Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    J'ai peur d'avoir dit des bêtises, je serais reconnaissante si vous me montriez mes erreurs.
    La table de bois dont je vous ai parlé est cassée.
    => Ici on a une subordonnée relative explicativedéterminative introduite par le pronom relatif "dont" qui a la fonction d'un COD. COI de "ai parlé". Toute la relative joue le rôle d'un adjectif épithète du GN "la table"
    La relative est déterminative, elle permet d'identifier la table de bois parmi d'autres : c'est celle-là et pas une autre. Pas de virgule avant.
    Le dont est COI : dont je vous ai parlé = je vous ai parlé de la table.


    Il était dans la salle où tout le monde se rassemble.
    => le est un pronom relatif ayant la fonction d'un CCL (du verbe "se rassemble" / ou de toute la phrase?) introduisant une subordonnée relative explicative déterminative (nuance de lieu )
    CCL de "se rassemble" : tout le monde se rassemble = tout le monde se rassemble dans la salle
    La relative, non précédée d'une virgule, est déterminative. Elle permet d'identifier cette salle parmi d'autres. Sa fonction : complément de l'antécédent "salle".

    La table, sur laquelle il y a plusieurs livres, est dégoûtante.
    => sur laquelle : groupe prépositionnel (prép. + pronom relatif) ayant la fonction d'un CCL du présentatif "il y a".
    sur laquelle il y a plusieurs livres = il y a plusieurs livres sur la table
    Quant à "sur laquelle il y a plusieurs livres", c'est une relative explicative qui complète l'antécédent "la table". Elle se contente de décrire la table, qui est déjà identifiée.
  • Bonsoir
    je voudrai bien savoir si mon analyse est logique:

    2- Hier, c'était dimanche, ma famille était venue me voir. (c'est clair que "hier" est un complément circonstanciel de temps/ mais "c’était dimanche" je pense qu'on va l'analyser de la manière suivante:
    * c’était: présentatif (ce: pronom démonstratif ayant la fonction de sujet du verbe "était")
    * dimanche: le vrai sujet de la phrase
    => "c’était dimanche" nous donne une indication sur le temps, mais ce n'est pas un complément circonstanciel de temps

    3- Le soleil de trois heures était agréable.
    * le soleil: GN sujet du verbe "était"
    * "de trois heures": est ce qu'on va le considérer comme un complément circonstanciel de temps vu qu'il nous donne une indication exacte sur le temps , ou un complément du nom?

    4- au bout de quelques heures, la mère avait commencé à paniquer.
    * "au bout de quelques heures": GN ayant la fonction d'un complément circonstanciel de temps marquant la durée du procès

    5- nous nous sommes regardés pendant un moment.
    * "pendant un moment": complément circonstanciel de temps marquant la durée, il est introduit par l'adverbe "pendant"

    6- À partir de ce moment, je n'avais plus de sentiments pour lui.
    * "à partir de ce moment": GN introduit par la préposition "à" ayant la fonction d'un complément circonstanciel de temps

    7- c'était bon d’apprécier la nuit d'été qui nous enveloppait.
    * "la nuit d'été": complément d'objet direct du verbe "apprécier"
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir
    Hier, c'était dimanche, ma famille était venue me voir.
    Deux verbes conjugués, donc deux propositions.
    "c'était dimanche" est ce qu'on appelle une proposition incidente, un simple commentaire accessoire.
    On aurait pu également l'écrire entre tirets ou entre parenthèses. Elle n'a aucune fonction grammaticale par rapport au reste de la phrase.
    Le soleil de trois heures était agréable.
    Il s'agit d'un simple complément de nom.
    Au bout de quelques heures, la mère avait commencé à paniquer.
    Ce CC de temps n'indique pas la durée du procès : elle n'a pas paniqué pendant quelques heures...
    Il indique simplement quand a commencé le procès.
    Nous nous sommes regardés pendant un moment.
    C'est bien un CC de temps exprimant la durée.
    Mais pendant n'est pas un adverbe, c'est bien sûr une préposition.
    À partir de ce moment, je n'avais plus de sentiments pour lui.
    C'est bien un CC de temps, composé de la locution prépositive "à partir de" et d'un GN.
    C'était bon d’apprécier la nuit d'été qui nous enveloppait.
    Il s'agit bien d'un COD du verbe "apprécier", verbe à l'infinitif.
  • Merci Jehan.
    pour cette subordonnée circonstancielle: "quand nous nous sommes regardés, il était déjà parti"
    le procès de la subordonnée a eu lieu postérieurement par rapport à la principale, non?
  • JehanJehan Modérateur
    Oui...
  • Bonjour, j'ai quelques doutes concernant la fonction de ces syntagmes soulignés, pourriez-vous éclairer ma lanterne. Merci infiniment pour vos futures réponses.

    1. Il ne sert à rien de courir : COI ou sujet réel.

    2. Il a peint sa maison en rouge. CC de manière ou Attribut de l'objet.

    3. Je n'ai qu'une crainte : qu'il s'en aille. (complément du nom de "crainte" ?)

    En vous remerciant une nouvelle fois. :D
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    1. Il ne sert à rien de courir : COI ou sujet réel.

    Le sujet réel est "de courir", puisque Courir ne sert à rien.
    Et "à rien" est un COI.


    2. Il a peint sa maison en rouge. CC de manière ou Attribut de l'objet.

    Complément de manière, introduit par la préposition "en".

    3. Je n'ai qu'une crainte : qu'il s'en aille. (complément du nom de "crainte" ?)

    Cette complétive est une apposition au nom "crainte".
  • Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure. Puis il se demanda ce qu'elle deviendrait, si elle se marierait, et à qui ? Hélas ! le père Rouault était bien riche, et elle !… si belle !

    ''telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure'' est coordonné à ''différemment qu'il ne l'avait vue la première fois '' ou à ''qu'il ne l'avait vue la première fois ''?

    ''si elle se marierait'' est coordonné à ''ce qu'elle deviendrait'' ou est une subordonnée pour ''elle deviendrait''?

    Merci!
  • Tu cites des propositions subordonnees.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Nous avons deux subordonnées comparatives, en corrélation respective avec "différemment" et "telle", ces deux mots coordonnés par "ou" appartenant tous deux à la principale (que j'ai écrite en couleur).

    Puis il se demanda ce qu'elle deviendrait, si elle se marierait...
    Deux subordonnées interrogatives indirectes juxtaposées, toutes deux COD de "se demanda".
    En discours direct, cela deviendrait :
    Puis il se demanda : "Que deviendra-t-elle ? Se mariera-t-elle ?".
  • Est-ce que la première phrase peut être interprétée comme suit?
    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois , ou jamais il ne put la voir en sa pensée différemment telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.
  • JehanJehan Modérateur
    Jamais il ne put la voir différemment de la première fois , ni la voir telle qu'il venait de la quitter...
  • Merci!

    Cette partie est difficile à comprendre.

    Un traducteur l'a interprétée comme ''Charles ne se rappelle qu'une Emma de la première rencontre et l'autre qu'il vient de quitter'', c'est-à-dire que seulement deux images d'elle sont gravées dans sa mémoire.

    Je suis d'accord sur l'analyse grammaticale de Jehan, alors la phrase équivaut à la phrase suivante,

    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois, ni la voir telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.''

    La première partie de la phrase signierait qu'à part une Emma de la première rencontre, il ne peut se représenter une autre Emma, imaginaire ou issue de n'importe quelles autres rencontres, alors cette première partie comprend déjà ce que veut dire la deuxième partie ''ni la voir telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure''. J'ai peut-être mal compris, j'ai besoin que l'on m'éclaire encore un peu plus la-dessus.

    L'interprétation comme ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou différemment qu'il venait de la quitter tout à l'heure.'' me paraît logique, mais ne se conforme pas au texte original.

    http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/trans.php?corpus=bovary&id=1476

    La première version de cette phrase est présentée comme

    ''mais il ne put la voir dans sa pensée que telle qu'il la connaissait de ses yeux telle qu'il venait de la quitter toute à l'heure.''

    Alors, au début, l'écrivain reconnaît que Charles peut se rappeler l'image d'Emma de tout à l'heure. Mais après, il modifie considérablement la structure de la première partie et laisse telle quelle la deuxième partie!

    À mon avis, la phrase devrait être comme suit,

    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment que telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.''
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    La phrase de Flaubert n'est pas si limpide que ça. Je pense qu'elle signifie :
    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment
    1) de la femme qu'il avait vue la première fois
    2) ou de la femme qu'il venait de quitter tout à l'heure.
  • Merci à lamaneur!
    C'est ce que je pensais dès le début, mais la phrase dans le roman donne facilement une autre interprétation comme celle dans le post 43 parce que l'analyse grammaticale de cette phrase dans le post 41 est plausible.

    Sur le brouillon, la phrase de départ est
    1. mais il ne put la voir dans sa pensée que telle qu'il la connaissait de ses yeux telle qu'il venait de la quitter toute à l'heure.

    Puis l'écrivain remplace ''qu'il la connaissait de ses yeux'' par ''qu'il ne l'avait vue la première fois'', mais il raye , par erreur selon moi, le premier ''telle''. Ensuite il ajoute un ''jamais'' au début de la phrase.

    On a fusionné les deux ''que'' à cause de l'absence du premier ''telle'', et l'effacement du premier ''que'' entraîne une interprétation différente de la phrase.

    2. ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Je pense que la phrase ''correcte'' est comme

    3. ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment que telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    ou

    4.''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment de telle qu'il ne l'avait vue la première fois ou de telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.
    ''Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Ma petite conclusion--- Cette phrase est problématique et donne une interprétation ambiguë à cause de la rature, par l'écrivain sur le brouillon, du mot ''telle'' précédant ''qu'il ne l'avait vue'', et de l'effacement, par un copiste peut-être, d'un ''que'' précédant le ''telle'' biffé. Il faut peut-être rétablir ces deux mots ''que telle'' entre ''différemment'' et ''qu'il ne l'avait vue'' pour rendre la phrase plus limpide.
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