Identifiez les procédés dramaturgiques utilisés dans les trois pièces

Bonjour, j'ai deux questions de corpus à faire sur 3 pièces de Molière (L'avare acte V scène 3, Tartuffe acte V scène 7 et Mr de Pourceaugnac Acte III scène 3). Je voudrais savoir si ce que j'ai fait est correcte. Et j'ai un peu du mal pour la deuxième partie de la 1). Je précise que je n'ai pas fini la question 2, j'arrive pas à développer.
Merci de votre aide ! :)

1) Identifiez les procédés dramaturgiques utilisés dans les trois pièces. Quel est l’effet produit ?

Pièce 1 : L’avare, Molière.

• Comique de mots avec les hyperboles « un guet-apens », « un assassinat ».
• Comique de situation par le quiproquo entre Harpagon et Valère. Harpagon accuse Valère d’avoir volé sa cassette de louis d’or et celui-ci avoue tout en croyant qu’il lui parle de sa fille.
• Comique de caractère avec l’avarice d’Harpagon, qui tient plus à son argent qu’à sa propre fille. Caricature très poussée de l’avare.

Pièce 2 : Tartuffe, Molière.

• Comique de situation par le renversement de situation, l’effet de surprise, produit par l’arrestation inattendue de Tartuffe qui voulait faire arrêter Orgon.
• Comique de caractère avec Tartuffe qui est un imposteur.

Pièce 3 : Monsieur de Pourceaugnac, Molière.

• Comique de mots avec les deux suisses qui déforment les mots par leur accent. On a une opposition entre Mr de Pourceaugnac et les suisses car leur langage est très différent : Mr de Pourceaugnac utilise un langage plutôt soutenu alors que les suisses utilisent un langage familier.
• Comique de situation car Mr de Pourceaugnac est travesti.
• Comique de gestes car Mr de Pourceaugnac est tiré violemment par les deux suisses.

2) A quel type de comédie chaque extrait de pièce nous renvoie-t-il ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur une analyse de chaque scène proposée.

Pièce 1 : L’avare, Molière.

Dans cet extrait, nous retrouvons une comédie de caractère car Molière se moque de l'avarice. Il en fait une caricature.

Pièce 2 : Tartuffe, Molière.

Dans cet extrait, nous sommes en présence d'une comédie de moeurs car...
Et d'une comédie de caractère. Molière critique les imposteurs, les hypocrites.

Pièce 3 : Monsieur de Pourceaugnac, Molière.

Monsieur de Pourceaugnac est une comédie-ballet, nous y retrouvons..

Est-ce qu'il faut aussi mettre si c'est une farce, une satire,etc.. ?

Réponses

  • Bonjour!

    Sans les textes c'est un peu difficile de t'aider. Mais je pense que pour la question 1) tu ne devrais pas te cantonner aux différentes sortes de comique, il existe d'autres procédés dramaturgiques (d'ailleurs, à quoi servirait la question "quel est l'effet produit?" si les seul procédés dramaturgiques de ces textes étaient ceux de la comédie?).
    Pour développer la question 2), peut-être devrais-tu revenir aux définitions précises des types de comédie qui te semble correspondre pour voir si leurs caractéristiques sont présent dans tes textes? (je ne suis pas certaine que ma phrase soit très claire...).

    En espérant t'avoir aidé.
    Bonne soirée!
  • Merci de ta réponse.
    Les textes : L'avare :
    Scène 3
    Harpagon, un commissaire, Valère, Maître Jacques.

    Harpagon
    Approche, viens confesser l’action la plus noire, l’attentat le plus horrible qui jamais ait été commis.
    Valère
    Que voulez-vous, monsieur ?
    Harpagon
    Comment, traître, tu ne rougis pas de ton crime ?
    Valère
    De quel crime voulez-vous donc parler ?
    Harpagon
    De quel crime je veux parler, infâme ? comme si tu ne savais pas ce que je veux dire ! C’est en vain que tu prétendrais de le déguiser : l’affaire est découverte, et l’on vient de m’apprendre tout. Comment abuser ainsi de ma bonté, et s’introduire exprès chez moi pour me trahir, pour me jouer un tour de cette nature ?
    Valère
    Monsieur, puisqu’on vous a découvert tout, je ne veux point chercher de détours et vous nier la chose.
    Maître Jacques à part.
    Oh ! oh ! Aurais-je deviné sans y penser ?
    Valère
    C’était mon dessein de vous en parler, et je voulais attendre, pour cela, des conjonctures favorables ; mais puisqu’il est ainsi, je vous conjure de ne vous point fâcher, et de vouloir entendre mes raisons.
    Harpagon
    Et quelles belles raisons peux-tu me donner, voleur infâme ?
    Valère
    Ah ! Monsieur, je n’ai pas mérité ces noms. Il est vrai que j’ai commis une offense envers vous ; mais, après tout, ma faute est pardonnable.
    Harpagon
    Comment ! pardonnable ? Un guet-apens, un assassinat de la sorte ?
    Valère
    De grâce, ne vous mettez point en colère. Quand vous m’aurez ouï, vous verrez que le mal n’est pas si grand que vous le faites.
    Harpagon
    Le mal n’est pas si grand que je le fais ! Quoi ! mon sang, mes entrailles, pendard !
    Valère
    Votre sang, Monsieur, n’est pas tombé dans de mauvaises mains. Je suis d’une condition à ne lui point faire de tort ; et il n’y a rien, en tout ceci, que je ne puisse bien réparer.
    Harpagon
    C’est bien mon intention, et que tu me restitues ce que tu m’as ravi.
    Valère
    Votre honneur, Monsieur, sera pleinement satisfait.
    Harpagon
    Il n’est pas question d’honneur là-dedans. Mais, dis-moi, qui t’a porté à cette action ?
    Valère
    Hélas ! me le demandez-vous ?
    Harpagon
    Oui, vraiment, je te le demande.
    Valère
    Un dieu qui porte les excuses de tout ce qu’il fait faire, l’Amour.
    Harpagon
    L’Amour ?
    Valère
    Oui.
    Harpagon
    Bel amour, bel amour, ma foi ! l’amour de mes louis d’or !
    Valère
    Non, Monsieur, ce ne sont point vos richesses qui m’ont tenté, ce n’est pas cela qui m’a ébloui ; et je proteste de ne prétendre rien à tous vos biens, pourvu que vous me laissiez celui que j’ai.
    Harpagon
    Non ferai, de par tous les diables ! je ne te le laisserai pas. Mais voyez quelle insolence, de vouloir retenir le vol qu’il m’a fait !
    Valère
    Appelez-vous cela un vol ?
    Harpagon
    Si je l’appelle un vol ? un trésor comme celui-là !
    Valère
    C’est un trésor, il est vrai, et le plus précieux que vous ayez, sans doute ; mais ce ne sera pas le perdre que de me le laisser. Je vous le demande à genoux, ce trésor plein de charmes ; et, pour bien faire, il faut que vous me l’accordiez.
    Harpagon
    Je n’en ferai rien. Qu’est-ce à dire cela ?
    Valère
    Nous nous sommes promis une foi mutuelle, et avons fait serment de ne nous point abandonner.

    Tartuffe :
    Scène 7
    TARTUFFE, UN EXEMPT, MADAME PERNELLE, ORGON, ELMIRE, CLÉANTE, MARIANE, VALÈRE, DAMIS, DORINE.

    Tartuffe, arrêtant Orgon.
    Tout beau, monsieur, tout beau, ne courez point si vite :
    Vous n’irez pas fort loin pour trouver votre gîte ;
    Et de la part du prince on vous fait prisonnier.

    Orgon
    Traître ! tu me gardais ce trait pour le dernier :
    C’est le coup, scélérat, par où tu m’expédies ;
    Et voilà couronner toutes tes perfidies.

    Tartuffe
    Vos injures n’ont rien à me pouvoir aigrir ;
    Et je suis, pour le ciel, appris à tout souffrir.

    Cléante
    La modération est grande, je l’avoue.

    Damis
    Comme du ciel l’infâme impudemment se joue !

    Tartuffe
    Tous vos emportements ne sauraient m’émouvoir ;
    Et je ne songe à rien qu’à faire mon devoir.

    Mariane
    Vous avez de ceci grande gloire à prétendre ;
    Et cet emploi pour vous est fort honnête à prendre.

    Tartuffe
    Un emploi ne saurait être que glorieux
    Quand il part du pouvoir qui m’envoie en ces lieux.

    Orgon
    Mais t’es-tu souvenu que ma main charitable,
    Ingrat, t’a retiré d’un état misérable ?

    Tartuffe
    Oui, je sais quels secours j’en ai pu recevoir ;
    Mais l’intérêt du prince est mon premier devoir.
    De ce devoir sacré la juste violence
    Étouffe dans mon cœur toute reconnaissance :
    Et je sacrifierais à de si puissants nœuds
    Ami, femme, parents, et moi-même avec eux.

    Elmire
    L’imposteur !

    Dorine
    Comme il sait, de traîtresse manière,
    Se faire un beau manteau de tout ce qu’on révère !

    Cléante
    Mais, s’il est si parfait que vous le déclarez,
    Ce zèle qui vous pousse et dont vous vous parez,
    D’où vient que pour paraître il s’avise d’attendre
    Qu’à poursuivre sa femme il ait su vous surprendre
    Et que vous ne songez à l’aller dénoncer
    Que lorsque son honneur l’oblige à vous chasser ?
    Je ne vous parle point, pour devoir en distraire,
    Du don de tout son bien qu’il venait de vous faire ;
    Mais, le voulant traiter en coupable aujourd’hui,
    Pourquoi consentiez-vous à rien prendre de lui ?

    Tartuffe, à l’Exempt
    Délivrez-moi, monsieur, de la criaillerie ;
    Et daignez accomplir votre ordre, je vous prie.

    L’Exempt
    Oui, c’est trop demeurer, sans doute, à l’accomplir ;
    Votre bouche à propos m’invite à le remplir :
    Et, pour l’exécuter, suivez-moi tout à l’heure
    Dans la prison qu’on doit vous donner pour demeure.

    Tartuffe
    Qui ? moi, monsieur ?

    L’Exempt
    Oui, vous.
    Tartuffe
    Pourquoi donc la prison ?

    L’Exempt
    Ce n’est pas vous à qui j’en veux rendre raison.
    (À Orgon.)
    Remettez-vous, monsieur, d’une alarme si chaude.
    Nous vivons sous un prince ennemi de la fraude,
    Un prince dont les yeux se font jour dans les cœurs,
    Et que ne peut tromper tout l’art des imposteurs.

    Et Monsieur de Pourceaugnac :
    Scène III
    Deux Suisses, Monsieur de Pourceaugnac.

    [...]
    Second Suisse
    Ah ! pon chour, Mameselle.
    Premier Suisse
    Que faire fous là tout seul ?
    Monsieur de Pourceaugnac
    J’attends mes gens, Messieurs.
    Second Suisse
    Ly est belle, par mon foy !
    Monsieur de Pourceaugnac
    Doucement, Messieurs.
    Premier Suisse
    Fous, Mameselle, fouloir finir réchouir fous à la Crève ? Nous faire foir à fous un petit pendement pien choly.
    Monsieur de Pourceaugnac
    Je vous rends grâce.
    Second Suisse
    L’est un gentilhomme Limosin, qui sera pendu chantiment à un grand potence.
    Monsieur de Pourceaugnac
    Je n’ai pas de curiosité.
    Premier Suisse
    Ly est là un petit teton qui l’est drole.
    Monsieur de Pourceaugnac
    Tout beau.
    Premier Suisse
    Mon foy ! moy couchair pien avec fous.
    Monsieur de Pourceaugnac
    Ah ! c’en est trop, et ces sortes d’ordures-là ne se disent point à une femme de ma condition.
    Second Suisse
    Laisse, toy ; l’est moy qui le veut couchair avec elle.
    Premier Suisse
    Moy ne vouloir pas laisser.
    Second Suisse
    Moy ly vouloir, moy.
    Ils le tirent avec violence.
    Premier Suisse
    Moy ne faire rien.
    Second Suisse
    Toy l’avoir menty.
    Premier Suisse
    Toy l’avoir menty toy-mesme.
    Monsieur de Pourceaugnac
    Au secours ! À la force !

    En faite, je ne comprends pas très bien ce que l'on entend par "procédés dramaturgiques"...

    Pour la 2, en gros, il faut que je revienne sur ce que j'ai écrit ?
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