Grammaire française Participe passé

Bonjour: qui pourrait m'aider à analyser grammaticalement la phrase suivante, les différentes propositions (nature et valeur) et surtout le subjonctif indispensable ou non: "Mon immodestie n'était pas telle que je ne me rendisse compte qu'elle n'était pas seulement attirée par ma personne mais aussi par d'autres intérêts....". C'est le "tel que..+ négation(s) qui me trouble.
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Réponses

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Quelques indices peut-être :

    Mon immodestie n'était pas telle que je ...
    équivaut à :
    -Mon immodestie n'était pas au point que je ...
    -Mon immodestie n'était pas si grande que je ...
    -je n'étais pas immodeste au point de
    Ce tour réclame en effet le subjonctif, à cause de la formulation négative :
    je ne suis pas si gros que je ne puisse m'asseoir sur cette chaise
    Au positif, ce serait l'indicatif :
    je suis si gros que je ne peux m'asseoir sur cette chaise.

    Évidemment votre analyse permettra de distinguer deux tours différents
    je ne suis pas si gros que tu le crois
    je ne suis pas tel que tu le crois

    et
    je ne suis pas si gros que je ne puisse m'asseoir sur cette chaise
    je ne suis pas tel que je ne puisse m'asseoir sur cette chaise.


    La phrase étudiée est très bien construite, à l'ancienne, avec un parfum de XVIIIe siècle. L'imparfait du subjonctif respecte la concordance des temps alors en usage.

    On simplifierait probablement aujourd'hui en :
    Je n'étais pas immodeste au point de ne pas me rendre compte qu'elle ...
  • Mon immodestie n'était pas telle : proposition principale,
    que je ne me rendisse compte : PSC CC de conséquence. Le verbe de cette proposition est au subjonctif car la principale est négative. Sans négation, on aurait : mon immodestie était telle que je ne me rendais pas compte ... lamaneur a expliqué tout cela.
  • merci infiniment....
  • Bonjour,

    Je vous pose cette question car les conventions d'analyse de l'adverbe semblent varier.
    J'avais lu dans une grammaire que l'adverbe pouvait avoir trois fonctions possibles: celle de modifier un verbe, un adjectif ou un autre adverbe.

    On peut aussi parler d'adverbe de manière, de temps, etc.

    Mais une fois qu'on a dit cela, il n'y a plus place pour parler de la fonction "complément circonstanciel de manière" par exemple.
    Or on considère souvent que l'adverbe a la fonction de complément circonstanciel.

    Et voilà que je tombe sur un texte qui semble différencier adverbe et complément (voir doc ci-dessous p.82 B. b.):

    https://manuelsanciens.blogspot.fr/2013/04/enseignement-de-la-grammaire.html

    Du coup, je me demande qu'elle est la manière orthodoxe d'analyser l'adverbe au niveau de la fonction: par exemple "lentement": "modifie le verbe" ou complément circonstanciel de manière, ou le deux ? Etc.

    Merci d'avance !
  • Je ne sais pas si c'est ce que tu appelles "analyse orthodoxe" mais on retrouve les même préconisations dans
    Cours d'analyse grammaticale de Maurice Grevisse :
    [Lien invalide.]
    là : http://grammaire.cordial-enligne.fr/
    et sur d'autres sites.
    L'analyse de l' adverbe doit mettre en évidence sa fonction, et sa nature.
    1. sa fonction : un adverbe peut modifier un verbe (Il marche lentement), un adjectif (Il est trop fort), un autre adverbe (Il marche trop lentement).
    2. sa nature : selon leur sens on classe habituellement les adverbes en sept catégories (manière, quantité, temps, lieu, affirmation, négation et doute).

    La description de l' adverbe aura donc cette forme :
    Il marche lentement
    lentement = adverbe de manière, complément de marche.
    Il est trop fort.
    trop = adverbe d'intensité, complément de fort.
    Avec parfois des variations sur les natures d'adverbe et sur la nature de ce qui est modifié.
  • Merci beaucoup, Anne.
    Donc les adverbes sont toujours des compléments ?
  • Oui, sauf s'il est connecteur (adverbe de phrase), interrogatif ou exclamatif, adverbe modal , s'il a valeur de nom ou d'adjectif...
  • Comment analyseriez le mot "parfois" dans la phrase suivante:

    Charles et moi, parfois, nous amusions à les aider.

    Merci !
  • JehanJehan Modérateur
    C'est un adverbe CC de temps, qui modifie la phrase entière, puisqu'il est mobile.
  • Merci Jehan :)
  • Bonjour.
    Aidez-moi à analyser une phrase, s'il vous plait.
    Quoi qu'il en soit, même tombés, surtout tombés, ils sont augustes, ces hommes qui, sur tous les points de l'univers, l'oeil fixé sur la France, luttent pour la grande oeuvre avec la logique inflexible de l'idéal ; ils donnent leur vie en pur don pour le progrès ; ils accomplissent la volonté de la providence ; ils font un acte religieux. À l'heure dite, avec autant de désintéressement qu'un acteur qui arrive à sa réplique, obéissant au scénario divin, ils entrent dans le tombeau. Et ce combat sans espérance, et cette disparition stoïque, ils l'acceptent pour amener à ses splendides et suprêmes conséquences universelles le magnifique mouvement humain irrésistiblement commencé le 14 juillet 1789. Ces soldats sont des prêtres. La révolution française est un geste de Dieu.

    Dans la phrase soulignée, il y a deux choses que je ne comprends pas.
    1. Dans 'ils l'acceptent...', quel est le référent du pronom 'l'(le? la?)' ?
    2. Dans 'pour amener à ses splendides et suprêmes conséquences universelles le magnifique mouvement humain...', qui est le possesseur de l'adjectif possessif 'ses' ?

    Je souhaite que ma question soit claire.

    Amicalement.
  • JehanJehan Modérateur
    Le pronom l' peut ici, je crois, être considéré comme un pronom neutre équivalant à cela.
    ils l'acceptent = ils acceptent cela ( ce combat et cette disparition).


    ses splendides et suprêmes conséquences universelles
    Le possesseur est dans la suite de la phrase.
    Ce sont les splendides et suprêmes conséquences universelles du magnifique mouvement humain irrésistiblement commencé le 14 juillet 1789.
  • Je comprends.... mais difficilement....
    Si je trébuche au cours de la lecture, c'est sa faute Hugo.

    Grand merci, Jehan. :)
  • Pour moi, l' n'est pas neutre, il ne reprend pas toute une idée, mais seulement ce combat ou cette disparition . Cela s'apparente à un latinisme.
  • Bonjour à tous,


    Je dois faire une analyse complète de phrase, je suis un peu perdue entre les différents groupes... voilà la phrases :

    "Elle fut étonnée de se retrouver ainsi à la porte de sa maison avec ce jeune homme presque en chemise"

    Si je ne me trompe pas, l'attribut du sujet est composé d'un groupe adjectival ( adjectif "étonnée" + expansion ), cette expansion étant un groupe prépositionnel ( "de" + expansion ), et l'expansion de ce Gprép est un groupe infinitif...

    ça me parait un peu fouillis tout ça, est-ce que je ne me mélangerais pas dans les différents groupes par hasard ?

    Ensuite, si jusque là j'ai a peu prés bon, je suis bloquée avec le groupe infinitif... Si c'était un verbe conjugué, la suite serait un cod, mais là, le verbe est a l'infinitif, alors euh... qu'est ce que c'est ? :o

    Merci d'avance pour avoir lu jusque là, et si vous avez une idée pour me sortir de la... ( sinon, je prend aussi les cordes, pour me pendre avant mon cours de grammaire.... )
  • JehanJehan Modérateur
    Même si le verbe était conjugué, la suite ne serait pas un COD...
    Le verbe "se retrouver" n'a pas de COD.

    se retrouver comment ? "ainsi", adverbe de manière.
    se retrouver où ? "à la porte de sa maison" complément de lieu.
    se retrouver avec qui ? "avec ce jeune homme presque en chemise", COI.
  • se retrouver avec ce jeune homme presque en chemise" : CC d'accompagnement ?
  • Merci Jehan ! ça m'aide à débroussailler un peu tout ça, pour m'occuper du reste.

    @Anne345: je pencherais plutôt pour le coi, comme l'a suggéré Jehan... Mais merci
  • En quoi serait-ce un complément essentiel ?
  • Je ne sais pas... ça dépend directement du verbe "se retrouver", ça apporte un sens au verbe... Et on ne peut pas vraiment le déplacer dans la proposition...
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