Fiches méthode Bac de français 2020

Bonsoir,

J'aurais voulu savoir si les inscriptions au Concours général 2014 était bien définitivement closes, ou si c'était seulement les pré-inscriptions ? Les informations que j'ai trouvées sur internet ne me semblaient pas très claires.

Merci d'avance !
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Réponses

  • Bonsoir Illuminé :) ,
    Voici ce que j'ai trouvé sur le site éduscol :
    La clôture des inscriptions des candidats se fera impérativement le vendredi 20
    décembre 2013 (à minuit heure de Paris) par les établissements scolaires.

    Tu peux retrouver la procédure d'inscription complète ici : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/2014/73/7/Notice_inscription_CG_etablissement_283737.pdf .
    Il y a deux cas (qui finalement reviennent au même...). Si ton établissement a déjà présenté des élèves au concours général, l'administration peut inscrire directement ses candidats pour la session 2014, avant le 20 décembre. Dans le cas échéant, il doit d'abord suivre la procédure de pré-inscription et inscrire ses candidats avant cette même date butoir.
    Voilà, j'espère que mon explication est assez claire... :rolleyes:
  • C'est très clair, merci.
  • LillaLilla Membre
    Bonsoir !

    J'ai passé le concours général de composition française 2014 aujourd'hui. Le sujet était : "L'idéal n'est fécond que lorsqu'on y fait tout rentrer. C'est un travail d'amour et non d'exclusion." Flaubert, lettre à Louise Colet, janvier 1854. Dans quelle mesure ce propos " éclaire-t-il votre approche de l'oeuvre littéraire ?

    Quelqu'un d'autre la t-il fait ? Quelles ont été vos impressions ? Comment s'est passée l'épreuve ? :)
  • CaiusCaius Membre
    Bonjour !
    Je l'ai passé hier.
    J'ai fini à 16h. Toutefois, mon plan est plutôt mauvais ( à défaut d’une bonne problématique ).
    Sujet intéressant !
    Et vous ?
  • Bonjour ! Je l'ai également passé hier :) Personnellement je pense que ma problématique n'était pas assez bien axée et donc mon plan pas assez précis :/
    Avez-vous fait une problématique liée au romantisme ? :)
  • LillaLilla Membre
    Non, je dois avouer que j'étais un peu perdue en lisant le sujet. J'ai plutôt parlé du réalisme bien que je crois que ma problématique soit hors sujet : à quelle représentation de la réalité peut-on s'attendre dans une oeuvre littéraire si celle-ci est idéalisée ?
    Puis, mon plan était :
    I-La retranscription fidèle des événements de la vie est primordiale
    a) Valeur historique
    b) Autobiographie
    c) Réalisme
    II-Mais elle ne peut pas toujours être atteinte; elle constitue, en cela, l'idéal des réalistes.
    a)Autobio--) subjectivité
    b)Limites et difficultés des réalistes qui sont en fait des "illusionistes" (Maupassant...)

    Voilà voilà, j'espère que ce n'est pas trop hors sujet.... Qu'en pensez-vous ? Suis-je passée à côté du sujet ?
  • YaYa Membre
    Bonjour !
    J'ai également passé le Concours Général mardi. Je suis restée 5h. J'ai effectivement pensé que c'était véritablement une expérience des plus enrichissantes. Quoiqu'il en soit, il était vraiment plaisant de s'essayer à une épreuve littéraire hors du strict cadre académique, de surcroît sans véritable impact en cas d'échec !
    J'ai personnellement beaucoup aimé la citation (contrairement à celle de l'année précédente qui m'a donné des cauchemars !)
    Voici comment je l'ai perçue, ainsi que mon plan :

    « En littérature, pouvons-nous toujours parler d'un idéal absolu ? »

    I. Pourquoi un idéal absolu
    a) Le rôle de modèle
    b) Comme utilité à la perfection d'une œuvre (avec, par exemple, les personnages nobles dans la tragédie classique)
    c) Comme fenêtre sur le rêve, la vie par procuration

    II. Pourquoi y préférer un idéal plus "accessible", fécond
    a) Parce que cet idéal peut être applicable à notre vie, et donc en sublimer notre perception ; fécondité de l'idéal qui pousse et se développe en le lecteur
    b) Un idéal qui englobe "tout" : notre idéal et celui des autres. Comprendre l'idéal d'un autre revient à comprendre une large part de sa personnalité = compassion entre les êtres ; rappel du travail d'amour qui devient également celui du lecteur
    c) L'idéal fécond, et donc transposable à notre réalité, devient un "chemin" sur lequel nous pouvons nous construire, nous fixer des objectifs.. alors que l'idéal absolu, celui d'exclusion, ne concerne qu'une certaine élite

    III. Le rôle de l'artiste
    a) Un moyen : le travail par l'amour, l'observation
    b) Le rôle de traduire par l'esthétisme
    c) Le rôle de traduire l'esthétisme

    voilà :)
  • CaiusCaius Membre
    Bonsoir à tous !
    J'ai vu dans les propos de Flaubert une affirmation, qui imposait à un écrivain d'utiliser le " tout " pour atteindre l'idéal.
    En imposant une condition, il exclue d'autres possibilités, ce qui est contradictoire avec la définition de son travail, qui ne doit pas être "d'exclusion". Dès lors, je me suis intéressé au travail de l'écrivain par rapport au "tout" ( thèse-antithèse ) , et enfin, la relation entre amour et exclusion qui rythme l'écrivain dans sa quête de l'idéal ( dépassement).
  • Bonsoir à tous! Élève en première L à Nantes, j'ai aussi passé le CG Mardi, et vous propose ainsi mon plan, résumé bien sûr :
    L'idéal doit-il être un tout, un absolu?

    I- "L'idéal est une élection massive de la chose désirée" Vladimir Jankélévitch.
    I-I- En l'idéal de l'écrivain se constitue l'entièreté de ce qui existe. ex : "Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
    C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu". de Paul Eluard dans Capitale de la douleur. Ici l'existence du poète dépend de l'idéal poétique qu'est la muse, ainsi l'idéal contient ce "tout ce que j'ai vécu", soit-disant la mémoire du sujet écrivant, qui est sa connaissance entière du monde. Qui plus est, l'intégralité de l'idéal, son acceptation massive est sujette à des comparaisons comme celle de Louis Aragon dans son recueil Elsa où il écrit : "Mon univers Elsa Ma vie". L'univers étant le contenant le plus vaste à la connaissance de l'homme, la muse, idéal parmi les idéaux, est renvoyé à l'exhaustivité des désirs du poète.
    I-II- Maurice Blanchot : "La première des libertés est de tout dire, il faut tout dire". L'acceptation des contradictions dans une oeuvre littéraire est génératrice de totalitarisme puisque tous les champs du possibles, aussi contradictoires soient-ils, sont réunis. Ainsi en est-il dans Madame Bovary de Flaubert où ce dernier, fustigeant la bourgeoisie grâce à l'ambivalence du tragique et de l'ironie, éveille véritablement les paradoxes qui dès lors, forment un tout, une peinture réaliste. Cela va de concert avec l'idéal auquel aspire Milan Kundera quant au genre romanesque dans l'Art du Roman : "Un tas de vérités relatives qui se contredisent (...) Telle est la sagesse du romancier". Autres exemples de l'ambivalence suscitant un tout , une dialectique achevée : La Divine Comédie de Dante et L'albatros de Baudelaire.

    II- L'idéal à besoin de refuser pour exister, c'est un "oui" qui précède un "non"
    II-I- "Rien n'existe sans contraire" Jorge Bucay. L'idéal, bien que concept pouvant inclure un tout, réfute littéralement son opposé. De fait, la thèse de la mort de Dieu telle que l'énonce Nietzsche est une aspiration, un "idéal" qui n'admet pas la vie éternelle. Cet idéal n'inclut donc pas celui proposé par La Bible. Ainsi, un concept vis en éliminant son semblable. Autres exemples : Réalisme/ Surréalisme. Poésie "utile" de George Jean et/ "inutile" de T.Gauthier
    II-II- L'idéal est donc "une exclusion", une fuite, un refus. Du Bellay, dans son poème "heureux qui comme Ulysse" récuse "les palais romains" au profit de son "petit lyré" qui est son idéal, étant "une province et beaucoup davantage".
    Albert Camus, dans son Homme Révolté, écrit à la première page que l'homme révolté, est un homme qui dit non, non par refus mais par consentement préalable. Ainsi, l'utopie, l'idéal, est un refus de ce qui n'est pas l'idéal. "Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses/ Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal." Baudelaire. De même "Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté'; le "là" implique un lieu chimérique, un voyage impossible de par son irréalité. Ce "là", ce pays, implique pour être le refus immédiat de la réalité objective. Autres exemples : Refus de l'amour pour la cause socialiste dans La vie Est Ailleurs de Milan Kundera. Aussi, Dostoievsky et Sartre : "Les poètes sont des hommes qui refusent d'utiliser le langage". (Poésie qui, pour vivre, jouir de toute sa quintessence, rejette la langue comme "signes".

    III- "Faire tout rentrer", l'expression Flaubertienne, est déjà un idéal.
    III-I Démesure du "tout". La volonté d'absolu est un idéal littéraire lancinant, voué à un éternel retour. Exemple : la mimesis, ce dessein de représenter, de mimer le réel par les lettres, d'Aristote à Stendhal, est récusé par Roland Barthes dans S/Z où celui-ce démontre que le signifiant, dans toute sa matérialité, ne renvoie à la réalité que par le signifié. La littérature renvoie donc à la littérature, et l'idéal exhaustif de mimèsis est mis à mal.
    Autre absoluité impropre : "Le secrétaire du coeur de l'homme" donc Parle Zola dans le roman expérimental. Laurence Sterne, la romancière anglaise, l'a très justement démontré : "On ne peut placer une vitre pour voir le coeur de l'homme".
    III-II- Si les idéaux ne peuvent "faire entrer tout", comment les atteindre? On ne peut pas, où plutôt on ne peut qu'au prix de l'impossible : Dom Juan, le héros éponyme de Molière, poursuivant l'idéal du libertin impie, meurt. Meursault, dans l'étranger de Camus, a l'idéal de la verité absolue, il meurt. Caligula, le personnage de Camus (et oui- encore camus) meurt également emporté par son amour incommensurable de la logique. Toute la beauté de l'idéal consiste donc à être éternellement inatteignable, c'est un soupir perdu dans la nuit noire, une braise mal éteinte dans le grands brasier des désirs. Est-il vain, dès lors? Non, l'homme en a besoin : pour continuer à rêver.


    Voilà. J'ai fait 10 pages. :) Qu'en pensez-vous??
  • Francoisgsqt, j'ai l'impression que ton plan s'oriente un peu plus vers la philosophie, plutôt que sur un véritable problème littéraire. Certes, tes exemples sont pour la plupart littéraire (et encore !), mais ta réflexion est assez abstraite et, je trouve, peut-être un peu éloignée de l'idéal en littérature. En tout cas, tu manies des notions assez techniques assez rares à ce moment là de la scolarité !

    Et puis... Je peux avoir tort. :)

    En tout cas, je pense qu'il aurait été intéressant de questionner le rapport au réel dans l'oeuvre flaubertienne, notamment dans Mme Bovary où il indique clairement vouloir écrire un livre sur rien (mais est-ce vraiment le cas ?), à un moment où à un autre de la copie !
  • Bonjour à tous,
    J'ai moi aussi passé le concours général, et j'aimerais avoir votre avis parce que je trouve que toutes vos problématiques sont tellement différentes, et je ne reconnais la mienne nul part, alors je me demande un peu ce que ça vaut :

    problématique :
    Une œuvre littéraire doit-elle être la recherche d’une perfection qui traite de tout (= universelle) ?

    I) Selon Flaubert, oui.
    1) Tout décrire par soucis de réalisme
    -Comédie Humaine de Balzac
    -ensemble des Rougon-Macquart de Zola
    2) Aborder tous les aspects d’un sujet
    -sert à la satire dans Les Caractères de La Bruyère
    3) L'idéal où "tout" rentre est en fait le parcours d'un auteur
    -écrivains touche à tout comme Hugo, Voltaire…

    II) Cependant, on peut aussi avoir une influence (= être fécond) en excluant, en privilégiant.
    1) Un exemple au service d'une cause = littérature engagée
    -Antigone de Anouilh
    -Claude Gueux de Hugo
    2) C’est autant le contenu que la forme qui font le mérite d’une œuvre
    -Flaubert est resté comme un écrivain novateur pour différentes raisons : ses personnages, …, mais aussi pour son style
    - Il rêvait d'ailleurs du livre "sur rien", paradoxal avec ce propos

    III) Mais est-il nécessaire de poursuivre un « idéal » ? (puisqu’il est de toute façon hors d'atteinte)
    1) L’« idéal » n’est pas le même pour tous, la notion est subjective
    - Chacun veut ressembler à ses modèles Hugo -> Chateaubriand, Stendhal -> Molière…
    2) Quels sont alors les critères de cette perfection ?
    - Ce sont les auteurs eux-mêmes qui les définissent (Gueuloir de Flaubert pour tester son style)
    - Ils changent avec les époques et les mouvements (classicisme ≠ baroque ; Lumières ≠ romantiques …)
    3) L’intérêt est dans la recherche de l’idéal plus que dans l’idéal lui même…
    - Étudier la démarche de l'auteur en plus de son oeuvre…

    Voilà, je crois qu'il manque à mon analyse une partie du sujet… Qu'en pensez vous ? :)
  • Bonsoir,
    J'ai également passé le concours général de français mardi dernier sur Colmar et, en lisant vos réponses, je commence à me demander si je n'ai pas fait un hors sujet magistral... :/
    Voilà comment j'ai abordé le sujet...
    J'ai choisi comme problématique : Comment l'auteur peut-il transmettre un idéal à travers ses œuvres ?

    Dans l'introduction, j'ai évoqué l'aspect maternel qui englobait la citation de Flaubert (féconder, amour, pas d'exclusion... etc) et en m'interrogeant brièvement sur les différentes sortes d'idéal dont voulait parler Flaubert. L'on ne peut pas également mettre trop "d'amour" dans la littérature puisqu'il "n'y a qu'avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature"(Alain Gide).
    Le reste de mon plan se construit de cette façon :

    I. L'auteur peut nous présenterun idéal qui nous est abordable puisqu'il est un homme entre les hommes et peut donc nous évoquer un idéal qui nous est propre. "Ce sont les hommes, et non les livres, qui doivent être étudiés" (La Rocheefoucauld".)
    a) il connaît les étapes de la vie (la vieillesse d'Hélène dans les poèmes de Ronsard, le mariage dans la princesse de Clèves de Mme de La Fayette, la mort dans la balade des pendus de Villon) J'ai également cité Balzac qui disait que "seul le poète est capable de montrer la réalité".
    b) il peut mettre en forme un roman engagé, témoin de la réalité politique et sociale : Les Châtiments de Hugo, l'éducation sentimentale de Flaubert et Au cœur des ténèbres de Conrad (j'ai cité ici Zola : "une société n'est grande que lorsqu'elle met la réalité sous la lumière du soleil. "
    c) étant un homme, il ne peut résister au fait de faire un roman-miroir, mêlant de l'autobiographie, pour tourner un idéal qui lui serait proche :Le Joueur de Dostoïevsky, Le père Goriot de Balzac, et la fameuse citation de Flaubert : "Madame Bovary, c'est moi."

    II. Même en étant un "simple" homme comme le commun des mortels, il n'en reste pas moins un transmetteur de message :
    a) il instaure une connivence avec le lecteur : Jacques le Fataliste et son maître de Diderot, Baudelaire : "Hypocrite lecteur-mon ami!", Hugo : "Oh toi, qui crois que je ne suis pas toi..."
    b) il se permet un langage fort puisque, après tout, selon Kafka "à quoi sert-il de lire si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un grand coup de poing sur le crâne ? " : le langage lyrique des poètes comme dans la musique de Baudelaire, un langage dérangeant dans l'étranger de Camus ou un langage bien plus sombre comme dans les châtiments de Dostoïevsky.
    c) présence de symboles qui nous font prendre conscience de manière moins directe : La peste de Camus, Une vie de Maupassant, La géante de Baudelaire.

    III. Enfin quel est vraiment l'idéal dont veut parler Flaubert :
    a) un idéal qui existe déjà mais qui nous semble inexistant : célébrer l'homme dans la chanson de Roland de Hugo, le monde dans Heureux qui comme Ulysse de Du Bellay, la vie dans l'homme qui plantait des arbres de Giono.
    b) un nouvel idéal plus imaginaire : La chartreuse de Parme de Stendhal (J.Gracq disait "La Stendhalie est l'endroit où le poids du monde s'allège.", Caractères de Giono et même le seigneur des anneaux de Tolkien.
    c) un idéal qui en incluant "tout", inclut en vérité tous les lecteurs, et fais donc une œuvre accessible à tous (selon Tolstoï ; "une grande œuvre d'art n'est grande que parce qu'elle est accessible et compréhensible à tous" : donc aux enfants dans l'Année terrible de Hugo, aux femmes dans les poèmes de Ronsard et Apollinaire, aux ouvriers dans Germinal de Zola.

    J'ai conclu en disant que la littérature est certainement l'art le plus apte à montrer un idéal puisque "ce n'est pas avec des idées mais avec des mots que l'on écrit" (Mallarmé à Degas). Mais l'écrivain n'a pas pour seul but de décrire un idéal puisqu'il se doit aussi de satisfaire la passion littéraire des lecteurs ce qui, en soit, est aussi un idéal.

    Qu'en pensez-vous ?
  • Le fait que vous soyez tous si peu sûrs d'être ou non dans le sujet vient peut-être du fait que vous ne commentez pas assez précisément la citation, et que bien souvent vos problématiques ne collent pas du tout avec l'énoncé ( je ne vise personne en particulier, et je ne sais absolument pas comment sont notées les copies donc je ne présage de rien ! )

    La citation mériterait d'être expliquée très profondément, d'autant qu'elle est lapidaire : ceci dit, au vue de l'énoncé, il serait '' logique '' de parvenir dans un premier temps, avant la problématique, à la reformulation de la question sous une forme simple :'' dans quelle mesure l'idéal peut-il être fécond pour un écrivain '' . Flaubert explique ensuite les modalités qui rendent l'idéal fécond, et ce sont ces modalités qu'il faut discuter.
    Dès lors - et ce n'est que mon avis - je ne peux qu'être étonné de voir des reformulations qui proposent quelque chose de totalement différent.

    Ceci dit, au vue de la citation ( qui est extrêmement lapidaire ) , l'exercice est vraiment redoutable, et c'est déjà une excellente chose de s'y être frotté :)
  • Salut tout le monde! J'ai moi aussi participé au concours général de français. Le sujet était assez complexe cette année. Vous avez tous des plans que je trouve biens même si il y a certaines fois des défauts.
    J'ai moi même fait ce plan:
    I-) La recherche de l'idéal dans la littérature, un modèle d'écriture parfait
    A) Les personnages sans défauts, héroïques, presque mystifiés
    ( romans de chevalerie, Ulysse, Arthur et la table Ronde)
    B) Esthétique raffinée dans les textes ( la poésie avec les figures de style pour faire apparaître des sonorités ou des images : assonance allitérations personnifications etc... Exemple: Béni soit le jour de Petrarque rempli de figure de style etc..)
    C) Intrigue riche en rebondissements, coup de théâtre, tension dramatique
    ( ex: recueil de nouvelles qui nous tiennent en haleine comme le K de Buzzati ou les comédies de Molière truffées de coups de théâtres)

    II) L'auteur à travers l'écriture de l'idéal cherche a révéler ses vrais intentions
    A) Laisser place a la voix secrète et personnelle de l'auteur ( ex: Autobiographies comme Sur ma mère de Tahar Ben Jelloun ou les poésie lyriques de la Pléiade )
    B) Critique, s'engager dans des causes, veut pousser sa notion d'idéal jusque dans la réalité
    ( exemple ; Melancholia de Victor Hugo critiquant le travail des enfants ou Le dernier jour d'un condamné qui s'engage contre la peine de la mort. Le surréalistes avec Aragon, Éluard et Breton qui s'engagent dans la Résistance français)

    III- Idéal, vision qui interfère selon les époques et auteurs
    A) Flaubert, le réalisme et le naturalisme.
    Leur idéal = retranscrire la réalité humaine avec ses défauts ( par le biais d'anti héros : Madame Bovary, Père Goriot , Meursault etc..). "Mme Bovary c'est moi"
    -Comédie Humaine de Balzac

    B) -Mouvement parnassien avec Théophile Gautier, Villiers de l'Isle Adam.
    Idéal = Art pour l'art
    Recherche de la beauté uniquement.
    -Lumières avec Voltaire et Rousseau
    Idéal= révolutionner les idées de leur époques et critiquer le fanatisme religieux etc..
    -Classicisme avec Fontaine, Corneille
    Idéal = respecter les règles tout en arrivant au beau
  • Bonsoir tout le monde. Je trouve vos propos tous très intéressants et une preuve que vous avez apprécié comme moi de passer cette épreuve (même si elle était..mmm...peu facile?^^). Est ce que quelqu'un peut me donner son avis sur ce que j'ai fait ( c'est résumé),ça serait vraiment gentil et permettrait de voir mes erreurs.

    Pb: Qu'est ce que l'œuvre idéale selon le propos de Faubert?

    I/ L'idéal en littérature
    A L'ideal stéréotypé: chez les persos avec Princesse de Cleves-Nemours, canon de beauté classique "Il parut alors une beauté...", héroïsme MAIS persos qui paraissent trop lisses, sans matière: au XX, Princesse consideree comme stupide
    B L'ideal des écrivains, propre à chacun: Del Dongo pour Stendhal car courageux, pour Flaubert ideal doit tout contenir = défaut + qualité, donc ideal s'apparente à ce qu'est l Homme ( un mélange de bon et de mauvais: "Mme Bovary, c'es moi"). Permet l'identification puisque le lecteur est un homme+ citation de Sartre "je suis un Homme fait de..."

    II/ Que raconter et comment: la question du tout
    A Paradoxe littéraire: a priori, dans une œuvre, besoin de sélectionner des infos ( sélection pointée du doigt par Jacques le fataliste et son maître) car pas possible de tout faire rentrer ( théâtre: regles, roman: repousse le lecteur, poésie: forme comme le sonnet) MAIS selon Flaubert, écriture sans contraintes: auteur "idéal" doit pouvoir TOUT raconter en une seule intrigue qui renvoie à plusieurs. Œuvre= univers infini, sphère, monde exploré qui ss entend des mondes parallèles (ex: les fausses confidences " qu'il le lui dise ou non, l'affaire est assurée". Il y a une part d'implicite, comme dans L'education sentimentale: dans un passage où Frederic et Rosanette sont à la campagne,Frederic semble heureux, mais on se rend compte que tout n'est qu'illusion et Rosanette est érotisée).
    B Un tout différent pour chacun
    1) le tout est un symbole de la masse d'infos, c'est cette masse qui a une signification, ce tout ( ex avec monologue de Lucky)
    2) quand on vieillit, on se rend compte que la vie est pleine de souvenirs, il n'y a que cela qui restent sans qu'on sache pourquoi ( "vieillir ce n'est rien d'autre que de se souvenir du passé" Zweig) ( ex avec Pagnol et Cohen, qui ne racontent que des brides de souvenir)
    3) le tout est propre à chacun, dont la vision du monde est différente. Œuvre= un tout de l'auteur, œuvre humaine. Permet vraie communication entre auteur-lecteur-œuvre
    C) Comment raconter: le tout= intrigue+ style qui est chere à Flaubert ( "le style est tt, ce que l'on dit n'est rien", système du Gueuloir). Il s'agit de tout dire en un mot ("le poème est le nom trouvé") et la poésie s'y prête ( poésie= créer MAIS "le vers est le retour à la ligne") par sa forme courte (ex: les regrets) et emploie de figure de style dont la principale est la répétition ( rime, structure, rythme...ex avec répétition de Rome chez Du Bellay)

    III/ La création d'une œuvre passe par l'amour et l'échange
    A La notion d'amour
    1) le thème de la maternite ds la citation: l'œuvre est un bébé. Dieu crée l'homme à son image, donc l'homme doit créer l'œuvre littéraire à son image= œuvre imparfaite (notion vue ds le I/) +notion de Dieu par Werber dans Les Fourmis
    2) amour fait penser à la cristallisation amoureuse de Stendhal= embellir les choses ( ex: avec le romantisme et le lyrisme). MAIS créer un roman= porter un regard global sur le monde ss forcement l'accepter tel quel ( littérature engagée + citation de Vian " L'Indochine est loin, ca permet de moins bien entendre les cris qu'on y pousse") mais être capable d'en parler= une œuvre permet de se libérer? Aimer le quotidien avec Ponge
    3) amour= plaisir ( "l'amour est un bonheur qui tremble" Char) donc créer= aimer= se faire plaisir donc éloge du travail de l'écrivain. Créer une œuvre permet d'apprendre à mieux se connaître ( Beylisme), elle construit l'auteur, va plus loin que le schéma auteur-œuvre-lecteur mais plutôt schéma du propos de Flaubert avec interaction. Littérature importante pour la construction du lecteur ( citation de Renard et Malraux) et pousse a la reflexion MAIS Vercors" la littérature sert à tout, à condition d'en sortir"

    j'ai jeté mon brouillon de conclusion - -


    Merci d'avance et viva la littérature! ( Bon même si " la littérature sert à tout à condition d'en sortir", je préfère Renard à Vercors: " chaque livre laisse une graine qui germe". D'ailleurs quelqu'un a t-il lu Bartelby de Melville? C'est géant! Evidemment, je ne peux plus m'arrêter et je vais tenter de réduire ma main à un simple morceau de chair inerte...raaa. Mais si qq aime parler de littérature...^^)

    Jeanne
  • Bonjour à tous,
    tout d'abord merci aux personnes qui ont un peu répondu à nos inquiétudes et nos questions sur nos différentes problématiques :)

    Ensuite j'aimerais savoir si quelqu'un a des informations précises sur quand les résultats seront rendus publiques.
    J'avais cru comprendre que seuls les trois primés étaient prévenus à l'avance, les autres le savais le jour de la remise des prix, à d'autres endroits (comme dans le sujet de l'année dernière) il paraîtrait que tout le monde recevrais une lettre, et dans mon lycée personne n'est au courant… Savez-vous ce qu'il en est réellement ?

    Merci d'avance :)
  • Les lauréats de prix devraient être informés dans les prochains jour.
    Ils serait inintéressant qu'ils (elles) se fassent connaître et partagent leurs réflexions sur le sujet (si toutefois ils/elles sont sur le forum).

    Toutes mes félicitations aux lauréates de cette année (et au lauréat, fier représentant de la gent masculine, qui se fait trop rare dans les domaines littéraires, male power! :lol: ).
    Pour moi: rien :( (certes prévisible, tant le niveau du concours est élevé, mais la décéption est bien là) ni en version latine, ni en composition française.

    J'ai toutefois été un peu choqué par cet article http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/concours-general-une-valorisation-determinante-pour-un-jeune-6198/, dans lequel le proviseur du LI de St. Germain-en -Laye reconnait clairement l'existence d'une préparation parallèle au cursus scolaire classique au sein des "grands" lycées parisiens, dans le but de préparer au concours. C'est désolant...
  • Perdican a écrit:
    Les lauréats de prix devraient être informés dans les prochains jour.
    Ils serait inintéressant qu'ils (elles) se fassent connaître et partagent leurs réflexions sur le sujet (si toutefois ils/elles sont sur le forum).

    Toutes mes félicitations aux lauréates de cette année (et au lauréat, fier représentant de la gent masculine, qui se fait trop rare dans les domaines littéraires, male power! :lol: ).
    Pour moi: rien :( (certes prévisible, tant le niveau du concours est élevé, mais la décéption est bien là) ni en version latine, ni en composition française.

    J'ai toutefois été un peu choqué par cet article http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/concours-general-une-valorisation-determinante-pour-un-jeune-6198/, dans lequel le proviseur du LI de St. Germain-en -Laye reconnait clairement l'existence d'une préparation parallèle au cursus scolaire classique au sein des "grands" lycées parisiens, dans le but de préparer au concours. C'est désolant...

    N'ayant malgré tout pas passé le concours général de français, je viens quand même faire cette petite remarque.
    En quoi il est "désolant" de vouloir se préparer pour le concours général ? Je pense que tu as mal compris cet article (qui n'est pas choquant selon moi) : il s'agit seulement de préparer les élèves à un concours en leur donnant par exemple des devoirs plus approfondis ou plus poussés. Il ne faut pas imaginer qu'ils [au sein des "grands" lycées parisiens] prennent des élèves dans une salle pour les faire bûcher pendant des heures sur des devoirs très difficiles et hors de portée. La "préparation parallèle" dont il est question n'est en fait rien du tout, l'effort pour se préparer vient souvent de l'élève.
    Après, c'est vrai que le niveau est élevé, et que les prix sont souvent raflés par ces établissements qui rassemblent un grand nombre d'élèves de très bon niveau.
  • Pixsid, vu que tu sembles bien informé, pourrais-tu nous en dire un peu plus ? Parce que ce que tu dis ne correspond pas tout à fait à ce qu'explique l'article ... ? ( ou le minimise grandement , du moins )
  • Pixsid a écrit:
    Perdican a écrit:
    Les lauréats de prix devraient être informés dans les prochains jour.
    Ils serait inintéressant qu'ils (elles) se fassent connaître et partagent leurs réflexions sur le sujet (si toutefois ils/elles sont sur le forum).

    Toutes mes félicitations aux lauréates de cette année (et au lauréat, fier représentant de la gent masculine, qui se fait trop rare dans les domaines littéraires, male power! :lol: ).
    Pour moi: rien :( (certes prévisible, tant le niveau du concours est élevé, mais la décéption est bien là) ni en version latine, ni en composition française.

    J'ai toutefois été un peu choqué par cet article http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/concours-general-une-valorisation-determinante-pour-un-jeune-6198/, dans lequel le proviseur du LI de St. Germain-en -Laye reconnait clairement l'existence d'une préparation parallèle au cursus scolaire classique au sein des "grands" lycées parisiens, dans le but de préparer au concours. C'est désolant...

    N'ayant malgré tout pas passé le concours général de français, je viens quand même faire cette petite remarque.
    En quoi il est "désolant" de vouloir se préparer pour le concours général ? Je pense que tu as mal compris cet article (qui n'est pas choquant selon moi) : il s'agit seulement de préparer les élèves à un concours en leur donnant par exemple des devoirs plus approfondis ou plus poussés. Il ne faut pas imaginer qu'ils [au sein des "grands" lycées parisiens] prennent des élèves dans une salle pour les faire bûcher pendant des heures sur des devoirs très difficiles et hors de portée. La "préparation parallèle" dont il est question n'est en fait rien du tout, l'effort pour se préparer vient souvent de l'élève.
    Après, c'est vrai que le niveau est élevé, et que les prix sont souvent raflés par ces établissements qui rassemblent un grand nombre d'élèves de très bon niveau.

    Bien sur, l'effort vient bien souvent de l'élève lui-même, et heureusement, c'est là, je pense l'aspect le plus noble du concours général, une saine émulation des meilleurs éléments de notre nation, et c'est pourquoi je n'ai aucun regret à y avoir pris part. Les sujets sont d'une difficulté hors-norme (au sens premier du terme), pour distinguer les meilleurs, et c'est pourquoi le préparer est une évidence, et ce n'est absolument pas cela que je décrie (Va-t-on reprocher à un élève de préparer son bac (ou tout autre concours ou examen)?).
    Ce que je trouve navrant, c'est la volonté de certains lycées de fausser la compétition, et d'organiser une véritable préparation parallèle avec des enseignants au fait des exigences des épreuves allant consacrer leur temps libre à s'efforcer de parfaire les qualités, déjà immenses, de leurs meilleurs élèves. Ce qui donne légitimement lieu à une double indignation.
    Tout d'abord parce que ces heures de "coaching" pour des premiers de classe pourraient être accordées à supporter des élèves dont le niveau n'atteint pas celui des candidats (qui peuvent, après tout, se débrouiller comme des grands), même dans un grand lycée. C'est tout de même en débit de bon-sens, et à l'encontre de tout principe de notre système éducatif, que certains enseignants travaillent à creuser l'écart dans leurs classes (avis personnel, ne tapez pas ;) )! "Mais ces élèves en demandent d'avantage! Pourquoi ne pas leur accorder des cours en plus: ils aiment apprendre, donnons-leurs des cours à leur niveau!" me direz-vous, mais dans les lycées concernés, cherchez dans une classe des élèves "moyens" (tout est relatif...) désireux de progresser, même au moyen de cours supplémentaires, et vous verrez les mains se lever.
    Indignation double, disais-je, car il s'agit d'un concours (ou alors je ne sais pas lire :D ), or, toute compétition est ici faussée. Comment des élèves de province, dont les professeurs (bien qu'agrégés, doctorants et tutti quanti) ignorant jusqu'au déroulement, voire même l'existence des épreuves (qu'ils découvrent au hasard), peuvent-ils être préparés de la sorte? Tout ce que ma professeure a pu faire a été de me donner des coordonnées d'ouvrages, et même de m'en prêter de sa collection personnelle (je l'en remercie d'ailleurs, ils 'ont été d'une grande utilité :P ); non pas que les professeurs de province (ou de lycées "ordinaires", après tout, le Parc et Fermat sont bien en province) manquent de bonne volonté pour supporter leurs meilleurs élèves, mais leurs préoccupations sont ailleurs que dans le polissage d'une élite déjà existante, et leurs finalités, toutes autres que celle de leurs collègues: là où les uns veulent faire accéder un petit nombre aux plus grands honneurs, les autres souhaitent voir leurs élèves obtenir la moyenne aux épreuves du bac.
    Je m'indigne donc contre cette pratique de distiller des conseils précis en privé, dans le but de faire succéder une (extrème) minorité (8% des élèves au maximum par lycée), qui, outre le fait d'être complètement déconnectée de toute réalité, escamote toute compétition de bon aloi. Il n'est pas désolant de préparer le concours général, bien au contraire, il est tout à fait normal de le préparer, mais bien que certains lycées visent à renverser le sort de leur côté en proposant un soutien aux meilleurs, pratique dont le principe même me révolte.

    Bravo néanmoins aux lauréats, qui ont su atteindre un niveau exceptionnel, quelle que soit la manière dont ils se sont préparés, leurs exploits demeurent indéniables, il faut quand même faire preuve de fair play et le reconnaître.
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