Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Ce sont des devoirs, ou c'est pour t'entraîner ?
  • Les deux mon capitaine!
  • JehanJehan Modérateur
    Par curiosité, quel est ton niveau d'études ?
  • Voici la suite et fin :)

    1)Anesthésiés par les menaces répétées du leader irakien, les gouvernements occidentaux n’ont pas vu venir l’orage.
    Anesthésiés par les menaces répétées du leader irakien : Groupe participial, CC de cause du verbe « n’ont pas vu ».

    2) Dans un monde polyculturel, nous devons, pour communiquer, parler plusieurs langues.
    Dans un monde polyculturel : GN introduit par une prep / CC de lieu du verbe « devons »
    Pour communiquer : Groupe infinitif / CC de cause du verbe « devons »
    Parler plusieurs langues : Groupe infinitif / COD du verbe « devons »

    On ne peut pas parler de proposition infinitive puisque le sujet est le même, n’est-ce pas ?

    3)Mon amour des langues et le côté passionnant de leur apprentissage m’ont aidée à faire ce choix.
    Mon amour des langues et le côté passionnant de leur apprentissage : deux GN coordonnés / sujet commun du verbe « m’ont aidée ». Ici « m’» est un pronom personnel de la 1° pers. du sing, l’accord du pp nous indique qu’il s’agit d’une femme.

    4)Il ne faut pas oublier de l’avertir sous peine de perdre le marché.
    oublier de l'avertir : Groupe infinitif / Cod du verbe « oublier »
    Sous peine de perdre le marché : groupe infinitif introduit par une locution prépositive, CC de conséquence du verbe « l’avertir ».

    5)L’individu vit dans une société qui lui impose des contraintes.
    qui lui impose des contraintes: Prop. sub. relative introduite par le pronom "qui" mis pour "société".
    La vie en société impose à l’individu des contraintes.
    La vie en société : GN / sujet du verbe « impose »


    6)Cette loi est très nécessaire./Cette loi est indispensable.
    Indispensable et nécessaire sont deux adjectifs qualificatifs, COD du verbe « est ». Pour "très nécessaire", il est au superlatif.

    7)Souvent les gens vont voir le film et sont déçus de ne pas retrouver le plaisir éprouvé à la lecture du livre.
    « Souvent les gens vont voir le film » proposition indépendante coordonnée à la 2ème proposition indépendante « sont déçus (…) le livre ».
    « de ne pas retrouver le plaisir » = Groupe infinitif introduit par une prep / COD du verbe « sont déçus ».
    « éprouvé à la lecture du livre » Groupe participial / complément du nom « plaisir ».

    8)Plusieurs bonnes raison justifient cette mesure.
    Plusieurs : un adjectif qualificatif féminin pluriel, épithète du nom « raison »
    Bonnes : un adjectif qualificatif féminin pluriel, attribut du nom « raison »

    9)Nous tenons nos clients informés de nos activités, de nos projets et de nos réalisations.
    Nos clients : GN / COD du verbe « tenons »
    Informés de nos activités : groupe participial, complément du nom « clients »
    De nos projets et de nos réalisation : deux GN introduit par la même prep / complément du nom « clients ».

    10) Comment expliquer le hooliganisme ? Tout simplement : ne pouvant pas se défouler sur le terrain grâce au sport, les supporters sont violents dans les gradins.
    "Tout simplement" : groupe adverbial / CC de moyen du verbe « sont »
    « ne pouvant pas se défouler sur le terrain grâce au sport » : Groupe participial / CC de cause du verbe « sont »
    « dans les gradins » : GN introduit par une prep / COD du verbe « sont ».
  • JehanJehan Modérateur

    1)Anesthésiés par les menaces répétées du leader irakien, les gouvernements occidentaux n’ont pas vu venir l’orage.
    Anesthésiés par les menaces répétées du leader irakien : Groupe participial, CC de cause du verbe « n’ont pas vu ».
    Épithète détachée du nom "gouvernement", à nuance causale.
    2) Dans un monde polyculturel, nous devons, pour communiquer, parler plusieurs langues.
    Dans un monde polyculturel : GN introduit par une prep / CC de lieu du verbe « devons » Oui.
    Pour communiquer : Groupe infinitif / CC de cause but du verbe « devons »
    Parler plusieurs langues : Groupe infinitif / COD du verbe « devons » Oui.

    3)Mon amour des langues et le côté passionnant de leur apprentissage m’ont aidée à faire ce choix.
    Mon amour des langues et le côté passionnant de leur apprentissage : deux GN coordonnés / sujet commun du verbe « m’ont aidée ». Ici « m’» est un pronom personnel COD de la 1° pers. du sing, l’accord du pp nous indique qu’il s’agit d’une femme. Oui.

    4)Il ne faut pas oublier de l’avertir sous peine de perdre le marché.
    oublier de l'avertir : Groupe infinitif / Cod du verbe « oublier » Non : sujet réel du verbe impersonnel falloir ("Il ne faut pas")
    Sous peine de perdre le marché : groupe infinitif introduit par une locution prépositive, CC de conséquence du verbe « l’avertir ». CC de "crainte" (but inversé) du reste de la proposition ("Il ne faut pas oublier de l'avertir").
    sous peine de perdre le marché = pour ne pas perdre le marché


    5)L’individu vit dans une société qui lui impose des contraintes.
    qui lui impose des contraintes: Prop. sub. relative introduite par le pronom "qui" mis pour "société", complément du nom antécédent "société".
    La vie en société impose à l’individu des contraintes.
    La vie en société : GN / sujet du verbe « impose » Oui.


    6)Cette loi est très nécessaire./Cette loi est indispensable.
    Indispensable et nécessaire sont deux adjectifs qualificatifs, COD du verbe « est ».Je te répète encore que le verbe "être", verbe d'état , n'a jamais de COD ! Ces deux adjectifs sont bien sûr attributs du sujet "cette loi". Pour "très nécessaire", il est au superlatif absolu.

    7)Souvent les gens vont voir le film et sont déçus de ne pas retrouver le plaisir éprouvé à la lecture du livre.
    « Souvent les gens vont voir le film » proposition indépendante coordonnée à la 2ème proposition indépendante « sont déçus (…) du livre ».
    « de ne pas retrouver le plaisir » = Groupe infinitif introduit par une prep / COD du verbe « sont déçus » complément du participe employé comme adjectif attribut "déçus" (=mécontents); nuance causale.
    « éprouvé à la lecture du livre » Groupe participial / complément épithète liée du nom « plaisir ».

    8)Plusieurs bonnes raisons justifient cette mesure.
    Plusieurs : un adjectif qualificatif féminin pluriel, épithète du déterminant indéfini, détermine le nom « raisons »
    Bonnes : un adjectif qualificatif féminin pluriel, attribut épithète liée du nom « raisons » Mais pourquoi "attribut" ? Où as-tu donc vu ici un verbe d'état ?

    9)Nous tenons nos clients informés de nos activités, de nos projets et de nos réalisations.
    Nos clients : GN / COD du verbe « tenons »
    Informés de nos activités : groupe participial, complément attribut du nom COD« clients »
    De nos activités, de nos projets et de nos réalisations : Trois GN introduits par la même prep / compléments du nom « clients ». participe passé "informés".

    10) Comment expliquer le hooliganisme ? Tout simplement : ne pouvant pas se défouler sur le terrain grâce au sport, les supporters sont violents dans les gradins.
    "Tout simplement" : groupe adverbial / CC de moyen du verbe « sont » manière du verbe "expliquer" sous-entendu.
    « ne pouvant pas se défouler sur le terrain grâce au sport » : Groupe participial / CC de cause du verbe « sont » épithète détachée (à nuance causale) du nom "supporters".
    « dans les gradins » : GN introduit par une prep / COD du verbe « sont ».
    LE VERBE ÊTRE N'A JAMAIS DE COD, combien de fois devrai-je te le dire ? C'est un complément de lieu de "sont".

    Et avec tout ça, tu ne m'as toujours pas dit ton niveau d'études...
    Ou alors j'ai oublié.
  • Mais oui, c'est vrai, je ne sais pas dans la foulée de l'analyse, je n'y pense plus: les verbes d'états n'ont jamais de COD! Va bien falloir que je le mémorise ce truc, c'est pareil, je confonds souvent épithète et attribut parce que je reformule la phrase en ajoutant le verbe "être" pour vérifier et souvent, ben, je trouve que ça colle et donc je mets attribut... :rolleyes:

    Merci beaucoup Jehan.
  • Pourquoi ne veux-tu pas nous dire quel cours tu suis ou quel concours tu prépares ? Cela aiderait parfois à te faire des réponses plus précises ou plus adaptées.
    Si tu ne veux pas le faire aux yeux de tous, encore que je ne vois pas ce qui pourrait le justifier, tu peux envoyer un message privé.
  • JehanJehan Modérateur
    Merci pour le message privé, Illiade. Dont acte !

    J'en profite pour rectifier une de mes corrections, qui à vrai dire me semblait insatisfaisante.
    Dans le Grevisse, j'ai trouvé, à propos de la locution prépositive sous peine de, ces remarques :
    Sous peine de indique, à propos de tel acte, quelle est sa conséquence, soit peine (selon la loi), soit risque (dans la langue générale). La locution est suivie d’un infinitif ou, moins couramment (sauf chez les juristes), d’un nom.

    Donc, pour "Sous peine de perdre le marché", on pourrait plutôt parler d'un CC de "conséquence risquée"... Mais comme je l'ai dit plusieurs fois, il est vain de chercher une "étiquette" précise pour absolument tous les CC.
  • Voici ma nouvelle phrase à analyser, (on devait en choisir une dans l'Astrée,):

    "Les premiers jours s'écoulèrent sans que j'y (1) prisse garde, mais voyant que je n'en (2) avais point de nouvelle, j'y (3) envoyai un homme pour s'en (4) enquérir."

    Analyse logique des propositions :
    Proposition principale : « j’y envoyai un homme pour s’en enquérir. »
    Proposition subordonnée circonstancielle de temps : « Les premiers jours s’écoulèrent »
    Proposition subordonnée circonstancielle de concession introduite par la locution conjonctive « sans que » : « sans que j’y prisse garde »
    Proposition complétive de la subordonnée « mais voyant »« que je n’en avais point de nouvelle »
    Proposition subordonnée circonstancielle de cause : « mais voyant »

    Analyse grammaticale des pronoms « en » et « y »
    1. Y : pronom personnel neutre / COD du verbe « prisse »
    2. En : pronom personnel de la 3ème personne du sing / COI du verbe « avais »
    3. Y : adverbe de lieu / CC de lieu (destination) du verbe « envoyai »
    4. En : pronom personnel de la 3ème personne du singulier / COD du verbe « enquérir »

    Je note de nouveau la phrase c'est plus simple pour la lecture:

    "Les premiers jours s'écoulèrent sans que j'y (1) prisse garde, mais voyant que je n'en (2) avais point de nouvelle, j'y (3) envoyai un homme pour s'en (4) enquérir." (Honoré d’Urfé)

    Analyse des verbes :
    S’écoulèrent : verbe s’écouler, 1er groupe, 3ème personne du pluriel, passé simple de l’indicatif, verbe pronominal intransitif, voix active.
    Prisse : prendre, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, subjonctif de l’imparfait, verbe transitif direct, voix active.
    Voyant : voir, 3ème groupe, présent du gérondif, verbe transitif direct, voix active.
    Avais : avoir, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, imparfait de l’indicatif, verbe transitif direct, voix active.
    Envoyai : envoyer, 1er groupe, 1ère personne du singulier, passé simple de l’indicatif, verbe transitif, voix active.
  • JehanJehan Modérateur
    Les premiers jours s'écoulèrent sans que j'y (1) prisse garde, mais voyant que je n'en (2) avais point de nouvelle, j'y (3) envoyai un homme pour s'en (4) enquérir.

    Proposition principale : «mais voyant (...) j’y envoyai un homme pour s’en enquérir. »
    Proposition subordonnée circonstancielle de temps C'est aussi une principale, puisqu'elle a elle aussi une subordonnée !: « Les premiers jours s’écoulèrent » (Ce n'est évidemment pas une subordonnée circonstancielle : elle n'est introduite par aucune conjonction de subordination.)
    Proposition subordonnée circonstancielle de concession manière de la principale, introduite par la locution conjonctive « sans que » : « sans que j’y prisse garde »
    Proposition complétive de la subordonnée « mais voyant» du participe passé épithète détachée "voyant" : « que je n’en avais point de nouvelle »
    Proposition subordonnée circonstancielle de cause : « mais voyant» (Impossible, il n'y a aucun verbe conjugué, et "mais" n'est pas une conjonction de subordination, mais de coordination !)
    "mais voyant (....) j'y envoyai un homme pour s'en enquérir" : deuxième proposition principale, coordonnée à la principale précédente par "mais".


    1. Y : pronom personnel neutre / COD du verbe « prisse » COI de la locution verbale "prisse garde" (Le pronom y n'est jamais COD ! Il signifie "à cela", c'est donc indirect.)
    2. En : pronom personnel de la 3ème personne du sing / COI du verbe « avais » Oui.
    3. Y : adverbe de lieu pronom adverbial/ CC de lieu (destination) du verbe « envoyai »
    4. En : pronom personnel de la 3ème personne du singulier / COD COI du verbe « s'enquérir » (C'est bien sûr un COI comme le premier "en" = "de cela". )

    Analyse des verbes :
    S’écoulèrent : verbe s’écouler, 1er groupe, 3ème personne du pluriel, passé simple de l’indicatif, verbe pronominal intransitif, voix active.
    Prisse : prendre, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, subjonctif de l’imparfait imparfait du subjonctif, verbe transitif direct, voix active.
    Voyant : voir, 3ème groupe, présent du gérondif participe présent, verbe transitif direct, voix active.
    Avais : avoir, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, imparfait de l’indicatif, verbe transitif direct, voix active.
    Envoyai : envoyer, 1er groupe, 1ère personne du singulier, passé simple de l’indicatif, verbe transitif, voix active.
  • Merci Jehan pour ces corrections. :)

    Voici ma deuxième proposition d'analyse:
    p 186:« Elle se nommait Lériane, et déjà était bien fort avancée en son âge, toutefois d’une humeur assez complaisante, mais au reste la plus fine et rusée qui fût jamais. »

    Analyse logique des propositions :
    « Elle se nommait Lériane »: proposition principale
    « mais au reste la plus fine et rusée qui fût jamais. » : proposition principale coordonnée à la première par la conjonction de coordination « mais »
    « et déjà était bien fort avancée en son âge » : proposition indépendante, coordonnée à la première par la conjonction de coordination « et »
    « toutefois d’une humeur assez complaisante » : proposition subordonnée circonstancielle elliptique (verbe être omis) / CC de manière du verbe « fût ».

    Analyse grammaticale de la proposition : « mais au reste la plus fine et rusée qui fût jamais »
    Mais : conjonction de coordination
    Au reste : locution adverbiale / CC de manière du verbe « fût »
    La plus fine te rusée: Groupe adjectival au superlatif absolu fermium singulier / attribut du sujet « Elle»
    Qui : pronom relatif mis pour « elle » / sujet du verbe « fût »
    Fût : être, 3ème groupe, 3ème personne du singulier, imparfait du subjonctif, verbe attributif, voix active.
    P 187 : « Et cette créance, jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier, convièrent bientôt Lériane de l’aimer, de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon qui ne se trompa point, et toutefois ce fut lui qui paya plus chèrement nos erreurs. »

    Analyse logique des propositions :
    « Et cette créance » : GN apposé à la proposition participiale
    « jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier » : Proposition participiale / sujet du verbe « convièrent »
    « convièrent bientôt Lériane de l’aimer » proposition principale
    « de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon » : proposition principale
    « qui ne se trompa point » proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « qui » complément de l’antécédent « Damon »
    « Et toutefois ce fut lui » proposition principale, coordonnée
    « qui paya plus chèrement nos erreurs » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » mis pour « lui ».

    Analyse des points difficiles :
    Y : pronom adverbial / COI du verbe « eut »
    Jointe : participe passé employé comme adjectif, épithète détachée du nom « créance ».
    de ce jeune chevalier, :GN masc. sing. / complément commun des noms « beauté » et « perfections »
    ce : pronom démonstratif de la 3ème personne du singulier, masculin / sujet du verbe « fut »

    Vous allez me le demander donc j'explique: ce n'est pas un devoir, c'est pour m'entraîner. Je crois que malgré mes erreurs, j'y prends goût! :cool:
  • JehanJehan Modérateur
    Vous allez me le demander donc j'explique: ce n'est pas un devoir, c'est pour m'entraîner.
    Non, je n'allais pas te le demander, puisque tu l'avais déjà dit.
    Vu tes pas plutôt hésitants en analyse, vu les grosses erreurs basiques que tu commets encore, je me demande s'il est bien judicieux, pour t'entraîner, de t'attaquer à des phrases aussi tarabiscotées que celles-ci.


    Plutôt que de te corriger en détail, je préfère analyser moi-même, tu pourras comparer avec ton analyse. Première partie :


    Elle se nommait Lériane, et déjà était bien fort avancée en son âge, toutefois d’une humeur assez complaisante, mais au reste la plus fine et rusée qui fût jamais.

    Trois verbes conjugués (en gras) donc trois propositions.
    Elle se nommait Lériane : proposition indépendante (Cette proposition n'a pas de subordonnées qui dépendent d'elle).
    et déjà était bien fort avancée en son âge, toutefois d’une humeur assez complaisante, mais au reste la plus fine et rusée : proposition principale, coordonnée à la proposition indépendante qui précède par la conjonction "et".
    qui fût jamais : proposition subordonnée relative, complément du groupe adjectival "la plus fine et rusée".

    Le verbe était (verbe d'état) est suivi de trois groupes attributs du sujet "elle", trois groupes attributs coordonnés entre eux :
    • "bien fort avancée en son âge" (groupe adjectival)
    • "toutefois d'une humeur assez complaisante" (GN introduit par la préposition "d' ", coordonné au groupe adjectival précédent par l'adverbe de liaison "toutefois".
    • "mais au reste la plus fine et la plus rusée" (groupe adjectival au superlatif, coordonné au groupe précédent par la conjonction de coordination "mais").

    J'analyserai l'autre phrase plus tard, mais je peux déjà te faire remarquer qu'il n'y a pas de proposition participiale. Le participe passé ("jointe") est épithète détachée du nom "créance"...
  • Jehan a écrit:
    Vu tes pas plutôt hésitants en analyse, vu les grosses erreurs basiques que tu commets encore, je me demande s'il est bien judicieux, pour t'entraîner, de t'attaquer à des phrases aussi tarabiscotées que celles-ci.

    Merci Jehan, je me suis dit que allier lecture et analyse était une bonne idée, je comprends que non! :)
    Que me conseilles-tu pour m'entraîner? Je voudrais m'entraîner sur des phrases plus complexes que celles des livres du secondaire qui ne dépassent pas deux propositions à analyser.

    Je trouve que ta méthode d'analyse est très claire, si je synthétise cela donne:

    1. compter les verbes
    2. analyser les propositions trouvées
    3. analyser les groupes qui restent (sans verbe conjugué)

    Je te remercie d'expliquer aussi clairement les analyses.
  • JehanJehan Modérateur
    1. compter les verbes
    2. analyser les propositions trouvées
    3. analyser les groupes qui restent (sans verbe conjugué)

    Il faut compter les verbes conjugués, nuance.
    Il est ensuite indispensable de repérer les conjonctions de coordination et de subordination, ainsi que les pronoms relatifs, qui articulent éventuellement les propositions entre elles.
    Il faut éventuellement rajouter au compte des verbes les infinitifs et les participes quand ils ont un sujet distinct du sujet du verbe conjugué (pour identifier les éventuelles subordonnées participiales et infinitives).

    Cela, c'est l'analyse logique.

    On peut aussi analyser par groupes de mots.

    On peut enfin faire l'analyse grammaticale de chaque mot.

    Ce sont les trois niveaux d'analyse d'une phrase.

    C'est excellement résumé et détaillé dans la petite Grammaire de Robert & Nathan, que je t'ai d'ailleurs peut-être déjà conseillée.

    Il me semble que tu peux trouver des phrases raisonnablement complexes sans être trop touffues dans des textes et des romans plus contemporains... Mais bon, tu fais ce que tu veux !
  • JehanJehan Modérateur
    Et cette créance, jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier, convièrent bientôt Lériane de l’aimer, de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon qui ne se trompa point, et toutefois ce fut lui qui paya plus chèrement nos erreurs.

    Analyse logique des propositions :
    « Et cette créance » : GN apposé à la proposition participiale
    « jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier » : Proposition participiale / sujet du verbe « convièrent »
    « convièrent bientôt Lériane de l’aimer » proposition principale

    "Et cette créance, jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier, convièrent bientôt Lériane de l’aimer" : proposition principale.
    « de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon » : proposition principale subordonnée conjonctive, introduite par la locution conjonctive "de sorte qu' ", CC de conséquence de la principale.

    « qui ne se trompa point » proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « qui » complément de l’antécédent « Damon » Oui.
    « Et toutefois ce fut lui » proposition principale, coordonnée à la précédente par "et".
    « qui paya plus chèrement nos erreurs » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » mis pour « lui ». Oui.

    Analyse des points difficiles :

    Y : pronom adverbial / COI du verbe « eut »
    En fait, ce pronom n'est pas séparément analysable.
    Il fait partie du verbe impersonnel "y avoir", utilisé comme présentatif
    .

    Jointe : participe passé employé comme adjectif, épithète détachée du nom « créance » Oui.

    de ce jeune chevalier, :GN masc. sing. / complément commun des noms « beauté » et « perfections » Oui.

    ce : pronom démonstratif de la 3ème personne du singulier, masculin neutre / sujet du verbe « fut »
  • Merci Jehan, j'avais pris note du livre de grammaire que tu m'avais recommandé. J'en ai acheté un en pensant que j'avais une bonne mémoire et je me suis trompé, j'ai pris le Repère pratique de chez Nathan et qui s'intitule: la grammaire française. :D

    Ma nouvelle phrase et ta méthode:

    Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription, et se regardaient les uns les autres, comme se voulant demander si quelqu’un de la troupe ne savait point ce que c’était, et s’il n’avait point vu ceci autrefois. P 130

    Verbes conjugués : demeurèrent / se regardaient / savait / était/ avait vu
    Cas du participe présent : voulant => sujet (les bergers et bergères) =une proposition participiale.
    Subordonnant et conjonction : et / comme /si / ce que / et

    Trois propositions indépendantes et coordonnées entre elles :
    « Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription » proposition principale
    « et se regardaient les uns les autres »proposition indépendante coordonnée à la principale par la conjonction de coordination "et"
    « et s’il n’avait point vu ceci autrefois »proposition subordonnée circonstancielle de condition coordonnée à la précédente par la conj. de coord. "et"

    comme se voulant demander /si quelqu’un de la troupe ne savait point/ ce que c’était

    Proposition principale : ce que c’était (ce que : pronom relatif neutre / COD du verbe « était »)
    Proposition subordonnée circonstancielle : « si quelqu’un de la troupe ne savait point » / CC de condition du verbe « était »
    Proposition participiale / CC de justification du verbe « était »

    J'ai apporté des modifications à mon analyse, en rouge donc :)
  • JehanJehan Modérateur
    Je corrigerai plus tard, mais déjà :
    Proposition principale : ce que c’était (ce que : pronom relatif neutre / COD du verbe « était »)
    Sois plus attentif et plus logique...
    Depuis quand une proposition principale peut-elle être introduite par un pronom relatif ?
    Un pronom relatif introduit une relative...
    Ici, d'ailleurs, il s'agit d'un pronom interrogatif, introduisant une subordonnée interrogative indirecte, qui équivaudrait en discours direct à la phrase interrogative "qu'est-ce que c'était ?"
    Et combien de fois faut-il te répéter que le verbe être n'a jamais de COD ?
  • JehanJehan Modérateur
    Plutôt que de te corriger en détail, je préfère te donner mon analyse, que tu pourras comparer avec la tienne... Ne confonds pas le "si" exprimant la condition et le "si" interrogatif indirect, équivalent d'un "est-ce que" en discours direct.
    Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription, et se regardaient les uns les autres, comme se voulant demander si quelqu’un de la troupe ne savait point ce que c’était, et s’il n’avait point vu ceci autrefois.

    Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription : proposition indépendante (puisque aucune subordonnée ne dépend d'elle).

    et se regardaient les uns les autres : proposition principale, coordonnée par "et" à la proposition indépendante précédente. Proposition principale, puisqu'elle est suivie d'une subordonnée, et même de plusieurs qui s'emboîtent. Voir la suite.

    comme se voulant demander
    Difficile à analyser : c'est en fait l'équivalent de "comme s'ils voulaient se demander".
    Subordonnée de comparaison hypothétique.
    Le verbe conjugué des subordonnées de comparaison est fréquemment sous-entendu.

    si quelqu’un de la troupe ne savait point : subordonnée interrogative indirecte, introduite par la conjonction interrogative "si", COD du verbe à l'infinitif "se demander".

    ce que c’était: subordonnée interrogative indirecte, COD de "(ne) savait (point)", introduite par le pronom interrogatif neutre "ce que".
    (Et comme le verbe de cette subordonnée est "être", la fonction de ce pronom dans la subordonnée, ce n'est évidemment pas COD comme tu avais dit, mais attribut du pronom sujet " c' ")

    et s’il n’avait point vu ceci autrefois. : subordonnée interrogative indirecte, introduite par la conjonction interrogative "s' ", COD du verbe à l'infinitif "se demander", et coordonnée à la première interrogative indirecte par la conjonction "et".
  • Je te remercie pour ton analyse et tes corrections.

    Voici ma nouvelle proposition d'analyse, j'ai délaissé L'Astrée au profit du Père Goriot, c'est la deuxième phrase du roman.

    Cette pension, connue sous le nom de la Maison-Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement. (Balzac, Le père Goriot)

    Proposition principale tronçonnée par un groupe nominal : « cette pension[…] admet également des hommes et des femmes"
    « Connue sous le nom de la Maison-Vauqer »: groupe nominal introduit par un participe passé employé comme adjectif / le groupe est complément de l’antécédent « cette pension ».

    « des jeunes gens et des vieillards » : groupe nominal / épithète détachée du COD « des hommes et des femmes »

    « sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement » : proposition subordonnée consécutive négative introduite par la locution conjonctive « sans que » (C'est une proposition subordonnée circonstancielle) / complément circonstanciel de conséquence de la proposition principale.
  • JehanJehan Modérateur
    J'écris en rouge les termes impropres de ton analyse.

    La principale n'est aucunement tronçonnée par le groupe "nominal".
    Le groupe que tu cites fait partie de la principale, aucune raison de le mettre à part.

    Ce groupe n'est pas nominal. Le noyau de ce groupe n'est pas un nom, mais le participe passé "connue", complété par un groupe prépositionnel à noyau nominal.

    Tu parles d' "antécédent" à propos de "Cette pension".
    On ne parle d'antécédent que pour le mot précédant un pronom relatif...
    Or, aucun pronom relatif, aucune subordonnée relative ici.
    Tu fais souvent de drôles de mélanges !
    Le groupe "connue sous le nom de Pension-Vauquer", encadré par deux virgules, est tout bêtement épithète détachée de "Cette pension".

    Tu parles ensuite d'épithète détachée pour "des jeunes gens et des vieillards". Non, ce sont simplement deux GN coordonnés, juxtaposés aux deux autres GN coordonnés "des hommes et des femmes" qui précèdent.
    Ces quatre GN sont tous quatre COD de "admet".
    Les deux derniers GN ne qualifient pas les deux premiers !

    L'analyse de la subordonnée consécutive négative est correcte.
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