Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • HapoHapo Membre
    7 mai modifié

    Très intéressant, mais voilà encore une autre catégorisation que celle donnée par le Grevisse de l'étudiant !

    En effet, ce dernier classe les constructions pronominales comme suit :

    1. Les constructions où le pronom est analysable
      1. Les construction réciproques (chacun exerce une action sur l'autre : Ils se regardent)
      2. Les constructions réfléchies/réflexives (le sujet exerce une action sur lui-même : je me rase)
    2. Les constructions où le pronom n'est pas analysable
      1. Les constructions de sens passif (les feuilles mortes se ramassent à la pelle)
      2. Les constructions neutres/auto subjectives (Le procès reste confiné à la sphère du sujet : je me lève)
      3. Les verbes essentiellement pronominaux (ils ne connaissent que cette construction : Il s'évanouit)
      4. Les verbes pronominaux autonomes (ils ont un sens différent selon qu'ils soient ou nous en construction pronominale : Il se joue de moi)
  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Oui, c'est grosso modo la même classification que dans la Grammaire méthodique de Riegel et al. Le paragraphe du document cité par Paulang concerne une classification du XVIIIe siècle, un peu moins fine, mais finalement pas si différente. Les quatre catégories observées correspondent à tes catégories 1b, 1a, 2a, 2c+d. Seule la catégorie 2b n'est pas illustrée, mais c'est normal car il s'agit d'une classe un peu difficile à saisir, comme l'expliquent Wagner & Pinchon :


    Pour revenir à la forme "je me suis exilée", je la vois comme clairement réflexive, plus manifestement encore que "je me suis levée" (que pour ma propre gouverne, je considère quand même comme réflexive, ou réflexive étendue comme vu plus haut ).

  • paulangpaulang Membre
    7 mai modifié

    Fort bien, mais alors quelle différence fait-on entre 1b je me rase et 2b je me leve ? En quoi le pronom est-il plus analysable dans l'un que dans l'autre ?

    Edit : post de Lamaneur absent au moment de l'envoi.

  • HapoHapo Membre

    Merci pour vos réponses. C'est vraiment obscur pour moi aussi, ces nuances.

    Concernant ce qui distingue 1b et 2b, j'ai reçu une réponse de ma professeur mais je n'y comprends pas grand-chose :

    C’est une question d'interprétation du degré d’implication du complément pronominal dans le procès, ce que Moignet appelle "le dosage d’opérativité et de résultativité au sein de la relation sujet et pronom"

    Si construction réfléchie : le sujet et le complément coréférents ont « deux rôles actanciels distincts » (P.Le Goffic, p. 309). Pour G. Moignet, (Systématique de la langue française, pp.109-110) opérativité et résultativité sont en proportion : le procès « en boucle » trouve son point d’origine et son point d’aboutissement dans le même support successivement agent puis objet / patient.

    Si construction neutre ou autocausative sur le modèle je me suis couchée : le sujet est site du procès et le se est quasiment dépourvu de valeur actancielle,

    Il me semble que ds je me suis exilée : le procès est en boucle.

    Bon, sur ces mots bien mystérieux (pour moi), je pense, tout du moins, conclure que l'on ne m'en voudra pas beaucoup si, au CAPES, je confonds l'un et l'autre. 😅

  • Bonsoir les amis

    Liste des 36 verbes ayant la terminaison OIR

    dans cette phrase en dessus pourquoi l auteur a utilise le mode participe present ?

    est ce que faut de recrire cette phrase comme ca ?

    Liste des 36 verbes ont la terminaison OIR

    respectueusement

  • JehanJehan Modérateur

    Est-ce faux de récrire cette phrase comme ça ?

    Bonsoir.

    Ceci n'est pas une phrase avec sujet et verbe conjugué, c'est un titre de liste. Donc pas de verbe conjugué comme ont.

    Le participe présent ayant a une fonction d'épithète par rapport au nom "verbes".

    "ayant la terminaison OIR " précise, comme le ferait un complément de nom ou un adjectif, de quels verbes il est question dans la liste.

    des verbes irréguliers, des verbes du troisième groupe, des verbes terminés par OIR, des verbes ayant la terminaison OIR...

  • CFJCFJ Membre

    Bonsoir,

    en réflexion sur la phrase suivante :

    Je parle de l'homme au tablier vert.

    J'ai tenté de l'analyser comme suit :

    de l'homme au tablier vert : complément indirect du verbe parle (je ne suis pas sûr de moi)

    au tablier vert : complément du nom homme, est ce aussi une expansion du nom ?

    Merci pour vos avis.

    Christophe

  • JehanJehan Modérateur

    Bonsoir.

    Oui, "de l'homme au tablier vert" est un COI du verbe parle.

    Oui, "au tablier vert" est une expansion du nom homme, c'est un complément de ce nom.

  • EpilineEpiline Membre

    Bonjour à tous,

    Fidèle utilisatrice de ce site qui m'a souvent aidée, je me tourne vers vous car malgré toutes mes recherches, je sèche.

    Je cherche à identifier les propositions coordonnées dans un extrait de texte, jusque là rien de compliqué, conjonctions de coordination ou adverbes.

    Là où un problème se pose, c'est par exemple pour les phrases " J'ai eu envie de lui dire que ce n'était pas de ma faute, mais je me suis arrêté parce que j'ai pensé que je l'avais déjà dit à mon patron". Pour moi, il y a une proposition coordonnée introduite par "mais", mais pour la citer, dois-je énoncer le bloc "Mais.... Patron" ou juste "mais je me suis arrêté", vu que j'ai l'impression que "parce que" introduit une subordonnée, ce sont don 2 propositions indépendantes l'une de l'autre ?


    Ma seconde question, toujours avec les propositions coordonnées, se pose pour la phrase "Je l'ai aidée à monter sur une bouée et, dans ce mouvement, j'ai effleuré ses seins". La partie "Et, ... seins" est-elle une proposition coordonnée, même si une virgule vient se placer après la conjonction de coordination "et".


    Désolée si mes questions paraissent un peu brouillonnes, mais mon esprit est pas mal embrouillé avec toutes ces règles de syntaxe.

  • JehanJehan Modérateur
    23 mai modifié

    Bonjour.

    Même si la proposition "mais je me suis arrêté" est complétée par une subordonnée de cause elle-même complétée par une complétive, cela ne l'empêche pas d'être une proposition coordonnée à la principale précédente ("j'ai eu envie de lui dire", elle-même complétée d'ailleurs par une complétive).

    J'ai eu envie de lui dire (principale) que ce n'était pas de ma faute (subordonnée complétive), mais je me suis arrêté (2e principale, coordonnée à la précédente principale) parce que j'ai pensé (subordonnée de cause) que je l'avais déjà dit à mon patron (subordonnée complétive).

    Pour ce qui est de l'autre phrase :

    Je l'ai aidée à monter sur une bouée (proposition indépendante) et, dans ce mouvement, j'ai effleuré ses seins (proposition indépendante, coordonnée par "et" à la précédente).

    Le complément "dans ce mouvement", encadré de virgules, est inséré dans la proposition coordonnée.

  • EpilineEpiline Membre

    Merci Jehan pour votre réponse. Donc si je dois énoncer la proposition coordonnée, j'inclus dans ma citation les deux subordonnées également, je ne cite pas juste "mais je me suis arrêté", c'est ça ?(Quand on me demande de relever des propositions coordonnées)

    D'accord super, en fait c'est vraiment le placement de la virgule ici qui m'a fait douter.

  • JehanJehan Modérateur
    23 mai modifié

    Donc si je dois énoncer la proposition coordonnée, j'inclus dans ma citation les deux subordonnées également

    Non. Comme je te l'ai signalé, la proposition coordonnée est simplement "mais je me suis arrêté".

    On ne te demande pas de citer en plus les subordonnées qui dépendent de cette proposition coordonnée.

    Si je l'ai fait ici, c'est simplement pour te donner une analyse logique complète de la phrase.

  • EpilineEpiline Membre

    Ah oui bien sûr c'est bon j'ai saisi, merci beaucoup pour ton aide !

  • EpilineEpiline Membre

    Désolée j'ai encore une question pour bien comprendre comment reconnaître les propositions. Si je dis la phrase "elle aussi, je crois" c'est une proposition introduite par un adverbe de liaison si j'ai bien compris ?

    Et les adverbes de nuance circonstancielle, comme ici, hier etc n'introduisent pas de proposition circonstancielle c'est ça ? J'essaie de regarder sur plusieurs sites des explications mais je trouve que toutes ces différences de propositions (subordonnée, complétives, coordination etc) sont assez complexe. Si d'ailleurs vous connaissez un livre qui explique bien ça, je suis preneuse !

  • JehanJehan Modérateur

    Bonsoir.

    Je suppose qu'il s'agit de nouveau d'une phrase extraite de L'Étranger de Camus.

    Cette phrase a une structure très particulière, l'analyse n'est pas facile. La première proposition "Elle aussi" est une proposition indépendante elliptique. Cela veut dire que son verbe conjugué est sous-entendu. Il est indispensable que tu donnes la phrase précédente pour que je sache ce qui est sous-entendu... Mais vu le sens de l'adverbe aussi dans la phrase, je ne pense pas qu'il s'agisse ici d'un adverbe de liaison. La deuxième proposition "je crois" est ce qu'on appelle une proposition incidente. Celui qui parle fait un commentaire sur ce qu'il vient de dire.

    Non, les adverbes de nuance circonstancielle n'introduisent pas de proposition particulière.

    Une bonne grammaire de base, mais assez complète, de consultation facile, et qui résume bien l'essentiel : le petit volume Grammaire , dans la collection Les Guides, édition Le Robert & Nathan. Aisément trouvable sur le Net.

  • EpilineEpiline Membre
    23 mai modifié

    Effectivement oui, je travaille sur un extrait de L'étranger ! Tu as reconnu si facilement ? (Je n'arrive pas à souligner depuis mon téléphone, zut)

    Justement, j'allais modifier mon commentaire en rajoutant la phrase précédente, et en la relisant je pense qu'en fait "elle aussi, je crois" est une proposition subordonnée circonstancielle de comparaison. "Une ancienne dactylo de mon bureau dont j'avais eu envie à l'époque. Elle aussi, je crois" il y a une comparaison avec la proposition principale. En tout cas j'en ai l'impression.

    D'accord, donc je m'en tiens juste aux adverbes de liaison.

    Super merci je note, comme je fais mes études à distance, ça va m'être très utile d'avoir un support complet.

  • JehanJehan Modérateur
    23 mai modifié

    Pour retrouver de qui est l'extrait, un moteur de recherche (Google ou autre) suffit.

    Il suffit de poster comme recherche une phrase pas trop longue de l'extrait.

    Justement, j'allais modifier mon commentaire en rajoutant la phrase précédente, et en la relisant je pense qu'en fait "elle aussi, je crois" est une proposition subordonnée circonstancielle de comparaison.

    Pas du tout. Il n'y a aucune conjonction de subordination dans cette phrase. Je t'ai expliqué ce que c'était : une phrase bien particulière composée de deux propositions indépendantes. Relis mieux ce que je t'ai expliqué. Maintenant que tu as donné la phrase précédente, je peux rajouter entre parenthèses le verbe sous-entendu dans la proposition elliptique.

    Elle aussi (avait eu envie), je crois.

    Quel niveau d'études, tes cours à distance ?

  • EpilineEpiline Membre

    D'accord, et oui en plus je m'étais mal marqué en note de cours que la conjonction de subordination de cause peut être "aussi que" et non pas "aussi". J'ai compris c'est bon !

    L2 de lettres modernes, mais ma L1 datant d'il y a 7 ans, j'ai vraiment du mal avec les bases de linguistique que l'on avait vu durant la première année, d'où mon besoin d'ouvrages de référence là dessus, je vais me faire une bonne remise à niveau.

  • JehanJehan Modérateur
    23 mai modifié

    la conjonction de subordination de cause peut être "aussi que"

    Tu veux plutôt dire "la conjonction de subordination de comparaison".

    Il s'agit de la conjonction que, en corrélation avec l'adverbe aussi. Mais l'adverbe est dans la principale.

    Un exemple de cette structure aussi...que :

    Tu es aussi compétent (proposition principale) que (tu es) modeste (subordonnée de comparaison).

    Les conjonctions ou locutions conjonctives de subordination de cause, ce sont par exemple : parce que, puisque, du moment que, etc. C'est tout différent !

  • EpilineEpiline Membre
    23 mai modifié

    Oui je voulais dire comparaison, j'en ai relevé de cause juste avant du coup je me suis mélangée haha.

    Donc en suivant ça, je peux dire que par contre, "je suis plus brune que vous" est une subordonnée de comparaison "plus ... Que" ça commence enfin à rentrer !

    Si je suis ce que tu m'as expliqué, je peux dire par exemple que "Il faisait bon (proposition principale) et, comme en plaisantant, j'ai laissé aller ma tête en arrière (proposition coordonnée par "et") et je l'ai posé sur son ventre" (idem que la précédente) . Le "comme" m'avait posé problème à la lecture pour l'analyse.

    Et "Je l'ai embrassée, mais mal" est donc une proposition indépendante elliptique, sous-entendu mal embrassé.

    En tout cas merci pour ton aide, je vais pouvoir passer à la suite de mes entraînements ! Et désolée si j'ai du parfois faire répéter, mais je trouve ça tellement complexe par moments .

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