Quelle licence choisir si je ne suis pas prise en prépa ?

Bonjour à tous,

Je souhaite tenter la prépa lettres, mais si jamais je ne suis pas prise, j'essaye aussi de trouver la licence qui pourrait me convenir. Le problème c'est que j'ai du mal à faire mon choix..
J'hésite principalement entre LLCE, Lettres modernes, ou une double licence LLCE et Lettres. Bien entendu, celle qui me plaît le mieux c'est la double licence vu qu'elle regroupe les deux. Mais le souci, c'est qu'il y a environ 30 heures de cours par semaine, et, comme je ne suis pas très "fortunée", j'aurai besoin de travailler à côté.
Bref, ma question est : si je fais une licence de Lettres modernes avec option anglais, est-ce que cela diffère beaucoup de la double licence ?

Merci de votre réponse :)
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Réponses

  • Bonjour,

    Evidemment, une simple option de langue en lettres modernes ne t'apporte pas la même chose qu'une licence de langue à part entière, puisque tu n'auras alors qu'1h30, peut-être à la rigueur 3h si tu choisis l'anglais en U.E. libre (je ne sais pas bien comment cela fonctionne), bref assez peu d'heures de cours d'anglais chaque semaine. Deux solutions s'offrent alors à toi : soit, pour les problèmes d'ordre matériel, essayer de demander une bourse, de travailler cet été, de solliciter tes parents dans la limite du raisonnable pour financer ce que tu as à financer et ainsi pouvoir faire la double-licence qui t'intéresse ; soit, renoncer à ce double diplôme afin de pouvoir travailler à temps partiel, ce qui ne veut pas dire renoncer à l'étude de la langue de Shakespeare puisque tu pourras encore choisir cet enseignement en lettres modernes et t'y frotter par ailleurs en lisant, écoutant de l'anglais. Bien sûr, une bi-licence vaut toujours mieux qu'une licence seule, et il serait vraiment préférable que tu puisses choisir ton cursus indépendamment de difficultés matériels... je trouve assez révoltant que le problème se pose pour être honnête, et j'espère vraiment que tu trouveras une solution pour être libéré de ces préoccupations durant tes études (encore une fois, le mieux serait de te renseigner pour obtenir une bourse de l'enseignement supérieur).
    Bref, oui, cela diffère assez, tu l'auras compris ; néanmoins si tu ne peux pas faire autrement que de choisir la licence de lettres modernes, tu pourras sans doute quand même y trouver ton compte d'une certaine manière.

    Bon courage !

    EDIT : de plus, si tu comptes avant tout faire une prépa, tu ne pourras pas non plus travailler en parallèle, mais dans le cadre de ce choix ça n'a pas l'air de poser problème... alors je te conseille plutôt la double-licence, dans ce cas !
  • Merci pour ta réponse :)

    En ce qui concerne la prépa, le problème survient surtout si je deviens interne, parce que pour les études en elles-mêmes, les établissements qui m’intéressent sont gratuits.

    Je pense que je vais tout faire pour faire une double licence (si je ne vais pas en prépa) en travaillant pendant les quelques mois qui me restent (je suis en première, ça me laisse un peu de marge). J'avais déjà songé à la bourse, mais je ne sais pas si j'y aurai le droit.. Et puis, même si je préfère ne pas trop les faire débourser, mes parents pourront toujours m'aider un peu en cas de problème.

    Par contre (dernière question), si je parviens à rentrer en prépa, pour ma troisième année de licence que je ferai à la fac, je pourrais choisir un double diplôme aussi ?

    Encore merci :)
  • La fac aussi, c'est gratuit - ou presque, mis à part les frais d'inscription !
    Pour ce qui est des équivalences, je crois qu'on peut sans problème demander à avoir un double-cursus en sortant de prépa, mais on n'est jamais certain de l'obtenir. Il me semble qu'il te faut, d'une part, un avis favorable de tes professeurs, d'autre part, un accord de la fac qui a le dernier mot. Mais il est tout à fait permis d'espérer ! Néanmoins je préfère rester prudente et te conseiller d'attendre la réponse de personnes plus compétentes que moi.
  • Au sortir de la prépa ( hypokhâgne + khâgne ) , tu peux demander une double équivalence, en effet, mais il faut être sous-admissible (ça a été mon cas) au concours. I lfaut aussi ce qu'a dit latucancita. Même si tu n'es pas sous-admissible, il arrive qu'on soit pris quand même mais je ne sais pas trop comment (peut-être le dossier ? )
  • Ah je savais pas, j'ai toujours entendu que la fac était très onéreuse.. Ils devaient sûrement parler de l'hébergement alors.

    Ok merci beaucoup !


    Merci fleurdumal, j'espère que je pourrai la faire.
  • Bonjour,
    Tu parles de double licence mais il existe aussi les parcours bi-disciplinaires qui permettent un moins gros emploi du temps et des heures "aménagées" en quelque sorte. J'ai par exemple une amie qui fait une bi-licence lettres modernes/llce anglais.
    La bi-licence peut donc être une autre solution pour toi !;)
  • Au niveau du coût sinon :
    Oui, c'est l'hébergement + les frais "à côté" ( bouquins, courses, loyer surtout ! ) qui coûtent cher. La fac, tu payes tes droits d'inscription en début d'année ( ça varie selon que tu t'inscrives dans une ou deux disciplines, si tu a sune bourse ou non, bref, ça dépend aussi des facs ...
    (précision car c'est une question qui revient : la prépa (publique) est toujours gratuite, en revanche.
  • FleurDuMal a écrit:
    . La fac, tu payes tes droits d'inscription en début d'année ( ça varie selon que tu t'inscrives dans une ou deux disciplines, si tu a sune bourse ou non, bref, ça dépend aussi des facs ...
    (précision car c'est une question qui revient : la prépa (publique) est toujours gratuite, en revanche.

    Pour être précis : la classe préparatoire (publique), en effet gratuite, a tout de même un coût :
    1/ il est fortement conseillé, voire imposé, de s'inscrire parallèlement à l'université (prévoir donc les frais d'inscription)
    2/ il est illusoire de se dire que les bibliothèques suffiront à "pourvoir" le préparationnaire en livres : il y a un budget livres, en général conséquent (on peut le limiter, en privilégiant les achats de seconde main, les échanges, les prêts entre élèves, mais certainement pas le réduire à zéro).
    3/ ne pas négliger les frais de transport (quotidiens, de son logement au lycée, mais aussi, hebdomadaires ou mensuels, de son logement étudiant au domicile parental - c'est nécessaire, mais avec une fréquence qui varie d'un individu à l'autre - le fils d'une amie élève à LLg aujourd'hui normalien, en mathématiques, disait récemment qu'il n'aurait jamais tenu sans de nombreux "voyages" dans le sud de la France pour voir ses parents)
    4/ la question du logement peut en effet se poser à plus ou moins long terme (les foyers, les chambres universitaires ou chez l'habitant existent certes, mais il faut par sécurité tout prévoir, et en particulier la situation dans laquelle on pourrait se retrouver contraint de se loger autrement dans la ville où l'on étudie - à titre indicatif, la fille d'une amie a été obligée de se (re)loger en catastrophe dans le 6e arrondissement de Paris : 600 euros pour 12 m²)
    5/ budget nourriture et santé : je me permets d'insister sur ce point - une amie médecin dans le 5e arrondissement à Paris (arrondissement très "étudiant", très fréquenté par les préparationnaires) se disait très inquiète de constater que la qualité de la nourriture passait souvent au dernier plan, avec des conséquences d'autant plus fâcheuses (à terme) que le rythme de la prépa nécessite une alimentation particulièrement équilibrée... Des repas sains et équilibrés (au moins de temps en temps) ont un coût.

    Edit (après lecture du message de Polo ci-dessous) : mais oui, Polo a raison, sur ce dernier point, on peut manger très équilibré pour une petite somme dans les restaurants universitaires.
  • PoloPolo Membre
    FleurDuMal a écrit:
    Au niveau du coût sinon :
    Oui, c'est l'hébergement + les frais "à côté" ( bouquins, courses, loyer surtout ! ) qui coûtent cher. La fac, tu payes tes droits d'inscription en début d'année ( ça varie selon que tu t'inscrives dans une ou deux disciplines, si tu a sune bourse ou non, bref, ça dépend aussi des facs ...
    (précision car c'est une question qui revient : la prépa (publique) est toujours gratuite, en revanche.

    Et les perspectives de logement et de restauration y sont souvent plus intéressantes (internat, foyer... alors que les places sont moins nombreuses, en tout cas pour les très grandes villes, dans les résidences universitaires du CROUS).
  • Choulie25 : Oui j'ai regardé sur le site d'une université, et il y a une licence "Licence LAS Lettres modernes, parcours aménagé dans le cadre du double diplôme LAS et LLCE", je suppose que c'est ce que tu m'expliques.

    Jeanne-Héloïse : Merci de ton message complet. C'est sûr que niveau transports, je vais devoir pas mal débourser.. Mais heureusement, je me suis renseignée, j'aurai le droit à des prix un peu plus raisonnables.
    Et puis pour tout le reste, c'est certain qu'il va falloir que je me serre la ceinture..

    En tout cas, merci beaucoup pour tous vos renseignements !
  • MamalaMamala Membre
    L'internat en prépa, c'est ce qui peut t'arriver de mieux : environ 2000/2400 euros l'année avec les nuits et 3 repas par jour, c’est imbattable.
    Si tu es vraiment dans le besoin, tu seras boursière (tape DSE, tu auras tous les détails du Dossier Social Etudiant, y compris les barèmes des bourses).
    Et si tu es boursière (même échelon 0), tu ne paies pas de frais d'inscription à la fac (curieux que personne ne t'ait dit ça !).
    Et si tu es boursière et que tu as une mention TB au bac, tu as en plus 1800 euros par an pendant 3 ans (à condition de réussir).
    Envisager de travailler pendant l'année risque de te coûter la santé, ou de te décourager. Pense plutôt à trouver des jobs bien payés (par exemple serveuse) sur tes 2 mois d'été plutôt que quelques heures par semaine qui te feront courir, perdre du temps dans les transports et rater des cours. Quant à tes parents, je suppose qu'ils considèrent normal de te donner un minimum pour tes études, non ?
  • Je suis tout à fait d'accord avec les précedents messages de Jeanne-Héloïse ( oui, les études en prépa, "en soi", c'est gratuits mais i ly a a énormément d' à côté ...)

    En tout cas, je mets en garde contre le "petit boulot" qu'on prend en parallèle : il faut être sûr de tenir le coup physiquement et moralement, et d'un point de vue pratique, c'est pas l'idéal.
    A la rigueur, bosser l'été, why not ... et encore, si on tient debout ;) (après une année de prépa, perso, je suis incapable de bosser autrement qu'en lisant / fichant des trucs à mon rythme... je ne me vois pas "travailler" par exemple en tant que serveuse ou encadrante dans un centre aéré comme une de mes amies ... )

    Financièrement, vois si tu as droit à quelque chose auprès du CROUS ou autre ( de mon côté, je sais que j'ai droit à rien donc je m'y connais très très peu à ce niveau-là ... :rolleyes: ) mais en tout cas, je te déconseille de bosser pendant l'année scolaire. Les vacances, on va dire que c'est un moindre mal :)
  • Oui, un travail régulier me semble incompatible avec la charge de travail en prépa. Mais un travail ponctuel peut être envisagé, au moins en hypokhâgne, s'il n'est pas trop "physique" (type Mac Donald ou de manutention). Visez plutôt les "petits cours" de soutien (il est fréquent que des hypokhâgneux soient sollicités pour donner des cours à des lycéens ou collégiens du même établissement, par ex.) ou du baby-sitting mais près de chez vous, et la nuit quand les enfants dorment ( ;) ), etc.
    Tout dépend, comme toujours, de vos objectifs, de votre niveau, de votre santé.
  • En ce qui concerne la bourse, j'ai regardé un peu, et apparemment j'aurai le droit à un petit quelque chose :)
    Par contre pour la mention TB au bac.. Hum, ça m'étonnerait que j'y arrive, mais bon, sait-on jamais ?

    Et, pour les petits boulots, je vais essayer d'y consacrer tous mes étés, même si moralement, ça risque d'être difficile..
    Je pense qu'il vaudra mieux que je m'oriente vers les fruits ou peut-être serveuse. Mais pour le baby-sitting, là où j'habite, à part faire du "cow-sitting" ou du "sheep-sitting", je ne pense pas trouver grand chose.. ;)
  • Oui, désolée, j'ai raisonné en Parisienne... :)
    (mais une fois vos études commencées, peut-être serez-vous en mesure de tisser des liens "en ville", où la densité de population et d'activités offre plus d'opportunités. Le bouche-à-oreille y fonctionne aussi très bien).
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