Grammaire française Participe passé

Bonjour,
Je désire savoir si quelqu'un connaît l'origine de cette tournure et s'il peut me la commenter (il s'agit d'un titre de chapitre) : "Qu'il ne faut juger de notre heur qu'après la mort", Chapitre XIX, Livre 1, Les Essais, Montaigne
Je vous remercie d'avance. Je suis perdu.

Réponses

  • Jadis, l'heur avait le sens de chance heureuse ou malheureuse (bonheur, malheur); en d'autres termes, il ne faut juger de notre vie qu'après celle-ci.
  • Ce n'est pas le sens qui me pose problème mais bien la construction de la phrase: est-ce une subordonnée? Dans ce cas où est la principale? est-elle sous-entendue? Est-ce une tournure issue du latin ou de l'AF?

    Merci de votre sollicitude.
  • Dans la langue classique « que» correspond à l'adverbe interrogatif pourquoi : Que ne me disiez vous que vous m'aimiez.
  • Merci beaucoup Anne345.
    Que ne l'ai-je su avant !
  • JehanJehan Modérateur
    Sauf qu'ici, dans le titre, il ne s'agit pas d'une pourquoi interrogatif (pas d'inversion du sujet) mais d'une complétive avec principale elliptique, sous-entendue :

    (Ce chapitre nous dit ) qu'il ne faut juger de notre heur qu'après la mort.

    Et "il ne faut" est un présent de l'indicatif, un présent de vérité générale.
    La vérité générale dont il va être question dans le chapitre.
  • "Qu'il ne faut juger de notre heur qu'après la mort" = Pourquoi il ne faut ...

    Pourquoi faudrait-il inverser le sujet ?
  • JehanJehan Modérateur
    Au temps pour moi...

    Mais il faut dire que dans l'usage actuel, ce que à sens de "pourquoi" est le plus souvent suivi d'un sujet inversé : voir votre exemple et celui de Free.
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