Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour ! :)

J'aimerais avoir votre aide parce que, comme l'intitulé de mon sujet l'indique, je me demande toujours, dans une dissertation, quelle forme de plan je dois faire lorsque ma problématique commence par "En quoi ... ?" (ce début de problématique est imposé et conseillé par ma prof de Français).

J'ai d'ailleurs une dissertation à faire avec la problématique suivante : "En quoi la figure de la monstruosité permet-elle à l'homme de se questionner sur son humanité ?"
Et je bloque vraiment car je n'ai aucune idée concernant le plan que je dois adopté ...

Merci d'avance pour votre aide !

Sly'

Réponses

  • Est-ce une problématique où l'intitulé du sujet ?
  • C'est une problématique ;) Ma prof nous a seulement donné ça ... :/
  • Vous ne pouvez pas faire un plan oui/non, il reste alors le plan thématique.
  • Pouvez-vous me dire ce que vous entendez par plan thématique, svp ? Parce que je n'ai jamais vu ce type de plan ...
  • webmestrewebmestre Administrateur
    Bonjour,

    Sur le plan thématique, consultez cette page :
    https://www.etudes-litteraires.com/dissertation-types-de-plan.php
  • Je ne vois toujours pas quels axes je peux avoir grâce à ce plan, pouvez-vous m'éclairer un peu, svp ? ^^"
  • JehanJehan Modérateur
    Tu essaies de trouver au brouillon plusieurs réponses à la question posée.
    Chacune de ces réponses pourra constituer un axe à développer.
    Naturellement, si tu trouves au brouillon un assez grand nombre de réponses, regroupe-les par grandes catégories, chacune constituant ensuite un axe.
  • En fait quand une question de dissertation commence par "En quoi", ça revient plus ou moins à se demander "pourquoi peut-on dire que". Par exemple, pour cette question "En quoi la figure de la monstruosité permet-elle à l'homme de se questionner sur son humanité?", tu dois trouver trois arguments qui montrent pourquoi la monstruosité permet cela à l'homme.
    Par ailleurs, pour les personnages monstrueux tu peux penser tout d'abord aux monstres totalement inhumains, comme ceux des épopées, mais aussi à des personnages monstrueux physiquement (on pense à Quasimodo ou à Gwynplaine, deux personnages de Victor Hugo) qui cachent en réalité une belle âme.

    Voilà, j'espère t'avoir aidé bon courage !
  • J'ai finalement essayé ceci mais je pense que ce n'est pas bon ... :

    Thèse 1 : La figure du monstre permet de voir le lien qu'entretient l'homme avec lui-même et l'autre

    Argument 1 : Elle aide à définir le statut de l'autre
    (la controverse de Valladolid, Carrière)

    Argument 2 : Elle confronte l'homme et son comportement face à la société
    (Les Caractères, La Bruyère)

    Mais je n'arrive pas à aller plus loin malheureusement ...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    La monstruosité me semble poser la question des limites.
    Quand est-ce que l'homme n'est plus un homme ?
    D'abord j'examinerais ce qu'est la monstruosité : physique, morale, quels liens entre elles ?
    La monstruosité débouche inéluctablement sur la différence et sur notre capacité à l'admettre.
    Elle arrive très vite à rejeter le monstre du côté de l'animal, pense à tous les monstres comme le lycanthrope, le minotaure, les centaures... En tout cas l'imaginaire a du mal à dresser des frontières nettes entre les deux ordres...
    La monstruosité renvoie aux domaines infernaux, elle peut être considérée comme un châtiment : les vampires, le traitement réservé aux lépreux...
    La monstruosité a donc des conséquences psychologiques, je pense au film elephant man, sociales, morales, religieuses. Le monstre est-il une victime ou un bourreau ?
    A chaque fois, il conduit à nous demander ce qui constitue essentiellement un homme. Apparences (mongolisme), liens entre l'intérieur et l'extérieur, besoin de liens sociaux, relation avec les origines et le sacré, droits inaliénables attachés à la nature humaine traitement des malades et des fous), protection des plus faibles...
  • Tu pourrais peut-être aller chercher du côté des monstres de science-fiction ou du fantastique, qui sont souvent des figures quasi-humaines, qui permettent justement d'essayer de comprendre ce qui fait la différence entre l'humain et le non-humain - ou les non-humains. Surtout quand la limite entre les deux est 'menacée'.

    Par exemple, si l'humain se définit par opposition à la nature/à l'animal - le monstre sera ce qui est entre les deux. Dans L'île du docteur Moreau (1896) de H. G. Wells, où un savant pratique la vivisection sur des animaux pour les transformer en humains, l'horreur vient justement de ce que la limite entre humain et animal est brouillée - horreur d'autant plus grande que quelques décennies plus tôt les théories de l'évolution ont remis en cause cette limite.

    Plus récemment aussi, des changements scientifiques et technologiques nous poussent à réfléchir à ce qu'est l'humain, et la science-fiction permet au moins de poser ces questions sinon d'y trouver des réponses. Se demander si un clone est un monstre, par exemple, ça peut être se demander s'il est nécessaire d'être individuel et unique pour être humain. Est-ce que l'humain est uniquement une affaire de conscience ou de corps ? (cf robots/intelligences artificielles et autres cyborgs, c'est à dire des consciences plus ou moins humaines sans corps humain et, à l'inverse, mettons, les zombies, corps humain mais sans conscience) Le monstrueux en littérature peut être une façon de s'interroger indirectement sur des problèmes philosophiques (qui ont eux-même des résonances concrètes dans notre vie : par exemple, nous sommes aujourd'hui capables de maintenir en vie des corps qui n'ont plus de conscience - sont-ils encore humains ?)
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