Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre

    Oui. Quoi d'autre ?

  • HapoHapo Membre

    J'avais pensé à une simple béquille du subjonctif.

    Mais comme on peut le substituer par "à supposer que", en effet, ça semble plutôt être une conjonction de subordination.

  • JehanJehan Modérateur

    Oui, ici, c'est clairement une conjonction de subordination.

    Une simple béquille du subjonctif exprimerait plutôt une injonction, et se passerait de principale :

    Que le sommeil le prenne en train de lire !

    Ce n'est évidemment pas le cas dans le texte qui nous occupe.

  • HapoHapo Membre

    Parfait, je vous remercie !

  • Bib3182Bib3182 Membre

    Bonjour,

    J'ai des questions qui concernent un extrait.

    "Madame Caroline, qui en était arrivée à sourire toujours, même quand son cœur saignait, restait une amie, qui l'écoutait avec une sorte de déférence conjugale".

    Dans cet extrait, la Proposition Principale est "madame Caroline restait une amie" et il y a deux propositions relatives liées à la même principale ? "Qui en était arrivée à sourire toujours" mis pour Madame Caroline et "qui l'écoutait avec une sorte de déférence conjugale" également mis pour Madame caroline ?

    La proposition "même quand son cœur saignait" est une conjonctive circonstancielle de concession ?

    Je ne suis pas habituée a voir plusieurs propositions rattachées à une principale alors je me demande si je n'ai pas fait une erreur. Si ce n'est pas une erreur de ma part est-ce possible avec tous les types de propositions (plusieurs prop liées à une principale) ?

    Merci à vous

  • HapoHapo Membre

    Je pense que l'antécédent n'est pas le même pour les deux relatives.

    Dans la première, il s'agit de "Madame Caroline", et dans la deuxième, il s'agit plutôt de "une amie".

    Enfin, je dirais que la conjonctive circonstancielle est plutôt de temps que de concession, mais ça se discute.

  • JehanJehan Modérateur
    19 juin modifié

    Rien ne s'oppose à ce que se greffent plusieurs propositions subordonnées sur une même proposition principale, c'est même très courant.

    L'on peut tout à fait rencontrer, comme ici, une subordonnée circonstancielle et deux subordonnées relatives.

    Elles dépendent toutes trois de la principale Madame Caroline restait une amie.

    Comme le fait remarquer Hapo, ces deux relatives explicatives n'ont pas le même antécédent.

    La première, "qui en était arrivée à sourire toujours", a pour antécédent le sujet de la principale : Madame Caroline.

    La seconde, "qui l'écoutait avec une sorte de déférence conjugale", a pour antécédent l'attribut du sujet de la principale : une amie.

    Malgré l'adverbe même, je ne pense pas qu'on puisse considérer la subordonnée circonstancielle "même quand son cœur saignait" comme une véritable circonstancielle de concession. C'est bien une subordonnée temporelle, modifiée par un adverbe à valeur de surenchérissement.

  • Bib3182Bib3182 Membre

    Merci beaucoup pour vos retours. Bonne journée

  • zoup25zoup25 Membre

    Bonsoir,

    Je fais un travail sur les expansions du nom à partir de cet extrait de texte. J'ai peur de ne pas avoir très bien réussi à mettre en pratique... Pouvez-vous me dire si c'est bien, s'il m'en manque etc...

    "Le hasard des « changements », une décision d’inspecteur ou de préfet nous avaient conduits là. Vers la fin des vacances, il y a bien longtemps, une voiture de paysan, qui précédait notre ménage, nous avait déposés, ma mère et moi, devant la petite grille rouillée. Des gamins qui volaient des pêches dans le jardin s’étaient enfuis silencieusement par les trous de la haie… Ma mère, que nous appelions Millie, et qui était bien la ménagère la plus méthodique que j’aie jamais connue, était entrée aussitôt dans les pièces remplies de paille poussiéreuse, et tout de suite elle avait constaté avec désespoir, comme à chaque « déplacement », que nos meubles ne tiendraient jamais dans une maison si mal construite… "


    Le groupe nominal "une décision d’inspecteur ou de préfet" est apposé à "Le hasard "des changements"".

    "de paysan" est un GN prépositionnel complément du nom "voiture". "qui précédait notre ménage" est une proposition sub relative qui complète "voiture".

    "qui volaient des pêches dans le jardin" est une prop sub relative ayant pour antécédent "des gamins".

    "la plus méthodique" est un Groupe adjectival dont "méthodique" a pour fonction d’être épithète du nom "ménagère".

    "poussiéreuse" est un adjectif qui a pour fonction d’être épithète et qui se rapporte au nom "paille"

    "que nos meubles ne tiendraient jamais" est une proposition sub relative ayant pour antécédent "désespoir"

  • JehanJehan Modérateur
    21 juin modifié

    Bonsoir.

    Je ne signale et rectifie que les erreurs.

    Le groupe nominal "une décision d’inspecteur ou de préfet" est apposé à "Le hasard des changements ".

    Je dirais plutôt que "une décision d’inspecteur ou de préfet" et "Le hasard des changements" sont deux GN juxtaposés, tous deux sujets du verbe "avaient conduits". Dans chacun de ces GN, les expansions du nom sont les groupes prépositionnels "d'inspecteur", "de préfet" (expansions du nom "décision") et "des changements" (expansion du nom "hasard").

    "que nos meubles ne tiendraient jamais" est une proposition sub relative ayant pour antécédent "désespoir"

    Non, c'est une proposition subordonnée complétive, COD du verbe "avait constaté". Ce n'est donc pas une expansion d'un nom.

    Tu as oublié l'expansion du nom "fin", les expansions du nom "grille", l'expansion du nom "trous", l'expansion du nom "mère", l'expansion du nom "pièces", l'expansion du nom "maison".

    Les vois-tu ?

  • zoup25zoup25 Membre

    Le GN "des vacances" est apposé au nom fin.

    "Rouillée" est un adjectif qui a fonction d'être épithète du nom "grille".

    "La petite" est un groupe adjectival postposé au nom "grille".

    Le GN "de la haie" est apposé au nom "trous"

    "que nous appelions Millie" est une sub relative ayant pour antécédent "mère".

    Pour "les pièces" je ne vois pas...

    Le GN "si mal" est apposé à "maison".

    Voilà la correction. Est-ce bon ?

  • JehanJehan Modérateur

    "des vacances" n'est pas apposé au nom "fin" ; fonction : complément du nom "fin".

    "de la haie" n'est pas apposé au nom "trous" ; fonction : complément du nom "trous".

    Il est inutile d'écrire "adjectif qui a pour fonction d'être épithète..." ; il suffit d'écrire : "adjectif épithète..."

    Oui, "que nous appelions Millie" est une subordonnée relative explicative, complément du nom antécédent "mère"

    L'expansion du nom "pièces" est le groupe adjectival épithète "remplies de paille poussiéreuse", dont le noyau est remplies (participe employé comme adjectif , équivalant à "pleines").

    "La petite" n'est pas un groupe adjectival, le déterminant "la" n'est pas à prendre en compte. Ce n'est pas une apposition, et ce n'est pas postposé, puisque c'est avant le nom. Le GN dont "grille" est le nom-noyau est "la petite grille rouillée". Les deux expansions du nom "grille" sont les deux adjectifs "petite" et "rouillée", épithètes de ce nom.

    "si mal" n'est pas un GN, c'est un groupe adverbial, qui modifie le participe "construite". Et le GN dont "maison" est le noyau est "une maison si mal construite". L'expansion du nom est donc "si mal construite", groupe participial épithète du nom "maison".

    Et nous avons oublié une expansion du nom : la subordonnée relative explicative "qui précédait notre ménage", complément du nom antécédent "voiture".

  • zoup25zoup25 Membre
    22 juin modifié

    Merci pour ces précisions !

    Mais quand faut-il parler d'apposition, d'apposé ? Quelle est la différence avec le complément du nom ? Y a t-il une différence ou est-ce tout simplement un mauvais emploi de langage de ma part ?

  • JehanJehan Modérateur

    Un complément du nom ne désigne pas la même chose que le nom qu'il complète.

    la fin des vacances : "vacances" n'est pas une fin.

    les trous de la haie : "haie" ne désigne pas des trous.


    Un nom en apposition désigne la même chose que le nom qu'il complète.

    Le mois de décembre : décembre est un mois.

    La ville de Paris : Paris est une ville.

    Mon frère Paul : Paul est mon frère.

    Poussy, le chat du voisin... Le chat du voisin, c'est Poussy.

  • zoup25zoup25 Membre

    Ah !!! Je comprends beaucoup mieux. Merci pour ces précisions !

    Bonne fin de journée.

  • kimloretkimloret Membre

    Bonsoir,

    Pouvez-vous m'aider et me corriger s'il vous plaît?

    Voici une phrase et je dois donner la fonction de trois mots qui sont en gras sauf qu'on me dit que ce ne sont pas des COD or je ne vois que ça (à part "yeux" mais on me dit aussi que ce n'est pas un COI)

    Il leva sur le docteur le regard (il leva quoi ? CODcalme et un peu appuyé de ses yeux (de quoi ? = COI) gris, lui dit bonjour et ajouta que cette apparition des rats était une curieuse chose (était quoi ? COD).

     Merci

  • JehanJehan Modérateur
    25 juin modifié

    Bonjour.

    Le nom regard est bien COD du verbe leva.

    Le nom yeux n'est ni COD, ni COI. Il est complément du nom regard. (le regard de ses yeux)

    Le nom chose n'est pas COD... Le verbe être (était) n'a jamais de COD.

    Le nom chose est attribut du sujet apparition. (cette apparition était une curieuse chose).

  • Bonjour,

    Pouvez-vous me dire comment on analyse la phrase suivante :

    "Ce petit message pour vous dire qu'il fait beau."

  • JehanJehan Modérateur

    C'est ce qu'on appelle une phrase non verbale.

    La proposition principale est Ce petit message pour vous dire...

    Elle ne comporte ni sujet ni verbe conjugué, simplement le COD du verbe sous-entendu (ce petit message) et le CC de but pour vous dire : (J'envoie) ce petit message pour vous dire... ou (J'écris) ce petit message pour vous dire...

    Quant à qu'il fait beau, c'est une proposition subordonnée complétive, COD de l'infinitif dire.

  • Mille mercis, J.

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