Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    C'est étonnant... Tu ne t'es vraiment pas aperçue de la très grande taille de ton message ?
    Je vais essayer de commencer, je ne crois pas pouvoir corriger tout en seule fois.
  • Sincèrement Non :)
    D'ailleurs le premier message était moins détaillé que le deuxième. C'est lors de l'organisation des phrases que je me suis mise à analyser le tout...
    Merci Jehan
  • JehanJehan Modérateur
    Première petite tranche...
    1-Ils firent provision chacun d' un beau livre.
    =>ils: pronom personnel sujet de la phrase
    =>firent provision de: locution verbale constituée du verbe "faire" conjugué au passé simple et d'un groupe nominal (nom} prep)
    => chacun: pronom indéfini COD du verbe
    "Faire provision" se construisant avec un COI, il ne peut avoir de COD.
    Et c'est chacun qui fait provision...
    Plutôt une sorte d'apposition au sujet "Ils".

    => d'un beau livre: groupe prépositionnel à noyau nominal COI de la locution verbale "firent provision".

    2 - Les invités étaient tous habillés de vêtements amples.
    => Les invités: groupe nominal, sujet du verbe "être" conjugué à l'imparfait.
    => tous: adjectif pronom indéfini, sorte d'apposition au sujet "Les invités"
    => habillés: participe passé du verbe "habiller" à valeur adjectivale (attribut du sujet "Les invités")
    =>de vêtements amples: groupe prépositionnel à noyau nominal COI du verbe Plutôt complément du participe, avec une nuance circonstancielle de moyen.

    3 - Le jour de la fête arrivé, ils portèrent leurs plus beaux habits , leurs cheveux bien faits , comme des princes , se dirigèrent vers la maison du hôte .
    J'ai l'impression qu'il manque des mots dans cette phrase...
    => Le jour de la fête arrivé: proposition participiale, CC de temps du verbe "portèrent".
    * le jour: GN
    * de la fête: complément du nom
    * arrivé: participe passé à valeur adjectivale (épithète)

    => ils portèrent leurs plus beaux habits: proposition juxtaposée à celle qui la suit
    *ils: pronom personnel sujet du verbe "portèrent" conjugué au passé simple
    * leurs plus beaux habits: groupe nominal COD
    #leurs: adjectif possessif
    #plus: adverbe d'intensité
    #beaux: adjectif épithète antéposé au nom "habits"
    => leurs cheveux bien faits : On parle de "construction absolue", une sorte de participiale.
    =>comme des princes: complément circonstanciel de comparaison (incise) subordonnée de comparaison, avec ellipse du verbe.

    4- Sitôt qu 'ils se virent, ils éclatèrent de rire .
    => Sitôt qu': locution conjonctive exprimant le temps: la simultanéité/ elle introduit une subordonnée circonstancielle de temps
    =>ils: sujet
    => se: pronom réfléchi COD
    =>.... éclatèrent de rire: expression figée construite à partir du verbe "éclater" et du groupe prépositionnel "de rire" ayant la fonction d'un COI (complément de cause; métaphoriquement parlant, ils éclatèrent parce qu'ils riaient)
  • Proposition.
    2 - Les invités étaient tous habillés de vêtements amples.
    => Les invités: groupe nominal, sujet du verbe étaient habillés.
    => tous: adjectif pronom indéfini, sorte d'apposition au sujet "Les invités"
    => étaient habillés: verbe habiller à l'imparfait passif
    => de vêtements amples: Complément de manière ou de moyen du verbe habiller.
  • JehanJehan Modérateur
    Je ne sais pas si l'on peut parler ici de verbe au passif.
    Il y a plutôt ici un résultat qu'une action, et "habillés" indique donc plutôt un état, que l'on décrit.
    Il y aurait véritablement action si la phrase était l'équivalent au passif de "On les habillait de vêtements amples" à la voix active. Ce qui ne semble pas le cas.
  • effectivement la phrase "3 " est lourde; je devais dire:

    "Le jour de la fête arrivé, ils portèrent leurs plus beaux habits. leurs cheveux étaient bien faits, leurs visages étaient rayonnants et comme des princes, ils se dirigèrent vers la maison du hôte."
  • JehanJehan Modérateur
    Plutôt ... vers la maison de l'hôte. ;)

    ils portaient leurs plus beaux habits ou ils revêtirent...

    leurs cheveux étaient bien coiffés

    C'est toi qui as rédigé toi-même ces phrases ?
  • ouii promis :) c'est pour cela qu'elles sont bourrées d'erreurs, je m’évertue à chercher des problèmes :lol:
  • JehanJehan Modérateur
    Deuxième petite tranche...
    5 - Elle leur annonce : "Je vous aime!"
    => leur: pronom personnel COI du verbe
    => "elle leur annonce": proposition incise Non, proposition indépendante.
    =>"Je vous aime!": phrase au discours direct

    6 - "Monsieur, dit le jeune homme, votre femme vous attend."
    => Monsieur: interpellatif mis en apposition ayant la fonction de COD du verbe "dit" Les mots en apostrophe (interpellatif, vocatif) n'ont pas de fonction par rapport au reste de la phrase.
    =>"dit le jeune homme ": proposition incise
    * le jeune homme: sujet placé après le verbe parce qu'il s'agit d'une incise

    7 - Je vous aime comme ma sœur.
    => vous: pronom personnel COD du verbe "aime"
    => comme ma sœur: CC de comparaison, subordonnée conjonctive de comparaison, avec ellipse du verbe ( = comme j'aime ma sœur).
    * comme: adverbe conjonction.

    8 - La jeune fille, feignant de perdre la raison , crie à voix haute : "Je ne vous pardonnerai jamais!"
    => la jeune fille: groupe nominal sujet du verbe "crie"
    =>feignant de perdre la raison : complément circonstanciel de manière
    épithète détachée du GN "la jeune fille".
    * feignant: participe présent ayant une valeur circonstancielle
    * perdre: un infinitif (j'ignore sa fonction) COI du participe présent "feignant".
    * la raison: groupe nominal COD de l’infinitif
    => crie à voix haute : proposition incise Non : "La jeune fille (....) crie à voix haute" est une indépendante.
    * à voix haute : CC de manière du verbe "crie".
    * ne...jamais: locution adverbiale de négation
  • je n'ai pas bien saisi cette analyse:
    feignant de perdre la raison : épithète détachée du GN "la jeune fille".
    Est ce qu'on considère toute la construction comme épithète ou bien seulement le participe présent?

    Puis je voudrais bien savoir ce qui distingue le complément circonstanciel de comparaison de la subordonnée de comparaison.
  • JehanJehan Modérateur
    "feignant de perdre la raison" est une épithète détachée dont le noyau est le participe présent "feignant".

    "CC de comparaison" est une fonction.

    La plupart du temps, c'est une proposition subordonnée qui a cette fonction.
    Son verbe est fréquemment sous-entendu.
    Il chante comme un rossignol (chante).

    Mais on peut trouver aussi des groupes nominaux introduits par certaines locutions prépositives.
    Ce sont aussi des CC de comparaison.
    Par rapport au Soleil, la Terre est minuscule.
  • "feignant de perdre la raison" pourquoi ne pas la considérer comme une incidente?
  • Parce que ce n'est pas une proposition.
  • JehanJehan Modérateur
    Troisième tranche :
    9- Je ne veux point qu’on me plaise, je veux qu’on m’instruise.
    => ne...point: adverbe de négation corrélatif Locution adverbiale de négation.
    => qu': béquille du subjonctif On parle de béquille du subjonctif dans les indépendantes (exemple : "Qu'il entre !"). Ici, c'est une conjonction de subordination introduisant une complétive.
    =>me: pronom personnel COI
    # meme analyse pour la deuxième proposition
    Mais contrairement à me, le m' n'est pas un COI, c'est un COD.

    10-Elle fit semblant de ne rien sentir, si bien qu'on crut qu'elle était inconsciente
    => fit semblant: locution verbale
    => de ne rien sentir: groupe prépositionnel COI
    => si bien qu': locution conjonctive introduisant une subordonnée consécutive
    => que: locution conjonctive Un mot tout seul ne peut pas être une locution... Et il n'y a pas de "que" dans ta phrase. Si tu parles du second " qu' ", c'est une conjonction.
    =>qu'elle était inconsciente: subordonnée complétive COD du verbe "crut"

    comme elle, qui préférait mourir plutôt que de céder à la tentation, ne lui donna aucune chance , ni n’en accepta les avances; ce dont il fut fort étonné, il quitta les lieux promptement.
    Cette phrase est trop longue et vraiment trop mal construite.
    Mieux aurait valu faire deux phrases. Ainsi, ç'aurait été un tout petit peu moins lourd...
    Elle préférait mourir, plutôt que céder à la tentation. Comme elle ne lui donna aucune chance, ni n'accepta ses avances - ce dont il fut fort étonné - il quitta les lieux promptement.


    Je reviendrai plus tard sur la fin de ton analyse.
  • Oui c'est vrai, je m'en rends compte maintenant. Mais j'ai rédigé ces phrases dans un état de somnambulisme (presque)....
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