Groupe infinitif / groupe prépositionnel / proposition infinitive

Bonjour,

j'ai trouvé la distinction ci-dessous par google :
L’infinitif étant une forme verbale, il peut être accompagné de ses compléments : cet ensemble de mots est le groupe infinitif.
Je compte résister à cette grande fatigue.
résister à cette grande fatigue est un groupe infinitif
L’infinitif peut avoir son propre sujet, différent du sujet du verbe principal de la phrase : cet ensemble de mots est la proposition infinitive.
Lors de la course, j’ai vu mon frère résister à la fatigue.
mon frère résister à la fatigue est une proposition infinitive

Ok pour moi.

Mais dans le cas de l'ajout d'une préposition comme p.ex. dans :
Les acteurs faisaient un effort désespéré pour faire rire l'assistance

comment préfèrera-t-on analyser la partie pour faire rire l'assistance?
• groupe prépositionnel (contenant un groupe infinitif)
• groupe infinitif (en faisant abstraction de la préposition)?

Merci

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Comment préfèrera-t-on analyser la partie pour faire rire l'assistance ?
    On dira que c'est un groupe prépositionnel constitué d'une préposition et d'un groupe infinitif.
  • Ma grammaire dit que l'infinitif prépositionnel est l'équivalent d'une subordonnée circonstancielle : La cantatrice chantait à ravir.
    La cantatrice chantait : proposition principale
    à ravir : infinitif prépositionnel, équivalent d’une subordonnée circonstancielle de conséquence

    J'analyse la phrase suivante et ne trouve pas à quel type de subordonnée circonstancielle l'infinitif prépositionnel est l'équivalent : Pensez à faire vos devoirs pour que maman soit contente.
    Pensez : proposition principale
    à faire vos devoirs : infinitif prépositionnel, est-ce aussi une subordonnée circonstancielle de conséquence ?
    pour que maman soit contente : subordonnée circonstanciel de but
  • Il est bien évident que non : à faire vos devoirs est complément de penser, tout simplement.

    Par ailleurs, à ravir est plutôt complément de manière.
  • Ce sont des éléments d'analyse logique et non d'analyse grammaticale, d'où ma question
  • Eh bien, où est le problème ?
    L'erreur est de dire que La cantatrice chantait à ravir est une proposition principale puisqu'IL N'Y A PAS de subordonnée. Il s'agit d'une proposition indépendante.
    Assurément, on pourrait écrire : La cantatrice chantait de telle façon que tout le monde était ravi, et dans ce cas, on aurait une proposition principale suivie d'une subordonnée de conséquence.
    On peut toujours dire que à ravir est l'équivalent d'une subordonnée de conséquence.
    Mais on peut également dire qu'il est adverbe de manière : Merveilleusement, par exemple. En aucun cas qu'on a une principale et une subordonnée.
  • Le problème, euh, c'est que l'analyse logique n'est pas l'analyse grammaticale et vice-versa.

    Mais grâce à votre explication, j'ai bien compris pourquoi à ravir est un équivalent de subordonnée circonstanciel de conséquence. Je n'ai pas réussi à bouger/changer les mots pour arriver à ce résultat, merci.

    Donc pour la phrase Pensez à faire vos devoirs pour que maman soit contente, je peux dire la même chose : Pensez de telle façon que vous fassiez vos devoirs pour que maman soit contente. L'infinitif prépositionnel est donc aussi un équivalent de subordonnée circonstanciel de conséquence.
  • JehanJehan Modérateur
    Non, les groupes prépositionnels à noyau infinitif introduits par la préposition à ne sont pas tous l'équivalent de compléments circonstanciels de conséquence, loin de là.

    Il s'agit ici d'un simple COI du verbe "pensez".

    Pensez à votre travail. Pensez à faire vos devoirs.


    D'ailleurs, Yvain t'avait déjà répondu :
    Oktobrina a écrit:
    à faire vos devoirs : infinitif prépositionnel, est-ce aussi une subordonnée circonstancielle de conséquence ?
    Yvain a écrit:
    Il est bien évident que non : à faire vos devoirs est complément de penser, tout simplement.
  • Donc pour la phrase Pensez à faire vos devoirs pour que maman soit contente, je peux dire la même chose : Pensez de telle façon que vous fassiez vos devoirs pour que maman soit contente. L'infinitif prépositionnel est donc aussi un équivalent de subordonnée circonstanciel de conséquence.
    Mais non.
    Pourquoi se faire ainsi des noeuds au cerveau ? ;)
    Pensez à moi, pensez à la mort de Louis XVI, penser à faire vos devoirs, c'est tout un.
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