Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck - Ceux qui nous gardaient et nous battaient répétaient toujo

Bonjour, je suis totalement a la ramasse et pour demain matin, je dois rendre le plan detaillé d'un commentaire... Sauf que même après m’être renseigné sur internet, sur mon livre etc, bah c'est trop flou pour moi...

le texte :
Ceux qui nous gardaient et nous battaient répétaient toujours que nous n'étions que des fientes, moins que des merdes de rat. Nous n'avions pas le droit de les regarder e face. Il fallait maintenir toujours notre tête vers le sol et recevoir les coups sans mot dire. Chaque soir, ils versaient la soupe dans les gamelles de leurs chiens de garde, des dogues au pelage miel, aux gueules retroussées dont les yeux bavaient des larmes un peu rouges. Nous devions nous tenir à quatre pattes,comme les chiens, et prendre la nourriture en nous servant seulement de nos bouches, comme les chiens. La plupart de ceux qui etaient enfermés avec moi ont refusé de le faire. Ils sont morts. Moi, je mangeais comme les chiens,à quatre pattes et avec ma bouche. Et je suis vivant.
Parfois, lordque les etaient ivres ou désoeuvrés, ils s'aùusaient avec moi en me mettant un collier et une laisse. Il fallait que je marche ainsi, avec le collier et la laisse, il fallait que je fasse le beau, que je tourne sur moi-même, que j'aboie, que je tire la lanque, que je leche leurs bottes. Les gardes ne m'appelaiet plus Brodeck, mais Chien Brodeck. Et ils riaient de plus belle. La plupart de ceux qui etaient avec moi refusèrent de faire le chien, et ils moururent, soit de faim, soit des coups répétés que les gardent portaient sur eux. Aucun des autres prisonniers ne m'adressait plus la parole depuis longtemps. " tu es pire que ceux qui nous gardent, tu es un animal, tu es une merde Brodeck!" Comme les gardiens, ils repetaient que je n'etais plus un homme. Ils sont morts. Tous morts. MOi, je suis vivant. Peut etre n'avaient-ils aucun amour au profond de leur coeur ou dans leur village? OUi, peut etre n'avaient-ils aucune raison de vivre.
Durant les nuits, les gardes avaient fini par m'attacher à un piquet, prés de la niche des dogues. Je dormais a ême le sol, dans la poussiere et l'odeur des peages, des souffles des chiens, de leur urine. Au dessus de moi, il y avait le ciel. UN peu plus loin, les miradors, les sentinelles, et plus loin la campagne, ces champs qu'on voyait le jour et qui faisaient onduler avec une irréelle insolence leurs blés sous le vent, les houppes des bosquets de bouleaux, le bruit de la grande rivière qui coulait son eau d'argent, toute proche. Moi, en vérité, j'etais trés loin de ce lieu. Je n'etais pas attaché à un piquet. Je n'avas as un colier de cuir. Je n'etais pas allongé à demi nu prés des dogues. J'etais dans notre maison, dans notre couche, tout contre le corps tiède d'Emelia et plus du tout dans la poussiere. J'etais au chaud et je sentais son coeur battre contre le mien. J'entendais sa voix me dire tous les mots d'amour qu'elle savait si bien chercher dans le noir de notre chambre. Pour tout cela, je suis revenu. Chien Brodech est revenu chez lui, vivant, et a retrouvé son Emelia qui l'attendait.

Je pensais mettre en avant la deshumanisation de brodeck puis le fait qu'il s'attache a l'idée de retrouver Emelia, mais je ne sais comment formuler ca en axe, et la prof veut trois grand axes, et deux sous axes pour chaque. Bref, je suis totalement perdue. De l'aide? =S

EDIT: J'ai quelques idées d'axe mais je sais pas si ca tient

Axe 1 : La deshumanisation de Brodeck
SOus axes : Le devoir de soumission
L'evasion dans la soumission ( Emelia)

Axe 2 Le regard des autres sur chien Brodeck
Sous axes : Les prisoniers
Les gardes


Vous pensez que ca tient?

Réponses

  • C'est tiré de quelle oeuvre?

    Pose toi les bonnes questions, quel est le courant ?
    Champs lexicaux? temps verbaux? Cadre spatio temporel?
    ...

    Tes axes sont plutôt intéressants mais analyse bien tout le texte et pense à fournir tes procédés pour voir s'ils sont bien en adéquation avec tes idées.
  • Le texte est extrait de l'oeuvre " le rapport de Brodeck" de Philippe Claudel.

    MOn grand problème, c'est que je suis littéralement incapable de trouver un procédé sans qu'on me mette le nez dessus, et que c'est un peu tout l'exercice qui m'est demandé ici...
  • Je suis désolé mais nous ne sommes pas ici pour te macher le travail, tu devras bien t'en sortir seul un jour donc je te conseille de lire ces quelques fiches qui pourront t'aider :
    https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/figures-de-style.php
    https://www.etudes-litteraires.com/notions-stylistique.php
    https://www.etudes-litteraires.com/etudier-un-roman.php
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