Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    1. La comédienne qui interprète le rôle (relative adjective) s'identifie-t-elle à l'héroïne ?
    2. L'actrice qui travaille son personnage (relative adjective) trouve en elle-même les ressources dont elle va se servir pour l'incarner. (relative adjective)
    3. Qui s'exprime ainsi (relative substantive) a alors le pouvoir de toucher son public.
    4. Elle peut emmener les spectateurs où elle veut (relative substantive locative) : elle est la guide que tous veulent suivre (relative adjective).

    Aucune relative attributive (ou "prédicative", selon Riegel) .

    Exemples de relatives attributives-prédicatives, toujours introduites par qui :

    • Il y a le téléphone qui sonne.
    • Voilà le vent qui se met à souffler.
    • Elle était là, qui attendait tranquillement.
    • J'entends mon père qui rentre.
    • J'ai la tête qui tourne.


  • HapoHapo Membre

    Merci Jehan, c'est bien ce que j'avais trouvé aussi.

    Et merci beaucoup pour les exemples d'attributives !

  • HapoHapo Membre

    Bonjour,

    Comment analysez-vous la phrase "j'ai passé toute la journée étendu sur l'herbe" ?

    Je vous remercie par avance.

  • LaoshiLaoshi Membre

    Comment analysez-vous la phrase "j'ai passé toute la journée étendu sur l'herbe" ?

    Je ne sais à quel type d'analyse il faut se livrer...

    Pour ma part, je l'analyse de façon très simple.

    Un sujet, un verbe conjugué un complément. Il s'agit d'une proposition indépendante.

    Si l'on doit détailler davantage :

    - J' : pronom personnel première personne du singulier, sujet du verbe de la phrase

    -ai passé : (verbe au passé composé, première personne du singulier)

    -Toute la journée : groupe nominal (déterminant + nom), COD de ai passé.

    -étendu sur l'herbe : participe passé se rapportant à j' et complété par un complément de lieu. (sur l'herbe)


    Faut-il en dire davantage ? Personnellement, c'est ce que j'ai appris à l'école primaire et revu au collège.

  • HapoHapo Membre

    Merci Laoshi, mais il est vrai que j'ai été peu précis.

    Disons que ce qui me gêne, c'est que rien, dans cette phrase, ne peut être supprimé. Ainsi, on ne peut dire "J'ai passé toute la journée" en supprimant "étendu sur l'herbe". Alors quelle fonction donner à "étendu sur l'herbe" ?

    Concernant "toute la journée", j'hésitais entre l'explication du COD et celle du Complément essentiel de temps, mais je penche plus pour la première solution.

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Oui "passer (toute) la journée" semble être de la même nature que "être, demeurer" , en somme, comme un verbe d'état, avec un attribut du sujet.

  • HapoHapo Membre

    J'y ai pensé, mais ça m'étonnait, car je n'ai jamais rencontré de syntagme [verbe+complément] qui fonctionne comme un verbe d'état.

    Mais ça me parait tout à fait plausible. Merci beaucoup de l'aide !

  • LaoshiLaoshi Membre
    11 juin modifié

    L'explication COD me paraît également la meilleure.

    Lorsque tu dis que rien ne peut-être supprimé dans cette phrase, ce n'est peut-être pas tout à fait exact.

    On peut dire : J'ai passé la journée (encore une journée de passée...) avec une nuance de lassitude, tout comme l'on dit j'ai passé le temps.

    Personnellement je l'ai entendu, personnellement cela m'est arrivé.

    Alors, quelle fonction donner à étendu sur l'herbe ? Eh bien, celle que je t'ai donnée. Le participe caractérise l'activité ou l'inactivité du je, et sur l'herbe le lieu où elle s'est exercée. Alors, on peut dire se rapporte, mis en apposition ou autre chose, mais cela ne changera pas grand chose à l'affaire. Le participe passé étendu a les mêmes fonctions qu'un adjectif.

  • HapoHapo Membre

    Oui, c'est vrai... Mais dans le cas proposé, celui de la nuance de lassitude, il s'agit plus d'une question d'interprétation. La phrase seule ne mène pas à cette signification.

    Justement, "participe passé" ou "adjectif", ce n'est pas vraiment une fonction. L'explication de Lamaneur me parait bonne : attribut du sujet, plutôt que "mis en apposition".

  • CFJCFJ Membre

    Bonjour,

    dans l'étude de la phrase suivante :

    Quelque découverte qu’on ait faite dans le pays de l’amour propre, il reste encore bien des terres inconnues.

    Je trouve l'explication suivante sur un site dédié (https://www.kartable.fr/ressources/francais/cours/les-propositions-subordonnees-relatives/49845?fbclid=IwAR0u_1GPr-dbzuXo85eVd-Ca-URZn3pYV0iNGlbYjN2cZOhbMLNrjHNcoZc) :

    • la proposition relative à valeur concessive est un cas particulier
    • elle est classée parmi les relatives substantives
    • elle est introduite par qui, que, quoi que, quel que, où que, quelque que, tout que etc.
    • elle a la même fonction qu'une subordonnée circonstancielle de concession

    Sur un autre site (https://www.maxicours.com/se/cours/les-subordonnees-circonstancielles-de-concession-les-concessives/) je vois :

    • construite avec un système corrélatif : quelque... que
    • c'est une proposition subordonnée conjonctive à valeur concessive
    • sa fonction est complément circonstanciel de concession

    Je suis donc entre ces deux hypothèses. Laquelle remporte votre adhésion ?

    Par ailleurs, à l'intérieur de cette même subordonnée :

    Quelque découverte qu'on ait faite dans le pays de l'amour propre, doit-on analyser qu'on ait faite dans le pays de l'amour propre en tant que subordonnée relative ayant pour antécédent découverte ?


    Bon après-midi à vous tous.

    Christophe

  • LaoshiLaoshi Membre

    Justement, "participe passé" ou "adjectif", ce n'est pas vraiment une fonction. L'explication de Lamaneur me parait bonne : attribut du sujet, plutôt que "mis en apposition"

    Ai-je dit que participe passé ou adjectif étaient une fonction ?

    J'aimerais bien que l'on ne déforme pas mes propos. J'ai seulement dit que le participe passé, (employé sans auxiliaire, s'entend,) équivalait à un adjectif et par voie de conséquence pouvait avoir les mêmes fonctions ( épithète, mis en apposition, attribut.)

    Je ne songerais pas à faire de étendu sur l'herbe un attribut du sujet. L'attribut du sujet répond à d'autres critères qui ne me paraissent pas réunis ici.

    Mais si tu préfères l'explication de Lamaneur à la mienne, libre à toi !

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    On classe généralement dans les verbes d'état les verbes impliquant :

    - Une idée de continuité : demeurer, rester :

    - Roméo reste jeune.

    Passer la journée me semble exprimer un peu la même idée.

  • JehanJehan Modérateur
    11 juin modifié

    @CFJ

    Bonjour.

    C'est l'ensemble Quelque découverte qu'on ait faite dans le pays de l'amour-propre qui a valeur de complément de concession. Riegel parle à son propos de "syntagme circonstanciel à sens concessif". La relative proprement dite, incluse dans ce syntagme ( qu'on ait faite dans le pays de l'amour-propre ) est complément de l'antécédent Quelque découverte.

  • LaoshiLaoshi Membre

    Merci, Lamaneur. Je connais les verbes d'état.

    Certes, si tu remplaces passer la journée par demeurer, ou rester, je ne puis que te donner raison. Mais passer // la journée (ou le temps ou sa vie) n'est pas comptabilisé-à ma connaissance du moins- dans les verbes d'état.

    J'avais éludé le problème utilisant le terme "se rapporte à" qui évite bien des discussions oiseuses, que l'on a utilisé longtemps et qui dit bien ce qu'il veut dire.

  • HapoHapo Membre

    Je posais la question car dans une copie de concours, j'aurai du mal à simplement écrire "se rapporte à".

    Même si, en effet Laoshi, ça veut bien dire ce que ça veut dire. 😉

  • CFJCFJ Membre

    Merci à vous @Jehan ,

    et concernant la notion de syntagme dans notre exemple, qu'en est il par conséquent du choix, si choix il y a, entre subordonnée relative ou conjonctive ?

    Merci à vous d'avance.

    Christophe

  • JehanJehan Modérateur
    11 juin modifié

    @Hapo

    À propos de ce genre de construction, Riegel cite, outre les verbes attributifs de base (les fameux verbes d'état), des verbes dits "à élargissement attributif". L'élément suivant ces verbes caractérise le sujet "à la manière d'un attribut du sujet". Ces verbes sont dits aussi "attributifs occasionnels", les verbes d'état étant "essentiellement attributifs".

    Pierre est rentré ivre. ( = Il est rentré, il était ivre.)

    Jacques sort furieux de son bureau. (Il sort de son bureau, il est furieux.)

    Ils ont vécu heureux. (Ils ont été heureux durant leur vie).

    Elle est née riche. (Elle était riche à sa naissance).

    @CFJ

    et concernant la notion de syntagme dans notre exemple, qu'en est il par conséquent du choix, si choix il y a, entre subordonnée relative ou conjonctive ?

    Comme il n'y a pas de conjonction, on ne parle pas de conjonctive...

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Absolument, page 422 de mon édition de Riegel et al.

    Il me semble qu'en arabe, on classe d'ailleurs dans les verbes d'état ceux qui, en un seul verbe, signifie "passer la nuit, passer la matinée, passer le jour...".

  • LaoshiLaoshi Membre
    11 juin modifié

    Eh bien, attribut alors !

    Quant à l’arabe, je ne vois pas bien ce qu’il vient faire ici. Pourquoi ne pas évoquer les verbes de qualité- adjectifs en chinois ?

  • HapoHapo Membre

    Il n'était donc pas si simple que cela d'analyser cette structure...

    Merci à tous pour votre aide et vos réflexions !

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