Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur

    Donc en suivant ça, je peux dire que par contre, "je suis plus brune que vous" est une subordonnée de comparaison "plus ... Que" ça commence enfin à rentrer !

    Je suis plus brune que vous : deux propositions.

    1- Je suis plus brune est la proposition principale.

    2- que vous est la subordonnée de comparaison elliptique. "que vous" = "que vous (êtes brune)"

    Il faisait bon (proposition principale) et, comme en plaisantant, j'ai laissé aller ma tête en arrière (proposition coordonnée par "et") et je l'ai posée sur son ventre" (idem que la précédente)

    Pas de principale ici. On ne parle de proposition principale que s'il y a des subordonnées. Ici nous avons trois indépendantes. La deuxième est coordonnée à la première, et la troisième est coordonnée à la deuxième.

    "Je l'ai embrassée, mais mal" est donc une proposition indépendante elliptique, sous-entendu mal embrassée.

    Il y a deux propositions.

    1- Je l'ai embrassée (proposition indépendante)

    2- mais mal : proposition indépendante elliptique, coordonnée à la première par mais. = mais (je l'ai ) mal (embrassée)

  • EpilineEpiline Membre
    24 mai modifié

    Bonjour !

    D'accord, effectivement je n'avais pas séparé en deux vu qu'un seul verbe.

    Ok je note ça.

    Est ce que tu connais une façon de différencier une proposition subordonnée relative d'une proposition subordonnée complétive s'il te plaît ? En cherchant j'ai souvent vu que la relative peut se supprimer sans changer le sens alors que la complétive non, mais par exemple si on a une psr adjective, selon sa fonction ça ne marche pas car on ne peut plus la supprimer (ex en tant qu'attribut)

    Idem pour la psr adjective prédicative, etc. Du coup cette méthode ne tient pas la route et je finis par un peu me mélanger les relatives et complétives.

  • HapoHapo Membre
    24 mai modifié

    Bonjour !

    Différencier une relative d'une complétive n'est pas très compliqué : dans la relative, le pronom "que" représente un élément de la proposition principale et a une fonction dans la subordonnée, alors qu'il n'en a pas dans la complétive (il est conjonction de subordination).

    Ainsi : "C'est le livre que je lis" -> je lis quoi ? Je lis "que" (pronom relatif qui représente "le livre"). Ainsi, "que" est COD de la proposition relative.

    Mais : "Je vois que tu lis un livre" -> "que" n'a aucune fonction dans la subordonnée, et ne représente rien dans la principale. Il est donc une simple conjonction de coordination, et la subordonnée est complétive (avec ici une fonction de COD : je vois quoi ? Je vois que tu lis un livre)

  • JehanJehan Modérateur
    24 mai modifié

    Ainsi, "que" est COD de la proposition relative.

    Plus précisément, "que" est COD de "lis", le verbe de la relative.

    Voir également cette ancienne discussion :


  • EpilineEpiline Membre
    24 mai modifié

    Merci à vous deux, et je viens du coup de lire toutes les pages de la discussion que tu as mis Jehan !

    Donc si j'applique tout ça, je peux par exemple dire que " je me suis demandé (proposition principale) ce que j'allais faire (proposition subordonnée complétive introduite par "ce que")" , et à l'inverse "j'ai cherché dans le traversin l'odeur de sel (proposition principale) que les cheveux de Marie y avaient laissée (proposition relative introduite par "que")" , ai-je enfin compris ?(pitié oui)

    Par contre si je ne me trompe pas, "et elle m'a demandé si j'étais en deuil" c'est toujours une complétive mais interrogative indirecte car introduite par "si" non ?

  • JehanJehan Modérateur
    24 mai modifié

    J'ai cherché dans le traversin l'odeur de sel (proposition principale) que les cheveux de Marie y avaient laissée (proposition relative introduite par "que").

    C'est bon. Le pronom relatif que est COD du verbe "avait laissée".

    Je me suis demandé (proposition principale) ce que j'allais faire (proposition subordonnée complétive introduite par "ce que")

    Oui, c'est une subordonnée complétive interrogative indirecte, introduite par le pronom interrogatif ce que, correspondant à que dans le discours direct. Interrogation partielle.

    Discours direct : Je me suis demandé : "Que vais-je faire ?".

    Discours indirect : Je me suis demandé ce que j'allais faire.

    Mais ce n'est pas une complétive interrogative conjonctive.

    En effet, le que ne peut être ici une conjonction, puisqu'il est COD de "allais faire". Il a une fonction.

    et elle m'a demandé / si j'étais en deuil"

    c'est toujours une complétive mais interrogative indirecte car introduite par "si" non ?

    Oui. Interrogation totale. Là, en revanche, il s'agit bien d'une complétive interrogative conjonctive, la conjonction si n'ayant aucune fonction par rapport à un terme de la subordonnée; elle ne fait qu'introduire la proposition.

  • EpilineEpiline Membre
    24 mai modifié

    Super, j'ai donc bien l'impression d'avoir plutôt compris tout ça, mille fois merci !

    Par contre du coup la dernière qui est interrogative, elle est également indirecte ? "Elle m'a demandé : "Es-tu en deuil ?"

    Et dernière question avant que je parte travailler mon ancien français, j'ai une question dans mon entrainement ou j'ai un doute sur la compréhension "Dans un classement organisé (nature/fonction) relevez toutes les propositions subordonnées complétives du texte etc" Nature c'est bien "conjonctive, interrogative, infinitive" et fonction c'est par exemple "cette subordonnée est COD" ou alors la fonction du mot introducteur ? (Pronom, adverbe...)

    Encore merci, j'ai bien mieux compris ici qu'avec le pavé qui me sert de cours, super travail Jehan !

  • JehanJehan Modérateur
    24 mai modifié

    Par contre du coup la dernière qui est interrogative, elle est également indirecte ?

    "Elle m'a demandé : "Es-tu en deuil ?"

    Oui, bien sûr. Toutes les subordonnées interrogatives sont forcément interrogatives indirectes.

    Discours direct : Elle m'a demandé : "Es-tu en deuil ?"

    Discours indirect : Elle m'a demandé si j'étais en deuil.

    Pour ta deuxième question...

    La nature d'une complétive, c'est bien : conjonctive, interrogative, infinitive...

    La fonction, c'est le rôle qu'elle joue par rapport aux autres éléments de la phrase.

    Fonctions possibles des complétives : COD (le plus souvent) , parfois sujet, et plus rarement COI, COS, attribut du sujet, apposition, complément du nom ou de l'adjectif .

  • HapoHapo Membre
    24 mai modifié

    Jehan, les complétives ne peuvent donc pas être CC (logique, puisqu'elles sont aussi appelées "conjonctives pures"). Donc dans la phrase "Je prie Dieu qu'il m'aide", nous dirons que la subordonnée est circonstancielle de but avec ellipse de la préposition "pour" ? Y a-t-il d'autres types de circonstancielles introduits uniquement par "que" ?

    (Désolé, en écrivant cette question, j'ai la furieuse impression de l'avoir déjà posée il y a quelques temps... Mais je ne me souviens plus de la réponse.)

  • JehanJehan Modérateur
    24 mai modifié

    Oui, tu avais posé la question le 17 mars dans la présente discussion :

    Et pour la phrase "je prie Dieu qu'il me fasse gagner au Loto", la subordonnée "qu'il me fasse ..." est bien complétive ? Sa fonction est COD ? (pronominalisable en "en", mais répondant à la question "de quoi", donc j'hésite).

    Et j'avais répondu :

    Je prie Dieu qu'il me fasse gagner au Loto.

    Oui, "qu'il me fasse gagner au loto" est bien une complétive.

    Pour sa fonction, je dirais plutôt COI, puisque c'est l'équivalent de "de me faire gagner au loto".

    Quant à une véritable circonstancielle de but avec ellipse du "pour", on peut en trouver après un impératif :

    Viens ici que je te gronde !

  • HapoHapo Membre

    Ah oui, voilà !

    Merci beaucoup !

  • paulangpaulang Membre
    25 mai modifié

    Et j'avais répondu :

    Je prie Dieu qu'il me fasse gagner au Loto.

    Oui, "qu'il me fasse gagner au loto" est bien une complétive.

    Pour sa fonction, je dirais plutôt COI, puisque c'est l'équivalent de "de me faire gagner au loto".

    Et pourquoi pas une relative. que est mis pour Dieu si je ne me trompe pas.

  • JehanJehan Modérateur

    Non, le pronom qui est mis pour Dieu, c'est il.

    Le qu' est ici une conjonction qui n'a pas de fonction dans la proposition complétive, il ne fait que l'introduire.

  • HapoHapo Membre

    Bonjour,

    Je cite ce vieux message parce que j'ai une question assez proche, mais tout de même différente.

    Dans la phrase : "je veux laisser parler mon frère", je dirais que "vouloir" est le verbe de la phrase. Sauf qu'il introduit ensuite ce qui ressemble à une périphrase tolérative en "laisser+infinitif", dont le sujet réel de l'infinitif "parler" est "mon frère". Ainsi, peut-on vraiment donner à cette périphrase tolérative une valeur verbale, bien qu'elle suive un infinitif qui, normalement, appelle un GN ?

    Ou, pour le dire plus simplement, comment analyser la phrase "Je veux laisser parler mon frère" ?

    Merci !

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonjour,

    Je veux : principale

    laisser parler mon frère : infinitive COD de la principale

  • HapoHapo Membre

    Bonjour Jean-Luc.

    Je croyais que la proposition infinitive devait impérativement être introduite par un verbe de perception, ce qui n'est pas le cas du verbe "vouloir"...

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonjour Hapo,

    Il y a bien infinitive puisqu'elle a son sujet propre (frère).

    Si la majorité des infinitives se trouvent après des verbes de perception, il existe d'autres cas :

    • Après des semi-auxiliaires, les verbes laisserenvoyer et les présentatifs voici - voilà peuvent avoir une proposition infinitive comme complément d'objet : « Voici venir les beaux jours »4.
    • En français classique après les verbes de connaissance (savoircroire, etc.). (Wikipedia)


  • JehanJehan Modérateur
    26 mai modifié

    Donc ici, à proprement parler, l'infinitive n'est pas "laisser parler son frère" mais seulement "parler son frère". Et la principale est "Je veux laisser".

    Le verbe laisser (dont le sujet implicite est "je" et non "frère") ne fait pas partie de l'infinitive.

    L'infinitive est COD de l'infinitif laisser.

    Le verbe vouloir, lui, n'est jamais suivi directement d'une infinitive.

  • HapoHapo Membre

    Super, merci à vous deux !

  • LaraLara Membre
    28 mai modifié

    Bonjour !

    Je viens vous demandez de l'aide parce qu'après plusieurs recherche sur internet je suis perdue !

    Je n'arrive pas à trouver toutes les différentes fonctions possible de l'adverbe. Ce que j'ai par mes cours ou par mes recherches sont :

    • complément circonstanciel
    • complément essentiel
    • complément de l'adjectif/de l'adverbe ou "modifie le sens de"
    • adverbe de commentaire "Sincèrement, je crois qu'il a raison"


    Est-ce que ce que j'ai trouvé est correct ? Y a-t-il d'autres fonctions ?

    Je vous remercie par avance de votre aide !

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