Choisir entre prépa et fac de philo

Je suis actuellement en Terminale Littéraire et j'ai un assez bon niveau, et mes premières notes en philosophies sont de bon augure pour la suite. J'envisageais de me tourner vers des études de psychologie, puis de philosophie, mais je n'ai pas d'idées concrètes de métiers . En sachant que je ne fais pas de latin ni de grec, est-il possible de se lancer en prépa littéraire ? Si oui, est-ce vraiment un avantage pour des concours tel que celui de l'ENS, ou n'est-il pas plus confortable d'entrer dans une fac de philosophie ?
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Réponses

  • Bien sûr pour la prépa même sans latin ni grec. Si tu n'as pas d'idée concrète, que tu hésites sur la matière, et que tu as un bon niveau global, ça me paraît le choix le plus judicieux. Et le but essentiel de la prépa est justement de préparer l'ENS, ou dans tous les cas d'obtenir un bon niveau global pour d'autres concours sinon.
  • Bonjour à tous! :)
    Je suis actuellement en terminale S, et je compte poursuivre des études de philosophie.
    Mon choix s'était porté sur la faculté de philosophie, cependant on m'a conseillé d'aller en prépa B/L pour la culture générale et la rigueur que je pourrai y acquérir. :|
    Pensant à l'agrégation, je comptais aller à la fac mais ne pas m'en contenter: étant terrorisé par la perspective des élèves de prépa et de l'ENS qui prennent toutes les places aux concours, je comptais me forcer à faire un certains nombre d'exercices, de lectures et de travail personnel par mois (y compris à compter des grandes vacances), incluant d'autres matières pour renforcer ma culture générale et ma capacité générale à assimiler, en rajoutant une inscription au CNED s'il le faut vraiment. Je n'aurais pas de souci à m'imposer ce rythme, la philosophie me passionnant plus que tout (ceci étant couplé au fait que j'adore apprendre et que je ne compte pas les heures); de cette manière je pensais pouvoir égaler les élèves rigoureux et méthodiques de la prépa; ne comptant pas y aller car l'environnement ne me plait pas et la pression étant néfaste à ma capacité de travail.
    Cependant, sans vraiment connaître mes projets on m'a plutôt conseillé la prépa B/L en me disant que j'aurais une culture plus large, une rigueur plus marquée, et que je serais même meilleur en philo que les élèves de fac (avec également des meilleurs professeurs).
    Au vu de mon dossier et des matières que la prépa à laquelle je pense regarde, je suis sûr d'être pris (ou presque :D )
    Ma question est donc: avec un investissement suffisant, durable et stable, la fac de philo (dans laquelle je serais probablement beaucoup plus épanoui) me permettra-t-elle d'avoir ma place aux concours, ou la prépa est-elle absolument une nécessité pour ne serait-ce qu'espérer les passer parce qu'indubitablement meilleure sur tous les points?
    Merci beaucoup par avance et bonne vie à tous :)
  • Salut,


    Pour te répondre un peu vite:

    - les profs ne sont pas meilleurs ou moins bons à la fac qu'en prépa. Ils font cours différemment et il y a des enseignants plus ou moins bons dans les deux cursus.

    - il n'est pas dit qu'on sorte de la prépa meilleur en philo que des élèves de l'université. Plus préparé aux exercices académiques de la dissertation (et de l'explication de texte si on choisit l'option philo... mais je ne sais pas s'il y en a en B/L), c'est certain.

    - d'un point de vue strictement stratégique, la prépa me semble le meilleur choix. Quitte à travailler sous la pression (ce que tu feras pendant tes années de préparation au CAPES / Agreg), autant faire l'effort (qui est important, c'est sûr) de bien engranger la méthode/l'habitude des épreuves et une culture générale qui sont importants pour tous les concours. Sachant que l'agrégation de philo est particulièrement ardue et que bien des normaliens (donc des gens censés être académiquement très bons) s'y cassent les dents.

    - après, si tu es assez sûr de toi et que tu penses pouvoir travailler sérieusement et rigoureusement en amont pour les concours, que tu appréhendes la prépa (tout le monde appréhende la prépa, je crois), je pense que tu peux te faire confiance. Tu peux aussi, comme cela est souvent conseillé, t'inscrire en prépa en te disant que c'est un essai et en rejoignant finalement l'université si cela ne te convient pas, et en général sans perdre de semestre.
  • Merci beaucoup pour cette réponse rapide! :D
    Le dilemme réside dans le fait que la prépa est souvent vendue comme le choix sage, et la fac le choix facile, mais je compte récupérer des cours de fac (entre autres) d'histoire (déjà possible), de socio et d'enseignements variés de sciences humaines pour avoir de la culture générale, quitte à faire une licence philo-socio ou regroupant plus de matières (ce que j'estime moins intéressant et sage) en sachant que je suis sûr de tenir le rythme car je suis on ne peut plus motivé et déterminé à ne pas "profiter" de ma vie d'étudiant aux 20 petites heures de cours par semaine: je considère la fac comme un moyen d'avoir de vastes connaissances en philo, tout en ayant la possibilité de me focaliser à côté sur les exercices académiques (possibilité dans la fac de rendre des exercices à certains profs vu le petit nombre d'élèves) et la culture générale, sans avoir de travail à faire en éco ou maths par exemple, qui rend la tâche de se focaliser sur ce qui est essentiel pour les concours plus ardue.
    Bien entendu je ne méprise en aucun cas la prépa (ni la fac d'ailleurs), mais je pense sincèrement en être capable (au niveau de l'investissement). Il s'agit maintenant de s'assurer que mon choix est réaliste et/ou sage... Tout avis sur ma situation me sera toujours d'une grande aide :) Merci encore mattlev pour ta réponse rapide :)
  • Ce fil semble avoir disparu pendant 24h, c'est très étrange.


    Tu me sembles fort motivé(e), c'est l'important; j'ai l'impression que tu as fait ton choix. Je ne suis pas le mieux placé pour te dire si c'est un bon choix, mais je pense qu'il n'y a pas de raison. Au travail maintenant ! (Enfin, passe ton bac d'abord).
  • Je suis d'accord avec Mattlev, et je comprends ton point de vue et tes envies Scipio. Le souci, c'est que ce qui compte vraiment n'est pas de faire des exercices en plus, et de suivre des cours en plus ; certes, tu auras plus de culture générale ; mais ce qui est vraiment nécessaire, c'est d'être corrigé, et si possible par des professeurs exigeants, dans une optique de concours. Et de faire des devoirs en temps limité, mais long : j'ai parlé avec plusieurs élèves de fac de philo (à Lyon, je ne sais pas où tu comptes aller) et ils avaient encore, au niveau L2, des exercices de 2h ou 3h, sur des sujets très précis, qui s'apparentaient plus au contrôle de connaissance. Ce qui n'est absolument pas l'angle des exercices de CAPES ou d'agreg, en 6h ou 7h, sur des sujets extrêmement larges... En HK (dans une prépa parisienne moyenne) j'avais dès décembre des devoirs de 5h en philo et dès la khâgne des devoirs de 6h. Il y a en plus l'avantage, en faisant une prépa, de se confronter à la préparation d'un concours (et c'est très précieux pour la suite).

    Bref, je pense qu'avec un projet comme le tien, qui est tout à fait louable, il est dommage de ne pas tenter la prépa (tu peux partir à tout moment, et rejoindre la fac sans perdre de temps). Etant donné tes projets, je te conseillerais plutôt une prépa A/L, tu auras plus d'heures de philo, et plus de temps pour travailler cette matière si elle te plait. En B/L, l'accent est quand même mis sur les maths et les sciences éco...
  • Il y a en plus l'avantage, en faisant une prépa, de se confronter à la préparation d'un concours (et c'est très précieux pour la suite).
    Oui, et de plus, dans une discipline comme la philosophie où les postes ne sont pas si nombreux que dans d'autres disciplines, ce qui rend peut-être le concours encore plus difficile, cet aspect n'est pas négligeable.
  • Tout à fait Laoshi. Pour ce qui est de l'agrégation, celle de philo n'est pas vraiment plus difficile que celle d'histoire, c'est à peu près le même taux de réussite (un peu moins de postes mais un peu moins de candidats aussi). La vraie différence tient au CAPES : le CAPES de philo n'a qu'une quarantaine de places de plus qu'à l'agrégation... En Histoire, c'est environ 600 places de plus ! Ce qui est logique, étant donné que les cours de philo sont beaucoup moins nombreux dans le secondaire que ceux d'histoire. Mais du coup, la "roue de secours" que peut constituer le CAPES pour les candidats qui échouent à l'agrégation n'existe pas vraiment pour la philo...
  • Bonsoir à tous! :)
    Je tiens sincèrement à tous vous remercier pour ces messages complets et détaillés et votre compréhension, ça fait chaud au cœur :)
    En effet ce topic a été déplacé je ne sais pourquoi...je suis nouveau dans le forum alors je ne vais pas chercher à comprendre :D
    Pour vous répondre aussi bien que vous l'avez fait pour moi, la perspective d'avoir des maths et de l'éco (même si j'adore les maths) ne me paraît pas vraiment...Utile? A part peut-être pour la rigueur des raisonnements, mais avec la filière S je pense avoir assez d'expérience dans ce domaine (mais je peux bien évidemment me tromper)
    Au sujet de la prépa A/L je suis d'accord que le volume horaire est beaucoup plus intéressant, le seul problème est que je n'ai pas fait de dissertation en première...Si la prépa à laquelle je pense (Faidherbe à Lille) regarde mes résultats de français de bac je serai pris normalement (j'ai eu 19 à l'écrit et 20 à l'oral),mais si je suis incapable de suivre le rythme... :/ Même si je maîtrise le commentaire, j'imagine que la dissertation est l'exercice principal de la prépa et même si j'imagine bien me taper des piteuses (ou en tout cas des notes bien inférieures à celles du lycée), je préfererais ne pas avoir de 0 xD
    J'espère avoir bientôt l'occasion d'en discuter avec mon professeur de philosophie plus longuement (c'est lui qui m'a proposé de faire B/L) mais je prends vraiment tous vos conseils en considération :)
    Edit: J'avais oublié de le dire, mais je comptais aller à Lille, la licence de philo étant réputée bonne, et je dois faire une journée d'immersion en février
  • Sur la dissertation, ne t'inquiète pas, j'étais dans le même cas que toi en arrivant en prépa : je n'avais fait que des commentaires en 1ère. C'était le cas de pas mal d'autres personnes. Le prof de lettres sait bien que la méthode n'est pas acquise en début d'hypokhâgne, et la reprend à la base ! Ce n'est pas la même chose de faire une bonne dissert' de philo, d'histoire ou de lettres ; mais il est à mon avis essentiel d'essayer de comprendre et de pratiquer un peu les deux autres pour faire une bonne dissert' de philo, même si tu es moins bon. Ne t'inquiète pas, tu n'auras pas de zéro :) !


    Bon courage pour la suite, et c'est effectivement une bonne idée de faire une journée d'immersion :)
  • Il faut également prendre en compte que, si la prépa ne te correspond pas, ne te plaît pas, ne te permet pas de t'épanouir, etc, tu peux toujours la quitter au cours des premières semaines voire des premiers mois, pour aller à l'université. L'inverse n'est pas possible (ou du moins, tu peux postuler au bout de ta première année de fac pour une prépa, mais tu perds nécessairement cette première année). J'aurais donc tendance à te dire de postuler à cette prépa, de voir ce que tu en penses et de prendre ta décision ensuite.

    D'autant plus, comme cela a été dit, en philosophie. Cette discipline est extrêmement bouchée. La prépa, comme son nom l'indique, prépare aux exercices de l'ENS et de l'agrégation, qui sont à peu de choses identiques, ce qui me semble précieux. Evidemment, aller en fac de philosophie ne voudrait pas pour autant dire que ton succès serait impossible, mais ça me semble plus risqué.
  • Merci à tous encore une fois :)
    Sohanelle, peux-tu me parler de ton expérience en prépa A/L? Le rythme, le mental, les cours... Avais-tu du temps pour toi? Et le plus important, qu'est-ce que la prépa t'a apporté? :) Je compte par ailleurs prendre spé philo (si je vais en prépa A/L) la deuxième année, était-ce ton cas? :)
    Merci beaucoup Artz, je commence à considérer l'option prépa, qui me paraît en effet être probablement l'option la plus sage...
    J'ai une question un peu stupide mais: pensez vous qu'il est utile de postuler pour des prépas huppées comme Henri IV ou Louis Le Grand au vu du taux d'insertion phénoménal à l'ENS (+40% pour H4 et 20% pour LLG)? Tout d'abord parce que je ne connais pas du tout les moyennes minimales pour rentrer là-bas, et ensuite parce que l'ambiance a l'air beaucoup plus compétitive (ce qui ne me plaît pas du tout). Et puis soyons honnête, je ne sais pas si je serais pris même si je le voulais, j'ai environ 17 de moyenne générale mais dans un lycée d'une ville moyenne moins, ce qui, j'imagine, ne vaut pas grand chose...
    Je suis embêtant, mais par ailleurs pensez vous que la prépa est stimulante pour découvrir son plein potentiel? En effet j'ai une moyenne correcte/bonne moyenne mais je suis loin de travailler assidûment ou de bûcher comme un fou pour les contrôles...Je fais le minimum (exos, travail à faire mais pas d'annales, de sujets de type bac etc...mon travail personnel est quasi nul) et j'écoute en cours, mais j'aimerais savoir ce que j'ai dans le ventre, et j'ai peur que la prépa me fasse plus paniquer qu'autre chose...
    Merci à tous :)
  • J'ai une question un peu stupide mais: pensez vous qu'il est utile de postuler pour des prépas huppées comme Henri IV ou Louis Le Grand au vu du taux d'insertion phénoménal à l'ENS (+40% pour H4 et 20% pour LLG)?

    Ca n'est pas stupide. Quant à utile, cela dépend quelle est ton ambition et quel est ton caractère. Personnellement, c'est-à-dire à partir de ce que je suis, j'aurais tendance à dire que oui, c'est utile. Parce que l'ENS est un concours très difficile psychologiquement et savoir qu'on est dans le lieu le plus à même de le réussir, ça rassure.
    Tout d'abord parce que je ne connais pas du tout les moyennes minimales pour rentrer là-bas, et ensuite parce que l'ambiance a l'air beaucoup plus compétitive (ce qui ne me plaît pas du tout). Et puis soyons honnête, je ne sais pas si je serais pris même si je le voulais, j'ai environ 17 de moyenne générale mais dans un lycée d'une ville moyenne moins, ce qui, j'imagine, ne vaut pas grand chose...
    17 de moyenne, pas grand chose ? Je sais que ça fait peur, la prépa parisienne, mais tu as tout à fait les moyennes qu'il faut pour pouvoir postuler. Ensuite, oui, il y a beaucoup de très bons dossiers comme le tien, donc il n'est pas sûr qu'il sera choisi. Mais il est sûr qu'il pourrait l'être.
    En effet j'ai une moyenne correcte/bonne moyenne mais je suis loin de travailler assidûment ou de bûcher comme un fou pour les contrôles...Je fais le minimum (exos, travail à faire mais pas d'annales, de sujets de type bac etc...mon travail personnel est quasi nul) et j'écoute en cours, mais j'aimerais savoir ce que j'ai dans le ventre, et j'ai peur que la prépa me fasse plus paniquer qu'autre chose...

    Personnellement, j'ai voulu aller en prépa pour pouvoir me mesurer. Voir jusqu'où je pouvais aller, voir à quel point me mettre en difficulté pourrait me faire avancer. D'un côté, la prépa permet évidemment cela, puisqu'elle amène à se dépasser et à donner tant et plus. D'un autre côté, tu as sans doute plus dans le ventre que des dissertations et des commentaires. La prépa n'est pas le tout d'une vie. Mais passons sur ces questions, qui sont sans doute personnelles et difficilement généralisables.

    Ne te dévalorise pas. Tu es un excellent lycéen, tu peux avoir confiance en tes capacités. La prépa et les études de philosophie sont dures, mais tu verras au fur et à mesure ces difficultés. A court terme, tu as ta place que ça soit en classe préparatoire ou à l'université. :)
  • Scipio, j'ai fait une année d'option philo en khâgne. Nous avions deux textes, les Académiques de Cicéron et une partie de De la recherche de la vérité de Malebranche. L'exercice à l'écrit comme à l'oral est une explication de texte; selon le programme je suppose que c'est plus ou moins intéressant, mais nous avions deux textes assez "originaux" (pas les plus connus ni étudiés) et j'ai beaucoup aimé mon année de ce point de vue.

    Quant à intégrer une prépa cotée, les prépas "moyennes" intègrent aussi, bien que ce soit dans des proportions moindres. Je pense, à tout hasard, à la prépa du lycée Joffre de Montpellier (non, je ne fais pas de pub).

    Pour le rythme de la khâgne (c'est bien plus tranquille en hypokhâgne), c'est beaucoup de travail (si tu veux réussir et que tu n'es pas un génie -ce qui arrive mais est quand même rare-, une moyenne de 10-12 heures de travail quotidien en semaine me semble nécessaire, surtout pour Ulm. C'était mon cas, mais je ne travaillais que peu le w.e.); après, de la pression, ça dépend des gens. Je me souviens avoir très bien vécu les six premiers mois de l'année, et avoir pas mal flanché après les écrits. Je connais des gens pour qui ça n'a pas été comme cela: chacun son vécu !

    Les cours sont exigeants et vraiment bien pour la grande majorité. Pour répondre à ta dernière question, je pense vraiment que la prépa te permettra de te confronter à toi même; comme dit Artz, dans les limites de que peuvent supposer et proposer les exercices académiques de la traduction, de l'explication et de la dissertation -limites que tu sentiras sans doute lors de l'agrégation, mais cela est une autre histoire.
  • Merci encore, c'est vraiment génial de voir des réponses si fournies et qui apportent tant de conseils :)
    Merci Artz pour tous tes conseils, puis-je te demander comment tu as vécu ces années? :) Et est-ce que les prépas regardent les relevés de bac blan? Si c'est le cas ça m'arrangerait, ayant eu 18.3 au premier bac blanc cela augmenterait mes chances xD
    Merci également à toi Mattlev pour ces conseils, et pour ces indications. Puis-je te demander où étais-tu en prépa (Prépa moyenne, prestigieuse...) et pourquoi la khâgne est plus ardue que l'hypokhâgne? Merci par ailleurs pour les indications sur l'option philo, qu'as-tu fait après ta prépa?
    Je sais que je pose beaucoup de questions, et je m'en excuse :)
    Selon vous, la prépa B/L est-elle intéressante pour la philo? (le concours de l'ENS étant différent que pour la prépa A/L)
  • Si tu as eu ces notes au bac blanc, plus dur que le bac (et dont les notes seront sans doute reportées sur ton bulletin) ne t'en fais pas, tu devrais être pris(e) dans la prépa que tu veux. J'étais au lycée Joffre de Montpellier, en option philo/histoire... Et j'ai fait tout à fait autre chose ensuite, je suis entré à l'ENS de Lyon en espagnol, où je finis mon cursus.

    Regarde s'il y a une option philo en B/L. Sinon, si finalement tu veux faire tes études dans une ENS, il faut que tu sois vraiment excellent en maths pour avoir une chance en B/L.
  • Tu es rentré à l'ENS? Félicitations! Comment as-tu vécu le concours d'entrée et surtout comment as-tu réussi à l'avoir? :) (j'espère ne pas être trop indiscret)
  • Les notes de bac blanc sont regardées comme les autres notes.

    Ca a été une expérience exaltante, enthousiasmante, formatrice, épuisante et éprouvante. Quelque chose entre "C'est là ce que nous avons eu de meilleur !" et "blood, toil, tears and sweat". Je n'ai aucun regret vis-à-vis de cette période qui a mis en place mes fondations intellectuelles, mais ça n'est pas tendre et je ne suis pas sans critique vis-à-vis de ce système. :)
  • Artz, merci pour ta réponse :)
    C'est ce qui est tentant avec la prépa, tous ceux qui y sont passé semblent décrire les deux années comme terribles mais enrichissantes...Presque épanouissantes (ce qui est surprenant au premier abord je dois l'avouer xD)

    Je m'excuse de cette nouvelle réponse, mais je tenais à poser une nouvelle question (décidément...)
    Je dois admettre hésiter maintenant entre prépa B/L et licence non plus de philo mais licence humanités; c'est une licence avec un volume horaire plus élevé (26h) qu'une licence monodisciplinaire, et dans laquelle les deux premières années comprennent de l'histoire, des lettres modernes, des lettres classiques, des sciences du langage, de l'art, de la philosophie, une langue vivante. La troisième année constitue une année où les étudiants se spécialisent dans un domaine (histoire,philo ou lettres) pour lequel ils auront beaucoup plus d'heures tout en gardant à côté une UE de chaque autre domaine (histoire et lettres dans mon cas).
    J'aimerais connaître l'avis de certains sur cette licence, qu'ils en aient entendu parler ou non :)
    Je me dis que c'est un bon compromis entre la prépa et la fac: la pression officielle en moins, mais l'exigence avec (la licence semble demander un gros rythme travail et est plutôt sélective d'après les résultats de fin de L1) et surtout la culture générale solide qu'elle donne. Je me dis que ça me forcera plus à travailler que la licence de philo (20h par semaine) mais que je pourrai approfondir ce domaine par moi-même (sans difficulté puisque j'adore lire de la philo et même faire des dissertations/commentaires) sans avoir à travailler pour un concours où toutes les matières sont au programme. Par ailleurs, je compte bien travailler régulièrement et sans baisse de régime puisque je ne me permettrai pas de ne pas obtenir ma licence avec mention très bien. Ceci me semble être un choix raisonnable puisqu'un master en particulier dans la fac m'intéresse beaucoup et donc que par exemple l'ENS ne me tente pas plus que ça (je reconnais bien sûr la qualité indiscutable de l'enseignement et l’exigence du concours que je ne réussirais sans doute pas) et que la vie en prépa (internat etc) ne me tente pas énormément...
    Pensez-vous qu'un travail assidu, régulier et sérieux dans cette licence me fournira un bon niveau, en sachant que j'irai voir les profs de philo pour faire corriger mon travail personnel dans cette matière (ou que je demanderai à mon professeur actuel de philosophie s'il le faut)? :)
    Merci d'avance :)
  • Très honnêtement, je peine à comprendre tes raisons. Par exemple, dire que l'ENS ne t'intéresse pas, je ne vois pas sur quoi ça se fonde (puisque les normaliens sont tenus d'aller suivre leur master ailleurs qu'à l'ENS ou dans un master cohabilité).

    Mais oui, évidemment que si tu travailles beaucoup, à la fac comme ailleurs, tu as tes chances.
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