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Comment ces trois auteurs dénoncent-ils la guerre ?

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Bonjour,

J'ai à rendre pour jeudi un entrainement à la question de corpus avec pour problématique :

Comment les auteurs de ces 3 textes dénoncent-ils la guerre ?

Le professeur nous a donné une méthodologie a suivre scrupuleusement en 5 étapes :

HSrPvCEH

J'en suis pour l'instant à la 1ère étape, mais je ne suis pas du tout sur de ce que j'ai écris :
Etape 1 :

Comment ces trois auteurs dénoncent-ils la guerre ?
De quelle façon s’y prennent-ils ? (procédé, registres,…etc)


Texte 1 :

18eme siècle
Mouvement : ?
Genre : Roman
Sous-genre : Roman d’aventure
Thème : Description de la guerre, qui allie vocabulaire mélioratif et péjoratif mais qui est au final péjorative
- Phrases longue
- Description minutieuse, abondante et recherché
- Voix narrative : externe présent par des jugements
- Focalisation : zero


Texte 2 :

19ieme siècle
Mouvement : Réaliste (Représente l’homme et la société dans sa réalité, peindre la misère et la souffrance sociale, souci du détail vrai, développement de la description)
Genre : Roman
Sous-genre : Aventure ; Historique ; mémoire ; meurs
Thème : Description plutôt neutre d’une guerre (peut-être napoléonienne), certaine naïveté du personnage qui n’analyse pas mais constate simplement et voit la guerre uniquement par rapport à lui et au fait qu’il a enfin vu ce qu’était la guerre, un certain engouement
- Un passage de monologue intérieur
- Description minutieuse et recherché de plusieurs éléments
- Voix narrative : externe présent par des jugements & interne
- Focalisation : zero


Texte 3 :

20ième siècle
Mouvement : Nouveau roman (Vision fragmenté, Jeu sur les variations, usage intense du monologue intérieur, description minutieuse
Genre : Roman
Sous-genre : Roman mémoire ; Roman de meurs ; roman d’aventure ; Historique
Thème : Dénonciation implicite de la guerre à travers un personnage qui la vit : description plutôt négative des soldats même si relativement neutre a par la description d’un colonel qui elle est subjectivement négative
- Monologue interieur
- Phrases courtes
- Phrases longues
- Enumérations
- Question intérieur
- Description
- Voix narrative
- Voix narrative : interne
Focalisation : interne

J'hésite un peu pour tout. Je mélange un peu le statut du narrateur (focalisation ; voix narrative), et je ne suis pas sur d'être sur la bonne voix concernant les thème et le léger déblayage que j'ai fait. J'hésite aussi pour les sous-genres. j'ai téléchargé un PDF avec une description de chaque sous-genres du roman mais vu que j'ai pas lu le roman (a part Candide) je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie les mettres.

Voila en vous remerciant par avance de votre aide :)

Ah oui et question crucial : Est-ce que concernant la 1ère étape je suis sur la bonne voix ?

Merci !

Réponses

  • Candide n'est pas un roman d'aventure ! ! !
  • Ah bon ? Pourtant il se passe énormément de choses dans le roman, un nombre incalculable de péripéties...
  • C'est un conte philosophie : derrière l'aventure, Voltaire veut porter un message.
  • Candide est effectivement un conte philosophique. De même le Voyage n'appartient pas au Nouveau Roman, c'est un mouvement qui arrive bien après.
    Ici, les 3 textes traitent de la guerre d'une manière différente:
    Céline la montre comme une immense boucherie, désordonnée, et voient les soldats comme des fous destructeurs, des animaux. L'accumulation de termes, et la phrase absolument gigantesque à la fin du passage souligne la folie de la chose, on finit par manquer d'air, cela met en exergue une sorte de caractère jusqu'au-boutiste dans la destruction... c'est une sensation étrange sur laquelle il vous faudra mettre des mots.
    Voltaire, lui traite tout cela par une ironie féroce, en tentant de montrer à le ridicule des armées à voir de la beauté dans cette horreur. Qui plus est, le Te Deum que les rois font chanter est un chant joyeux, glorieux, un chant normalement entonné à l'occasion de victoires. L'auteur tente donc de montrer le ridicule de la situation ici: les soldats se font tuer par milliers, de manière assez organisée, mais pourtant ils ont l'air de trouver ça beaux, et y vont avec joie, volontairement (comme chez Céline). Les horreurs faites aux civils à la fin sont également horribles, mais dites avec une certaine ironie morbide, tous continuent leur vie, même s'ils sont quasiment mourants (la femme continue à téter le sein, les vieillards les regardent...).
    Pour Stendhal, point de vue inversée. Alors que les deux (anti)héros précédents étaient des lâches et fuyaient le massacre, celui-ci est un des "imbéciles" dénoncés auparavant. Malgré tout, on sent avec la fumée, et les bruits de canons de toutes parts, que le protagoniste est totalement perdu. L'image horrible du cheval étripé fait mouche, c'est ici le point commun entre Voltaire et Stendhal, qui dénoncent par l'horreur, tandis que Céline dénonçait plutôt par la folie destructrice que l'on ressentait dans ses phrases. Dans la Chartreuse, aux côtés du protagoniste, le lecteur se sent un peu perdu, au milieu de ce gigantesque bazar qu'est la guerre. L'incompréhension plutôt physique du héros (au niveau de ses sens), se transmet à nous, mais d'une autre façon: le lecteur s'interroge sur la guerre et sur sa pertinence, l'incompréhension qui ne peut être ressentie physiquement est ressentie dans les idées. A quoi sert vraiment la guerre?

    J'espère t'avoir aidé un peu, tente de montrer les points communs et les différences de chaque texte, et sert toi si tu veux des pistes que j'ai tenté de te donner !

    EDIT: tu dois certes parler du genre dans ton introduction, mais je ne pense pas que le sous-genre te soit très utile... au niveau des thèmes, si le thème du roman a un rapport avec ta question, mentionne-le, mais parle plutôt des thèmes des textes en eux-mêmes
  • Attention, la réponse à la question ne doit pas excéder une page et demi.
  • Oui, enfin c'est très théorique, c'est surtout pour éviter qu'on ne disserte sur quelque chose qui ne vaut que quatre points, c'est très dépendant de l'écriture et de ce que l'élève a à dire... c'est pour éviter toute négligence sur l'exercice principal. Il arrive que l'on fasse trois, quatre pages sur la question préalable quand on est inspiré, sans pour autant trop déborder sur le commentaire/dissert/invention, et dans ce cas, on n'est pas sanctionné.
  • Non ce n'est pas futile : en une heure, on ne pas produire plus si on a bien fait le travail de préparation au brouillon. Et si cette faute est sanctionnée au bac !
  • D'expérience, je n'ai pas été sanctionné pour avoir fait plus d'une page et demie dessus. Et j'ai fait ma question préalable en 1h30 en ayant fait correctement un travail de préparation au brouillon. Tout le monde ne fonctionne pas forcément de la même façon ;)
    Mais, je pense que ce débat ne va pas vraiment aider Aceton, c'est un peu hors-sujet.
  • Et bien quel engouement :D (c'est pas plus mal sa m'arrange ! :P )

    Pour limiter le débat, la prof nous a dit "maximum 1 copie double". Elle s'adressait probablement au L (classe mixte) donc je vais essayer de faire a peu près 1 page et demi 2 pages... à l'ordi, histoire qu'elle soit bluffé ;)

    Surtout qu'avec toutes vos réponses j'ai déjà de quoi bien travailler !

    Merci à tous, je plancherais sa demain dans le train :)

    Voici ma partie 2 :
    Etape 2 :
    Texte 1 :
    Voltaire le montre avec une ironie féroce.
    Montre le ridicule des soldats voyant la beauté dans cette horreur (souligné par le Te Deum : chant joyeux, glorieux, normalement entonné à l’occasion de victoires).
    L’Ironie :
    • Les soldats se font tuer par milliers de manière assez organisé, mais ont pourtant l’air de trouver sa beaux, et y vont avec joie volontairement (comme Céline)
    • Les civils continus leur vie [la femme continue à téter le sein, les vieillards les regardent] malgré les horreurs subit (quasiment mourant)
    Antihéros (lâche) qui auparavant fuyaient le massacre, qui ne voit que le bon côté des choses, et parait être émerveillé par la guerre


    Texte 2 :
    Fait partie des « imbéciles » dénoncé auparavant
    Soldats [ou héros ?] totalement perdu, attentif, mais pas atteint, comme dans une bulle ou il est protégé (fumée, bruit de canons). Lecteur désorienté face à ce bazar.
    Image du cheval étripé : point commune entre Voltaire et Stendhal [qui dénoncent par l’horreur]
    [color=#]Héros : Incompréhension qui tend vers le physique [ses sens] amène le lecteur à s’interroger sur la pertinence de la guerre. Du physique du héros, transmission au psychique du lecteur via cette incompréhension. A quoi sert vraiment la guerre ?[/color]
    Vision partiel du massacre, comme nous suivions le regard désordonné de Fabrice, le personnage principal « vit -
    Texte très sonore « cris sec – ronflement – coups de canon »
    L’exclamation du héros sort de nulle part et n’es pas du tout approprié : Elle est entouré par la description d’un cheval marchand dans ses entrailles et d’une escouade sous une pluie de canons
    Héros totalement passif face au combat « il n’y comprenait rien du tout »
    La scène est amenée doucement. D’abords « labouré » qui nous fait penser à la création, la naissance de la graine dans le champ, conforté par « sillons » qui pourrait être fait par une machine agricole, même archaïque et « terre humide »


    Texte 3 :
    Céline montre une immense boucherie désordonnée.
    Il voit les soldats comme des fous destructeurs animalisés. (Souligné par : énumération + phrase gigantesque [met en exergue le caractère jusqu’auboutiste dans la destruction dans le sens de la folie, plus que dans l’horreur])
    Anti héros (lâche) qui auparavant fuyaient le massacre
    Le combat est inaréatable a cause dela détermination de chacun (cf l.5-6)
    2 parties :
    • Une première ou l’auteur réalise la chose, où il mène une analyse raisonné et pragmatique (cf l’analyse sur les braves/monstres 1er paragraphe)
    • Une deuxième amorcé par la question intérieur « pourquoi s’arrêteraient-ils ? » où il s’emporte par une longue phrase qui s’étale sur 6 lignes où il place même le soldat en dessous du chien
    Champ lexical ?

    J'ai un peu continué ce soir, mais je compte essayer de boucler le brouillon demain !
    Je chercherais les figures de styles/procédés en même temps que je rédigerais à l'ordi, même si je pense pas qu'il fasse en trouver beaucoup pour la question de corpus, on sait jamais peut-être qu'après en avoir trouvé certains cela m'aidera !

    Concernant ce que je viens de faire, j'aimerais savoir si vous pouviez m'éclairer sur les narrateurs ? Je confond un peu tout, et même simplement si vous pouviez me dire quand il est interne/externe, sur le plan de la focalisation et de la voix narrative cela m'aiderait beaucoup ! Surtout que j'ai l'impression que sa change au fur et à mesure :/

    Pour ce qui est coloré je vois pas vraiment comment le démontrer avec le texte :|

    Merci ! :)
  • La quantité ne vaut pas forcément la qualité : l'important n'est pas de "bluffer" votre professeur. De plus, rédiger votre réponse informatiquement n'est pas la meilleure solution : les exercices à la maison doivent être pris comme des exercices d'entrainement et donc rédiger "à la main". Au bac, vous n'aurez pas d'ordinateur et par conséquent moins de temps.

    NB : 1 page et demi ordinateur correspond à environ trois pages manuscrites.
  • C'est un bon début.
    Ce qui est coloré n'est pas à prouver. Tu pars plutôt de ton analyse, qui montre que les sens du héros sont assaillis, pour en arriver à la conclusion que toi, en tant que lecteur, tu penses que, le sens du héros étant assaillis, il ne peut comprendre la situation, il est comme perdu. Tu mets en parallèle cette perte de repères physique avec l'incompréhension de la guerre de l'auteur. N'oublie pas de toujours citer le texte, pas de cf dans ta copie.
    N'utilise pas le mot bazar, que j'ai utilisé pour être plus explicite. Trouve un synonyme plus soutenu. Mais c'est effectivement l'idée. Le lecteur, tout comme le héros, est perdu dans cette scène de bataille. Cela n'a pas de sens, on ne comprend rien physiquement à la guerre, c'est un grand désordre: à quoi sert-elle (je ne suis pas très clair, je m'en rend compte, mais je te laisse le soin d'expliciter tout ça !).
    Pour les soldats de Céline, montre aussi une forme de déshumanisation des soldats en mettant en avant leur caractère animal, toujours en citant.
    Ne te bride pas trop sur le nombre de pages si tu penses avoir quelque chose d'intéressant à analyser. Une page et demie à l'ordinateur me paraît bien, en effet
    Bonne chance !
    (@livre95: très honnêtement, là, je ne vois pas le problème. J'ai également toujours rédigé mes exercices à la maison à l'ordinateur. Pour se tester au niveau du temps, il y a les devoirs surveillés.)
  • j'ai besoin d'aide pour un travail de français sur l'argumentation de la guerre mais je c'est pas exactement écrire :|
    je suis en 3eme
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Mais quel est le sujet exact de ton devoir ?
    Et dois-tu t'appuyer sur des textes d'auteurs ?
  • Enfaite faut decrire la guerre, son opinión
    Dont je ne sais pas vraiment explique
  • JehanJehan Modérateur
    Explique-toi mieux... Tu avais d'abord parlé d'argumentation, puis tu parles maintenant de décrire .
    Quelle est la consigne exacte de ce devoir ?

    Tu parles aussi d'opinion... D'opinion sur la guerre, je suppose.
    Tu n'as aucune opinion sur la guerre ?
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