Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • DeliaDelia Membre
    nizar a écrit:
    Bonjour,

    j'ai quelques questions à vous poser.

    Dans la phrase
    La reine est colérique.
    ici
    colérique
    est un adjectif qualificatif attribut du sujet, pas un COD. .
    Le verbe être n'a pas de COD et ne se met pas à la voix passive. Il sert de lien entre son sujet et un attribut.
    nizar a écrit:
    Cependant, si j'écris
    La reine est à l'hôpital.
    .. à l'hôpital.
    COI ou encore une fois adjectif qualificatif attribut du sujet ?

    Aussi comment distinguer un COS d'un COI d'un CC introduit par une préposition ? Merci.

    Deux questions différentes :
    le groupe prépositionnel à l'hôpital que l'on peut remplacer par le pronom y est un complément essentiel.
    Pour distinguer un COS/COI d'un groupe prépositionnel, deux opérations simples :
    le déplacement, le groupe prépositionnel est mobile ;
    la pronominalisation avec effacement de la préposition :
    elle est à l'hôpital > elle y est, la préposition disparait.
  • paulangpaulang Membre
    Si ce n'est pas un CCL, alors je me demande ce qu'est à Paris dans Je me rends à Paris.
    Pas vu la réponse de Delia avant de poster
  • Exactement la même chose que dans je suis à Paris : un complément essentiel indirect de lieu.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Je ne connaissais pas cette appellation. J'aurais dit complément de lieu sans état d'âme .
  • DeliaDelia Membre
    Sans état d'âme non plus, je dis complément essentiel prépositionnel. De lieu une notation non syntaxique et purement sémantique est une précision inutile.
  • ... sauf au DNB.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Ma foi, complément de lieu dit bien ce que cela veut dire. Je ne vois pas le problème.
    Mais enfin, je suis vieille...et on ne disait pas ainsi de mon temps.
  • DeliaDelia Membre
    Ma foi, complément de lieu dit bien ce que cela veut dire. Je ne vois pas le problème.

    Le problème, c'est qu'en s'exprimant ainsi on caractérise le complément par son sens au lieu de le caractériser par sa fonction. Fonctionnellement, c'est un complément essentiel : non mobile, non supprimable, pronominalisable sans être un objet.
    Quand je fais de la grammaire, je fais de la grammaire, quand je fais du lexique, je fais du lexique et j'essaie de ne pas mélanger les problèmes.
  • Idem, Gabiana.

    Nous disions "compléments circonstanciels" de lieu, de manière, de temps, etc. Bien plus parlant que "complément essentiel". Le lieu, le temps et la manière sont des circonstances de la vie, n'est-ce pas ? En quoi est-ce "essentiel", sinon pour les linguistes qui sont venus polluer, "moderniser" (?) et détruire somme toute notre bonne vieille grammaire ?

    Pas étonnant que les élèves ne comprennent plus rien.
  • Ah ben, c'est que tout fout l'camp ma pôv’ Lucette !

    Mais peut-être que les linguistes ne sont pas si bêtes et méchants que ça, allons savoir.

    Par exemple :

    Je vais à Paris

    À Paris, les femmes ont de jolis gambettes

    Les deux « à Paris » sont-ils si comparables que cela ?
  • DeliaDelia Membre
    Laudatores temporis acti...
  • LaoshiLaoshi Membre
    Bien oui, Paris sera toujours Paris.
  • Bonsoir,

    Je m'entraîne pour mon partiel de grammaire, et j'aimerais savoir si quelqu'un peut me corriger sur l'analyse des verbes pronominaux et impersonnels. Merci d'avance!

    1) Il s'est coupé un doigt : verbe pronominal autonome.
    2) Il est prouvé que le climat se réchauffe : verbe impersonnel dit "présentatif" + la séquence "que le climat se réchauffe".
    3) Me voilà embauché : "voilà" présentait qui fonctionne avec "embauché", le "me" est la séquence.
    4) Nous nous sommes mis à travailler : construction pronominale réciproque.
    5) Il n'est pas nécessaire de remplir le chèque : présentatif "il n'est" et la séquence "pas nécessaire de remplir le chèque".
    6) "Un soir t'en souvient t-il ? Nous voguions en silence .." : pas trouvé ? `peut-être auto-causatif ?
    7) Voilà que tout s'éclaire : présentatif "Voilà" + séquence "que tout s'éclaire".
    8) Ils se sont rencontrés en 2005 : construction pronominale réciproque
    9) Il faudrait encore deux volontaires : "falloir" verbe proprement impersonnel + séquence
    10) Il s'est arrogé des privilèges exorbitants : construction pronominale auto-causative.
    11) "C'est ici que je suis né" : "'c'est", présentatif, "ici que je suis né", la séquence.
    12) Il s'agit d'émettre nos résultats : "s'agir", verbe proprement impersonnel + séquence
    13) Il s'est abstenu aux dernières élections : "s'abstenir", verbe essentiellement pronominal
    14) Il y avait plusieurs solutions à ce problème : présentatif "il y avait" + la séquence.
    15) Il s'est offert un voyage : verbe pronominal autonome?
    16) "C'était la première soirée du mois d'avril" : présentatif "c'était" + la séquence
    17) C'est malheureux de réagir de cette façon : présentatif "c'est" + séquence
    18) L'orchestre s'entend mieux depuis le premier balcon : verbe pronominal autonome.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Avant une tentative de correction plus détaillée...
    Un verbe pronominal autonome est un verbe qui prend un sens particulier et différent à la forme pronominale, et qui se construit souvent différemment du verbe simple.

    s'apercevoir de, se tromper, se mêler de...

    Je ne comprends donc pas trop pourquoi tu as indiqué "autonome" dans tes réponses.
  • Bonsoir,

    Eh bien, "Il s'est coupé le doigt" est différent de "Il coupe qqchose".. Non ?
  • JehanJehan Modérateur
    Non... Forme pronominale ou pas, le verbe couper garde toujours ici le sens de "faire une entaille dans".
    J'ai coupé le pain.
    Je me suis coupé le doigt.


    Tandis que "se tromper", lui, est bien un pronominal autonome.
    Compare :
    Il trompe ses clients ("mystifier, rouler, escroquer"...).
    Il se trompe en répondant ( "commettre une erreur").
    Il se trompe d'adresse ("commettre une erreur à propos de").
  • Katioucha a écrit:
    Ah ben, c'est que tout fout l'camp ma pôv’ Lucette !

    Mais peut-être que les linguistes ne sont pas si bêtes et méchants que ça, allons savoir.

    Par exemple :

    Je vais à Paris

    À Paris, les femmes ont de jolis gambettes

    Les deux « à Paris » sont-ils si comparables que cela ?

    Bien sûr que non.
    L'un n'est pas déplaçable, fait partie de la construction du verbe, en quelque sorte, et n'indique aucune circonstance. Il est essentiel (usage de l'accusatif en latin, grec, allemand, russe...).
    L'autre est déplaçable, n'entretient pas de relation directe avec le verbe, indique une circonstance. Il est circonstanciel (usage de l'ablatif ou équivalent en latin, grec, etc...).
  • Ah du coup "se couper" serait .. réfléchi non ?
  • Bien sûr que non.

    Jacques, on est bien d’accord que personnellement j’en suis tout à fait convaincue ?
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