Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Merci, encore, Jehan, pour tes lumières! :)

    La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement. (Balzac)


    Phrase 1 : La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer.
    Analyse :
    « La maison […]appartient à Madame Vauquer » proposition principale. (on peut dire qu’elle est tronçonnée ici ?)
    « où s’exploitent la pension bourgeoise » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « où » complément de l’antécédent « la maison ». La proposition est complément du nom "la maison"

    j'ai modifié mon analyse de la phrase 1 en fonction de ta première remarque.

    Phrase 2 : Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
    Analyse :

    « Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève » : proposition principale
    « à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude »
    Proposition subordonnée circonstancielle introduite par une locution pronominale « à l’endroit où » complément du GN « rue Neuve-Sainte-Geneviève » / CC de lieu du verbe « est située »
    « que les chevaux la montent ou la descendent rarement » : proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que » / complément du GN « par une pente si brusque et si rude »
  • JehanJehan Modérateur
    Je corrigerai plus en détail plus tard...

    Déjà des remarques : une subordonnée circonstancielle est introduite par une conjonction de subordination ou par une locution conjonctive. Elle n'est pas introduite par un pronom relatif ou une "locution pronominale" (? !) ... Un pronom relatif introduit bien évidemment une subordonnée relative. Et une relative est complément de son antécédent, pas de toute la principale.

    Une subordonnée complétive n'est évidemment pas non plus introduite par un pronom relatif...
    Tu confonds le que relatif COD et la conjonction de subordination que.
    Et ne pas confondre les complétives (en général COD du verbe) avec les subordonnées circonstancielles.
  • Je reprends mon analyse, je souligne les erreurs et je corrige en vert.

    La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement. (Balzac)

    Phrase 1 : La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer.
    Analyse :
    « La maison […]appartient à Madame Vauquer » proposition principale. (on peut dire qu’elle est tronçonnée ici ?)
    « où s’exploitent la pension bourgeoise » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « où » complément de l’antécédent « la maison ». La proposition est complément du nom "la maison" (son antécédent)
    Hier, j'ai modifié mon analyse de la phrase 1 en fonction de ta première remarque.


    Phrase 2 : Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
    Analyse :
    « Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève » : proposition principale
    « à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude »
    Proposition subordonnée circonstancielle introduite par une locution pronominale « à l’endroit où » locution adverbiale "à l'endroit où" / CC de lieu du verbe « est située »
    « que les chevaux la montent ou la descendent rarement » : proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que » proposition subordonnée circonstancielle introduite par la conjonction de subordination"que" / complément du GN « par une pente si brusque et si rude »CC de manière du verbe "s'abaisse"
  • LaoshiLaoshi Membre
    La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement. (Balzac)
    Phrase 1 : La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer.
    Analyse :
    « La maison […]appartient à Madame Vauquer » proposition principale. (on peut dire qu’elle est tronçonnée ici ?) Tronçonnée ? Personnellement je ne dirais rien.
    « où s’exploite la pension bourgeoise » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « où » complément de l’antécédent « la maison ». Oui
    Phrase 2 : Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
    Analyse :
    « Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève » : proposition principale
    « à l’endroit //le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude »
    Proposition subordonnée circonstancielle introduite par une locution pronominale « à l’endroit où » locution adverbiale "à l'endroit où" / CC de lieu du verbe « est située »=> Non. A l'endroit fait partie de la principale, et la relative commence à où, et complète l'endroit. On pourrait parler de relative déterminative

    « que les chevaux la montent ou la descendent rarement » : proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que » proposition subordonnée circonstancielle introduite par la conjonction de subordination"que" / complément du GN « par une pente si brusque et si rude »CC de manière du verbe "s'abaisse"=>Non. Si... que ; tellement... que introduisent des propositions subordonnées conjonctives de conséquence. Vois le sens. La pente est raide. Le résultat : Les chevaux ont du mal à emprunter cette rue.
  • Merci Gabiana pour ces précisions.

    Voici un nouvel essai toujours du Père Goriot https://fr.wikisource.org/wiki/Le_P%C3%A8re_Goriot

    « Le long de chaque muraille, règne une étroite allée qui mène à un couvert de tilleuls, mot que madame Vauquer, quoique née de Conflans, prononce obstinément tieuille , malgré les observations grammaticales de ses hôtes » Balzac

    « Le long de chaque muraille » : GN, CC de lieu
    « règne une étroite allée » : proposition principale
    « qui mène à un couvert de tilleuls » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » / complément de l’antécédent « allée »
    « que madame Vauquer […]prononce obstinément tieuille » : proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que » / complément de l’antécédent
    « quoique née de Conflans » : proposition subordonnée circonstancielle de concession introduite par la conjonction de coordination « quoique » / CC de concession du verbe « prononce ».
    « malgré les observations grammaticales de ses hôtes » : GN introduit par la préposition « malgré » / CC de concession du verbe « prononce »

    Je ne sais pas quoi faire du mot "mot"...(proposition principal très elliptique "c'est le mot que madame..."?
  • « que les chevaux la montent ou la descendent rarement » : deux verbes conjugués donc deux propositions.

    Analyse non homogène. Tu fais une analyse logique, les propositions, ou une analyse par groupe de mots ?
    "mot" est une apposition à tilleul.
    Une complétive introduite par un relatif ? Fais attention...

    Ceci n'est pas une correction, juste des pistes pour te relire, corriger et compléter.
  • JehanJehan Modérateur

    « Le long de chaque muraille, règne une étroite allée qui mène à un couvert de tilleuls, mot que madame Vauquer, quoique née de Conflans, prononce obstinément tieuille , malgré les observations grammaticales de ses hôtes » Balzac

    « Le long de chaque muraille » : GN, CC de lieu
    (Si tu fais une analyse logique, inutile de faire une analyse par groupes fonctionnels.
    Ne mélange pas les différents niveaux d'analyse.)


    «Le long de chaque muraille, règne une étroite allée » : proposition principale. (Le CC de lieu fait partie de la principale.)
    « qui mène à un couvert de tilleuls, mot » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » / complément de l’antécédent « allée »
    « que madame Vauquer […]prononce obstinément tieuille » : proposition subordonnée complétive relative (forcément !) introduite par le pronom relatif « que » / complément de l’antécédent "mot".
    « quoique née de Conflans » : proposition subordonnée circonstancielle de concession introduite par la conjonction de coordination « quoique » / CC de concession du verbe « prononce ».
    « malgré les observations grammaticales de ses hôtes » : GN introduit par la préposition « malgré » / CC de concession du verbe « prononce »

    Je ne sais pas quoi faire du mot "mot"...(proposition principal très elliptique "c'est le mot que madame..."?
    Le nom "mot" est en apposition au nom "tilleuls"... Il fait donc partie de la relative où figure ce nom.
  • Merci Jehan pour ces précisions. :) Et merci aussi à Anne345 pour les pistes :)

    Nouvelle analyse:

    Ce projet, pour qu’il soit réalisé correctement, réclame toute notre énergie.

    Deux verbes conjugués, donc deux propositions.

    1. ce projet /.../ réclame toute notre énergie": proposition principale. (tronçonnée?)
    2. "pour qu'il soit réalisé correctement": proposition subordonnée circonstancielle de but / attribut du sujet "projet"
    illiade a écrit:
    Merci Jehan pour ces précisions. :) Et merci aussi à Anne345 pour les pistes :)

    Nouvelle analyse:

    Ce projet, pour qu’il soit réalisé correctement, réclame toute notre énergie.

    Deux verbes conjugués, donc deux propositions.

    1. ce projet /.../ réclame toute notre énergie": proposition principale. (tronçonnée?)
    2. "pour qu'il soit réalisé correctement": proposition subordonnée circonstancielle de but / attribut du sujet "projet"

    Je pense que c'est mieux ainsi, non?
  • JehanJehan Modérateur
    Tu as bien fait de corriger...
    C'était vraiment une drôle d'idée de considérer comme un attribut une subordonnée circonstancielle de but qui est en fait CC de but de la proposition principale.
    Je ne comprends pas comment tu as raisonné...
  • Je n'arrivais pas à me décider sur le lien:
    -est-ce que la proposition est liée au nom projet? C'est le projet qui doit être réalisé
    -est-ce que la proposition est liée au verbe?

    Finalement je me suis dit que c'est le verbe ici qui est plus important que le nom et que je n'avais jamais vu ailleurs de proposition subordonnée attribut du sujet :p

    C'est toujours une grande victoire quand j'arrive à me corriger! :lol:
  • janjan Membre
    Il s'agit d'un hors-sujet que vous supprimerez si nécessaire. Mais je voulais juste témoigner du bonheur éprouvé à la lecture de la qualité de cet échange, bonheur de simple passant que je ne résiste pas à partager en retour. Intelligence, effort et générosité, voilà qui réconcilie avec l'humanité. Bien à vous tous.
  • Voici une phrase que je dois analyser

    "Ce qui est à moi est à toi et ce qui est à lui est à nous."

    Ma proposition d'analyse:

    Il y a deux phrases simples et indépendantes liées par la conjonction de coordination "et".

    "Ce que": Pronom relatif / sujet du verbe "est"
    "est": verbe être, présent de l'indicatif, 3° pers du sing, verbe attributif
    "à moi": Groupe adjectival (préposition à + adjectif possessif tonique)/ attribut du sujet "ce qui"

    et: conjonction de coordination

    "Ce que": Pronom relatif / sujet du verbe "est"
    "est": verbe être, présent de l'indicatif, 3° pers du sing, verbe attributif
    "à lui": groupe adjectival/ attribut du sujet "ce qui"
    "est" : idem
    "à nous": groupe adjectival attribut du sujet "ce qui"

    Qu'en pensez-vous?
  • Il y a 4 verbes conjugués, donc (au moins) 4 propositions.

    Si l'on en croit Grevisse (Cours d'analyse grammaticale) il faut analyser séparément "ce" et "qui" :
    Ce : pronom démonstratif neutre, sujet de "est" dans "est à toi".
    qui : pronom relatif, antécédent "ce", sujet de est dans "est à moi".
    Il y a alors 2 principales coordonnées, complétées chacune par une relative.

    Sinon, il faut considérer "ce qui est à ... " comme des relatives périphrastiques sujets du second "est" des deux propositions indépendantes coordonnées.

    Question d'école...
  • Il y a alors 2 principales coordonnées, complétées chacune par une relative
    Cela semble l'analyse la plus raisonnable.
    Ce (= cela, la chose) (qui est à moi) est à toi //et // ce (qui est à lui) est à nous.
  • Je vous remercie toutes les deux pour votre explications.
    Je ne connaissais pas le livre de Grevisse dont vous parlez Anne345, je vais tenter de me le procurer :) Merci. Vivement Noël ;)
  • Bonsoir,


    Pouvez-vous m'aider à analyser la phrase suivante:

    Cela permet aux gens d'obtenir leur diplôme

    J'ai en effet un peu de mal à distinguer le COD. J'en trouve en effet deux, ce qui me paraît faux.
    d'obtenir leur diplôme=COD de permettre
    leur diplôme=COD d'obtenir?

    Merci d'avance!
  • Voilà le problème avec les appellations génériques.

    Chaque COD est complément d'UN verbe, mais on a ici deux verbes, donc deux COD.
    D'obtenir leur diplôme est COD du verbe permettre et leur diplôme est COD du verbe obtenir.

    Pour éviter une telle confusion, précise tout le temps le verbe de la fonction dont il est question (COD d'un verbe, COI d'un verbe, sujet d'un verbe...).
  • Merci!
    Donc, dans une analyse globale de phrase, le COD "principal" si j'ose dire est d'obtenir leur diplôme?
  • JehanJehan Modérateur
    Logiquement, oui !
  • Merci pour vos réponses!

    Je dois donc comprendre qu'il peut y avoir plusieurs compléments d'objets dans le complément d'objet.

    J’espère parvenir à réunir mes 500 signatures

    "Parvenir à réunir mes 500 signatures"=COD du verbe j'espère
    "à réunir mes 500 signatures"=COI du verbe parvenir
    "mes 500 signatures"=COD du verbe réunir

    Êtes-vous d'accord avec mon analyse?
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