Hugo, Ruy Blas, acte I, scène 1

Bonnjour, mes oraux de français approchent et j'ai décidé de faire des fiches mais au moment de préparer le plan de la scène 1 de l'acte 1 de Ruy Blas, j'ai bloqué au deuxième axe ( je n'en ai que 2 à faire ); voici le premier : I Une scène d'exposition
1) La présentation du lieu et du temps
2) La présentation de l'action
3) La présentation des personnages.
Pourriez vous m'aider à faire le second ( pas le commentaire mais juste l'axe avec sous-parties)?
Merci d'avance.
PS : voici le texte:


Scène première – Don Salluste De Bazan, Gudiel ; par instants Ruy Blas.

DON SALLUSTE.
Ruy Blas, fermez la porte, – ouvrez cette fenêtre.
Ruy Blas obéit, puis, sur un signe de don Salluste,
il sort par la porte du fond. Don Salluste va à la fenêtre.
Ils dorment encor tous ici, – le jour va naître.
Il se tourne brusquement vers Gudiel.
Ah ! C'est un coup de foudre ! ... – oui, mon règne est passé,
Gudiel ! – renvoyé, disgracié, chassé ! –
Ah ! Tout perdre en un jour ! – l'aventure est secrète
Encor, n'en parle pas. – oui, pour une amourette,
– Chose, à mon âge, sotte et folle, j'en convien ! –
Avec une suivante, une fille de rien !
Séduite, beau malheur ! Parce que la donzelle
10 - Est à la reine, et vient de Neubourg avec elle,
Que cette créature a pleuré contre moi,
Et traîné son enfant dans les chambres du roi ;
Ordre de l'épouser. Je refuse. On m'exile.
On m'exile ! Et vingt ans d'un labeur difficile,
Vingt ans d'ambition, de travaux nuit et jour ;
Le président haï des alcades de cour,
Dont nul ne prononçait le nom sans épouvante ;
Le chef de la maison de Bazan, qui s'en vante ;
Mon crédit, mon pouvoir ; tout ce que je rêvais,
20 - Tout ce que je faisais et tout ce que j'avais,
Charge, emplois, honneurs, tout en un instant s'écroule
Au milieu des éclats de rire de la foule !
Gudiel.
Nul ne le sait encor, monseigneur.
Don Salluste.
Mais demain !
Demain, on le saura ! – nous serons en chemin.
Je ne veux pas tomber, non, je veux disparaître !
Il déboutonne violemment son pourpoint.
– Tu m'agrafes toujours comme on agrafe un prêtre,
Tu serres mon pourpoint, et j'étouffe, mon cher ! –
Il s'assied.
Oh ! Mais je vais construire, et sans en avoir l'air,
Une sape profonde, obscure et souterraine !
30 – Chassé ! –
Il se lève.
Gudiel.
D'où vient le coup, monseigneur ?
Don Salluste.
De la reine.
Oh ! Je me vengerai, Gudiel ! Tu m'entends.
Toi dont je suis l'élève, et qui depuis vingt ans
M'as aidé, m'as servi dans les choses passées,
Tu sais bien jusqu'où vont dans l'ombre mes pensées,
Comme un bon architecte, au coup d'oeil exercé,
Connaît la profondeur du puits qu'il a creusé.
Je pars. Je vais aller à Finlas, en Castille,
Dans mes états, – et là, songer ! – pour une fille !
– Toi, règle le départ, car nous sommes pressés.
40 -Moi, je vais dire un mot au drôle que tu sais.
À tout hasard. Peut-il me servir ? Je l'ignore.
Ici jusqu'à ce soir je suis le maître encore.
Je me vengerai, va ! Comment ? Je ne sais pas ;
Mais je veux que ce soit effrayant ! – de ce pas
Va faire nos apprêts, et hâte-toi. – silence !
Tu pars avec moi. Va.
Gudiel salue et sort. – don Salluste appelant.
– Ruy Blas !
Ruy Blas, se présentant à la porte du fond.
Votre excellence ?
Don Salluste.
Comme je ne dois plus coucher dans le palais,
Il faut laisser les clefs et clore les volets.
Ruy Blas, s'inclinant.
Monseigneur, il suffit.
Don Salluste.
Écoutez, je vous prie.
50 - La reine va passer, là, dans la galerie,
En allant de la messe à sa chambre d'honneur,
Dans deux heures. Ruy Blas, soyez là.
Ruy Blas.
Monseigneur,
J'y serai.
Don Salluste, à la fenêtre.
Voyez-vous cet homme dans la place
Qui montre aux gens de garde un papier, et qui passe ?
Faites-lui, sans parler, signe qu'il peut monter.
Par l'escalier étroit.
Ruy Blas obéit. Don Salluste continue
en lui montrant la petite porte à droite.
– avant de nous quitter,
Dans cette chambre où sont les hommes de police,
Voyez donc si les trois alguazils de service
Sont éveillés.
Ruy Blas. Il va à la porte, l'entr'ouvre et revient.
Seigneur, ils dorment.
Don Salluste.
Parlez bas.
60 - J'aurai besoin de vous, ne vous éloignez pas.
Faites le guet afin que les fâcheux nous laissent.

Entre don César De Bazan. Chapeau défoncé. Grande cape déguenillée
qui ne laisse voir de sa toilette que des bas mal tirés et des souliers crevés.
Épée de spadassin.
Au moment où il entre, lui et Ruy Blas se regardent
et font en même temps, chacun de son côté, un geste de surprise.

Don Salluste, les observant, à part.
Ils se sont regardés ! Est-ce qu'ils se connaissent ?
Ruy Blas sort.
«1

Réponses

  • L'écriture hugolienne et la façon dont il casse l'alexandrin (comparer avec les tirades du théâtre classique)
  • Cela serait l'axe mais auriez vous l'amabilité de développer 3 sous parties et si possible de me donner les caractéristiques de l'écriture hugolienne?
    Merci
  • Attends, c'est ton taf, pas le mien
  • Oui je suis bien d'accord mais je n'ai pas compris votre première explication pour le deuxième axe ...
    Merci
  • Que n'as-tu pas compris dans cette phrase
    L'écriture hugolienne et la façon dont il casse l'alexandrin (comparer avec les tirades du théâtre classique)
    Elle me paraît pourtant claire :lol:
  • Je ne pense pas pouvoir développer tout un axe là dessus mais tant pis , il m'est venu une autre idée et je voudrais votre avis dessus : I L'initiation de l'intrigue
    1)L'importance du double dialogue
    2)Un passé glorieux, un présent déchu, un futur à double facette
    3)Rapports entre Don Salluste et Ruy Blas

    Merci de me dire ce que vous en pensez :)
  • Il faut pourtant faire l'étude stylistique dans un commentaire de texte, tu peux pas la zapper !
  • D'accord mais je peux l'introduire dans : "L'importance du double dialogue"?
  • L'analyse stylistique mérite plus qu'un simple paragraphe
  • bonjour j'étudie Ruy Blas de Victor Hugo seulement la scène I acte 1 et je dois composer un commentaire des vers 4 à 29. et je bloque totalement sur la problématique pourriez vous m'aider. en attendant une prompte réponse de votre part je vous prie d'accepter mes sincères salutations. voici le texte:

    Scène première – Don Salluste De Bazan, Gudiel ; par instants Ruy Blas.
    DON SALLUSTE.
    Ruy Blas, fermez la porte, – ouvrez cette fenêtre.
    Ruy Blas obéit, puis, sur un signe de don Salluste,
    il sort par la porte du fond. Don Salluste va à la fenêtre.
    Ils dorment encor tous ici, – le jour va naître.
    Il se tourne brusquement vers Gudiel.
    Ah ! C'est un coup de foudre ! ... – oui, mon règne est passé,
    Gudiel ! – renvoyé, disgracié, chassé ! –
    Ah ! Tout perdre en un jour ! – l'aventure est secrète
    Encor, n'en parle pas. – oui, pour une amourette,
    – Chose, à mon âge, sotte et folle, j'en convien ! –
    Avec une suivante, une fille de rien !
    Séduite, beau malheur ! Parce que la donzelle
    10 - Est à la reine, et vient de Neubourg avec elle,
    Que cette créature a pleuré contre moi,
    Et traîné son enfant dans les chambres du roi ;
    Ordre de l'épouser. Je refuse. On m'exile.
    On m'exile ! Et vingt ans d'un labeur difficile,
    Vingt ans d'ambition, de travaux nuit et jour ;
    Le président haï des alcades de cour,
    Dont nul ne prononçait le nom sans épouvante ;
    Le chef de la maison de Bazan, qui s'en vante ;
    Mon crédit, mon pouvoir ; tout ce que je rêvais,
    20 - Tout ce que je faisais et tout ce que j'avais,
    Charge, emplois, honneurs, tout en un instant s'écroule
    Au milieu des éclats de rire de la foule !
    Gudiel.
    Nul ne le sait encor, monseigneur.
    Don Salluste.
    Mais demain !
    Demain, on le saura ! – nous serons en chemin.
    Je ne veux pas tomber, non, je veux disparaître !
    Il déboutonne violemment son pourpoint.
    :)
  • Il faut axer ton commentaire sur le fait que c'est la scène d'exposition
  • oui en premier j'ai mis En quoi cette scène est une scène d'exposition. Mais pour le deuxième axe je bloque je ne c'est pas se que je pourrais expliquer. merci pour votre réponse si rapide...
  • Cherche un peu plus, car pour l'instant tu restes Hors charte (relis les Règles du forum)
  • bonjour je suis en 1ère STG et j'aurais besoin d'un petit coup de main. je dois composer un commentaire a partir de ce texte:

    DON SALLUSTE Ruy Blas, fermez la porte ; ouvrez cette fenêtre.
    Ruy Blas obéit, puis, sur un signe de don Salluste, il sort par la porte du fond. Don Salluste va à la fenêtre.
    Ils dorment encor tous ici, le jour va naître.
    Il se tourne brusquement vers Gudiel. Ah ! C'est un coup de foudre ! ... Oui, mon règne est passé,
    Gudiel ! Renvoyé, disgracié, chassé !
    Ah ! Tout perdre en un jour ! L'aventure est secrète
    Encor, n'en parle pas. Oui, pour une amourette,
    Chose, à mon âge, sotte et folle, j'en convien !
    Avec une suivante, une fille de rien !
    Séduite, beau malheur ! Parce que la donzelle
    Est à la reine, et vient de Neubourg avec elle,
    Que cette créature a pleuré contre moi,
    Et traîné son enfant dans les chambres du roi ;
    Ordre de l'épouser. Je refuse. On m'exile.
    On m'exile ! Et vingt ans d'un labeur difficile,
    Vingt ans d'ambition, de travaux nuit et jour ;
    Le président haï des alcades de cour,
    Dont nul ne prononçait le nom sans épouvante ;
    Le chef de la maison de Bazan, qui s'en vante ;
    Mon crédit, mon pouvoir ; tout ce que je rêvais,
    Tout ce que je faisais et tout ce que j'avais,
    Charge, emplois, honneurs, tout en un instant s'écroule
    Au milieu des éclats de rire de la foule !
    GUDIEL Nul ne le sait encor, monseigneur.
    DON SALLUSTE Mais demain !
    Demain, on le saura ! Nous serons en chemin.
    Je ne veux pas tomber, non, je veux disparaître !
    dans ma première partie je voulais démontrer en quoi cette scène est une scène d'exposition puis je voulais montrer les différents aspect de l'écriture de Victor Hugo. mais il m'est difficile de trouver 3 sous partie pour chaque axes pourriez vous m'aider s'il vous plaît.


    en attendant une prompte réponse de votre part, je vous prie d'accepter mes sincère salutations
  • Bonjour, Je suis en Première ST2S. Et on me demande de faire la lecture analytique de L'Acte 1 Scène 1 de "Ruy Blas" de Victor Hugo.
    Problèmatique: Comment la scène d'exposition dévoile-t-elle le drame romantique?

    2Parties:
    => Fonction de la scène d'expositon
    => Singularité/Originalité= Drame romantique

    La première partie je l'ai entièrement rédigé, je fais appel à vous pour la seconde car j'ai beau cherché partout je ne trouve pas une étude stylistique de cette scène.

    Qu'est qui montre dans cette scène que c'est un drame romantique?
    Quelles parties dois-je faire?

    Je ne vous demande pas de faire mon travail mais de m'aider à trouver les différentes parties et ce qu'il faut que je relève dans cette scène qui me montre que c'est un drame romantique.
    Merci par avance.
    Elodie.

    Acte 1_Scène1.: Don Salluste

    Don Salluste.

    Ruy Blas, fermez la porte, – ouvrez cette fenêtre.
    Ruy Blas obéit, puis, sur un signe de don Salluste,
    il sort par la porte du fond. Don Salluste va à la fenêtre.
    Ils dorment encor tous ici, – le jour va naître.
    Il se tourne brusquement vers Gudiel.
    Ah ! C'est un coup de foudre ! ... – oui, mon règne est passé,
    Gudiel ! – renvoyé, disgracié, chassé ! –
    Ah ! Tout perdre en un jour ! – l'aventure est secrète
    Encor, n'en parle pas. – oui, pour une amourette,
    – Chose, à mon âge, sotte et folle, j'en convien ! –
    Avec une suivante, une fille de rien !
    Séduite, beau malheur ! Parce que la donzelle
    Est à la reine, et vient de Neubourg avec elle,
    Que cette créature a pleuré contre moi,
    Et traîné son enfant dans les chambres du roi ;
    Ordre de l'épouser. Je refuse. On m'exile.
    On m'exile ! Et vingt ans d'un labeur difficile,
    Vingt ans d'ambition, de travaux nuit et jour ;
    Le président haï des alcades de cour,
    Dont nul ne prononçait le nom sans épouvante ;
    Le chef de la maison de Bazan, qui s'en vante ;
    Mon crédit, mon pouvoir ; tout ce que je rêvais,
    Tout ce que je faisais et tout ce que j'avais,
    Charge, emplois, honneurs, tout en un instant s'écroule
    Au milieu des éclats de rire de la foule !

    Gudiel.
    Nul ne le sait encor, monseigneur.

    Don Salluste.
    Mais demain !
    Demain, on le saura ! – nous serons en chemin.
    Je ne veux pas tomber, non, je veux disparaître !
    Il déboutonne violemment son pourpoint.
    – Tu m'agrafes toujours comme on agrafe un prêtre,
    Tu serres mon pourpoint, et j'étouffe, mon cher ! –
    Il s'assied.
    Oh ! Mais je vais construire, et sans en avoir l'air,
    Une sape profonde, obscure et souterraine !
    Chassé ! –
    Il se lève.

    Gudiel.
    D'où vient le coup, monseigneur ?

    Don Salluste.
    De la reine.
    Oh ! Je me vengerai, Gudiel ! Tu m'entends.
    Toi dont je suis l'élève, et qui depuis vingt ans
    M'as aidé, m'as servi dans les choses passées,
    Tu sais bien jusqu'où vont dans l'ombre mes pensées,
    Comme un bon architecte, au coup d'oeil exercé,
    Connaît la profondeur du puits qu'il a creusé.
    Je pars. Je vais aller à Finlas, en Castille,
    Dans mes états, – et là, songer ! – pour une fille !
    – Toi, règle le départ, car nous sommes pressés.
    Moi, je vais dire un mot au drôle que tu sais.
    À tout hasard. Peut-il me servir ? Je l'ignore.
    Ici jusqu'à ce soir je suis le maître encore.
    Je me vengerai, va ! Comment ? Je ne sais pas ;
    Mais je veux que ce soit effrayant ! – de ce pas
    Va faire nos apprêts, et hâte-toi. – silence !
    Tu pars avec moi. Va.
    Gudiel salue et sort. – don Salluste appelant.
    – Ruy Blas !

    Ruy Blas, se présentant à la porte du fond.
    Votre excellence ?

    Don Salluste.
    Comme je ne dois plus coucher dans le palais,
    Il faut laisser les clefs et clore les volets.

    Ruy Blas, s'inclinant.
    Monseigneur, il suffit.

    Don Salluste.
    Écoutez, je vous prie.
    La reine va passer, là, dans la galerie,
    En allant de la messe à sa chambre d'honneur,
    Dans deux heures. Ruy Blas, soyez là.

    Ruy Blas.
    Monseigneur,
    J'y serai.

    Don Salluste, à la fenêtre.
    Voyez-vous cet homme dans la place
    Qui montre aux gens de garde un papier, et qui passe ?
    Faites-lui, sans parler, signe qu'il peut monter.
    Par l'escalier étroit.
    Ruy Blas obéit. Don Salluste continue
    en lui montrant la petite porte à droite.
    – avant de nous quitter,
    Dans cette chambre où sont les hommes de police,
    Voyez donc si les trois alguazils de service
    Sont éveillés.

    Ruy Blas. Il va à la porte, l'entr'ouvre et revient.
    Seigneur, ils dorment.

    Don Salluste.
    Parlez bas.
    J'aurai besoin de vous, ne vous éloignez pas.
    Faites le guet afin que les fâcheux nous laissent.

    Entre don César De Bazan. Chapeau défoncé. Grande cape déguenillée
    qui ne laisse voir de sa toilette que des bas mal tirés et des souliers crevés.
    Épée de spadassin.
    Au moment où il entre, lui et Ruy Blas se regardent
    et font en même temps, chacun de son côté, un geste de surprise.

    Don Salluste, les observant, à part.
    Ils se sont regardés ! Est-ce qu'ils se connaissent ?
    Ruy Blas sort.
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