Quelles sont les deux conceptions du rôle du poète qui s'opposent dans les textes du corpus ?

Bonjour à tous, je suis en première S et j'ai une question de corpus sur ce texte [Desnos, Le bonbon] ainsi que sur J'entends, j'entends d'Aragon, Contre d'Henri Michaux et Passage d'un poète d'Alain Bosquet.
La question est : Quelles sont les deux conceptions du rôle du poète qui s'opposent dans les textes du corpus?

Mon problème est que je ne comprends pas du tout la signification du poème de Desnos.

Le voici:
Je je suis suis le le roi roi
des montagnes
j’ai de de beaux bobos beaux beaux yeux yeux
il fait une chaleur chaleur

j’ai nez
j’ai doigt doigt doigt doigt à à
chaque main main

j’ai dent dent dent dent dent dent dent
dent dent dent dent dent dent dent
dent dent dent dent dent dent dent
dent dent dent dent dent dent dent
dent dent dent dent
Tu tu me me fais fais souffrir
mais peu m’importe m’importe
la la porte porte


Plus précisément, c'est les vers 1-2, 4 et les 3 derniers que je ne comprends pas.
Je ne vois pas non plus quel lien ce texte a avec la question.

Pourriez vous m'aider s'il vous plaît?

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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    C'est une pochade.
    Desnos s'inscrit dans une tradition poétique du jeu, de la gratuité... Probablement à l'opposé de l'engagement qui est l'autre pôle du corpus.
  • Qu'est-ce que c'est une pochade s'il te plaît? J'ai cherché sur Wikipédia mais je n'ai pas trouvé.
  • webmestrewebmestre Administrateur
    Bonsoir Firestorm,
    Regarde dans ce dictionnaire pour pochade : http://www.cnrtl.fr/definition/academie9/pochade
  • JehanJehan Modérateur
    Et à titre d'exemple, voici une autre pochade célèbre :
    Le Hareng saur, de Charles Cros.

    Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
    Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
    Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.


    Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
    Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
    Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.


    Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
    Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
    Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.


    Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
    Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
    Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.


    Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
    L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
    Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.


    Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
    Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
    Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.


    J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
    Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
    Et amuser les enfants - petits, petits, petits
    .
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