En quoi La Peste d'Albert Camus est une allégorie ?

Bonjour, je prépare l'oral de français et en révisant le commentaire sur la peste je viens de voir que c'est une allégorie mais je comprend pas pourquoi, si vous pouvez m'éclaircir sa serait sympa :)

Réponses

  • Ah, tu vois que finalement tu révises...
    Eh bien comme je te l'avais répondu, pars de la définition de la figure de style et de ton cours.
  • KiliKili Membre
    Je sais que c'est une répresentation imagé d'une idée abstraite mais j'arrive pas a trouver en quoi la peste est une allégorie
  • Oh. Tu sais, ce n'est pas bien original. Regarde la date d'écriture, le siècle, et l'évènement le plus marquant de ce siècle (en Europe). Tu auras la réponse. :)
  • DeliaDelia Membre
    Ces lignes, de la cinquième partie :
    ... ils niaient enfin que nous ayons été ce peuple abasourdi dont tous les jours une partie, entassée dans la gueule d'un four, s'évaporait en fumées grasses, pendant que l'autre, chargée des chaines de l'impuissance et de la peur, attendait son tour.
    en révisant le commentaire sur la peste je viens de voir que c'est une allégorie mais je comprend pas pourquoi,

    Pourquoi ne pas avoir posé la question au professeur au moment où vous avez pris cette note ?
    Pourquoi noter des choses que vous ne comprenez pas ?
  • LeiheLeihe Membre
    Pourquoi ne pas avoir posé la question au professeur au moment où vous avez pris cette note ?
    Pourquoi noter des choses que vous ne comprenez pas ?

    Si ceux qui ne comprennent pas en cours de français s'arrêtaient de prendre des notes, les choses iraient sans doute très mal pour eux. Quant à savoir pourquoi Kili n'a pas posé la question à son professeur sur le moment, c'est pas trop le problème : il me semble que nous nous trouvons ici dans l'entraide, pas dans le clos du Jugement Dernier.

    La Peste est une allégorie de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement de la montée des totalitarismes durant cette période. C'est par ailleurs une image qui s'inscrit dans la philosophie camusienne de l'absurde. Selon Camus, et beaucoup d'auteurs de cette période "un peu difficile", le monde ne possède en soi aucun sens, il ne propose aucune solution à l'homme, il est posé comme un fait pur et simple. La Peste, dans le roman, témoigne de cette absurdité, de cette absence de "raison", en s'abattant sur n'importe qui, sans faire aucunes distinctions.

    Le docteur du roman est quant à lui, au milieu de la Peste, la figure de l'homme révolté que cherche à mettre en avant Albert Camus. C'est à dire, l'image de l'homme capable de prendre acte de l'absurde, de prendre ses conséquences en compte, et de l'attaquer frontalement, de se "révolter" face à lui. Avec la Révolte, chez Camus, vient la possibilité pour l'homme de donner une forme acceptable et même bienheureuse au monde.

    "Il faut imaginer Sisyphe heureux" qu'il disait...
  • DeliaDelia Membre
    il me semble que nous nous trouvons ici dans l'entraide, pas dans le clos du Jugement Dernier.
    Je reconnais bien volontiers que je me conduis comme le maitre d'école de La Fontaine.
    En fait, la remarque ne s'adresse pas à Kili, mais aux autres élèvesqui prépareront les EAF l'an prochain : j'attire leur attention sur la vanité de prendre en note des cours que l'on ne comprend pas, et de les réviser pour les répéter sans les comprendre.


    On peut aussi voir dans la Peste l'allégorie du peuple algérien opprimé par la colonisation française.
    Loin de moi l'idée que Camus ait pensé ce rapprochement, mais les indices concordent : cette population prisonnière chez elle, qui ne maitrise plus son destin...
  • LeiheLeihe Membre
    Delia a écrit:
    On peut aussi voir dans la Peste l'allégorie du peuple algérien opprimé par la colonisation française.
    Loin de moi l'idée que Camus ait pensé ce rapprochement, mais les indices concordent : cette population prisonnière chez elle, qui ne maitrise plus son destin...

    C'est un thème déjà traité dans ses articles de la Seconde Guerre, publiés en 1954 dans le recueil L’Été. D'autant que cette série d'article prend pour point focal la ville d'Oran, justement. Elle est décrite comme un ilot hors de l'Histoire et hors du temps. Oran, comme ville de pierre, est une sorte de monument d’oubli de l’histoire algérienne. Comme s'il ne voyait dans Oran que l’absence de l’Europe (en tant qu'ilot, la ville est aussi hors de la guerre). On y retrouve des thèmes qui, effectivement, je pense aussi, pourrait nous amener à lire la Peste comme l'allégorie du peuple algérien.
  • KiliKili Membre
    Merci Leihe :)
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.