Déjà en troisième année de Lettres Modernes et un niveau un latin qui ne cesse de dégringoler j'en apelle donc à l'aide si des personnes sont ou ont été dans le même cas que moi car au bout de trois ans d'une chutte catastrophique j'ai bien peur d'atteindre le point de non-retour...
Je suis en effet ce que l'on peut nommer "un boulet" en latin et pourtant, tout aussi paradoxal que cela puisse paraître, j'aime bien le latin, enfin quand je le travaille toute seule car en cours je suis LA naufragée de service. Donc ce n'est pas un problème de goût. Lorsque je le travaille toute seule, mes versions après traduction sont aussi obscures (si ce n'est plus) que le texte en version originale...

Je jette donc une bouteille à la mer comme on dit pour que quelqu'un me lance une bouée, une méthode, une bibliographie où je pourrais trouver un remède miracle, que sais-je?
si vous pouviez m'aidet cela serait trè gentil car je suis de plus en plus désespérée...

Réponses

  • je suis moi aussi en L3 de lettres. j'avais de gros problèmes en latin au lycée, et puis une super prof en hypokhagne m'a fait progressé de manière incroyable. je n'ai pas de recettes miracles, à part bien connaître sa grammaire de base et faire beaucoup de versions (pas très drôle je sais...). Cela dit il y a une chose qui, pour moi en tout cas, marche bien: c'est le petit latin.

    C'est-à-dire travailler en même temps un texte et sa traduction. Le mieux étant d'utiliser les traductions des Belles Lettres, elles ne sont pas toujours parfaites mais elles sont souvent proches des textes originaux ce qui permet de suivre assez bien. Peut-être devrais-tu choisir des textes qui te plaisent, courts et pas trop difficiles, tu les fais photocopier et tu travailles dessus en essayant avec le sens en traduction de reconstituer le texte latin. c'est un bon entraînement.

    j'espère que ça t'aidera un peu.
    bon courage!
  • Je peux te conseiller le célèbre Déléani, manuel de rattrapage pour nouveaux latinistes ...
    https://www.amazon.fr/Simone-Del%C3%A9ani/e/B004N771RG/

    Super efficace!
  • Merci beaucoup à vous deux.

    Pour le petit latin j'éssaye déespérément d'en faire mais entre ma double licence, l'étude via le CNED de l'italien et le fait que je sois en plein travaux (et comme l'argent ne pousse pas dans les champs on fait tous les travaux seuls avec mon copain)...

    Je vais éssayer de voir si je peux me procurer le manuel de latin au plus vite etpuis on verra bien.

    Merci encore.
  • Bonsoir à tous!
    Je poste ici pour vous demander des conseils: j'ai 14 ans, je suis en seconde, et envisageant des études de lettres classiques, j'aimerais avoir des conseils pour progresser plus en latin, surtout en version.
    Je n'ai pas vraiment de problèmes, je suis première, mais je voudrais pouvoir avancer plus rapidement, pour, si je le peux, passer le concours général. Seulement le reste de mon groupe n'est pas motivé, et donc depuis le début de l'année, on n'a pas dépassé amo et les pronoms relatifs...
    J'essaye de m'entrainer a côté, je prépare les textes en avance, j'essaye d'autres textes plus complexes, lis des points de grammaire de ma grammaire latine, et j'ai commencé a lire la version traduite du Pro Milone mais est-ce que ça suffit déjà?
    Malgré tout ça, je bloque sur certains texte, parce qu'il me manque du vocabulaire...
    Que me conseillez vous de faire en plus?


    Merci d'avance!
  • Mais précisément, tu acquerras le vocabulaire en lisant et en relisant des textes latins en t'aidant de la traduction. La seule difficulté est d'obtenir des textes bilingues avec une traduction française suffisamment littérale. Je pense que ton professeur peut t'en fournir. La manière que tu as choisie pour progresser est la meilleure. Un quart d'heure par jour de "petit latin" vaut mieux que toutes les listes de vocabulaire que tu pourras apprendre "par coeur"... De plus, il ne suffit pas d'avoir rencontré un mot une fois; la difficulté des langues anciennes vient beaucoup du fait que les mots ont une "couverture sémantique" parfois très large, et qu'il faut avoir rencontré des dizaines de fois les mêmes mots pour avoir des chances de comprendre leur sens dans un contexte donné.
    Bien sûr, il faut les bases grammaticales. Mais une fois celle-ci acquises, efforce-toi de développer une "grammaire intuitive" qui exclue l'analyse formelle sauf dans les cas complexes.
    Les textes à pratiquer peuvent être les discours de Cicéron. Le pro Milone, le pro Murena peuvent être abordés à ton niveau. Evite les Catilinaires et les discours contre Verrès, plus intéressants à lire, mais qui vont te soumettre dès le début à des "périodes" d'une quinzaine de lignes!
    Tu peux aussi lire quelques pages de César, celles où il décrit la civilisation gauloise, par exemple, ou de Salluste.
    Je pourrai te donner toutes les précisions nécessaires si tu le souhaites.
    Bon courage et bravo à toi de vouloir relever le flambeau des Lettres Classiques!!! :)
  • Bonjour,
    Je me remets au latin parce que l'association de généalogie à laquelle j'appartiens a besoin de traduire des registres écrits dans cette langue. L'ayant abandonné depuis plus de 40 ans, je dois faire de sérieuses révisions. Afin d'apprendre activement (ça rentre mieux dans ma tête), je crée un site web dans lequel je propose mes analyses de phrases latines. Il n'y a pas encore beaucoup de choses mais il va s'enrichir au fil des semaines qui viennent. Si cela peut t'aider... je me permets de te proposer le lien : http://dixsurdix.cwebh.org
  • Roma7Roma7 Membre
    Bonjour à tous, amis latinistes.

    En vue des perfections que je vois sur ce forum concernant certains latinistes qui me subjuguent littéralement ! Quel savoir, c'est fabuleux !

    Ainsi, je me demandais comment espérer un jour avoir un tel niveau comparable au votre.

    Depuis combien de temps apprenez-vous le latin ?
    Combien de temps lui consacrez-vous par jour ?
    Où et comment m'avez-vous appris ?

    Je pense qu'il y a des professeurs sur ce forum, car le niveau est tout simplement phénoménal !

    Je suis moi-même passionné par la langue latine et la civilisation antique, j'y consacre beaucoup de temps : 1 heure par jour environ depuis quelques mois ; Mais parfois j'ai l'impression de stagner, de ne pas retenir ce que j'apprend, bizarre me diriez-vous ? :rolleyes:

    Franchement, merci à tous ses connaisseurs qui enrichissent nos connaissances chaque jours !
    PS : J'ai lu un sujet similaire mais il ne correspondait pas à mes attentes.
  • La question est surtout : prends-tu des cours ? Quel est ton niveau actuel. On n'a pas tous progressé au même rythme, selon le moment où on a commencé. Pour ma part, par exemple, j'ai commencé en 5e et ai acquis l'essentiel de mon niveau en prépa (mon niveau actuel étant encore -et de loin- inférieur à celui des personnes qui te subjuguent ici). On devient latiniste en lisant du latin, en acquérant ainsi du vocabulaire et en s'habituant aux structures syntaxiques propres au latin.

    En fonction de ton niveau, on peut te donner des conseils, si tu le souhaites.

    Bien à toi,
  • Je veux bien te répondre, mais c'est embêtant, car c'est laisser entendre que je me suis senti compris dans ceux dont tu fais l'éloge...
  • Je me permets de répondre en sachant que je ne suis pas directement concerné par la question.

    La question est surtout : prends-tu des cours ? Quel est ton niveau actuel. On n'a pas tous progressé au même rythme, selon le moment où on a commencé. Pour ma part, par exemple, j'ai commencé en 5e et ai acquis l'essentiel de mon niveau en prépa (mon niveau actuel étant encore -et de loin- inférieur à celui des personnes qui te subjuguent ici). On devient latiniste en lisant du latin, en acquérant ainsi du vocabulaire et en s'habituant aux structures syntaxiques propres au latin. Ainsi ai-je fait des progrès considérables (les progrès se calculant de façon géométrique, bien entendu ; je reste donc loin du niveau de Jacques, Anne et des autres membres du forum !)

    En fonction de ton niveau, on peut te donner des conseils, si tu le souhaites.

    Bien à toi,
  • Roma7Roma7 Membre
    Merci d'avoir répondu si vite,

    J'ai suivi les cours du collège ma foi avec une grande avance sur les autres élèves.
    Pendant les vacances, je m'initie aux cours du lycée (J'y entre en septembre) et je m'intéresse à la littérature latine, bien sûr je suis loin de votre niveau ! Je suis en train de lire De bello gallico en français afin d'acquérir un certain style.

    Pourriez-vous me faire une liste (si vous avez du temps bien sûr) du programme de latin en classe de seconde (grammaire, syntaxe, vocabulaire, civilisation...) pour que je puisse "survoler" certains cours ?

    Agréablement.
  • Roma7Roma7 Membre
    Merci à tous.

    Oui, Jacques ; C'est bien vous et une autre membre que je visais, vous êtes tout simplement admirables !
    Vous êtes professeur je suppose ? :)

    Vos traductions (de Thucydide notamment) sont très agréables à lire !
  • Non, ma traduction est tout sauf agréable : elle poursuit un but exclusivement pédagogique ; elle peut aussi éventuellement faire comprendre à des non hellénistes comment un écrivain grec formait ses phrases, exprimait sa pensée, d'une manière souvent fort différente de celles des langues indo-européennes modernes.

    Oui, je suis enseignant et heureux de l'être ! J'ai commencé le latin il y a quelques lustres (presque huit, au sens propre !), un peu par routine familiale. Ce n'est qu'avec la découverte exaltante du grec ancien que j'ai pris vraiment goût pour les langues et les littératures antiques. A partir du lycée, et spontanément, j'ai pratiqué la lecture des textes dans la langue originale, à l'instar de Montaigne, que je découvrais alors avec délices ; bien sûr, je m'aidais d'une traduction. J'empruntais des Budé à la bibliothèque municipale, sous le regard soupçonneux de sa gérante et je les photocopiais. Mon idée maîtresse a toujours été : c'est difficile, c'est tordu, mais ça signifie quelque chose, et ce quelque chose, je dois le percevoir. Rarement, à ce sujet, l'analyse grammaticale m'a servi : la compréhension intervient par un processus complexe que je ne me risquerai pas à analyser, mais elle s'effectue toujours brusquement, après un temps plus ou moins long de construction du sens où le regard et la mémoire des mots joue un rôle : c'est comme des pièces de "puzzle" qui se mettent tout à coup en place ; la traduction, par contre, c'est autre chose, je n'y excellais guère... Par la suite, j'ai continué à pratiquer la lecture d'œuvres variées, grecques et latines, avec une prédilection pour la poésie latine et l'éloquence grecque, en dépit de l'aridité des sujets de certains discours. J'adore aussi la tragédie, mais c'est tout de même assez difficile sans la page de gauche des Budé!!! (quoique à force de relire les mêmes pièces, on les connaisse par cœur). En fac, j'ai beaucoup lu, j'ai aussi pratiqué le thème et la rétroversion de mémoire (surtout en grec, ma langue de prédilection). Je n'ai en fait bûché des grammaires que pour préparer les thèmes de l'agrég, car c'est un exercice qui ne pardonne pas si on s'y est insuffisamment préparé. Par la suite, j'ai toujours veillé à entretenir une bonne pratique des deux langues, d'autant que je n'ai jamais enseigné à un très haut niveau (par choix), en recherchant toujours ce que j'appelle l'intuition du sens - qui n'est pas la devinette - et en cherchant à la développer chez mes élèves de collège. C'est difficile, car ils veulent immédiatement "traduire" les mots les uns après les autres, tu dois en savoir quelque chose. Enfin, ce forum m'engage à faire partager mon expérience à des personnes intéressantes et intéressées, ce qui est formidable ! :)
    Voilà mon chemin, à toi à présent de trouver le tien : les meilleures routes ne sont-elles pas celles qu'on a tracées soi-même ?
  • Roma7Roma7 Membre
    Merci pour tous vos bons conseils, je prend note ! :D
    Assurément, le meilleur chemin est celui que nous nous traçons, mais de bonnes recommandations comme celles-ci valent la peine d'être lues.
    Bien à vous.
  • Bonjour,

    Je viens de lire votre présentation de latiniste et je constate que vous êtes professeur en collège.

    Etant donné que je suis donc une "collégienne de 49 ans", je suis confrontée aux mêmes problèmes de méthodes d'apprentissage que mon fils J. qui persiste à vouloir compléter sa formation scolaire avec du latin ... car il aime l'histoire et l'archéologie.

    Comme vous l'avez écrit, je constate qu'effectivement il faut laisser son instinct guider ses recherches de méthodes.

    Merci de votre accueil.

    esiuol
  • je suis confrontée aux mêmes problèmes de méthodes d'apprentissage que mon fils J. qui persiste à vouloir compléter sa formation scolaire avec du latin .
    Depuis le début de votre inscription sur ce site, je ne comprends pas la façon que vous avez d'encourager votre fils à faire du latin.
    Puisque c'est son choix et non le vôtre, vous n'êtes pas obligée de le suivre. D'autant plus que cela semble vous peser.
  • Bonsoir à tous.

    Voilà je me présente brièvement :je suis en hypokhagne A/L après une réorientation et cela me plaît beaucoup...mais parmi toutes les matières enseignées je bloque un peu sur le latin. (grande débutante, j'ai 4h par semaine.)

    Le "problème" majeur est mon niveau dans cette discipline : il se situe entre moyen et mauvais selon moi.

    Le problème réside dans le fait que cette matière m'intéresse, mais que je ne sais pas réellement comment la travailler ni comment faire pour obtenir un très bon niveau...

    Je suis extrêmement lente en version, hormis quelques règles de grammaire et des mots de vocabulaire maîtrisés, je sens que ce n'est pas fluide, que je ne "ressens pas" la langue, etc. J'ai toujours l'impression d'être une grande débutante en fait.

    Ainsi je voudrais savoir quelles techniques vous me conseilleriez afin de reellement prendre de l'aisance dans cette langue (mon objectif à long terme étant de passer l'agrégation de lettres modernes...)

    J'ai entendu parler de la méthode Assimil, mais je ne sais pas du tout ce qu'elle vaut. Peut-être pourrait-elle réellement me donner de l'aisance ? Toutefois elle se base sur l'oralite, et je ne sais pas si c'est réellement compatible avec l'esprit de l'épreuve de L'ENS...

    Merci d'avance et bonne soirée ^^
  • Je me permets de vous renvoyer au message 14, mais ce qui vaut pour moi ne vaut pas nécessairement pour tous.

    La méthode Assimil ? Je ne la connais pas. Si c'est du latin "modernisé", je ne pense pas que cela vous donne accès aux auteurs antiques.

    Faites du petit latin avec les discours de Cicéron ou la Guerre des Gaules de César.
  • Bonjour Shyvana,

    La méthode Assimil n’est pas du « latin modernisé ». Il y a dans l’ouvrage de Clément Desessart du latin de toutes les époques sur 2000 ans avec une indication claire de l’auteur sur ce que doit être du bon latin classique, mais aussi une invitation à utiliser le latin même dans le monde moderne, ce que certains peuvent lui reprocher.
    Il a bien sûr composé des phrases de son propre crû, mais aussi adapté des textes de toutes les époques, depuis Caton avec sa recette de jambon salé, en passant par Cicéron (un extrait de la première catilinaire), et saint Augustin expliquant son apprentissage naturel du latin puis, laborieux, du grec, un texte en langage d’apothicaire de 1422, un texte de Francis Bacon sur le microscope. Malgré ce choix eclectique un peu compromettant, je le conviens, la base de C. Desessart reste le latin classique.
    Le fait que la base de la méthode serait l’oralité vous interpelle. D’autres méthodes sont nettement plus orales qu’elle, et dans la méthode Assimil l’écrit reste très présent, et les indications grammaticales sont données par écrit.
    Cependant elle est suffisamment orale pour être efficace. Comment concevez-vous une langue ? N’est-ce pas d’abord un phénomène audio-oral ?
    En ce qui concerne le latin, elle donne d’emblée la bonne accentuation, alors qu’un texte écrit oblige à réfléchir, à chercher dans le dictionnaire, ou à tout simplement abandonner l’accent en latin (chose horrible à mes oreilles).
    Je prétends qu’avoir du latin dans l’oreille (et dans la bouche), et d’arriver presque à le parler, n’est pas incompatible avec l’esprit de l’épreuve de l’ENS, même si ce n’est pas son but, mais peut au contraire aider à bien posséder le latin et à réussir l’épreuve.

    Quant au petit latin : oui, cent fois oui. Si vous adoptez la méthode Assimil, faites du petit latin en plus. Moi-même j’y recours de plus en plus. Il s’agit d’étudier un texte latin (d’un auteur classique) avec la traduction en vis-à-vis : on essaye de comprendre (et de traduire, si on veut) le texte latin et on se reporte au texte français si on bloque. La méthode Assimil est-elle-même, dans sa partie écrite, basée sur ce principe.
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