Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur

    Bonsoir.

    Je découvris l’exaltation de savoir que je faisais quelque chose de bien, alors que ce jour- là j’avais cafouillé partout.

    Le monde il vient d’arriver l’accepte, il se met non seulement à marcher mais à courir et gambader.

    J'ai mis pour t'aider les trois propositions subordonnées en italique, et les mots introducteurs de chacune en gras.

    Quant à leur nature et à leur fonction..., essaie de me proposer des réponses.

    Ensuite, je te corrigerai et te guiderai. .

  • Merci Jehan. J'avais trouver les trois proposition que tu as la. Ça me rassure déjà ahah.

    Du coup jai:

    "Que je faisais quelque chose de bien" : proposition subordonnée conjonctive complétive. COD de savoir

    "Alors que ce jour la j'avais cafouillé partout": Proposition subordonnée participiale. Complément circonstanciel d'opposition.

    "Le monde où il vient d arriver l'accepte": Proposition subordonnée relative. Épithète détaché (le je suis vraiment pas sûre)

  • JehanJehan Modérateur
    30 janv. modifié

    Bonjour.

    "Que je faisais quelque chose de bien" : proposition subordonnée conjonctive complétive. COD de savoir.

    Oui.

    "Alors que ce jour là j'avais cafouillé partout": Proposition subordonnée participiale. Complément circonstanciel d'opposition.

    La fonction est bien CC d'opposition. Mais ce n'est pas une participiale : une participiale n'est introduite par aucun mot subordonnant. Et ici, la forme verbale n'est pas un participe, mais un verbe conjugué à un temps composé. Cette subordonnée est introduite par la locution conjonctive alors que. C'est donc une subordonnée conjonctive circonstancielle.

    "Le monde où il vient d'arriver l'accepte": Proposition subordonnée relative. Épithète détachée (le je suis vraiment pas sûre)

    Comme je te l'ai indiqué plus haut en italique, la subordonnée, c'est seulement " il vient d'arriver". Il s'agit bien d'une subordonnée relative, introduite par le pronom relatif . Une proposition relative est complément de l'antécédent du pronom relatif. Donc celle-ci est complément de l'antécédent "monde". On pourrait dire aussi qu'elle est épithète de ce nom, mais c'est une épithète liée, pas détachée. Il n'y a pas de virgule entre la relative et l'antécédent...

  • Bonjour à tous!!

    C'est un extrait de "Les Trois Mousquetaires":


    "lorsqu’il affirma que lui, le cardinal, allait démêler les fils les plus obscurs de cette intrigue, quand, au moment d’arrêter sur le fait, en flagrant délit, nanti de toutes les preuves, l’émissaire de la reine près de l’exilée, un mousquetaire avait osé 371 interrompre violemment le cours de la justice en tombant, l’épée à la main, sur d’honnêtes gens de loi chargés d’examiner avec impartialité toute l’affaire pour la mettre sous les yeux du roi, Louis XIII ne se contint plus, il fit un pas vers l’appartement de la reine avec cette pâle et muette indignation"


    C'est une très longue phrase dont l'ordre correcte je n'arrive pas à comprendre.

    La proposition "lorsqu’il affirma que lui, le cardinal, allait démêler les fils les plus obscurs de cette intrigue" est-elle la subordonnée de celle-ci "Louis XIII ne se contint plus"?

    Comment peut-on classifier les propositions qui vont de "quant, au moment d'arrêter" jusqu'à "pour la mettre sous les yeux du roi"? Je n'ai presque rien compris de cette phrase.

  • JehanJehan Modérateur
    1 févr. modifié

    Bonjour.

    Cette longue phrase n'est pas un modèle de limpidité, effectivement.

    Je mets en gras les verbes conjugués (un par proposition) et entre crochets chacune des propositions.

    [Lorsqu’il affirma] [que lui, le cardinal, allait démêler les fils les plus obscurs de cette intrigue;] [quand, au moment d’arrêter sur le fait, en flagrant délit, nantie de toutes les preuves, l’émissaire de la reine près de l’exilée, un mousquetaire avait osé interrompre violemment le cours de la justice en tombant, l’épée à la main, sur d’honnêtes gens de loi chargés d’examiner avec impartialité toute l’affaire pour la mettre sous les yeux du roi,] [Louis XIII ne se contint plus]"

    La principale est bien [Louis XIII ne se contint plus].

    [Lorsqu’il affirma], elle même complétée par la complétive [que lui, le cardinal, allait démêler les fils les plus obscurs de cette intrigue;] est bien une subordonnée CC de temps de la principale.

    [quand, au moment d’arrêter sur le fait, en flagrant délit, nantie de toutes les preuves, l’émissaire de la reine près de l’exilée, un mousquetaire avait osé interrompre violemment le cours de la justice en tombant, l’épée à la main, sur d’honnêtes gens de loi chargés d’examiner avec impartialité toute l’affaire pour la mettre sous les yeux du roi,] est une très longue proposition CC de temps, alourdie par une multitude de compléments en cascade. Cette proposition CC de temps est juxtaposée à la précédente, et comme elle CC de la principale.

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    1 févr. modifié

    Oui, c'est très obscur, mais parce que la phrase a été maladroitement coupée. La phrase originale est encore plus longue, mais finalement plus claire :

    Mais lorsque le cardinal ajouta que non seulement Mme de Chevreuse était venue à Paris, mais encore que la reine avait renoué avec elle à l'aide d'une de ces correspondances mystérieuses qu'à cette époque on nommait une cabale; lorsqu'il affirma que lui, le cardinal, allait démêler les fils les plus obscurs de cette intrigue; quand, au moment d'arrêter sur le fait, en flagrant délit, nantie de toutes les preuves, l'émissaire de la reine près de l'exilée, un mousquetaire avait osé interrompre violemment le cours de la justice en tombant l'épée à la main sur d'honnêtes gens de loi chargés d'examiner avec impartialité toute l'affaire pour la mettre sous les yeux du roi, Louis XIII ne se contint plus; il fit un pas vers l'appartement de la reine avec cette pâle et muette indignation qui, lorsqu'elle éclatait, conduisait ce prince jusqu'à la plus froide cruauté.

    Le parallélisme des trois subordonnées CC de temps est clair, notamment par la typographie (séparation par un point-virgule).

    Mais

    lorsque le cardinal ajouta que non seulement Mme de Chevreuse était venue à Paris, mais encore que la reine avait renoué avec elle à l'aide d'une de ces correspondances mystérieuses qu'à cette époque on nommait une cabale;

    lorsqu'il affirma que lui, le cardinal, allait démêler les fils les plus obscurs de cette intrigue;

    quand, au moment d'arrêter sur le fait, en flagrant délit, nantie de toutes les preuves, l'émissaire de la reine près de l'exilée, un mousquetaire avait osé interrompre violemment le cours de la justice en tombant l'épée à la main sur d'honnêtes gens de loi chargés d'examiner avec impartialité toute l'affaire pour la mettre sous les yeux du roi,

    Louis XIII ne se contint plus; il fit un pas vers l'appartement de la reine avec cette pâle et muette indignation qui, lorsqu'elle éclatait, conduisait ce prince jusqu'à la plus froide cruauté.


  • JehanJehan Modérateur

    Oui, c'est ce que j'avais remarqué ensuite en recherchant le passage entier. Je venais d'ailleurs de modifier en conséquence la fin de mon analyse.

  • Marco153Marco153 Membre
    2 févr. modifié

    Merci de votre aide! J'ai compris la chose maintenant.

  • Bonjour à tous. Je suis en difficulté concernant le complément du comparatif et la subordonnée circonstancielle de comparaison.

    Dans les phrases suivantes :

    a - Il est plus grand que son père.

    b - Il dépense autant d'argent que son père.

    Pour la a, j'analyse "que son père" comme un complément du comparatif : il n'y aurait pas de subordonnée dans cette phrase.

    Pour la b, j'analyse "que son père" comme une subordonnée conjonctive circonstancielle comparative elliptique du verbe.

    Est-ce que ces raisonnements sur ces phrases sont justes ?

    Dans certains manuels et sites de grammaire, j'ai pu lire que le complément du comparatif pouvait être interprété comme une subordonnée circonstancielle elliptique de comparaison. Un ami grammairien m'a dit que non, sans me donner d'explication. Je n'arrive donc pas à établir la règle qui permet de savoir quand on a affaire avec certitude à une subordonnée circonstancielle elliptique de comparaison. Auriez-vous une information claire à ce sujet ?

    Merci d'avance !

  • JehanJehan Modérateur

    Bonjour.

    C'est une simple différence de nomenclature.

    Formellement, "que son père" complète bien "plus grand" et "autant d'argent".

    La grammaire Riegel précise effectivement que ce complément, introduit par une conjonction de subordination, peut être interprété comme une subordonnée elliptique de comparaison.

    L'on peut aisément rétablir la subordonnée entière.

    Il est plus grand / que son père (est grand).

    Il dépense autant d'argent / que son père (dépense d'argent).

  • Bonjour j’ai réalisé des exercices sur le Grevisse et je ne comprends pas la correction

    1) Il serrait la main du collègue arrivé déjà.

    corrigé: la main du collègue arrivé déjà = COD

    pour moi : la main COD (de qui ?) du collègue = COI

    Je ne vois pas d’explications

    2) L’erreur n’annule pas la valeur de l’effort fourni

    corrigé : la valeur de l’effort fourni= COD

    pour moi : la valeur=COD (de quoi? ) de l’effort fourni


    3) Il dirigeait son regard intérieur sur le massif.

    corrigé : Son regard intérieur sur le massifs COD

    pour moi: son regard COD complément essentiel de lieu


    4) Quelle joie m’a envahi en le voyant.

    on cherche les pronoms personnels COD

    pour moi « m’ » est un pronom perso COD élidé reprenant implicitement moi


    merci à tous pour vos lumières

  • JehanJehan Modérateur
    17 févr. modifié

    Bonjour.

    1) Il serrait la main du collègue arrivé déjà.

    corrigé: la main du collègue arrivé déjà = COD

    pour moi : la main COD (de qui ?) du collègue = COI

    Non, un COI complèterait un verbe.

    "la main du collègue arrivé déjà" est un groupe nominal COD.

    "du collègue arrivé déjà" est une expansion du nom-noyau "main", c'est un complément de nom, complément prépositionnel.

    2) L’erreur n’annule pas la valeur de l’effort fourni

    corrigé : la valeur de l’effort fourni= COD

    pour moi : la valeur=COD (de quoi? ) de l’effort fourni

    "la valeur de l’effort fourni" groupe nominal COD.

    "la valeur de l’effort fourni" est un groupe nominal COD.

    "de l’effort fourni" est une expansion du nom-noyau "valeur", c'est un complément de nom, complément prépositionnel.

    3) Il dirigeait son regard intérieur sur le massif.

    corrigé : Son regard intérieur sur le massif COD

    pour moi: son regard COD complément essentiel de lieu

    "son regard intérieur" : groupe nominai COD.

    "sur le massif" : groupe prépositionnel à noyau nominal, complément essentiel de lieu.

    Quelle joie m’a envahi en le voyant !

    on cherche les pronoms personnels COD

    pour moi « m’ » est un pronom perso COD élidé reprenant implicitement moi

    C'est juste.

  • yvetteruanyvetteruan Membre
    19 févr. modifié

    Bonjour, quelles sont les fonctions des deux " en " en gras dans les phrases suivantes?


    Le calme se prolonge. Latso pose alors son fusil au bout évasé, prend son violon comme s'il voulait en jouer. Wolfgang ricane et l'interroge:

    - Que va devenir ton instrument, bossu, quand nous serons tous morts?

    Latso le Bon lève son visage empli d'innocence et répond, les yeux rêveurs:

    - II servira à un autre. Quelqu'un le prendra, là où je le laisserai. Il en a toujours été ainsi, depuis que le violon existe.

    - Tu crois cela?

    - J'en suis sûr. Si tu connaissais l'histoire du violon, tu saurais que le destin en a décidé ainsi

    - Ce morceau de bois a une histoire?


    Merci en avance pour votre réponse!

  • JehanJehan Modérateur

    Bonjour.

    Ce sont des pronoms adverbiaux, compléments de propos, à sens assez vague et général.

    Il en a toujours été ainsi. = Ça a toujours été ainsi à propos de cela / en ce qui concerne cela.

    Le destin en a décidé ainsi. = Le destin a décidé ainsi à propos de cela / en ce qui concerne cela.

  • C'est la première fois que j'ai vu en a cette fonction. Merci à Jehan!

  • Bonjour! Pourriez-vous m'aider à distinguer si c'est le "ne" négatif ou explétif dans ces deux phrases suivantes, et m'expliquer la raison?

    De ma vie je n'avais tant ri.

    N'ayez crainte, vos malheurs prendront fin!

    Merci en avance!

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    S'il était explétif, on pourrait l'enlever sans changer le sens de la phrase.

    De ma vie j'avais tant ri.

    Ayez crainte, vos malheurs prendront fin!

    Ça ne marche pas du tout. Le "ne" est négatif et nécessaire pour le sens voulu.

  • Merci beaucoup à Lamaneur!


    Et j'ai rencontré deux nouvelles questions dans mon apprentissage:

    1.Au sens propre, le mot «publicité » a bien ce sens : faire connaître ce qui est d'intérêt public.

    Quelle est la fonction de "de" dans la phrase ci-dessus?

    2.On dit que la publicité favorise le bonheur, en offrant des modèles d'existence que chacun peut atteindre, par l'acquisition des mille et un produits « qui facilitent la vie ». 

    Est-ce que "mille et un" veut dire réellement le chiffre exact 1001 ou ça a un autre sens?


    Merci en avance pour votre réponse!

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    "Mille et un" signifie nombreux, très nombreux.

    ♦ Mille et un. Il éprouvait le besoin de toucher à tout et de commettre mille et une sottises plutôt que de rester tranquille (Boylesve,Leçon d'amour,1902, p.77).Cela nous valut mille et une aventures (Ponchon,Muse cabaret,1920, p.182).

    "de" est la préposition qui introduit un complément de nom.

    Une mesure d'intérêt public, quelque chose d'intérêt public.

    Ce qui est d'intérêt public = ce qui a un intérêt public, ce qui relève de l'intérêt public, ce qui concerne l'intérêt public.

  • JehanJehan Modérateur

    Bonjour.

    faire connaître ce qui est d'intérêt public

    La préposition d' en elle-même n'a pas de fonction, elle se contente d'introduire le groupe prépositionnel "d'intérêt public" (groupe prépositionnel à noyau nominal, à valeur adjectivale; ce groupe est attribut du pronom relatif composé sujet "ce qui").

    des mille et un produits

    mille et un a le sens de "un grand nombre de", ce n'est pas un nombre précis.

    Le nombre précis 1001 s'écrit et se lit mille un.

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