Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour,

J'ai un commentaire composé à faire en français sur un extrait de "Le Chef-d'œuvre inconnu" de Balzac.

Voici l'extrait :
"A un lord, 1845

I

Vers la fin de l'année 1612, par une froide matinée de décembre, un jeune homme dont le vêtement était de très mince apparence, se promenait devant la porte d'une maison située rue des Grands-Augustins, à Paris. Après avoir assez longtemps marché dans cette rue avec l'irrésolution d'un amant qui n'ose se présenter chez sa première maîtresse, quelque facile qu'elle soit, il finit par franchir le seuil de cette porte, et demanda si maître François PORBUS était en son logis. Sur la réponse affirmative que lui fit une vieille femme occupée à balayer une salle basse, le jeune homme monta lentement les degrés, et s'arrêta de marche en marche, comme quelque courtisan de fraîche date, inquiet de l'accueil que le roi va lui faire. Quand il parvint en haut de la vis, il demeura pendant un moment sur le palier, incertain s'il prendrait le heurtoir grotesque qui ornait la porte de l'atelier où travaillait sans doute le peintre de Henri IV délaissé pour Rubens par Marie de Médicis. Le jeune homme éprouvait cette sensation profonde qui a dû faire vibrer le coeur des grands artistes quand, au fort de la jeunesse et de leur amour pour l'art, ils ont abordé un homme de génie ou quelque chef-d'oeuvre. Il existe dans tous les sentiments humains une fleur primitive, engendrée par un noble enthousiasme qui va toujours faiblissant jusqu'à ce que le bonheur ne soit plus qu'un souvenir et la gloire un mensonge. Parmi ces émotions fragiles, rien ne ressemble à l'amour comme la jeune passion d'un artiste commençant le délicieux supplice de sa destinée de gloire et de malheur, passion pleine d'audace et de timidité, de croyances vagues et de découragements certains. A celui qui léger d'argent, qui adolescent de génie, n'a pas vivement palpité en se présentant devant un maître, il manquera toujours une corde dans le coeur, je ne sais quelle touche de pinceau, un sentiment dans l'oeuvre, une certaine expression de poésie. Si quelques fanfarons bouffis d'eux-mêmes croient trop tôt à l'avenir, ils ne sont gens d'esprit que pour les sots. A ce compte, le jeune inconnu paraissait avoir un vrai mérite, si le talent doit se mesurer sur cette timidité première, sur cette pudeur indéfinissable que les gens promis à la gloire savent perdre dans l'exercice de leur art, comme les jolies femmes perdent la leur dans le manège de la coquetterie. L'habitude du triomphe amoindrit le doute, et la pudeur est un doute peut-être. "
J'ai du mal a trouver les faits d'écritures importants et le plan du commentaire. Notre professeur nous a dit qu'il fallait faire 2 parties et 3 sous-parties. S'il vous plait aidez moi à trouver le plan...

Merci beaucoup !

J'ai pensé à ça (dites moi si c'est bien et ce que je peux rajouter) :

I/ Les sentiments
1/
2/
3/L'art dans le texte

II/
1/
2/
3/
«1

Réponses

  • MurielMuriel Membre
    Si tu veux être aidé, il faut qu'on puisse le faire par rapport à ton travail.

    Relis le texte plusieurs fois. Note tout ce que tu remarques. Relève les figures de style, les champs lexicaux, etc. Le sens t'apparaîtra peu à peu.

    Ensuite, tu pourras nous revenir avec un début de travail plus fourni, et là tu auras de l'aide.

    Muriel

    P.S. : Consulte les fiches du commentaire composé sur le site.
  • II/ Les sentiments
    1/le doute (inclure l'hésitation)
    2/l'humilité (sous-partie dans laquelle il faut parler de la nécessité de faire des efforts sur le long terme)
    3/La passion (ou l'enthousiasme, ce qui revient un peu au même ; pour Balzac, il faut garder la "fibre" la plus intacte possible, ce qu'il appelle la "fleur primitive").
    Noter dans cette partie tous les rapprochements faits par Balzac avec l'attitude et le sentiment amoureux.

    I/ :/
    1/
    2/
    3/




    On vient de nulle part = rue
    - première étape = seuil de la porte
    - seconde étape = salle basse
    - début de l'ascension et progression lente mais régulière = "montant lentement les degrés", "de marche en marche"
    - dernière étape = "haut de la vis" et "palier" (sous-entendu : dernier palier). Le fait que ce soit une vis (c'est-à-dire un escalier dans lequel les marches dépendent d'un unique noyau central, d'un seul axe vertical) n'est pas anodin, je pense. ça doit être aussi une métaphore de l'introversion, quelque chose du genre "on ne peut compter que sur soi-même et ses efforts pour parvenir au succès, pour s'élever".
    - succès, reconnaissance = "porte de l'atelier".

    Allégorie du succès, de la gloire et pour la construire, Balzac s'est servi de l'architecture qui sert à montrer la gradation et les efforts sur le long terme qu'il est nécessaire de fournir pour y parvenir.
    Analyse et au bien-fondé de deux sentiments entremêlés : le doute (sur ses propres capacités) et l'humilité.
    Pour Balzac, le doute, la remise en question donne un supplément d'âme à la création artistique.
  • MurielMuriel Membre
    Euh... Tu as fait "cela" tout seul et en 20 minutes ?
  • C'est les idées que j'avais déjà dégagés au brouillon .
    J'avais remarquer que nous pouvions parler de l'Art dans ce texte mais je ne sais pas où le placer ... :/
  • Oui la gradation parallèle à la montée de l'escalier c'est très bien vu ; ainsi que la comparaison avec le sentiment amoureux.
  • MurielMuriel Membre
    Belmoute a dit :
    J'avais remarquer que nous pouvions parler de l'Art dans ce texte mais je ne sais pas où le placer ...
    C'est sans doute que tu ne t'es pas renseigné sur les personnages présents dans le texte, fais-le.

    Relis encore plusieurs fois le texte,("gloire" ; "doute" ; "pudeur") ...

    Muriel

    P.S. : Va encore plus loin dans ton analyse de la vis...
  • Quand je disais que ne savais pas où le placer, je parlais dans le plan. Je ne sais pas quoi mettre en partie II. Avez-vous une idée ?
  • MurielMuriel Membre
    Il est trop tôt pour le plan, tu n'as pas encore assez interrogé le texte.

    Continue...

    Par exemple, tu as "laissé" passer le "heurtoir grotesque"...

    Muriel
  • Le problème c'est que ce commentaire est a rendre pour demain. Je sais que je m'y prend un peu tard mais bon ... C'est pour cela que je passe directement au plan.
  • Bon, déjà quelque chose qui devrait te sauter aux yeux pour ce genre de texte, on a visiblement ici un incipit, ce qui peut te faire un I à rattacher à une problématique cohérente évidemment. Quelque chose dans le style "la mise en place d'un univers réaliste" (je dis complètement "au pif" car je n'ai pas trop le temps...

    Dommage que ce soit pour demain car, en lisant cette courte (et superbe) nouvelle, cela te donnerait quelques pistes...

    Séb
  • Tout ce que tu dis sur l'escalier // ascension sociale me semble juste. Cette nouvelle, c'est le drame de la création artistique. Au sujet de ces escaliers qui symbolisent l'ascension sociale, si tu as lu Bel-Ami, il y a un parallélisme intéressant à faire qui confirme cette interprétation des escaliers...

    Séb
  • Tu mettrais donc les sentiments en II ?

    Ce texte n'est-il pas lui-meme un incipit ? (puisque c'est le début de la nouvelle)
    Je ne vois donc pas comment faire une partie là-dessus :/
  • MurielMuriel Membre
    Tu t'y prends bien tard...

    Plus qu'une ascension sociale, j'y verrais la description un Icare qui sait peut-être (il hésite...) qu'il va se brûler au soleil (le heurtoir, que j'imagine (mais c'est personnel) être une horrible tête de lion en bronze bien astiqué par la dame du bas...).

    Muriel
  • Il y a une chose que je n'arrive pas bien à voir, c'est la figure de style. Je n'arrive pas bien à les repérer et à expliquer pourquoi elles sont là. Si vous pouviez m'aider à en trouver et en expliquer quelques unes :)
  • Il ne faut jamais demander de l'aide pour le lendemain ! Les figures de style, tu as toutes les définitions sur les Fiches du site
    Mais évidemment tu n'as plus le temps de tout regarder ; et évidemment on va pas tout faire à ta place
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.