Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour! j'ai realisé une anthologie poétique mais je bloque sur un poème Premier mai de victor Hugo.Si cela était possible que vous m'aidiez :) Merci
URGENT
Premier mai
Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor Hugo, Les contemplations

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Tu ne dis même pas exactement sur quoi tu bloques, et tu ne précises même pas le thème de ton anthologie.
    Tu bloques sur le sens du poème ?
    Ce n'est pourtant pas bien difficile.
    Et pourquoi avoir choisi ce poème si tu ne le comprends pas ?
  • Bonjour,
    J'ai un commentaire à réalisé sur le poème « Premier mai » de Victor Hugo et j'ai beaucoup de difficultés à trouver de bons axes.

    Voici un lien vers le poème :
    [même texte]

    J'en aurais peut-être un (le caractère universel de l'amour), mais je ne suis pas certaine que cela puisse fonctionner... quant à mon deuxième axe, je n'arrive vraiment pas à trouver quelque chose. Le poème n'est pas difficile à comprendre en tant que tel, mais on dirait qu'il est tellement vague que je parviens difficilement à bien le «découper».

    Quelqu'un serait-il en mesure de me donner un coup de main ?
    Merci énormément !
  • Il faudrait commencer par trouver quelques repères du paratexte.
    La composition du recueil Les Contemplations (1856) d'abord.

    Tome premier : AUTREFOIS ( 1830-1843)
    Livre I : Aurore
    Livre II : L'âme en fleur
    Livre III : les luttes et les rêves

    Tome II : Aujourd'hui (1843-1855)
    Livre IV : Pauca meae
    Livre V : En marche
    Livre VI : Au bord de l'infini
    Le poème à étudier est le premier du livre II : L'âme en fleur. Jolie image pour évoquer l'amour pour Juliette Drouet et l'occasion de conjuguer le verbe AIMER.
  • Bonjour, je suis en 1ere s j'ai un commentaire à faire sur ce texte, et je bloque completement! j'ai du mal à le comprendre pour pouvoir faire mon plan.
    Le voici :
    Premier mai

    Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
    Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
    Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
    Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
    L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
    La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
    Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
    Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
    L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
    Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
    Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
    A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
    La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
    Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
    Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
    Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
    Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
    Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
    Font des taches partout de toutes les couleurs ;
    Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
    Comme si ses soupirs et ses tendres missives
    Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
    Et tous les billets doux de son amour bavard,
    Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
    Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
    Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
    Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
    Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
    Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
    La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
    Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
    Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

    Victor Hugo, Les contemplations

    Voici ce que j'ai trouvé:
    Je pense que ce poeme évoque la femme aimée en la comparant à la beauté de la nature en passant par ses forets et ses parfums pour intensifier la beauté féminine.
    Tout au long du poeme, Hugo éveillle les sens du lecteur. La multitudes d'elements de la nature et de ses adjectifs nous permette d'imaginer le paysage. Puis le champ lexical de l'odorat "senteurs, odorants,parfums" celui de l'ouie "bavard, chantent, sonore"
    J'ai aussi que remarqué des rimes plates AABB

    Voila, j'ai besoin d'aide!
  • Pas de comparaison avec la femme aimée ici. Hugo célèbre comme souvent la nature au printemps et la dote d'une "âme"
  • d'accord, mais ducoup, quel est le sens du poeme?
  • JehanJehan Modérateur
    Toute la nature au printemps est amoureuse, sensuelle ....
    Tout aime
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    C'est un poème descriptif et lyrique.
    Le printemps est la saison des amours dans le réveil de la nature.
    Le poète se sent en accord avec cette nature qui saisit les sens.
    Rien de difficile dans cette évocation romantique.
  • Oui, ne cherche pas un sens ou un message "caché" dans ce poème.
  • merci de vos messages, je comprends un petit peu mieux ces quelques vers, mais j'ai toujours du mal a trouver un plan valable....

    I) un poeme descriptif et lyrique
    II) l'amour du printemps
    III) les sens éveillés
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Pourquoi ne cherches-tu pas à examiner comment s'exprime le lyrisme ?
    Tu peux organiser tes remarques par un classement selon les sens : ouïe, vue, odorat.
    Relève l'accord entre le poète et la nature qu'il observe.
    Enfin mets en évidence la concurrence (ou la complicité) entre le poète et les éléments dans la production de l'œuvre d'art.
  • Le lyrisme est marqué par l'emploi du je, la ponctuation (!), le vocabulaire des emotions " gai, triste, pensifs, éprise" les nombreuses personifications " Les vieux antres pensifs" " l'herbe amoureuse addresse au ciel charmant" ou encore "elle a gardé les fleurs " où "Elle" renvoit à la nature. J'ajouterai toutes ces remarques avec celle des sens

    Pour ce qui est de l'accord entre le poete et la nature qu'il observe j'ai relevé deux éléments:
    " L'arbre où j'ai, l'autre automne, ecrit une devise, la redit pout son compte"
    " tous les billets doux de son amour bavard, Avaient laissé leur trace aux pages du bavard" montrant alors que la nature inspirait Hugo

    Mais pour votre dernier point, je ne comprend pas tout a fait, il me semble que les citations précédentes justifient les deux questions?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
    Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
    La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
    Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
    Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

    Ici on passe explicitement à la poésie. C'était évoqué auparavant
    L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
    La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;

    La voix de la nature est poétique.
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