Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour,

J'ai de gros soucis avec ma dissertation.

Le sujet est "Dans son ouvrage, L'Humanisme, essai de définition (1946), Fernand Robert écrit : "Mérite d'être appelé humaniste tout mouvement d'esprit par lequel nous rejetons les habitudes de pensées, les principes, les enseignements de l'époque précédente". D'après les écrivains du XVIème siècle que vous connaissez et en vous référant aux textes du corpus, vous justifierez cette définition".

C'est donc un plan analytique. Je pensais reprendre le sujet et mettre en I/ les pensées rejetées II/ les principes rejetés III/ les enseignements rejetés. Mais j'ai peur que ce soit redondant. Que faire ? Que mettre dans mes parties si elles se révèlent être pertinentes ?

Mon corpus contient Pic de la Mirandole, avec De la dignité de l'homme (1486) ainsi que François Rabelais avec Tiers Livre (chapitre IV, 1546) et enfin Michel de Montaigne et ses Essais (le Livre III, chapitre 13, 1588). La question de corpus est "Quelle image de l'homme révèlent ces textes humanistes" et je ne vois pas en quoi elle pourrait m'aider pour la dissertation...

Merci d'avance !
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Réponses

  • Salut Cwista, je suis élève en 1ere L aussi, je n'ai pas vu les mêmes oeuvres que toi (sauf les essais de Montaigne... ) mais je pense qu'ici, tes trois grandes parties constitueraient en fait une seule et même partie divisée en plusieurs sous-parties, non ? Etant donné qu'à chaque fois tu parles d'éléments "rejetés".
    J'ai commencé la dissertation avant les vacances et n'ai toujours pas eu la correction de la première, donc je ne sais pas si ce que je vais te dire est une vérité générale, mais on m'a appris que le plan analytique c'était :
    Oui / Non
    Oui mais / Non mais
    Mais encore...

    Voilà pour un point de vue de méthode, après le reste, je ne saurais t'aider car je n'ai pas lu ces oeuvres.
    Bon courage et j'espère que je t'aurai un peu aidé...
  • Alors ! Je n'ai lu que les Essais (obligatoires, en lecture cursive), les deux autres je n'en avais jamais entendues parlé !

    C'est un plan analytique (peut être que je me trompe sur le nom) puisqu'il faut "Justifier" la citation, donc il faut développer en trois parties en quoi cette citation est juste, il ne faut pas dire le contraire (je crois). Puis il faut impérativement faire trois grandes parties contenant trois sous parties chacune (soit 9 sous parties...)

    Après m'être encore cassée les dents dessus je pense faire
    I/ Les habitudes de pensées -> Ils placent l'Homme au sein de leur réfléxion (mais c'est vrai que je ne saurai pas comment détailler cela en trois parties)

    II/ Les principes -> Leurs grandes valeurs c'est à dire l'aspiration au bonheur, la paix, les libertés fondamentales, la tolérances...

    III/ Les enseignements -> L'éducation primordiale notamment des enfants, mais aussi le développement de l'esprit critique chez les enfants comme les adultes (avec les fables, plaisante mais avec une morale), developpement du corps ET de l'esprit en parallèle "Mens sana in corpore sano".

    Et parler des Grandes découvertes en introduction par exemple ?
  • Excuse moi, tu as raison pour le plan analytique, j'ai confondu avec le plan dialectique (le seule que j'ai vu en fait.)
    Je trouve ton nouveau plan beaucoup plus juste, concernant les fables, vérifies les dates, il faut que ça corresponde vraiment à la période de l'Humanisme.
    Ensuite, pour ta première partie, à chaque exemple, un argument. Je suis entrain de faire une dissert' en ce moment même et il y a quelques minutes j'étais à court d'argument. J'ai donc pris l'exemple, je l'ai analysé et de là j'ai fait ressortir mon argument. Peut-être que si tu prend les recherches à l'envers cela t'aidera.

    Concernant les Grande découvertes, je pense que cela pourrait être intéressant, ça te mènerais à dire pourquoi l'arrivée du mouvement humaniste non ?
  • Je sais que nous avions vu un texte il y a quelques temps où un auteur parlait des fables et de leurs avantages, donc je pensais me servir de cet exemple (juste que je retrouve le corpus où ce texte est ^^).

    Pour la première partie, je n'ai pas vraiment d'exemple en fait, donc pas d'argument... Et sinon, je ne sais pas vraiment de quoi parler parce que c'est quand même là dessus que se fonde l'Humanisme.

    Pour l'intro, oui justement les Grandes Découvertes m'amèneraient au sujet de ma dissertation donc ce serait pour moi le truc à dire parfait haha ^^
  • Effectivement, c'est là-dessus que se fonde l'humanisme.
    Je pense pour ta première partie que tu pourrais parler de religion. Par exemple, Erasme, Eloge de la folie (si tu veux demain je peux t'envoyer un extrait et son analyse, je n'ai pas mon classeur sur moi pour le moment.) C'est le seul que j'ai en tête pour le moment, mais demain je t'en donnerai plus si ça peut t'aider.
    Hormis la religion, il y a aussi la science. Je ne sais pas si tu peux parler des artistes peintres, nous en litté on voit des œuvres d'humanistes comme Léonard de Vinci. Si tu peux intégrer un artiste peintre, je pense qu'il serait très intéressant de parler de celui-ci car c'est un humaniste et artiste de la renaissance très reconnu, justement grâce à tout ce qui est autopsies de corps humains, sciences etc...
    Mais ce sont les deux seuls arguments que j'ai là en tête...

    Je sais pas si ta prof de français t'a déjà donné ce site, mais il est vraiment pas mal, peut-être que tu y trouveras des arguments et des exemples : https://www.site-magister.com/
  • Ah oui tiens c'est vrai ! Je pense que t'as totalement raison, si dans ma première partie, je parlais des différents domaines où justement, cela a changé par rapport au Moyen-Âge... Littérature, peinture et même musique (dans ma classe de L, on a toutes fais des exposés sur des oeuvres de la période Humaniste) Je vais m'appuyer dessus !

    Mais peut être que ce sera hors-sujet de parler d'arts visuels et auditifs si l'on doit s'appuyer sur des écrivains ?

    Je ne connaissais pas le site mais je l'ai même partagé à mes camarades de L parce qu'il est génial ^^ Merci.
  • Effectivement, je viens de relire ton sujet, tu risques d'avoir un hors sujet sur ce paragraphe, même si celui-ci serait très intéressant, il ne respecterait pas la consigne ...
    Peut-être que tu trouveras des textes qui parlent d'art et de musique. Si tu n'es pas pressée, je t'envoie demain soir dès que je retrouve ma vraie maison des textes que j'ai vus en classe qui pourront peut-être t'aider !
    En attendant, je ne vois pas ce que je peux faire pour toi, j'espère que mon aide t'aura apporté ! ;)

    Bon courage !!!
  • Oui, je veux bien que tu m'envoies ces texte dès que possible, merci beaucoup à toi ! :D
  • Cwista a écrit:
    "Dans son ouvrage, L'Humanisme, essai de définition (1946), Fernand Robert écrit : "Mérite d'être appelé humaniste tout mouvement d'esprit par lequel nous rejetons les habitudes de pensées, les principes, les enseignements de l'époque précédente". D'après les écrivains du XVIème siècle que vous connaissez et en vous référant aux textes du corpus, vous justifierez cette définition".

    Quel sujet étrange !

    Déjà, l'idée de "justifier" ou de "prouver" une définition quelle qu'elle soit est étonnante. Je ne sais pas si une telle chose est logiquement possible. Ensuite, il faudrait s'assurer que l'auteur donne vraiment ici sa définition de l'humanisme, si c'est bien d'une définition qu'il s'agit. Il faut lire son livre pour vérifier. Et si jamais une définition peut être justifiée, s'assurer que celle-ci l'est possiblement. Ce qui me paraît douteux. Si l'on en reste à la seule phrase du sujet, on a plus l'impression qu'il s'agit d'une définition de la révolution que de l'humanisme. La phrase prise au pied de la lettre ferait du régime de Pol Pot un humanisme... Ce qui n'a aucun sens.

    Extraits du livre de Fernand Robert glanés sur le net :

    "Ce qui est excellent, et que les études classiques seules produisent, c’est l’habitude, acquise dès les plus jeunes années, et pour la vie entière, de penser, non seulement que tout est dit, mais que tout a déjà été senti, éprouvé, que rien ne se passe dans notre âme qui ne se soit déjà passé dans d’autres âmes, et depuis qu’il y a des hommes, et qui pensent, et qui sentent."

    "Vous dites que depuis vingt ans que vous avez quitté le collège, vous n’avez pas ouvert un livre latin ni grec […] du moins avez-vous pris, pendant les six années les plus formatrices, l’habitude de penser qu’aucune situation psychologique n’est nouvelle dans l’histoire de l’humanité. S’il vous est resté, fût-ce très confusément, cette idée que vos états psychologiques, vos émotions, vos sentiments, vos désirs, vos pensées, ne sont point particulièrement, singulièrement vous-même, mais vous apparentent à d’autres hommes, et non point seulement aux hommes de votre temps (ce qui serait encore un genre de singularité), mais à des hommes qui vivaient il y a deux mille ans et plus, alors vos études n’ont pas complètement manqué leur but, car ce qu’elles cherchaient par-dessus tout à produire, c’est cette habitude de votre esprit, qui reste intacte"...

    "L'humanisme, c'est une adhésion globale à tous les grands auteurs et à toutes les grandes oeuvres, c'est une acceptation, non point par doctrine, mais par méthode, de toutes les formes de pensée que l'humanité a reconnues comme siennes en les faisant survivre aux circonstances où elles furent créées. Avant de se rallier à une philosophie de son choix, l'humaniste se sent uni à tous ceux qui choisiront d'autres systèmes, par la possession en commun des grands textes, et par l'existence de cette idée de l'homme, au sens platonicien, qu'ils nous transmettent : par tout ce qui, dans la vie de l'humanité, n'appartient pas au devenir."

    La phrase citée dans le sujet semble en contradiction complète avec ces passages du même livre, il est très douteux qu'elle soit réellement la définition de l'humanisme donnée par Fernand Robert.

    Ces passages montrent que la conception que se fait leur auteur de l'humanisme est positive, la phrase du sujet, elle, en donnerait une "définition négative" : l'humanisme serait une rupture, et pas n'importe quelle rupture, une rupture avec l'époque précédente, c'est-à-dire parfaitement limitée. Une définition négative et étroite de l'humanisme ne correspond pas du tout à ce qu'on peut lire dans les extraits que j'ai cités.

    À la limite, cette phrase du sujet pourrait être une conséquence de la définition de l'humanisme : s'il est "une acceptation, non point par doctrine, mais par méthode, de toutes les formes de pensée que l'humanité a reconnues comme siennes en les faisant survivre aux circonstances où elles furent créées", alors le rejet de toute forme de pensée circonstancielle, celle de l'époque précédente, comme celle de l'époque présente et de n'importe quelle autre époque, peut être dit "humaniste". Mais ce n'est pas le rejet, la rupture en elle-même, qui définit l'humanisme, c'est "l'adhésion globale à tous les grands auteurs et à toutes les grandes oeuvres".
  • En effet, au vu des citations tirées, cela me paraît bizarre... Néanmoins, cela reste le sujet de dissertation que l'ont nous a donné...
  • Bon courage !
  • Je suis bien d'accord avec Victor24, ce sujet est assez curieux.
    Néanmoins comme il faut faire avec, il me semble que démontrer la contradiction et les limites de cette "définition" fait partie intégrante du développement de la dissertation.

    Un petit Nota Bene :

    * Sur quoi se fonde l'humanisme à votre avis?

    * "parler de la religion" ne veut pas dire grand choses : jusqu'au 14-15ème siècle, tout le système de pensée, la culture, les arts etc baignent dans une conception transcendantale et nos plus grands érudits, Erasme en particulier, sont des croyants sincères: loin d'eux l'idée de dire que Dieu n'existe pas (Descartes lui-même tâche de prouver son existence) Dire que l'humanisme met l'homme au premier plan oui c'est vrai, dire que l'humanisme est un rejet du religieux et de Dieu c'est faux.

    * Enfin pour "rejeter" ce qui précède, comme le dit Fernand Robert, encore faut-il bien savoir ce qui a précédé l'humanisme et l'on a tendance a faire du "moyen-âge" une vague nébuleuse obscurantiste. C'est légèrement plus subtil que cela...
  • Je ne sais pas s'il faut montrer la contradiction... J'ai peur que ce ne soit pas approprié pour ce type de sujet, qui au vu de la "Justification" demandée, appelle un plan analytique et donc de ne pas contredire cette citation...

    *L'Humanisme se fonde sur des fondations anciennes, principalement de l'Antiquité, car c'est un mouvement de la Renaissance.

    * Les Humanistes ne rejetaient pas la religion, en effet elle était encore très présente, mais ils ont écarté le théocentrisme afin de se préoccuper de l'Homme.
  • La conception de Fernand Robert :

    "L'humanisme [...], c'est une acceptation, non point par doctrine, mais par méthode, de toutes les formes de pensée que l'humanité a reconnues comme siennes en les faisant survivre aux circonstances où elles furent créées. Avant de se rallier à une philosophie de son choix, l'humaniste se sent uni à tous ceux qui choisiront d'autres systèmes, par la possession en commun des grands textes, et par l'existence de cette idée de l'homme, au sens platonicien, qu'ils nous transmettent : par tout ce qui, dans la vie de l'humanité, n'appartient pas au devenir."

    ne fait de l'humanisme ni une doctrine particulière, ni une érudition encyclopédique. Il n'y a chez lui aucun rejet d'une forme de pensée mais il ne donne ni dans l'éclectisme, ni dans le syncrétisme. C'est plutôt une capacité à dialoguer, à partir même d'une philosophie déterminée, avec les autres formes de pensée. "L'enquête dialectique" que fait Aristote au début de ses traités, passant en revue les grandes réponses données précédemment au problème qu'il va aborder, réponses qu'il va bien sûr réfuter, serait ainsi tout à fait "humaniste" selon Robert. Car l'important n'est pas dans l'adhésion ou le rejet de telle ou telle doctrine, il est dans la volonté de les prendre en compte. Une attitude anti-humaniste serait de rejeter a priori une forme de pensée, de ne même pas chercher à la comprendre, encore moins de se fatiguer à la réfuter si on ne l'agrée pas, sous prétexte qu'on se trouve très bien comme on est. Il y a des livres perdus qu'on ne connaît plus que par ceux qui les ont cités ou réfutés... de grands humanistes dirait sans doute Robert.

    Pour votre devoir, je ne crois pas que vous puissiez y discuter la pertinence de l'énoncé. Il faut le traiter tel quel, tout en sachant que c'est une caricature qu'on vous demande de faire.
  • Donc si j'ai tout compris (au bout de la sixième relecture haha), l'humaniste ne rejette pas les enseignements et doctrines des époques précédentes mais les prend en compte afin d'aller plus loin, enfin en tout cas, il ne les réfute pas brutalement et totalement.
  • Selon Fernand Robert, ce n'est pas une question d'adhésion à ceci ou de réfutation de cela, la question est antérieure. Il parle d'"habitude de l'esprit" et d'acceptation de toutes les formes de pensée "non point par doctrine, mais par méthode". Il ne prône ainsi ni relativisme, ni syncrétisme. "Par méthode", cela signifie qu'on se place sur le terrain de la pensée appliquée aux questions les plus universelles et qu'on est capable de parler avec n'importe qui, qu'on soit d'accord ou pas, vu qu'on trouvera forcément une conception grecque, juive, chrétienne, musulmane, hindouiste, bouddhiste, shintoiste, etc. de dieu, du monde, du temps, de la mort, de la justice, du mal, du pouvoir, etc. Ces choses étant "tout ce qui, dans la vie de l'humanité, n'appartient pas au devenir".

    Votre énoncé est : "D'après les écrivains du XVIème siècle que vous connaissez et en vous référant aux textes du corpus, vous justifierez cette définition." Il faut le faire et chercher dans votre corpus ce qui peut-être considéré comme "rejeter les habitudes de pensées, les principes, les enseignements de l'époque précédente". Avec la difficulté de définir "l'époque précédente". Elle commence quand l'époque précédente ? À la découverte de l'Amérique ? À la fondation de la Sorbonne ? Au couronnement de Charlemagne ? À la chute de Rome ? À la naissance du Christ ? À celle de Socrate ? (Pour Heidegger, "l'époque précédente" commence avec Socrate...) Ce sujet est vraiment absurde. Mais bon, à vous donc de définir l'époque précédent le XVI° siècle et de trouver dans vos textes des rejets de cette époque prouvant que la pseudo-définition qu'on vous a donnée s'applique bien à l'humanisme puisque ces textes sont connus pour être ceux d'humanistes...

    Je suis allé jeter un coup d'oeil rapide au texte de Pic de la Mirandole, la seule véritable rupture que j'ai trouvée est la suivante :

    "Pour les autres, leur nature définie est tenue en bride par des lois que nous avons prescrites : toi, aucune restriction ne te bride, c'est ton propre jugement, auquel je t'ai confié, qui te permettra de définir ta nature."

    "c'est afin que, doté pour ainsi dire du pouvoir arbitral et honorifique de te modeler et de te façonner toi-même, tu te donnes la forme qui aurait eu ta préférence."

    L'idée que la nature humaine ne soit pas reçue, ne soit pas un donné, est en rupture avec la religion chrétienne et aussi avec la philosophie platonicienne. "L'époque précédente" que rejette Pic de la Mirandole commencerait avec Socrate, il serait une sorte d'existentialiste avant l'heure.

    J'ai remarqué aussi :

    "Comme il me fallait ainsi parler de tous - pour éviter de défendre une seule doctrine et de paraître m'y asservir en négligeant les autres - mes thèses ont nécessairement été nombreuses dans leur ensemble, même si sur chaque sujet particulier je n'en ai proposé qu'un petit nombre. Qu'on n'aille pas non plus me blâmer de «me laisser porter, en hôte passager, partout où m'entraîne l'état du ciel». Car tous les anciens ont veillé, lorsqu'ils expliquaient un texte de quelque genre que ce fût, à en lire avec soin tous les commentaires possibles : surtout Aristote, que de ce fait Platon a surnommé anagnôstès, c'est-à-dire «le lecteur». Et c'est assurément le fait d'un esprit étroit que de s'enfermer dans une seule école, Portique ou Académie. Impossible de bien choisir parmi toutes les doctrines la sienne propre, si l'on ne s'est au préalable familiarisé avec toutes."

    Le passage semble aller dans le sens de Fernand Robert qui disait : "Avant de se rallier à une philosophie de son choix, l'humaniste se sent uni à tous ceux qui choisiront d'autres systèmes, par la possession en commun des grands textes", qui semble être un écho de "Impossible de bien choisir parmi toutes les doctrines la sienne propre, si l'on ne s'est au préalable familiarisé avec toutes", bien qu'il ne donne pas de connotation péjorative au fait d'avoir "une philosophie de son choix", aucun "asservissement" ni aucune "étroitesse" évoqués par lui. Le problème est que le lien n'est pas avec la phrase donnée dans votre énoncé. Et que Pic de la Mirandole lui-même ne présente pas son idée comme un rejet, bien au contraire. Il y a aussi que si Fernand Robert parle d'une "acceptation de toutes les formes de pensée, non point par doctrine, mais par méthode", chez Pic de la Miradole, c'est par méthode et par doctrine, par les deux, et il donne dans le syncrétisme, c'est-à-dire au fond, dans le rejet de toutes les formes de pensée, déconstruites pour en construire une seule, qui n'a pas de forme et n'est peut-être pas même pensée.
  • Désolée Cwista, mais je ne vois pas comment t'envoyer mes documents sur l'Humanisme. Néanmoins, voici les titres des extraits que j'ai vu en cours, peut-être trouvera tu les mêmes sur internet...

    Erasme, Eloge de la folie, chapitre LIV, 1511
    Volaire Traité sur la tolérance, XXIII, 1763
    Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, 1772
    Aggripa d'Aubigné, Les Tragiques, "Misères", v97-130, 1577

    Bonne chance si tu as du courage de les chercher sur internet, en plus des info que d'autres membres ont pu te donner.

    @+ ;)
  • Bonjour ! et bonne année

    Donc ! Après avoir bien discutaillé sur la pertinence de mon sujet, il en demeure de même et mes problèmes donc, également.

    Je vais suivre ce plan-ci :

    I/ Les habitudes de pensées -> Ils placent l'Homme au sein de leur réfléxion : je vais essayer de trovuer des textes qui parlent de science, parce que c'est cette partie qui me cause des soucis... (donc si quelqu'un à une meilleure idée ou arrive à m'éclairer sur les pistes pour aborder cette partie, je suis preneuse !)


    II/ Les principes -> Leurs grandes valeurs c'est à dire l'aspiration au bonheur, la paix, les libertés fondamentales, la tolérances...

    III/ Les enseignements -> L'éducation primordiale notamment des enfants, mais aussi le développement de l'esprit critique chez les enfants comme les adultes (avec les fables, plaisante mais avec une morale), developpement du corps ET de l'esprit en parallèle "Mens sana in corpore sano".
  • Titania91Titania91 Modérateur
    Je serais curieuse de connaître la correction qu'en donnera votre professeur. Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit, cela me parait nécessaire pour traiter ce sujet.

    Enfin pour en rester sur ce que vous proposez :

    J'inverserais le I et le II car pour présenter une pensée; il faut avant tout avancer les principes qui la dirigent.

    Pour ce qui est des sciences vous pouvez évoquer les nombreux traités qui ont été rédigés au 16ème, notamment en médecine et en anatomie (ex : De Humani corporis fabrica (1543) de André Vésale)
    mais ces textes sont très spécifiques et sont rédigés en latin
  • J'ai bien compris sur ce que vous disiez, qu'il faut démontrez les limites mais j'ai peur de faire quelque de hors sujet. Nous sommes encore à une étape très scolaire de la dissertation et on nous a appris et "Justifiez" veut dire plan analytique, qui veut dire une explication (à l'inverse du plan dialectique).

    D'ailleurs notre professeur ne s'attend pas à ce que l'on fasse de telles recherches sur Fernand Robert pour une simple dissertation je pense...

    Pour ma première (que je vais sans doute passer en deuxième partie), je pense parler de la science (avec les autopsies réalisées), dans une des sous parties mais je ne sais pas quoi mettre dans les deux autres... Parler du changement de place de la religion ? Parler de la recherche de connaître l'autre ?
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