Bonjour,

je rencontre un problème avec une version. Dans la phrase : "Erat autem Philopoemen praecipuae in ducendo agmine locisque capiendis sollertiae atque usus, nec belli tantum temporibus sed etiam in pace ad id maxime animum exercuerat."
Je ne comprends pas bien si "usus" est un G de qualité et s'il me faut traduire par "Philopoemen était d'une igéniosité et d'une pratique remarquable quant à la conduite de la marche d'une armée et quant à lui trouver des situations/lieux" ou bien si "usus" se rapporte à "locis" , ce qui donnerait donc "des situations/lieux favorables".
Et pour ce qui est de la suite de la phrase, dois-je faire le balancement "nec tantum" ... "sed etiam"?

Merci!

Réponses

  • Non, atque montre bien que usus est sur le même plan que sollertiae.

    Bien sûr pour ce qui concerne le balancement.
  • Bonjour,

    merci beaucoup pour votre réponse, mais je ne fais du Latin que depuis 12 mois et ma grammaire ne me mentionne par grand-chose sur "atque", pourriez-vous me dire comment cela montre que c'est bien sur le même plan (je vous embête, j'en suis navrée).
  • Tu ne m'embêtes nullement...
    - Ce qui me guide, c'est la lecture de la phrase ; quand je la lis, les mots se regroupent pour former des unités de sens qui donnent à terme une signification générale. A l'évidence, sollertiae et usus sont étroitement coordonnés, d'autant que l'on a affaire à une phrase "canonique" sans surprise. Comme en toute langue, c'est l'habitude, l'entraînement qui font aboutir à la compréhension mentale, puis à la traduction.
    - atque signifie "et", mais avec une nuance infime de renchérissement ou d'opposition. De ce fait, il coordonne plus étroitement encore que et
    - Quoi qu'il en soit, sauf en poésie, on ne peut avoir des disjonctions de syntagmes qui feraient que usus se rattacherait à locis, par exemple.

    Tiens, je vais te poser une colle à présent : pourquoi praecipuae (au singulier) alors que l'adjectif qualifie sollertiae et usus (dans ta traduction, il faudra mettre un -s à remarquable !) ?
  • Merci beaucoup pour toutes ces réponses!
    Il me semble que c'est parce qu'en Latin l'adjectif s'accorde avec le nom le plus proche, comme en Français classique, non?
  • Décidément j'ai encore un peu de mal avec Tite-Live, et je ne saisis pas bien la phrase "cum solus iret secum ipse agitabat animo, cum comites haberet ab his quaerebat, si hostis eo loco apparuisset, quid si a fronte, quid si ab latere hoc aut illo, quid si ab tergo adoriretur capiendum consilii foret"
    Je pense que je suis face à une série d'interrogatives indirectes, que je traduirais par "quand/chaque fois qu'il arrivait près d'une gorge difficile à traverser, ayant regardé attentivement la nature de chaque partie du lieu, quand il était seul il examinait en lui-même au moyen de son esprit [la situation], et quand il avait des accompagnateurs, il interrogeait ceux-ci: si un ennemi s'était montré dans ce lieu, s'il était passé inaperçu à ses yeux ou aux leurs, s'il les avait attaqués dans le dos, quel parti devrait-il prendre?"
    En vérité j'ai du mal avec la dernière interrogative indirecte, principalement avec l'adjectif verbal, je ne suis pas ûre de voir à quoi il se rapporte...
  • Tu as bien compris la phrase.
    L'adjectif verbal est ici attribut de quid :
    Mot à mot :
    (Il leur demandait) ...
    quid consilii : "quoi en matière de décision" (quid est fréquemment suivi du génitif, cf Gaffiot)
    foret (=esset) : "serait"
    capiendum : "devant être pris"

    D'où : "quel parti devrait être pris".
  • Merci beaucoup!
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