans quelque peu d'ennui,
D'une fille comme elle, un homme comme lui?
505 Et ne devez-vous pas songer aux bienséances,
Et de cette union prévoir les conséquences?
Sachez que d'une fille on risque la vertu,
Lorsque dans son hymen son goût est combattu ;
Que le dessein d'y vivre en honnête personne,
510 Dépend des qualités du mari qu'on lui donne ;
Et que ceux dont partout on montre au doigt le front,
Font leurs femmes souvent, ce qu'on voit qu'elles sont.
Il est bien difficile enfin d'être fidèle
À de certains maris faits d'un certain modèle;
515 Et qui donne à sa fille un homme qu'elle hait,
Est responsable au Ciel des fautes qu'elle fait.
Songez à quels périls votre dessein vous livre.
Et j'ai un gros souci pour construire mon plan , aucune idée me viens... Cela fait 1 heur que j'y suis et ce texte ne m'enbale pas du tout. Pourriez vous m'aidé silvouplais !!

J'ai essayé de trouver quelque chose :

I-Un Discours
II- Un passage Comique
III - Cible => Orgon

Merci d'avance !
Mots clés :

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Youpii,

    Cette tirade de la servante Dorine est une argumentation pleine de bon sens. Cette servante dévouée et inculte fait preuve d'une finesse peu ordinaire. Regarde comment elle sait retourner un argument dans la fin de son plaidoyer.

    Ton plan ne me convient pas parce qu'il ne constitue pas un vrai parcours de lecture.

    Tu pourrais essayer soit les cibles de Dorine:
    1 - hypocrisie de Tartuffe
    2 - sottise et entêtement d'Orgon
    3 - préservation des intérêts de sa maîtresse

    soit une étude analytique des arguments de Dorine
    1 - arguments sociaux
    2 - arguments moraux
    3 - arguments religieux
  • DORINE

    Elle ? elle n'en fera qu'un sot, je vous assure.

    ORGON

    Ouais ! quels discours !

    DORINE

    Je dis qu'il en a l'encolure,
    Et que son ascendant, Monsieur, l'emportera
    Sur toute la vertu que votre fille aura.

    ORGON

    Cessez de m'interrompre, et songez à vous taire,
    Sans mettre votre nez où vous n'avez que faire.

    DORINE

    Je n'en parle, Monsieur, que pour votre intérêt.
    Elle l'interrompt toujours au moment qu'il se retourne pour parler à sa fille.

    ORGON

    C'est prendre trop de soin : taisez-vous, s'il vous plaît.

    DORINE

    Si l'on ne vous aimait.

    ORGON

    Je ne veux pas qu'on m'aime.

    DORINE

    Et je veux vous aimer, Monsieur, malgré vous-même.

    ORGON

    Ah !

    DORINE

    Votre honneur m'est cher, et je ne puis souffrir
    Qu'aux brocards d'un chacun vous alliez vous offrir.

    ORGON

    Vous ne vous tairez point ?

    DORINE

    C'est une conscience
    Que de vous laisser faire une telle alliance.

    ORGON

    Te tairas-tu, serpent, dont les traits effrontés... ?

    DORINE

    Ah ! vous êtes dévot, et vous vous emportez ?

    ORGON

    Oui, ma bile s'échauffe à toutes ces fadaises,
    Et tout résolûment je veux que tu te taises.

    DORINE

    Soit. Mais, ne disant mot, je n'en pense pas moins.

    ORGON

    Pense, si tu le veux ; mais applique tes soins
    À ne m'en point parler, ou. : suffit.
    (Se retournant vers sa fille.)
    Comme sage,
    J'ai pesé mûrement toutes choses.

    DORINE

    J'enrage

    De ne pouvoir parler.
    Elle se tait lorsqu'il tourne la tête.

    ORGON

    Sans être damoiseau,
    Tartuffe est fait de sorte.

    DORINE

    Oui, c'est un beau museau.

    ORGON

    Que quand tu n'aurais même aucune sympathie
    Pour tous les autres dons.

    Il se tourne devant elle, et la regarde les bras croisés.

    DORINE

    La voilà bien lotie !
    Si j'étais en sa place, un homme assurément
    Ne m'épouserait pas de force impunément ;
    Et je lui ferais voir bientôt après la fête
    Qu'une femme a toujours une vengeance prête.

    ORGON

    Donc de ce que je dis on ne fera nul cas ?

    DORINE

    De quoi vous plaignez-vous ? Je ne vous parle pas.

    ORGON

    Qu'est-ce que tu fais donc ?

    DORINE

    Je me parle à moi-même.

    ORGON

    Fort bien. Pour châtier son insolence extrême,
    Il faut que je lui donne un revers de ma main.
    (Il se met en posture de lui donner un soufflet ; et Dorine,
    à chaque coup d'œil qu'il jette, se tient droite sans parler.)

    Ma fille, vous devez approuver mon dessein.
    Croire que le mari. que j'ai su vous élire.
    Que ne te parles-tu ?

    DORINE

    Je n'ai rien à me dire.

    ORGON

    Encore un petit mot.

    DORINE

    Il ne me plaît pas, moi.

    ORGON

    Certes, je t'y guettais.

    DORINE

    Quelque sotte, ma foi !

    ORGON

    Enfin, ma fille, il faut payer d'obéissance,
    Et montrer pour mon choix entière déférence.

    DORINE, en s'enfuyant.

    Je me moquerais fort de prendre un tel époux.
    Il lui veut donner un soufflet et la manque.
    Bonjour à tous ! Alors j'ai un commentaire à faire sur cette extrait, et je bloque un peu sur mes parties. J'en ai actuellement 3 : I.comment Orgon incarne t il l'autorité ? II.Comment Dorine destabilise Orgon avec insolence ? III.qu'est ce que Molière dénonce ?

    Pour le I j'ai ma petite idée que Orgon incarne mal cette l'autorité car Dorine est insolente, lui répond à chaque fois qu'Orgon lui demande de se taire ... Puis pour le II j'ai aussi une petite idée comme pour le I qui est que Dorine répond ... mais je pense que je suis en train de me répété et je vois pas trop de solutions. Pour le III j'ai pensé que Molière dénonce le mariage forcé ...
    Pour ma problématique , la encore, je sèche :/

    Merci de bien vouloir m'aider :)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Le parcours de lecture de cet extrait pourrait être :
    - le portrait satirique d'Orgon,
    ou
    - une savoureuse opposition entre maître et servante,
    ou
    - le ridicule (la force comique) pour corriger des travers sociaux,
    ou ...

    I et II sont identiques.
    En I, il vaudrait mieux regarder la rigidité, l'entêtement, les préjugés, la suffisance, la sottise, l'aveuglement... d'Orgon.
  • Bonjour à tous ! J'ai un commentaire composé à faire sur une partie de la scène 2 de l'acte II :


    Orgon
    Que faîtes-vous là ?
    La curiosité qui vous presse est bien forte,
    Mamie, à nous venir écouter de la sorte.

    Dorine
    Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part
    De quelque conjecture ou d'un coup de hasard,
    Mais de ce mariage on m'a dit la nouvelle,
    Et j'ai traité cela de pure bagatelle.

    Orgon
    Quoi donc ! la chose est-elle incroyable ?

    Dorine
    A tel point
    Que vous-même, monsieur, je ne vous en crois point.

    Orgon
    Je sais bien le moyen de vous le faire croire.

    Dorine
    Oui, oui, vous nous contez une plaisante histoire.

    Orgon
    Je conte justement ce qu'on verra dans peu.

    Dorine
    Chansons !

    Orgon
    Ce que je dis, ma fille, n'est point jeu.

    Dorine
    Allez, ne croyez point à monsieur votre père !
    Il raille.

    Orgon
    Je vous dis ...

    Dorine
    Non, vous avez beau faire,
    On ne vous croira point.

    Orgon
    A la fin, mon courroux...

    Dorine
    Hé bien ! on vous croit donc, et c'est tant pis pour vous.
    Quoi ! se peut-il, monsieur, qu'avec l'air d'homme sage
    Et cette large barbe au milieu du visage,
    Vous soyez assez fou pour vouloir...

    Orgon
    Ecoutez :
    Vous avez pris céans certaines privautés
    Qui ne me plaisent point, j vous le dis, mamie.

    Dorine
    Parlons sans nous fâcher, monsieur, je vous supplie.
    Vous moquez-vous des gens d'avoir fait ce complot ?
    Votre fille n'est point l'afffaire d'un bigot,
    Il a d'autres emplois auxquels il faut qu'il pense ;
    Et puis, que vous apporte une telle alliance ?
    A quel sujet aller, avec tout votre bien,
    Choisir un genre gueux...

    Orgon
    Taisez-vous. S'il n'a rien,
    Sachez que c'est par là qu'il faut qu'on le révère.
    Sa misère est sans doute une honnête misère.
    Au-desus des grandeurs elle doit l'élever,
    Puisqu'enfin de son bien il s'est laissé priver
    Par son trop peu de soin des choses temporelles
    Et sa puissante attache aux choses éternelles.
    Mais mon secours pourra lui donner les moyens
    De sortir d'embarras et rentrer dans ses biens.
    Ce sont fiefs qu'à bon titre au pays on renome.
    Et, tel que l'on le voit, il est bien gentilhomme.

    Dorine
    Oui, c'est lui qui le dit, et cette vanité,
    Monsieur, ne sied pas bien avec la piété.
    Qui d'une sainte vie embrasse l'innocence
    Ne doit point tant prôner son nom et sa naissance,
    Et l'humble procédé de la dévotion
    Souffre mal les éclats de cette ambition.
    A quoi bon cet orgueil ?... Mais ce discours vous blesse :
    Parlons de sa personne, et laissons sa noblesse.
    Ferez-vous possesseur, sans quelque peu d'ennui,
    D'une fille comme elle un homme comme lui ?
    Et ne devez-vous pas songer aux bienséances
    Et de cette union prévoir les conséquences ?
    Sachez que d'une fille on risque la vertu
    Lorsque dans son hymen son goût est combattu ;
    Que le dessein d'y vivre en honnête personne
    Dépend des qualités du mari qu'on lui donne,
    Et que ceux dont partout on montre au doigt le frond
    Font leurs femmes souvent ce qu'on voit qu'elles sont.
    Il est bien difficile enfin d'être fidèle
    A de certains maris faits d'un certain modèle,
    Et qui donne à sa fille un homme qu'elle hait
    Est responsable au ciel des fautes qu'elle fait.
    Songez à quels périls votre dessein vous livre.

    Orgon
    Je vous dis qu'il me faut apprendre d'elle à vivre !

    Dorine
    Vous n'en feriez que mieux de suivre mes leçons.
    J'ai déjà quelques idées mais je ne sais pas comment les organiser du tout. J'ai pensé à opposer l'aveuglement et la naïveté d'Orgon / les arguments organisés de Dorine ; au silence de Mariane et l'expliquer ; à la construction de la scène (d'abord des répliques courtes, puis de longues tirades) ; définir chaque argument de Dorine qui utilise meme les dieux pour parvenir à convaincre Orgon ; l'entêtement d'Orgon que rien ne fera changer d'avis ; la répétition de "ma fille" par Orgon qui montre que celui-ci veut dire que c'est lui qui a l'autorité sur Mariane et qui décidera de son mariage ; le comique car Mariane interrompt Orgon à chaque phrase (au début de la scène) ; ....

    Je sais je ne suis pas très organisée mais je ne vois pas comment faire deux parties avec tout ça et surtout comment avoir deux axes bien définis.
    Merci d'avance :D
  • AmmyAmmy Membre
    Beaucoup des remarques que tu formules peuvent être rapprochées et réunies dans une même partie. Plusieurs plans sont possibles, à toi de voir ce qui te conviendra le mieux.
    Par exemple, tu parles de l'entêtement d'Orgon, de sa façon de répéter "ma fille", etc. et au début tu mentionnes comme piste : l'aveuglement d'Orgon. Il me semble que cela se rejoint dans un axe autour de la satire de ce personnage caricatural.
    En revanche tu remarques la pertinence de Dorine, qui argumente, qui tient tête à son maître, etc.

    Le changement de longueur des répliques ne peut consituer une partie. C'est à mentionner quand tu étudies autre chose, par exemple les rapports de force ou l'argumentation.
    Il me semble que les pistes proposées hier par Jean-Luc devraient t'aider
  • Merci beaucoup pour ton aide
    J'ai finalement fait un commentaire en 3 axes
    Dans le premier, je parle du comique de la scène
    Dans le deuxieme, je parle du double portrait de Tartuffe (opposition entre le point de vue de Dorine et celui d'Orgon)
    Dans le troisieme, je parle de l'entetement et la naïveté d'Orgon, ainsi que de la différence entre les arguments d'Orgon et ceux de Dorine (qui est une suivante et qui est pourtant beaucoup plus intelligente que lui) et de la dénonciation de Molière qu'il fait dans cette scène (il dénonce le mariage d'argent).

    Je ne l'ai pas encore fini mais bientot. Vos idées m'ont quand meme bien aidé :)
    Merci encore
    Tiphaine
  • idrahidrah Membre
    bonjour,

    j'ai un commentaire composé a rendre sur l'oeuvre de Molière "le Tartuffe" acte 2 scène 2, je trouve un peu de difficultés a rédiger, les idées sont là, mais je bloque sur la problématique, j’en ai trouver une, mais je ne suis pas satisfaite de mon travail.

    extrait:
    Orgon
    520 Ne nous amusons point, ma fille, à ces chansons ;
    Je sais ce qu’il vous faut, et je suis votre père.
    J’avais donné pour vous ma parole à Valère :
    Mais, outre qu’à jouer on dit qu’il est enclin,
    Je le soupçonne encore d’être un peu libertin ;
    525 Je ne remarque point qu’il hante les églises.
    Dorine
    Voulez-vous qu’il y coure à vos heures précises,
    Comme ceux qui n’y vont que pour être aperçus ?
    Orgon
    Je ne demande pas votre avis là-dessus.
    Enfin, avec le ciel l’autre est le mieux du monde,
    530 Et c’est une richesse à nulle autre seconde.
    Cet hymen de tous biens comblera vos désirs,
    Il sera tout confit en douceurs et plaisirs.
    Ensemble vous vivrez, dans vos ardeurs fidèles,
    Comme deux vrais enfants, comme deux tourterelles :
    535 À nul fâcheux débat jamais vous n’en viendrez ;
    Et vous ferez de lui tout ce que vous voudrez.
    Dorine
    Elle ? Elle n’en fera qu’un saut, je vous assure
    Orgon
    Ouais ! Quels discours !
    Dorine
    Je dis qu’il en a l’encolure
    Et que son ascendant, monsieur, l’emportera
    540 Sur toute la vertu que votre fille aura.
    Orgon
    Cessez de m’interrompre, et songez à vous taire,
    Sans mettre votre nez où vous n’avez que faire.
    Dorine, elle l’interrompt toujours au moment où il se retourne pour parler à sa fille.
    Je n’en parle, monsieur, que pour votre intérêt.
    Orgon
    C’est prendre trop de soin ; taisez-vous, s’il vous plaît.
    Dorine
    545 Si l’on ne vous aimait…
    Orgon
    Je ne veux pas qu’on m’aime.
    Dorine
    Et je veux vous aimer, monsieur, malgré vous-même.
    Orgon
    Ah !
    Dorine
    Votre honneur m’est cher, et je ne puis souffrir
    Qu’aux brocards d’un chacun vous alliez vous offrir.
    Orgon
    Vous ne vous tairez point ?
    Dorine
    C’est une conscience
    550 Que de vous laisser faire une telle alliance.
    Orgon
    Te tairas-tu, serpent, dont les traits effrontés… ?
    Dorine
    Ah ! Vous êtes dévot, et vous vous emportez ?
    Orgon
    Oui, ma bile s’échauffe à toutes ces fadaises,
    Et tout résolument je veux que tu te taises.
    Dorine
    555 Soit. Mais, ne disant mot, je n’en pense pas moins.
    Orgon
    Pense, si tu le veux ; mais applique tes soins.
    (Se retournant vers sa fille.)
    À ne m’en point parler, ou… Suffit. Comme sage,
    J’ai pesé mûrement toutes choses.
    Dorine, à part.
    J’enrage
    De ne pouvoir parler.
    Orgon
    Sans être damoiseau,
    560 Tartuffe est fait de sorte…
    Dorine
    Oui, c’est un beau museau !
    Orgon
    Que, quand tu n’aurais même aucune sympathie
    Pour tous les autres dons…
    Dorine, à part.
    La voilà bien lotie !
    (Orgon se retourne du côté de Dorine, et, les bras croisés, l’écoute et la regarde en face.)
    Si j’étais en sa place, un homme assurément
    Ne m’épouserait pas de force impunément ;
    565 Et je lui ferais voir, bientôt après la fête,
    Qu’une femme a toujours une vengeance prête.
    Orgon, à Dorine.
    Donc de ce que je dis on ne fera nul cas ?
    Dorine
    De quoi vous plaignez-vous ? Je ne vous parle pas.
    Orgon
    Qu’est-ce que tu fais donc ?
    Dorine
    Je me parle à moi-même.
    Orgon, à part.
    570 Fort bien. Pour châtier son insolence extrême,
    Il faut que je lui donne un revers de ma main.
    (Il se met en posture de donner un soufflet à Dorine, et, à chaque mot qu’il dit à sa fille, il se tourne pour regarder Dorine, qui se tient droite sans parler.)
    Ma fille, vous devez approuver mon dessein…
    Croire que le mari… que j’ai su vous élire…
    (À Dorine)
    Que ne te parles-tu ?
    Dorine
    Je n’ai rien à me dire.
    Orgon
    575 Encore un petit mot.
    Dorine
    Il ne me plaît pas, moi.
    Orgon
    Certes, je t’y guettais.
    Dorine
    Quelque sotte, ma foi !…
    Orgon
    Enfin, ma fille, il faut payer d’obéissance ;
    Et montrer pour mon choix entier déférence.
    Dorine, en s’enfuyant.
    Je me moquerais fort de prendre un tel époux
    Orgon, après avoir manqué de donner un souffler à Dorine.
    580 Vous avez là, ma fille, une peste avec vous,
    Avec qui, sans péché, je ne saurais plus vivre.
    Je me sens hors d’état maintenant de poursuivre ;
    Ses discours insolents m’ont mis l’esprit en feu,
    Et je vais prendre l’air pour me rasseoir un peu.

    problématique:
    comment Dorine interpelle les différentes stratégies dans cette scène d’affrètement, qui s’avère dégager des caractéristiques satiriques. Ce rôle traditionnel de la servante éclairera-il la naïveté d’Orgon sur sa décision précipité du mariage de sa fille avec l’imposteur?

    mouvements du commentaire:
    Dans un premier temps, nous analyserons en quoi l’attitude de Dorine rend la scène aussi comique qu’elle ne l’est: une scène d’affrontement comique à sujet sérieux, puis nous soulignerons le double personnage de Tartuffe à travers une savoureuse opposition entre maitre et servante (arguments de Dorine, et entêtement d’Orgon). Enfin, nous nous attarderons pour terminer sur ce reflet de la société (le mariage forcé) dans l’œuvre.

    voila, je demande votre avis sur mon travail afin de me corriger si il y a des erreurs car, je ne suis pas trés satsifaite
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Ta problématique n'est pas assez resserrée.
    Je te propose : "en quoi cette scène d'affrontement entre maître et valet est-elle au service de la dénonciation des ridicules ?"

    L'expression "aussi comique qu’elle ne l’est" est peu compréhensible, remplace-la par "aussi comique que possible".
  • idrahidrah Membre
    Ok merci beaucoup

    et pour mes mouvements du commentaire j'ai proposer ça:

    j'ai fait trois parties avec des sous parties, mais je bloque sur la dernière partie qu'est ce que vous en pensez?

    I. Une scène à dimension comique et à sujet sérieux :
    Une progression dans le dialogue et le rythme :
    Les cibles et arguments de Dorine :
    Les formes de comiques dans la scène :
    II. Une opposition savoureuse entre maitre et servante : une peinture du double portrait de Tartuffe
    La caricature satirique du maitre (Orgon)
    Une opposition assez
    Le double portrait de Tartuffe
    III. Le mariage forcé : le reflet de la société de l’époque.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Cette 3e partie est bienvenue.
    Tu peux ajouter que cette opposition entre jeunes et vieillards remonte à l'Antiquité latine et qu'elle sert de moteur comique à de nombreuses pièces.
    Enfin il faut la relier aux futures entreprises de Tartuffe à l'encontre d'Elmire. C'est un des ressorts de l'intrigue, un élément perturbateur.
  • idrahidrah Membre
    bonjour,

    à propos de ma troisième partie , je bloque un peun j'ai peur de tomber dans le piège de la pensé de l'auteur, en sachant que le titre de cette troisième partie est: Le mariage forcé : le reflet de la société de l’époque. , je cherche des sous parties pour exprimer ma vision mais je n'arrive pas a mettre en ordre mes idées. pourriez vous m'aider avec vos commentaires?

    merci
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Je t'ai déjà répondu.
    Je parlerais du mariage arrangé que l'entêtement d'Orgon transforme en mariage contraint.
    Réalité de l'époque surtout pour les filles.
    Mais aussi schéma dramatique hérité de la comédie latine : voir les Fourberies de Scapin, l'Ecole des femmes, l'Avare...
    Tartuffe ne va pas se contenter de la fille...
  • Bonjour,
    Je dois faire une partie d'un commentaire littéraire sur Tartuffe de Molière.
    Acte II scène 2 ( v.551 à v.579 ):

    ORGON

    Te tairas-tu, serpent, dont les traits effrontés...?

    DORINE

    Ah! vous êtes dévot, et vous vous emportez?

    ORGON

    Oui, ma bile s'échauffe à toutes ces fadaises,
    Et tout résolûment je veux que tu te taises.

    DORINE

    Soit. Mais, ne disant mot, je n'en pense pas moins.

    ORGON

    Pense, si tu le veux; mais applique tes soins
    À ne m'en point parler, ou.: suffit.
    (Se retournant vers sa fille.)
    Comme sage,
    J'ai pesé mûrement toutes choses.

    DORINE

    J'enrage
    De ne pouvoir parler.
    Elle se tait lorsqu'il tourne la tête.

    ORGON

    Sans être damoiseau,
    Tartuffe est fait de sorte.

    DORINE

    Oui, c'est un beau museau.

    ORGON

    Que quand tu n'aurais même aucune sympathie
    Pour tous les autres dons.
    Il se tourne devant elle, et la regarde les bras croisés.

    DORINE

    La voilà bien lotie!
    Si j'étais en sa place, un homme assurément
    Ne m'épouserait pas de force impunément;
    Et je lui ferais voir bientôt après la fête
    Qu'une femme a toujours une vengeance prête.

    ORGON

    Donc de ce que je dis on ne fera nul cas?

    DORINE

    De quoi vous plaignez-vous? Je ne vous parle pas.

    ORGON

    Qu'est-ce que tu fais donc?

    DORINE

    Je me parle à moi-même.

    ORGON

    Fort bien. Pour châtier son insolence extrême,
    Il faut que je lui donne un revers de ma main.
    (Il se met en posture de lui donner un soufflet; et Dorine,
    à chaque coup d'œil qu'il jette, se tient droite sans parler.)
    Ma fille, vous devez approuver mon dessein.
    Croire que le mari. que j'ai su vous élire.
    Que ne te parles-tu?

    DORINE

    Je n'ai rien à me dire.

    ORGON

    Encore un petit mot.

    DORINE

    Il ne me plaît pas, moi.

    ORGON

    Certes, je t'y guettais.

    DORINE

    Quelque sotte, ma foi!

    ORGON

    Enfin, ma fille, il faut payer d'obéissance,
    Et montrer pour mon choix entière déférence.

    DORINE, en s'enfuyant.

    Je me moquerais fort de prendre un tel époux.
    Il lui veut donner un soufflet et la manque.



    - Je dois faire que le grand 1 ( I ) , sur la question en quoi cette scène est elle comique. Pour l'instant j'ai :
    I/ En quoi cette scène est-elle comique ?
    1) Les interruptions de Dorine
    2)
    3)
    Et pour le 2 et 3 je ne trouve pas... Merci d'avance.
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