Apprendre une quatrième langue vivante

Bonjour,

C'est avec plaisir que j'inaugure mon premier sujet au sein de ce forum, nouveau pour moi.

Voici mon problème : en sachant que j'apprends trois langues optionnelles en plus des langues obligatoires, j'hésite à apprendre en seconde (car je viens de passer la troisième) une quatrième langue, l'espagnol, à un niveau moindre que ceux qui ont commencé en plus tôt.

Auriez-vous quelques avis à ce propos afin de me mieux orienter ? Merci d'avance. :)

P. S. : j'apprends durant une demi-heure ~ trois quarts-d'heure et je suis bon en langue.
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Réponses

  • Bonjour,

    J'ai longtemps enseigné l'allemand dans une classe européenne (anglais + allemand dès le CM1, en LVI donc dès la sixième et espagnol dès la quatrième + éventuellement latin ou grec en sus). Pratiquer trois langues vivantes, c'est déjà bien suffisant.

    Si je comprends bien :

    1/ Le français est ta langue maternelle.
    2/ Tu apprends l'anglais et l'allemand (langues vivantes très utiles).
    3/ Tu apprends également le latin (intéressant mais en pratique ça ne sert à rien) :lol:
    4/ Tu hésites entre le chinois et l'espagnol. Le chinois est à la mode, certes, mais je te conseillerais l'espagnol.
  • 3/ Oh, le latin me sert tant pour lire l'espagnol et l'italien (lire sans les parler et comprendre oralement [sans que j'y connaisse un traître mot]).
    4/ Sans vouloir te vexer, le chinois est une langue d'avenir (+ 1 milliard)

    Cependant, l'espagnol me paraît opportun si je veux m'engager dans des études de romanistique, bien que j'hésite encore avec la germanistique. Mes questions, pour être plus précis, et excusez-moi de ne les avoir pas posées plus tôt, sont :

    - Pourrais-je entamer des études de romanistique sans avoir appris une langue romane (autre que le français) quoiqu'en connaissant passionnément le latin ?
    - Est-ce difficile ?
    - Celle-ci (la langue espagnole) pèse-t-elle lourdement dans l'emploi du temps ?

    Note : les langues que j'apprends actuellement sont celles que je sauvegardai à ma fin de troisième. J'ajoute donc à l'année de seconde qui adviendra l'histoire-géographie en allemand et littérature et société.

    Merci pour ton attention si rapide.
  • Je trouve l'espagnol un tout petit peu plus difficile que l'italien. En revanche le chinois est une langue vraiment difficile si j'en crois les dires: en faculté de langues, les novices réussissent toujours à acquérir un bon niveau de japonais par exemple, mais c'est tout de suite moins évident en chinois. Cette langue fait souvent sombrer les résultats des étudiants de LLCE ;)
    Je ne veux bien sûr pas te décourager! En ce qui me concerne, avec du latin, du français, de l'italien et de l'espagnol, j'ai pu assister à des ateliers de romanistique et étudier les racines roumaines et portugaises. Ca pourrait t'être utile d'aborder une langue romane supplémentaire si tu veux choisir cette voie. Elle pèsera assez peu dans ton emploi du temps personnel au début, puis tu devras t'y investir un peu plus, comme pour toutes les langues, lorsque tu voudras vraiment la maîtriser.
  • Merci beaucoup pour ton témoignage ! :)

    Je ne pratique le chinois que depuis un an, en option non notée, non vérifiée, non officielle. Aucun diplôme, hélas, nada au bac, c'est donc avec plaisir que je me suis initié au chinois, facile pour l'instant. Cela doit être passionnant de connaître tant de langues pour mieux les comparer. Tu m'aides à réfléchir. Merci, merci beaucoup. D'autres témoignages sont les bienvenus.
  • Bon. Je comprends votre enthousiasme.

    MAIS une langue n'est que l'expression d'une civilisation et d'une pensée : croyez-vous qu'en apprenant - vaguement - le chinois, vous pourrez intégrer le sens profond de celle-ci et de celle-là ?

    Je vous parle en tant que prof de langue (allemand) et vous pose la question suivante : Apprendre une langue, au bout du compte, à quoi ça sert ?
  • N'est que ? C'est un moyen si complexe et si savant que la connaissance de plusieurs variétés permet de communiquer avec les morts, les anciens, les ancêtres. Connaître une langue, c'est connaître, tout court. Connaître mieux une ancienne langue, mieux une langue similaire, une recette de cuisine, quelqu'un, d'écrire, d'explorer bien d'autres choses... Prenons le latin. Je lis Cicéron et cela me permet de mieux comprendre les difficultés de la langue française. Et si une langue ne sert à rien, elle est artistique.

    Bien sûr, chacun a sa définition, mais c'est la mienne ;)
  • Oui, "n'est que" est mal venu. Nous sommes d'accord.
  • Le chinois mandarin n'est pas une langue difficile, mais il faut être extrêmement persévérant pour l'apprendre :
    apprendre le mandarin, si l'on ne tient pas compte de la civilisation, équivaut à apprendre par cœur des centaines et des centaines de mots, les uns après les autres.
    La difficulté, c'est qu'il n'y a pratiquement aucune difficulté grammaticale (donc rien pour rompre la monotonie de l'apprentissage du vocabulaire), et que l'on ne peut comprendre (ou même prononcer) que les mots que l'on a déjà appris, ce qui rend évidemment les choses très compliquées, car l'écriture chinoise ne donne en principe pas d'indice pour la prononciation.

    C'est quelque chose qu'il faut savoir avant de s'engager dans l'étude du mandarin pour éviter une mauvaise surprise, qui est que dans l'apprentissage de cette langue, il y a justement très peu de surprises !
  • Étant donné qu'il est ici question de l'apprentissage du chinois, que me conseillez-vous pour commencer (sachant que l'année prochaine, je vais déjà étudier l'allemand, l'anglais, et sûrement l'espagnol à la fac) : plutôt 1h30 par semaine, ou bien 3h par semaine ?
  • Il faut savoir si le chinois te servira ou non dans tes études. Si non, 01h30, si oui, 3h00. Le chinois est difficile à retenir, mais c'est un peu toute la seule difficulté.

    En espérant t'avoir aidé.
  • Vous êtes sûr que vous maîtrisez toutes les langues que vous étudiez déjà ? Êtes-vous bien sûr de "conna[ître] passionnément le latin" (et notamment la conjugaison du futur......) ?

    Sénèque recommandait de ne pas se disperser - disperser sa pensée - en lisant des centaines et des milliers de livres. On pourrait peut-être en dire autant de l'apprentissage des langues... :)
  • Hé-hé. Moi, je n'apprends le chinois que trois quarts-d'heure par semaine, pour le plaisir, non pour des études sinologiques. Je parlais à Bmfy du chinois en général, celui de base que j'apprends pour le plaisir. Je ne sais pas s'il veut apprendre le chinois pour le plaisir ou pour l'étude universitaire.

    Quant au lapin, je devrais rafraîchir mes connaissances, tu as bien raison. ;)
  • @Verbum :
    Disons que c'est un peu des deux, le chinois ne me servira pas directement dans mes études, dans la mesure où je ne vais pas l'étudier à la fac et que je ne compte pas me lancer dans des études liées à cette langue. Cependant, le chinois va me servir dans le domaine professionnel qui m'intéresse, autrement dit les langues, le commerce au niveau international, etc..
  • Bonjour,

    Me revoici pour vous faire part de ma décision. A la rentrée, je n'ai souhaité opter pour l'espagnol qui est pour moi une langue à la prononciation trop difficile. Je continue néanmoins à apprendre le chinois qui est comme on le sait une langue de plus en plus répandue.
    Toutefois, ça ne m'empêchera d'apprendre peut-être plus tard l'espagnol, dans un proche ou lointain futur. ;)

    Merci à tous ceux qui m'ont aiguillé.
  • Coup de théâtre : j'apprendrai à la rentrée l'espagnol ! :D La prof' (dont le nom de famille est le même que celui de ma prof' de français en sixième, laquelle m'a donné goût au français) paraît chaleureuse et la langue moins facile que je ne le croyais. Les romantiques tels Hugo (Bug-Jargal) ou Nodier (Inès de la Sierras) m'y ont motivé.
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