Comment écrivez-vous votre mémoire de master ?

Je me demandais quelle était votre fréquence et votre manière d'écrire votre mémoire?

Moi je "bouine" dessus (c'est à dire que je tourne autour sans trop avancer ou en avançant comme une limace. Pourtant mon sujet me passionne réellement).

Je n'ai pas de retard, je suis à peine en début de M2 et j'ai déjà écrit 43 pages (selon les règles de présentation officielle du mémoire de master) mais je suis dessus depuis le mois de Mars voire même depuis avant.

Est-ce que cela vous semble excessif? Pourtant je réfléchis quasi constamment à son avancée, c'est ça qui me fait peur d'ailleurs : j'ai peur de trop lambiner proportionnellement au temps qu'il me reste et je crains de ne pas être capable d'une accélération fulgurante, j'ai pris l'habitude de le faire mûrir tout le temps et à chaque instant.

J'éspère que les cours + préparation du CAPES et tout et tout me donneront de l'inspiration et me feront écrire 6 pages d'un coup comme c'est parfois le cas de Roquentin dans La Nausée. Moi je suis plutôt du genre 10/15 lignes par jour...
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Réponses

  • Je pense qu'il est trop tôt pour écrire ton mémoire : tu as des mois de lecture, d'échanges et de réflexion... Je suis étonné du fait que tu sembles considérer toutes les étapes préparatoires comme achevées. Après, entendons-nous bien, c'est un mémoire donc un travail personnel où chacun trouve son rythme... mais enfin, je suis surpris.
  • C'est un mémoire à faire en deux ans, Artz.
    Mais comme je te l'ai déjà dit, Spartacus, je pense qu'il n'y a vraiment aucune raison de stresser. Même quand on fait un mémoire en un an, la rédaction ne commence qu'au deuxième semestre, en principe... Et une fois qu'on tient le bon bout et qu'on a une échéance, on avance :)
  • Je ne comprend pas le sens de tes remarques Artz, qu'est-ce que tu entend par "travail préparatoire" et "échange" ? Parce qu'on ne va pas interroger les gens dans la rue ou même à la fac sur ce qu'ils pensent de ce qu'on compte faire...honnêtement je ne sais pas où tu veux en venir.
    Réflexion et lecture ok, mais tu sais, comme je l'ai précisé, ça fait un bon moment que je suis dessus. :)

    A la limite, à la fin de l'année quand on passe devant le jury, les profs peuvent dire ce qu'ils en pensent et échanger, et encore : il faut que le sujet leur plaise pour cela.
  • Comme le dit Artz, tu as encore du temps devant toi !
    Chacun a sa méthode (ou même une méthode tenant plutôt d'un certain manque de véritable méthode, comme moi...). Le plus important, c'est d'avancer ou de se sentir avancer d'une manière ou d'une autre (sans oublier qu'il y a souvent des périodes creuses plus ou moins longues) et de considérer l'agenda avec son directeur ou sa directrice.
    Pour la rédaction, le mieux c'est de se connaître et de faire en conséquence. Il me semble important de ne pas considérer la réflexion comme achevée trop tôt (une rédaction "au propre" précoce peut poser problème de ce côté-là). Les séminaires, les cours, les lectures (il est utile de parcourir quelques mémoires et thèses pour voir comment les autres s'y sont pris), aident forcément.
    Pour ma part, je n'ai pas fait de rédaction générale au propre avant le mois d'avril de mon M2 (mais c'était un mémoire en un an) et j'ai envoyé une première partie à ma directrice en mai. J'ai ensuite rédigé très rapidement mes deux autres parties (total d'environ 200 pages). Mais bon, je savais que j'en serais capable (si l'on n'a jamais eu d'étincelle pour des travaux rédigés au dernier moment, ne pas prendre de risques !) et c'était le résultat de ruminations de plusieurs mois et de prises de notes, bien entendu.
    Pas de problème à mon avis si l'on se sent tourner en rond/pas très vite ou faire l'escargot : ça vient progressivement.
  • Mes problèmes d'avancées viendraient donc d'un manque de clarification du plan au début...vu la hauteur de la tâche, c'est possible.

    Mais 43 pages...j'en suis déjà au tiers environ.
  • Si c'est un travail en deux ans le fait d'être en train de rédiger me semble normal
    En revanche par expérience j'ai eu intérêt à rédiger une certaine quantité de texte (entre 3 et 7 pages d'un coup) pour ne pas perdre la continuité du mémoire. Ne faire que 10-15 lignes à chaque fois m'obligeait à revoir sans cesse la logique de mon mémoire et ça m'avait été fortement déconseillé par mon professeur. Ceci dit si c'est une stratégie personnelle qui fait ses preuves...:)
  • Toujours remettre en question ce qu'on fait de toute façon!
    Pour moi c'est la base.
    Il faut relire tous les jours.
  • Spartacus a écrit:
    Mes problèmes d'avancées viendraient donc d'un manque de clarification du plan au début...

    C'est vrai qu'il est important de savoir "où l'on pas" et "comment on y va", donc d'avoir un plan relativement détaillé. Mais d'après mon expérience, le travail de rédaction peut aussi réorienter en partie le plan qu'on avait imaginé au départ. On se rend compte que ce qu'on est en train de développer nous emmène autre part que la destination attendue. C'est très inconfortable, mais c'est aussi signe qu'on fait réellement de la recherche : si le résultat était connu d'avance, il serait inutile de chercher. :)

    Rassure-toi, pour te donner une idée, il m'est arrivé pendant mes années de thèse d'écrire 10 lignes en une semaine, de rester bloquée 1 mois sur une transition... je crois que les trèèès grands jours, je rédigeais au maximum deux pages ; mais dans ce cas, le lendemain, impossible de retrouver ce même rythme de folie ! :p

    Désolée de ne pas pouvoir répondre plus en détail ce soir mais je repasserai à l'occasion.
    Bon courage ! :)
  • Mais moi j'avance toujours lentement en fait, du coup ça donne un côté un peu artificiel au truc :/

    Ceci dit, j'ai toujours fait ça, pour tous mes travaux universitaires (petit bout par petit bout, brindille par brindille). La méthode ne me satisfait pas mais je n'arrive pas à faire autrement. Je suis en train de me demander si c'est pas à cause d'une forme de flemme/manque de probité.
  • Mais qu'en pense ton directeur/directrice de recherche, J ?
  • Spartacus, il faut considérer le résultat, aussi : pour tes autres travaux, cela a-t-il fonctionné (notes, avis des professeurs) ?
  • iule a écrit:
    Spartacus, il faut considérer le résultat, aussi : pour tes autres travaux, cela a-t-il fonctionné (notes, avis des professeurs) ?

    Très variable.

    Polo, rien, on a jamais vraiment parlé. Il a dit que mon sujet tenait la route, c'est tout.
  • Spartacus a écrit:
    Mais moi j'avance toujours lentement en fait

    Idem pour moi ! Cela ne semble pas être le cas de Titania, qui donne un conseil que j'ai souvent entendu mais n'ai jamais été capable d'appliquer malgré mes tentatives...
    Finalement, est-ce bien grave ? Chacun a sa façon de travailler, il faut simplement réussir à ne pas tomber dans un extrême ou dans l'autre.
    Mais quel rapport avec la "probité" ?
  • Bah des fois je me creuse la tête, j'écris 15 lignes de mon mémoire et puis je fuis...(faire autre chose par exemple). Du coup j'ai l'impression de toujours tourner autour et ne jamais rentrer dedans.
  • Spartacus a écrit:
    Bah des fois je me creuse la tête, j'écris 15 lignes de mon mémoire et puis je fuis...(faire autre chose par exemple). Du coup j'ai l'impression de toujours tourner autour et ne jamais rentrer dedans.

    Oh, on dirait moi ! :D
    Mais même quand tu "fuis", ça n'empêche pas ton cerveau de continuer à travailler. Ce n'est pas forcément devant son bureau qu'on trouve les meilleures idées. Mes problèmes de transitions qui bloquaient, d'analyses de certains textes, d'organisation du plan, etc., je les ai souvent résolus en me baladant / au supermarché / sous la douche... Quant à mon sujet de thèse qui mûrissait depuis un certain temps mais sans contours précis, je l'ai tout simplement trouvé... en dormant.
    Ce n'est pas toujours facile à vivre, mais ça finit aussi par fonctionner. :) (et moi aussi, je me trouvais lâche et paresseuse dès que je "fuyais"...)
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