Reprendre des études pour devenir romancière

Bonsoir à toutes et tous,
Je me suis inscrite sur ce forum en espérant avoir quelques conseils.
J'adore lire et j'ai toujours eu envie d'écrire des romans, mais je ne me suis jamais lancée. Et puis je me suis retrouvée au chômage l'année dernière et pour passer le temps j'ai participer à un concours littéraire où le thème était: écrire un roman fantastico-romantique. Résultat, j'ai terminé 5ème sur 272 participants en écrivant mon manuscrit en trois mois.
Cela m'a motivé et j'ai décidé de poursuivre dans l'écriture et pourquoi pas, à défaut de devenir auteur, être lecteur-correcteur et postuler dans des maisons d'éditions. On demande une bonne culture générale et des études littéraires.
J'ai 37 ans. J'ai eu mon bac en 1994 (bac L, A2 à l'époque). J'étais très bonne en français et philosophie, mais j'ai fait fac de droit où j'ai échoué.
Aujourd'hui, je souhaiterais donc faire des études littéraires.
Que me conseillez-vous pour être en rapport avec mon projet? Lettres classiques, modernes? Mon bac datant de 1994, vais-je être acceptée en faculté (je souhaite étudier par correspondance)? Ou cela va-t-il être irréalisable?
Merci.

Réponses

  • Je dirais plutôt Lettres modernes.
    Vous serez acceptée à la fac sans problèmes. Mais votre projet professionnel est beaucoup plus aléatoire !
  • Oui, vous serez acceptée à la fac, la condition est le bac. Les lettres modernes sont plus indiquées, les lettres classiques sont concentrées sur le latin et le grec.
  • Bonjour,

    Je ne peux pas vous aider plus que l'ont déjà fait les deux premières personnes qui ont répondu mais j'aimerais vous poser une question.

    Par "lecteur-correcteur" (je ne relève pas l'injustice du mot au masculin uniquement, mais presque) vous voulez dire que vous souhaitez corriger les écrits des auteurs de la maison d'édition avant qu'ils soient publiés ? Parce que c'est un métier qui m'intéresse beaucoup, j'avais malheureusement entendu dire qu'il était en voie de disparition. Est-ce que vous pourriez m'en dire plus s'il vous plaît ?
  • Bonjour Indifférente,
    C'est tout à fait ça. Le lecteur-correcteur ou "rewritter" corrige les manuscrits avant qu'ils ne soient publiés que ce soit au niveau des fautes d'orthographe ou du ton à donner à certains passages. J'ai lu également sur internet que c'était un métier qui disparaissait (vu les ordinateurs et logiciels de plus en plus efficaces pour faire les corrections grammaticales) et qui était très mal rémunéré, mais les maisons d'éditions en conservent pour réecrire certains passages comme je le disais, car au niveau de l'émotion à donner, une machine ne peut prendre la place d'un humain.
    On peut être lecteur-correcteur sans diplôme ni formation, mais pour percer dans le métier et être parmi les meilleurs, on suggère une solide formation littéraire, d'où mon message.
    J'étais interressée par le Centre d'Ecriture et de Communication qui propose une formation par correspondance mais à 1450 euros ce qui reste un certain coût. Sinon il y a Formacom mais à environ 8000 euros à Paris et l'entrée est très selective, voir presque impossible.
    Voilà ce que ce je sais (infos d'internet).
    Merci pour les premières réponses à mon message en tout cas.
  • Titania91Titania91 Modérateur
    Bonjour,
    je suis moi-même en master recherche de littératures françaises et d'anciens khâgneux de ma prépa ont bifurqué en master édition ou métiers du livre. Dans ce cadre ils sont amenés à faire des stages dans des maisons d'édition et ce dès la L3 de lettres modernes. Ils ont travaillé entre autre à la correction de manuscrits et ce travail reste nécessaire pour les fautes d'usage qu'un ordinateur ne saura jamais reconnaitre mais aussi pour les erreurs et les lacunes (j'ai lu récemment une histoire de France écrite par un certain chroniqueur du journal "le Monde" avec deux erreurs magistrales non corrigées par le lecteur-correcteur".) Aussi ce métier ne demande pas seulement une culture littéraire mais une culture générale qu'il faut savoir affiner et spécifier.
    Une excellente culture, littéraire entre autre, ne vaut pas à mon avis une formation onéreuse, elle s'acquiert par les études et surtout par la curiosité personnelle.
  • Ils ont travaillé entre autre à la correction de manuscrits et ce travail reste nécessaire pour les fautes d'usage qu'un ordinateur ne saura jamais reconnaitre

    J'ai moi même fait un stage dans une (toute petite) maison d'édition et j'ai fait beaucoup de relectures/corrections.. mais même si je pense qu'en effet il y aura toujours (ou du moins pour longtemps) une demande pour ce type de travail, je ne sais pas s'il faut avoir trop d'espoirs d'en vivre. Je crains que les maisons d'édition s'appuient beaucoup sur le travail de stagiaires payés peu voire pas du tout (et qui ne manquent pas - quand j'avais fait une tournée du Salon du Livre en espérant déposer des CV, on me répondait souvent que ce serait peut-être possible... un an plus tard).
    J'ai quand même rencontré une personne dont c'était le métier, mais il semble qu'elle décrivait son métier comme étant assez précaire (même pour les gens qui ne sont pas stagiaires, j'ai cru comprendre qu'ils étaient de moins en moins salariés, et qu'on les payait de plus en plus au feuillet).
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