Besoin d'aide pour décrypter un texte

Bonjour,

J'aurais besoin de votre aide pour décrypter une texte
Aujourd'hui, j'ai été confrontée à une expérience detestable, le mensonge...
Expérience d'autant plus detestable que ce mensonge a été proferé par une personne que j'estime.
Sur le coup, la colere m'a litteralement suffoquée, avec une envie furieuse de répondre à ce mensonge en y opposant la vérité.
Je deteste aussi la colère, même si certaines sont salutaires, ou salvatrices, et j'ai fait le choix d'aller regarder mon fils jouer et rire.
Je le regardais, et je me demandais pourquoi ma colere était elle aussi forte quel sens elle pouvait avoir pour moi.
Au final, j'ai du admettre que ma colere était forte parce que j'étais blessée.
Me mentir, c'est trahir le sentiment que je peux avoir pour la personne qui me ment. Mais je suis seule porteuse de ce sentiment, je ne peux pas incomber la responsabilité de celui-ci à l'autre. Ce sentiment est juste le mien.
Puis j'ai réalisé que la personne ne m'avait pas menti, elle avait simplement proferé un énorme mensonge qui, au final, ne me concernait pas, moi, en tant que personne mais concernait , a minima, la relation que nous avions pu avoir.
J' étais donc peut être "fautive" de ne pas avoir su voir, ou entendre, quelque chose d'important.
Je me suis demandée aussi quel sens pouvait avoir le mensonge pour une personne.
Pour (presque) tout le monde, le mensonge est une affirmation contraire à la vérité, faite avec une volonté de tromper.
Mais tout cela n'est aussi qu'une question de perception : ce qui est vrai pour moi ne le sera pas pour quelqu'un d'autre, ce que je peux percevoir, ressentir, ne sera pas veçu, perçu, de la même maniere par l'autre.
Une évidence, me direz vous...
Le mensonge peut aussi être une version décalée de la réalité, ou un moyen de communication comme un autre, une forme de discours autre que le 1er degré.
Lorsque le dialogue ne peut pas se faire au premier degré, c’est à dire en relatant un fait par une réalité et vérité communes mutuellement reconnues, admises, il se déplace vers un autre moyen d’expression.
Le mensonge exprime alors une vérité si intime, si dérangeante, qu'elle ne peut plus être formulée autrement.
Et s’il est pris comme une vérité, ce que l’autre avait besoin de l’entendre comme telle.
Alors mon ami, si mentir t'aide à te supporter, ments... Mais je ne serais pas le miroir de ce mensonge.
Il y a d'autres moyens d'exprimer sa souffrance.

Personnellement je trouve que ce texte porte atteinte à l'honneur d'une personne.

Hors quand j'ai osé affirmé ceci voici ce qui m'a été répondu :

La personne sait elle lire ? a-t-elle des difficultés de compréhension d'un texte écrit en français moyen ???
Franchement, je me pose la question ...

Bref .... si jamais vous vous reconnaissez, par pitié, prennez rendez vous avec un prof de français, ou faites vous expliquer le texte par un mome de CM2


Pourriez-vous m'aider à décrypter ce texte ?

Merci

Réponses

  • Ce que je décrypte, c'est la charge d'ironie de la réplique.

    Par contre, le texte est incompréhensible, non seulement car il est balisé de fautes de français (que le lecteur rectifie de lui-même...), mais encore parce qu'il n'est pas construit (les idées s'y suivent comme des billes que l'on tire d'un sac), et surtout parce qu'il est sibyllin, terriblement allusif. A aucun moment, on ne comprend de quoi il s'agit, le sommet étant atteint avec :
    Puis j'ai réalisé que la personne ne m'avait pas menti, elle avait simplement proferé un énorme mensonge

    Allez comprendre comment une personne qui profère des mensonges ne ment pas à son interlocuteur !

    Pour conclure, un joli texte (écrit, lui correctement) de l'humoriste Tristan Bernard, intitulé
    DÉFENSE DU MENSONGE

    C'ÉTAIT à une des époques de la Grande Guerre où le communiqué relatait des péripéties légèrement incertaines.
    Je ne parle pas de la façon élégante dont on nous renseignait sur les événements peu heureux, et où la perte de cinq cents mètres de terrain était annoncée- à peu près de cette façon :
    « Une attaque déclenchée dans le secteur de ... nous a déterminés à reporter nos lignes à un kilomètre des précédentes positions. Dans une énergique contre-attaque, nos troupes ont refait la moitié du terrain cédé. »
    Je parle de « ménagements » encore plus marqués, qui annonçaient comme repoussée une attaque qui n'avait pas été repoussée. Les gens qui lisaient entre les lignes avaient fini par s 'habituer à ce genre de, style.
    Mais il y avait d'autres personnes que cette façon d'écrire exaspérait. Il me souvient d'avoir assisté à une conversation de deux commentateurs du communiqué. L'un appartenait à la première catégorie, celle des indulgents et des résignés. L'autre, plus nerveux, ne voulait pas qu'on le ménageât.
    Et pourtant, étant donné son tempérament, les ménagements lui étaient plus qu'à tout autre nécessaires.
    « Ce sont des menteurs, des menteurs », répétait-il, en se meurtrissant la paume avec énergie sur le marbre stoïque d'une table de café.
    A quoi l'autre répondit avec douceur :
    « Il ne faut pas partager le monde entre les gens qui mentent et ceux qui disent la vérité.... mais entre ceux à qui l'on dit la vérité et ceux à qui l'on est obligé de mentir.
    « Et ces derniers sont l'immense majorité.
    « Je n'ai jamais compris pourquoi une telle réprobation s'attachait à ce défaut, le mensonge, et pourquoi l'on répète sottement que l'homme qui dit des, mensonges est capable de tout.
    « La hiérarchie des défauts, d'ailleurs, n'est pas établie d'après une morale supérieure, ni même d'après les dangers qu'ils font courir au bien général, mais simplement d'après le tort qu'ils causent à chaque homme en particulier.
    « Je m'explique, car je reconnais que je suis un peu obscur.
    « L'avarice est un défaut plus détesté que n'est la paresse. Et pourtant, pour la société, un paresseux est un individu plus dangereux que n'est l'avare.
    « Le paresseux ralentit le mouvement social avec son indolence, beaucoup plus que ne fait l'avare, avec sa cupidité parfois utile et féconde. Seulement Harpagon nous gêne, tandis que le paresseux nous favorise en faisant disparaître une concurrence, en payant forfait dans la lutte pour la vie.
    « ... Nous sourions avec indulgence au paresseux et nous haïssons l'avare, pour qui nous n'avons pas assez de sarcasmes. (Paul Adam a écrit, contre notre habitude d'esprit, quelques pages curieuses qu'il intitulait : Gloire future de l'Avare.)
    « Le menteur nous contrarie beaucoup en opposant une arme naturelle à notre curiosité. Nous détestons cette défense qui nous empêche de poursuivre, jusque dans son for intérieur, la liberté d'autrui.
    « Le mensonge est quelquefois le seul moyen qu'un homme ait en son pouvoir pour protéger son indépendance intime.
    « C'est ce qui nous irrite nous met hors de nous et nous pousse à nous venger en chargeant ce menteur de tous les péchés, en le couvrant de toutes les flétrissures.
    « Or, la plupart du temps, le menteur est un homme bon.
    « Je dirai même - et je vous supplie de croire que je n'ironise pas, je dirai que le mensonge d'un rédacteur de communiqué était à fond de bonté.
    « Certes, ce mensonge avait aussi un intérêt politique. Il sauvegardait la situation des gens en place en laissant croire, aux foules irritables et impatientes, que leurs intérêts étaient bien gérés.
    « C'est ainsi qu'un administrateur de sociétés embellit volontiers la situation, non seulement pour garder sa place, mais parce que c'est toujours désagréable de faire de la peine aux gens.
    « On dira à cet administrateur, si l'affaire tourne mal : “ Vous avez eu tort de nous ménager en nous cachant les périls de la situation. Maintenant, le coup est beaucoup plus dur... ”
    « Mais, à l'époque où il vous a ménagés, il avait, la plupart du. temps, l'espérance que l'affaire s'arrangerait, soit par ses ressources naturelles, soit par le miracle ; on a tort de l'escompter, c'est entendu, mais il est rudement nécessaire à l'âme humaine, qui se dit, avec Frédéric II, que les choses ne sont jamais si mauvaises qu'on le craint ni si bonnes qu'on l'espère.
    « Que nous avons tort d'avoir ce goût de l'illusion et de l'espérance, c'est à discuter. Mais, si nous tenons à le garder, ne flétrissons pas les menteurs qui contribuent à l'entretenir.
    « Ce sont des idées vieilles comme le monde... Il n'est pas mauvais de taper de temps en temps, à l'air de la rue, les vieilles idées, comme l'on fait des vieux tapis. »

    L'apologiste du mensonge, ou plutôt son défenseur, continua encore longtemps sur ce thème.
    Et moi, j'avoue que je n'étais pas loin de lui donner raison.
    Je pensais qu'une société n'a que les menteurs quelle mérite, et qu'elle n'a rien à dire contre eux, puisque c'est elle-même qui les crée, pour ses besoins paresseux de confiance, d'espérance et d'illusion.
    Dans bien des familles, l'éducation des enfants est, elle aussi, responsable de tous ces menteurs dont la terre est peuplée.
    Très peu d'êtres humains naissent avec ce défaut.
    Ce n'est pas agréable de mentir, c'est gênant, compliqué, fatigant.
    La véridicité est encore le meilleur aide-mémoire.
    Mais la plupart des parents, par leur sévérité imbécile, menacent les enfants de châtiments qui ne sont pas gradués selon les principes de l'échelle des peines. L'autorité paternelle se montre ou dangereusement débonnaire ou stupidement tyrannique. Dans les deux cas, c'est une preuve de paresse chez- les dirigeants des âmes puériles.
    Par indolence, on laisse la licence s'établir, ou l'on instaure un régime de terreur.
    On m'accordera que les petits délits sont plus faciles à commettre que les grands crimes.
    Alors ils sont naturellement plus nombreux ! Si le même châtiment punit les indocilités vénielles et les graves désobéissances, on habitue forcément les enfants au mensonge.
    La sévérité des chefs au régiment a les mêmes torts. L'âme humaine a de ces petits calculs instinctifs : elle sait fort bien que lorsqu'un châtiment est disproportionné à la faute, il devient injuste, et c'est le sentiment de cette injustice qui absout notre mensonge et nous incite à le proférer.

    Le mensonge est si peu naturel à l'homme que la plupart mentent très mal, parce qu'ils mentent timidement.
    Ils disent -des choses qui ne sont pas tout à fait fausses et qui contiennent une petite part de vérité.
    C'est surtout pour pouvoir discuter, au moment où leur mensonge sera découvert.
    J'ai lu quelque part cette remarque : Rien ne ressemble plus à un innocent qu'un coupable qui ne risque rien.
    C'est pour cette raison que bien des communiqués étaient au fond des mensonges mal faits.
    Le rédacteur se disait : “ Ce serait ennuyeux si, par un recoupement fâcheux (tel que celui du radio ennemi, par exemple), les gens s'apercevaient que l'on n'a pas dit la vérité. ” Alors ils faisaient une moitié de mensonge, ils écrivaient quelque chose qui n'était pas tout à fait un mensonge et qui n'était pas tout à fait la vérité.
    Ce pauvre demi-mensonge se présentait mal. il avait une figure suspecte et on lui demandait ses papiers.
    Il n'avait pas poussé l'audace jusqu'à s'être fabriqué de faux papiers, ayant, répétons-le, plus de timidité que de scélératesse.
    Il était donc, la plupart du temps, convaincu d'imposture, et se voyait chargé d'anathèmes. Et nous oubliions tout à fait que nous avions eu dans sa naissance une part de responsabilité.
    Mais c'était une responsabilité collective, de celles que l'on supporte trop aisément, et qui permettent aux peuples de faire souvent de vilaines choses.
    En vérité, dans ces histoires-là, je ne sais pas si le trompé était plus intéressant que n'était le trompeur.

    P.S. Il se peut que j'aie répondu à côté, faute d'avoir su décrypter votre :
    Personnellement je trouve que ce texte porte atteinte à l'honneur d'une personne.
    De quelle personne parlez-vous ?
    Poster sur un forum un tel tissu d'incohérence est en effet peu à l'honneur de son auteur, mais comme il ne figure aucun nom, aucune précision, nul ne peut s'en offenser.
  • Merci beaucoup Delia

    Je parlais de la personne visée par ce texte.

    Cette personne n'étant pas citée, elle ne peux pas répondre sans " s'auto incriminer ".
    Même si elle publie votre texte que je lui transmet.

    En fait, la personne visée est très ennuyée pour répondre.

    Je demandais un décryptage car l'auteur m'a priée d'aller voir un prof de français car, selon elle, je ne comprenais pas le texte.

    A mon sens ce texte accuse quelqu'un de mentir et porte donc atteinte à l'intégrité de cette personne.

    Merci encore de votre aide.
  • J'ai répondu sans réfléchir.
    J'aurais dû vous dire tout de suite que cela ne se fait pas de faire voyager des messages d'un forum à l'autre.
    Quant au conseil de consulter un professeur de français... Vous n'avez donc pas compris que c'était ironique, une façon de vous traiter de minus habens, et qu'il ne fallait surtout pas suivre ce conseil !
    Qui se retourne contre son auteur : le texte n'aurait pas la moyenne au bac ! Il est inoffensif car totalement incompréhensible... et puis on s'en moque bien que Y ait menti à X, vous ne croyez pas ? Ce sont là des ragots qui ne méritent pas que l'on en fasse l'exégèse, cela ne mérite pas d'être lu car cela ne mérite pas d'être écrit.
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