Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour à tous, je dois faire une dissertation sur la question suivante : Pensez-vous comme Du Bellay, que le poète qui "chante" son mal "l'enchante" ? mais je ne comprend pas ce que veut dire "chanter son mal". Merci pour vos suggestions.
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Réponses

  • Bonsoir Apathy,

    En prose on "dit" son mal ; en poésie on "chante" son mal (le langage poétique a des sonorités, des rythmes, de la musique...)

    Fais très ATTENTION à ton sujet :

    L'enchantement porte sur le poète ou sur le mal ?

    Muriel
  • Tout d'abord merci pour ta réponse Muriel et l'enchantement porte sur le mal
  • Voici le poème entier

    Vu le soin ménager dont travaillé je suis,
    Vu l'importun souci qui sans fin me tourmente,
    Et vu tant de regrets desquels je me lamente,
    Tu t'ébahis souvent comment chanter je puis.

    Je ne chante, Magny, je pleure mes ennuisa,
    Ou, pour le dire mieux, en pleurant je les chante;
    Si bien qu'en les chantant, souvent je les enchante :

    Voilà pourquoi, Magny, je chante jours et nuits.

    Ainsi chante l'ouvrier en faisant son ouvrage,
    Ainsi le laboureur faisant son labourage,
    Ainsi le pèlerin regrettant sa maison,

    Ainsi l'aventurier en songeant à sa dame,
    Ainsi le marinier en tirant à la rame,
    Ainsi le prisonnier maudissant sa prison.
  • ok je vais voir ça tout de suite, merci encore.
  • Et quelques commentaires pertinents, sur ce site même
    ici
  • fl0ryfl0ry Membre
    Bonjour, Bonjour,

    Je trouve ce forum vraiment bien fait, alors je me permets moi aussi de m'y inscrire pour donner de l'aide et en demander.

    Mon problème est simple. J'ai une dissertation à rendre Lundi sur laquelle je flanche depuis déjà deux semaine. J'ai déjà rédigé les 3/4, il n'y a qu'un axe qui me dérange.

    Voilà le sujet et le plan que j'ai adopté :

    "Pensez vous, comme Du Bellay, que la poésie consiste à "chanter" son mal pour "l'enchanter" ?

    Nous avions un corpus de textes avec : "Sonnet XII" de Du Bellay, "Le mie pigrioni" de Musset, "A la santé" d'Apollinaire et enfin "Il y a des mois que j'écoute..." d'A.Sarrazin auxquel j'ai rajouté quelques lectures ou notions personnelles.

    Bref, j'ai choisis un plan thématique :

    I - La poésie, une dimension thérapeutique.

    1) L'écriture qui soulage, la confidence
    L'écriture comme thérapie

    2) Le mal-être
    Le Spleen Baudelairien par Baudelaire et d'autres

    3)L'exaltation des sentiments du lyrisme
    - je = auteur réellement

    II - ? (Là intervient le soucis, j'avais mis "une dimension universelle" voulant parler du poète-individu, mais cela répète assez mon 3) du I...)

    III - Mais aussi une dimension esthétique

    1) Une écriture raffinée grâce aux figures de style

    2) Le rythme et les structures poétique font la musicalité

    Conclusion : rappel du plan et donc ouverture sur les types de poésies comme la poésie engagée, art poétique...

    C'est là que j'ai particulièrement besoin d'idées, je n'arrive pas à remplir ce grand II...

    Peut-être qu'en revoyant le plan je peux céder la place du grand II au III et mettre la conclusion en synthèse, mais qu'en pensez vous ?

    Merci d'avance aux gens qui me répondront.
  • Bonjour, j'ai exactement le même sujet ( et oui nos professeurs sont de plus en plus originaux!)

    Je me perds un peu dans ce sujet, on peut y voir à la fois deux sens pour chanter ( le musical, et celui de "faire la louange de")

    Et pour le mot " enchanter", là je suis perdu. Doit on le prendre dans le sens magique? dans celui de l'envoutement, comme quelque chose de thérapeutique ( d'après ce que je lis au-dessus). Je ne comprends pas ce mot et il m'angoisse un peu car ma prof nous a conseillé de bien regarder la définition d'enchanter.

    Merci d'avance de répondre à cette question : Dans quel sens doit on prendre le mot enchanter dans ce sujet?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Tu as la paronomase "chanter" et "enchanter".
    Enchanter est ici à prendre dans tous les sens du Littré, surtout les sens forts d'envoûtement, de domination et comme tu l'as dit justement d'apprivoisement, de soin. Dans cette opération, il se trouve aussi que le poète enchante, ravit son lecteur... C'est la raison du succès du lyrisme élégiaque. Pense à Musset : "Les plus désespérés sont les chants les plus beaux / Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots."
    ENCHANTER [an-chan-té] v. a.
    1° Produire une opération surnaturelle sur quelqu'un ou quelque chose par des paroles magiques. Armide enchanta la forêt. Merlin enchanta le chevalier. ? Assoupis le dragon, enchante la princesse, CORN., Tois. d'or, v, 4 ? Quelque divinité ennemie avait enchanté mes yeux ; je croyais voir Ithaque, FÉN., Tél. IX.
    2° Agir sur les hommes par une action comparée à un enchantement. ? Les faux prophètes les enchantent par les promesses d'un règne imaginaire, BOSSUET, Hist. II, 7 ? Leur subtil conducteur [Cromwell], qui, en combattant, en mêlant mille personnages divers, vit qu'il avait tellement enchanté le monde qu'il était regardé de toute l'armée comme un chef envoyé de Dieu, BOSSUET, Reine d'Anglet. ? Il faut d'un peuple fier enchanter les esprits, VOLT., Fanat. II, 6 ? Jeune, sensible, ardent, tel qu'il frappa mes yeux. Quand seul il enchantait et la terre et les cieux, DUCIS, Abufar, II, 2
    Se laisser enchanter, ne pas résister à ce qui charme, captive.
    Il se dit des choses en un sens analogue. ? [Il] va de sa part enchanter ses ennuis, TRISTAN, M. de Chrispe, II, 2 ? Avant qu'elle enchantât ma vie, Devant moi l'amour s'envolait, BÉRANG., Qu'elle est jolie.
    3° Causer un très vif plaisir. Cette musique, cette pièce m'a enchanté. ? Vos paroles.... vos regards... votre action et votre ajustement ont je ne sais quel air de qualité qui enchante les gens, MOL., Critique, 3 ? Là pour nous enchanter tout est mis en usage ; Tout prend un corps, une âme, un esprit, un visage, BOILEAU, Art p. III
    4° Rendre charmant. ? Il [l'amour] enchante ces lieux par un charme invincible, VOLT., Henr. IX.
    5° S'enchanter, v. réfl. Être ravi, enchanté. Il s'enchantait de l'idée qu'il était l'idole du peuple.
    Se plaire vivement l'un à l'autre. Dès la première entrevue, ils se sont enchantés tous les deux.
  • merci pour ta réponse, je vais donc essayer de faire une synthèse de tout les sens du mot enchanter.

    Maintenant, je ne vois pas vraiment comment articuler ma réflexion, thèse/antithèse, dans la thèse je dois donc dire que lorsque le poète évoque son mal en le sublimant par la musique il l'enchante ( s'en guéri, le rend envoûtant, le sublime pour lui et son lecteur) mais dans l'antithèse qu'est ce que je dois dire?

    Que le poète souhaite parfois briser l'enchantement de la musique ( vers en prose, libre)? mais ça sa appuie le fait qu'effectivement chanter son mal l'enchante.

    Ou alors je dit que le chant sert aussi a autre chose, mais là je vois pas à quoi ! Ou que le poète qui chante son mal ne veut pas forcément l'enchanter.

    J'ai vu aussi dans certains extraits de corriger, qu'on parlait d'une ouverture sur les autres, "rendre le mal universel". Mais je vois pas bien ou situer ça !

    En fait, j'ai pas mal d'idée sur le sujet, mais je ne parvient pas a les cadré.
    Est ce que quelqu'un pourrait essayer de reformuler la problématique, pour m'aider a structurer plus facilement un plan de réponse. Par ce que je vois pas du tout comment articuler une réponse possible, hors c'est ce qui m'a été reprocher dans ma dernière dissertationpouriez vous répondre a mes question avant lundi, car je dois rendre cette dissertation mercredi

    merci d'avance à la personne charitable qui se penchera sur mes interrogations
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Regarde cette page du site pour découvrir d'autres fonctions de la poésie ici.
    Tu pourrais ainsi y trouver une antithèse.
  • j'ai lu la page, mais je ne trouve pas de quoi faire mon anti thèse, je dois être fatigué !

    a quoi pensais tu en m'envoyant ce lien? tu a trouvé quelque chose de précis dans cette page?

    car je ne vois rien en rapport avec le sujet de l'enchantement par le chant si ce n'est vers la fin de la page, mais ce serait plus en faveur, et donc pour la thèse, plutot que contre, et donc pour l'antithèse.


    Si tu avais une idée précise derrière la tête pourrais tu me l'indiquer?

    merci d'avance

    je précise que toute d'autres personnes peuvent aussi venir donner leur avis, ce serait gentil
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    La poésie ne se limite pas au lyrisme élégiaque, elle peut exprimer l'indignation ou l'enthousiasme d'un engagement, porter un regard nouveau sur la réalité, se cantonner dans le rendu d'une beauté marmoréenne...
  • ok, merci beaucoup ! je vais construire mon plan et le proposer sur cette page, peut être qu'il en aidera certains
  • Bonjour Bonjour
    pourrais tu mettre ton devoir sur le net s'il te plait je suis nul en dissertation et j'ai essayer de la faire en vain tout ce week end. ca serait super simpa.
    merci d'avance.
  • Corpus de texte : Apollinaire "A la santé", Alcools, 1913
    Du Bellay sonnet XII, Les Regrets, 1558
    Alfred Musset, "Le Mie prigioni", Poésies nouvelles, 1852
    Albertine Sarrazin, "Il y à des mois que j'écoute...", Poèmes, 1969

    Dissertation sujet :
    Pensez vous comme Du Bellay, que le poète qui "chante" le mal "l'enchante" ?

    Problématique :
    Le poème "chantant" le mal sert-il d'auto-thérapie, de relativisation pour l'écrivain ?

    I. "Chanter" le mal : un moyen de se libérer.
    A. Du Bellay (corpus)
    => Parler de sa peine à un ami (Magny dans le texte)
    B. Victor Hugo : Les contemplations
    => Faire partager ses peines au lecteur, nottament pour la mort de sa fille.
    C. Musset (corpus)
    => Relativiser sur la fin du poème, se dire que la vie en prison n'est pas si horrible en voyant de la poésie et de l'art (citation dans le poème)

    II. Se confondre en mal-être
    A. Apollinaire (corpus)
    => Desespéré du début à la fin du poème
    B. Ronsard
    => Sonnets dédié a Hélène pour pleurer sa disparition

    III. L'ambition de "chanter" le mal.
    A. Du Bellay Les Antiquités de Rome, "Que n'ay-je encor..."
    => Ecrire le mal, la disparition pour faire renaitre Rome
    B. Ronsard, "Afin qu'à tout jamais.."
    => Rendre Hélène immortelle de "siecle en siecle" et "d'age en age"
    C. Sarrazin (corpus)
    => Ecrire puis réver d'evasion hors des murs de la prison
    D. Michaux, "Pourquoi faut-il toujours que je compose ?"
    => Ecrire pour accéder au pouvoir divin, "guérir", "consoler", "planter l'arbre à pain"


    Dites moi, s'il vous plait si je n'ai pas fait de hors sujet et si mon plan vous parrait bien :)
    Merci beaucoup d'avance :)
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