Grammaire française Participe passé

Bonjour je souhaiterais avoir un confirmation concernant le terme "beaucoup".

Si j'ai bien compris:

-"beaucoup" est un adverbe de quantité qui modifie le sens d'un verbe
ex: il boit beaucoup


-"beaucoup" est un pronom indéfini
ex: beaucoup pensent la même chose que moi


-"beaucoup" est un déterminant indéfini, il est composé de l'adverbe de quantité + article partitif "de"
ex: j'ai gagné beaucoup d'argent
il y a beaucoup trop de bruits



Ai-je bien tout compris? Merci à ceux qui me répondront.

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Cela me semble correct... Mis à part le dernier exemple.

    Dans "beaucoup trop de bruit", beaucoup n'est pas le déterminant, mais un adverbe modifiant l'adverbe "trop", lui même utilisé ici comme déterminant : un peu trop de... beaucoup trop de... bien trop de...
  • Bonjour, merci Jehan oui c'est vrai après avoir écrit ma phrase je me suis dit mince il y a deux adverbes. Je vais devoir être très vigilante le jour du concours.

    Dis-moi j'ai un autre petit souci avec le mot "comme" j'ai bien compris qu'il pouvait s'agir soit:
    - d'un adverbe de manière
    - d'un adverbe exclamatif
    - d'une conjonction de subordination


    mais dans le bescherelle que j'utilise il le présente aussi comme une préposition avec l'exemple:

    "comme mon ami" mais dans cette phrase je le vois comme un adverbe avec une valeur comparative.

    Peux-tu me dire si je suis dans le vrai?

    Merci moi aussi je suis de la gironde j'habite à St Ciers D'Abzac (proche Libourne).
  • JehanJehan Modérateur
    Dans une expression telle que "comme mon ami", le mot peut fonctionner en effet comme une préposition qui introduirait un CC de comparaison.
    Il s'agit alors en fait, selon Riegel, d'une conjonction de subordination introduisant une subordonnée de comparaison elliptique, avec verbe sous-entendu. Et ce verbe sous-entendu dépend bien sûr du contexte, du reste de la phrase. Quelle est ta phrase entière ?

    Un comme à valeur d'adverbe, toujours selon Riegel, serait effaçable et serait plutôt suivi d'un adjectif qu'il modifie :
    Il restait là, comme abasourdi.

    Mais tu auras peut-être d'autres avis.
  • Alors en fait la phrase est :

    Je parle à mon ami; de mon ami; avec mon ami; comme mon ami; pour mon ami

    c'est pour expliquer que les prépositions servent à relier des mots dans une phrase.

    Après j'ai lu sur divers sites internet que c'est soit un adverbe soit une conjonction de subordination et là dans cette phrase je le percevais de cette façon conjonction de subordination qui introduit un cc de manière mais une conjonction relie deux propositions (principale et subordonnée) or là il n'y a qu'une phrase donc oui tu as raison on est peut-être dans la préposition.

    Ce que c'est compliqué la grammaire un mot peut avoir diverses natures.

    Merci
  • JehanJehan Modérateur
    mais une conjonction relie deux propositions (principale et subordonnée) or là il n'y a qu'une phrase donc oui tu as raison on est peut-être dans la préposition.

    Je parle comme mon ami.

    J'ai simplement dit qu'ici comme fonctionne un peu à la manière d'une préposition, c'est vrai, mais que les grammairiens le considèrent plutôt comme une conjonction de subordination.
    En effet, il n'y a qu'une phrase, mais on peut considérer que cette phrase est composée de deux propositions : une proposition principale ( Je parle) et une proposition subordonnée de comparaison avec le verbe "parle" sous-entendu ( comme [parle] mon ami ), introduite par la conjonction de subordination comme. Quand le verbe de la subordonnée est sous-entendu ainsi, on parle de proposition subordonnée elliptique.
  • Ah oui je comprends ce que tu veux dire mais comment m'y retrouver dans tout ça car dans le Bescherelle dans le chapitre préposition, l'exemple est:
    je parle comme mon ami et "comme" est présenté telle une préposition.
    Je pense que je devrais être attentive au contexte si j'ai une question dessus. Souvent c'est le contexte qui nous guide.
    Merci!
  • Un mot me pose problème : Comme.
    Je lis qu'il peut être : Adverbe / Conjonction de subordination et Préposition.
    Je comprends bien l'analyse des 2 premiers mais sur la préposition, je sèche.
    Exemple de phrase dans laquelle "comme" est considéré comme préposition :
    Il s'habille comme son frère

    Pour la conjonction, j'ai comme exemple : les loups hurlent comme des diables.

    Où est la subtilité ?
    Encore merci de votre aide !
  • JehanJehan Modérateur
    La distinction est artificielle.

    En fait, à la base, comme est bien une conjonction de subordination dans les deux cas, introduisant
    une subordonnée de comparaison elliptique.
    Il s'habille comme son frère (s'habille).
    Les loups hurlent comme des diables (hurleraient).

    Mais l'on peut également considérer ici que comme fonctionne à la façon d'une préposition introduisant un complément de manière.
    Il s'habille comment ? > comme son frère.
    Les loups hurlent comment ? > comme des diables.
  • m.lecomte5m.lecomte5 Membre
    23 mai modifié

    Bonjour,

    Vos explications m’éclairent beaucoup. Néanmoins, je n’arrive pas à appliquer vos conseils sur la phrase suivante :

     « Il considère la naissance d’une petite fille comme un miracle. »

    Quelle est la nature de « comme » dans cette phrase ? Est-ce une préposition ?

    Un très grand merci à vous !

    Marie

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    23 mai modifié

    Dans cet emploi, la grammaire a du mal à classe "comme".

    Dans le dictionnaire de l'Académie, c'est dans une grande rubrique fourre-tout " : « Mot de comparaison et d'introduction. (De l'emploi de la conjonction de subordination comparative dans des propositions elliptiques ont résulté nombre de constructions où comme remplit, selon les cas, les fonctions d'un adverbe, d'une préposition, d'une conjonction de coordination.) »

    Après certains verbes servant à indiquer la façon dont on juge quelqu'un ou quelque chose, comme introduit un attribut. Il fut regardé comme le plus habile capitaine de son temps. Nous considérons votre présence parmi nous comme un heureux présage. On le citait comme particulièrement intègre. Ce livre est considéré comme très bien écrit.

    Hanse et Girodet mentionnent cet emploi en tant qu'adverbe.

  • HapoHapo Membre

    Je trouve étonnant de le classer parmi les adverbes, ces derniers étant caractérisés par leur intransitivité.

  • JehanJehan Modérateur

    Que veux-tu dire par "intransitivité" des adverbes ? Je croyais que cette notion ne concernait que les verbes.

  • HapoHapo Membre

    Le Grévisse, tout comme la GMF, distinguent trois caractéristiques pour les adverbes :

    • Ils sont invariables (avec quelques exceptions comme "tout"
    • Ils sont dépendants (d'un nom, d'un autre adverbe, d'une phrase etc.)
    • Ils sont intransitifs (ils ne peuvent avoir de compléments, contrairement à une préposition qui appelle forcément un régime).
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    23 mai modifié

    Mais Grevisse ne se mouille pas trop sur la nature de comme dans des expression comme "considérer comme..." (paragraphe 306c) : il parle pour l'attribut du complément d'objet de trois constructions : construction directe, construction avec préposition, et construction avec "comme", dont il dit que cet emploi est issu de "comme" conjonction inroduisant des propositions de comparaison, lesquelles sont souvent averbales.

    Je me demande si le fait d'assimiler comme à un adverbe dans "je le considère comme mon fils" ne vient pas d'une comparaison avec "je le considère presque mon fils, je le considère quasiment mon fils".

  • JehanJehan Modérateur

    Merci de la clarification.

    Pourtant, comme le signale la GMF, certains rares adverbes admettent tout à fait des compléments :

    contrairement aux apparences, conformément à vos instructions, indépendamment des circonstances...

  • HapoHapo Membre

    C'est quand même compliqué.

    Les adverbes sont invariables, mais pas tous. Ils sont intransitifs, mais pas tous. C'est vraiment une catégorie compliquée à définir.

    Notons tout de même que les seuls adverbes admettant des compléments sont des syntagmes adverbiaux (contrairement à "comme"). Mais je ne sais pas si l'on peut en faire une généralité.

  • JehanJehan Modérateur

    C'est vraiment une catégorie compliquée à définir.

    Certes ! D'ailleurs, la GMF le signale d'entrée :

    Les adverbes forment une catégorie considérée résiduelle où l'on range traditionnellement les termes invariables qui ne sont ni des prépositions, ni des conjonctions, ni des interjections. D'où sa solide réputation de "pervers polymorphe", selon la formule de J. Goes...

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