Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Pourquoi on a inversé le sujet?
    Il est difficile de répondre à cette question.
    L'inversion du sujet est souvent un choix.
    Elle est couramment utilisée après ainsi, à peine, peut-être, tel attribut... : Ainsi parlait Zarathoustra, À peine était-il arrivé,Telle est ma décision. Tel est son désir.
    Dans l'extrait que tu cites la présence du complément de lieu et l'utilisation du verbe vivre la rendent quasiment indispensable. Essaie de dire autrement... :/
    "à peine que" introduit une subordonnée circonstancielle de temps n'est-ce pas?
    Si à peine que a le sens de dès que, oui.
  • JehanJehan Modérateur
    Il est assez courant en français que le sujet soit placé après le verbe, quand la phrase commence par un CC.
    Ainsi, le sujet est mis en relief.
    Mais le sujet du verbe reste le même que si on écrivait :
    Des civilisations encore à demi sauvages vivaient autrefois dans les Amazones.

    Pour "à peine... que", oui, subordonnée de temps.
  • Merci beaucoup pour vos réponses. mais, j'ai d'autres questions :D
    voilà une phrase de Proust:
    "tout le monde, sauf ma grand-mère, qui trouvait que" c'est une pitié de rester enfermé à la compagne" et qui avait d'incessantes discussions avec mon père...." "
    pour les deux "qui" c'est clair qu'il s'agit de pronoms relatifs (sujets) introduisant des relatives ( leur antécédent est: ma grand-mère"), mais le "que" est-ce qu'il introduit une complétive?
    la ponctuation rend la compréhension et la délimitation des propositions difficiles...

    concernant le gallicisme "c'est... que", je sais que le "que" fait partie du présentatif, donc il n'est pas un pronom relatif ni une conjonction. Dans ce cas quelle est la nature et la fonction des phrases qu'il peut introduire?
  • JehanJehan Modérateur
    Tout le monde, sauf ma grand-mère, qui trouvait que "c'est une pitié de rester enfermé à la campagne" et qui avait d'incessantes discussions avec mon père....
    Oui, bien sûr, que introduit ici une complétive, COD du verbe "trouvait".

    Quant au gallicisme c'est... que...
    Il peut arriver qu'on puisse considérer le que comme un pronom relatif COD, quand c'est... que met en relief par encadrement le COD d'une phrase. Quand il met en relief un CC, en revanche, on considère qu'il n'est pas analysable séparément. Ce qui suit le que est alors la partie non encadrée de la phrase, c'est tout.
    Voir cette discussion :
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic16159-tournure-emphatique-et-analyse-de-que-dans-cest-que.html
  • Donc dans cette phrase: "le cœur battait, c'est vous dire que vous êtes amoureux" il n'est pas analysable; c'est un simple présentatif?
    Ma dernière question :rolleyes: concerne (sous lesquels, à coté desquels, sur lesquels...) est-ce qu'ils vont être considérés comme des locutions conjonctives introduisant des sub. circonstancielles de lieu/ manière
  • JehanJehan Modérateur
    C'est vous dire que vous êtes amoureux !
    On n'a pas ici la mise en relief d'un CC ou d'un COD.... Le "vous dire" n'est ni COD ni CC !
    Ici, ce n'est donc pas le gallicisme C'est... que....
    Le C'est est un présentatif, il introduit le groupe infinitif "vous dire".
    Et que vous êtes amoureux est une complétive COD de l'infinitif "dire", complétive introduite par la conjonction que.
    sous lesquels, à coté desquels, sur lesquels...
    Ces pronoms relatifs précédés d'une préposition introduisent des propositions relatives, compléments de leur antécédent.

    L'arbre sous lequel il dormait était un chêne.
    La relative "sous lequel il dormait" est complément de l'antécédent "arbre".
    C'est seulement le pronom relatif lequel qui est complément de lieu du verbe "dormait".

    sous lequel il dormait = il dormait sous l'arbre
  • Je ne pourrai jamais te remercier assez pour ta patience... je compte toujours sur ta générosité pour répondre à ma dernière question :)
  • JehanJehan Modérateur
    J'y ai répondu aussi... J'ai rajouté ma réponse pendant que tu postais ton dernier message.
  • Merci beaucoup
  • bonsoir
    j'ai fait cette analyse et j'ai peur que j'e dis des bêtises, je serais reconnaissante si vous me monterais mes erreurs (avec des éclaircissements)
    "la table de bois, dont je vous ai parlé, est cassée."
    => ici on a une subordonnée relative explicative, introduite par le pronom relatif "dont" qui a la fonction d'un COD. toute la relative joue le rôle d'un adjectif épithète du GN "la table"

    "il était dans la salle, ou tout le monde se rassemble."
    => le ou est un pronom relatif ayant la fonction d'un CCL (du verbe "se rassemble/ ou de toute la phrase?) introduisant une subordonnée relative explicative de lieu.

    "la table, sur laquelle il y a plusieurs livre, est dégoûtante."
    =>groupe prépositionnel (prep. + pronom relatif) ayant la fonction d'un CCL
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    J'ai peur d'avoir dit des bêtises, je serais reconnaissante si vous me montriez mes erreurs.
    La table de bois dont je vous ai parlé est cassée.
    => Ici on a une subordonnée relative explicativedéterminative introduite par le pronom relatif "dont" qui a la fonction d'un COD. COI de "ai parlé". Toute la relative joue le rôle d'un adjectif épithète du GN "la table"
    La relative est déterminative, elle permet d'identifier la table de bois parmi d'autres : c'est celle-là et pas une autre. Pas de virgule avant.
    Le dont est COI : dont je vous ai parlé = je vous ai parlé de la table.


    Il était dans la salle où tout le monde se rassemble.
    => le est un pronom relatif ayant la fonction d'un CCL (du verbe "se rassemble" / ou de toute la phrase?) introduisant une subordonnée relative explicative déterminative (nuance de lieu )
    CCL de "se rassemble" : tout le monde se rassemble = tout le monde se rassemble dans la salle
    La relative, non précédée d'une virgule, est déterminative. Elle permet d'identifier cette salle parmi d'autres. Sa fonction : complément de l'antécédent "salle".

    La table, sur laquelle il y a plusieurs livres, est dégoûtante.
    => sur laquelle : groupe prépositionnel (prép. + pronom relatif) ayant la fonction d'un CCL du présentatif "il y a".
    sur laquelle il y a plusieurs livres = il y a plusieurs livres sur la table
    Quant à "sur laquelle il y a plusieurs livres", c'est une relative explicative qui complète l'antécédent "la table". Elle se contente de décrire la table, qui est déjà identifiée.
  • Bonsoir
    je voudrai bien savoir si mon analyse est logique:

    2- Hier, c'était dimanche, ma famille était venue me voir. (c'est clair que "hier" est un complément circonstanciel de temps/ mais "c’était dimanche" je pense qu'on va l'analyser de la manière suivante:
    * c’était: présentatif (ce: pronom démonstratif ayant la fonction de sujet du verbe "était")
    * dimanche: le vrai sujet de la phrase
    => "c’était dimanche" nous donne une indication sur le temps, mais ce n'est pas un complément circonstanciel de temps

    3- Le soleil de trois heures était agréable.
    * le soleil: GN sujet du verbe "était"
    * "de trois heures": est ce qu'on va le considérer comme un complément circonstanciel de temps vu qu'il nous donne une indication exacte sur le temps , ou un complément du nom?

    4- au bout de quelques heures, la mère avait commencé à paniquer.
    * "au bout de quelques heures": GN ayant la fonction d'un complément circonstanciel de temps marquant la durée du procès

    5- nous nous sommes regardés pendant un moment.
    * "pendant un moment": complément circonstanciel de temps marquant la durée, il est introduit par l'adverbe "pendant"

    6- À partir de ce moment, je n'avais plus de sentiments pour lui.
    * "à partir de ce moment": GN introduit par la préposition "à" ayant la fonction d'un complément circonstanciel de temps

    7- c'était bon d’apprécier la nuit d'été qui nous enveloppait.
    * "la nuit d'été": complément d'objet direct du verbe "apprécier"
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir
    Hier, c'était dimanche, ma famille était venue me voir.
    Deux verbes conjugués, donc deux propositions.
    "c'était dimanche" est ce qu'on appelle une proposition incidente, un simple commentaire accessoire.
    On aurait pu également l'écrire entre tirets ou entre parenthèses. Elle n'a aucune fonction grammaticale par rapport au reste de la phrase.
    Le soleil de trois heures était agréable.
    Il s'agit d'un simple complément de nom.
    Au bout de quelques heures, la mère avait commencé à paniquer.
    Ce CC de temps n'indique pas la durée du procès : elle n'a pas paniqué pendant quelques heures...
    Il indique simplement quand a commencé le procès.
    Nous nous sommes regardés pendant un moment.
    C'est bien un CC de temps exprimant la durée.
    Mais pendant n'est pas un adverbe, c'est bien sûr une préposition.
    À partir de ce moment, je n'avais plus de sentiments pour lui.
    C'est bien un CC de temps, composé de la locution prépositive "à partir de" et d'un GN.
    C'était bon d’apprécier la nuit d'été qui nous enveloppait.
    Il s'agit bien d'un COD du verbe "apprécier", verbe à l'infinitif.
  • Merci Jehan.
    pour cette subordonnée circonstancielle: "quand nous nous sommes regardés, il était déjà parti"
    le procès de la subordonnée a eu lieu postérieurement par rapport à la principale, non?
  • JehanJehan Modérateur
    Oui...
  • Bonjour, j'ai quelques doutes concernant la fonction de ces syntagmes soulignés, pourriez-vous éclairer ma lanterne. Merci infiniment pour vos futures réponses.

    1. Il ne sert à rien de courir : COI ou sujet réel.

    2. Il a peint sa maison en rouge. CC de manière ou Attribut de l'objet.

    3. Je n'ai qu'une crainte : qu'il s'en aille. (complément du nom de "crainte" ?)

    En vous remerciant une nouvelle fois. :D
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    1. Il ne sert à rien de courir : COI ou sujet réel.

    Le sujet réel est "de courir", puisque Courir ne sert à rien.
    Et "à rien" est un COI.


    2. Il a peint sa maison en rouge. CC de manière ou Attribut de l'objet.

    Complément de manière, introduit par la préposition "en".

    3. Je n'ai qu'une crainte : qu'il s'en aille. (complément du nom de "crainte" ?)

    Cette complétive est une apposition au nom "crainte".
  • Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure. Puis il se demanda ce qu'elle deviendrait, si elle se marierait, et à qui ? Hélas ! le père Rouault était bien riche, et elle !… si belle !

    ''telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure'' est coordonné à ''différemment qu'il ne l'avait vue la première fois '' ou à ''qu'il ne l'avait vue la première fois ''?

    ''si elle se marierait'' est coordonné à ''ce qu'elle deviendrait'' ou est une subordonnée pour ''elle deviendrait''?

    Merci!
  • Tu cites des propositions subordonnees.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Mais jamais il ne put la voir en sa pensée différemment qu'il ne l'avait vue la première fois ou telle qu'il venait de la quitter tout à l'heure.

    Nous avons deux subordonnées comparatives, en corrélation respective avec "différemment" et "telle", ces deux mots coordonnés par "ou" appartenant tous deux à la principale (que j'ai écrite en couleur).

    Puis il se demanda ce qu'elle deviendrait, si elle se marierait...
    Deux subordonnées interrogatives indirectes juxtaposées, toutes deux COD de "se demanda".
    En discours direct, cela deviendrait :
    Puis il se demanda : "Que deviendra-t-elle ? Se mariera-t-elle ?".
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