Flaubert, L’Éducation sentimentale - Questions

j'ai une maitrise en finance contrôle de gestion. maintenant je commence à me passionner pour les œuvres littéraires. A cet effet j'ai un livre de Flaubert ainsi intitulé "éducation sentimentale". voilà ma question comment sucer cet livre jusqu'à l'os? après avoir assister à un cour de littérature dans une classe de terminale, je me suis rendu compte que les littéraire ont leur façon de concevoir un roman. alors aider moi. Merci d'avance.
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Réponses

  • Bonjour,
    Je suis en 1ere L et passe donc mon oral de français cette année avec L'Education Sentimentale de Flaubert comme lecture complémentaire. Je viens de le finir et j'aimerais résumer les aspects les plus importants, notamment la vision du personnage dans le monde romanesque mais je dois avouer qu'il m'a ete difficile de rester 100% accrochée au livre..

    Frederic est-il un anti-héros tout le temps? Quelle est la vision du personnage du roman?
    Je ne vois pas que dire par rapport au lien entre Histoire et l'histoire du roman: L'Histoire sert elle de matière à l'histoire? Comme par exemple lorsqu'apres le rendez vous manque avec Mme Arnoux, Frederic se console avec Rosanette on a l'impression que la revolution se trouve egalement dans son coeur..

    J'aimerais trouver un lien qui pourrait m'aider egalement,

    Merci pour toute aide :)
  • Bonjour,
    Je suis en seconde général a Lille, et je travaille sur un extrait de L'éducation sentimentale par Flaubert. Mais je n'arrive pas a correctement répondre a une question : " En quoi l'aventure de leurs jeunesse, chez la Turque, est-elle révélatrice de leur position face a l'avenir ? " J'ai déjà trouver quelques réponses mais je ne sais pas comment les formuler. Je pense que les bouquets cueillit et la manière dont ils ont été présenter aux femmes répondent a la question.
    Merci !
  • Tu parles bien de la dernière page du roman ?
    C'était pendant celles de 1837 qu'ils avaient été chez la Turque.

    On appelait ainsi une femme qui se nommait de son vrai nom Zoraïde Turc ; et beaucoup de personnes la croyaient une musulmane, une Turque, ce qui ajoutait à la poésie de son établissement, situé au bord de l'eau, derrière le rempart ; même en plein été, il y avait de l'ombre autour de sa maison, reconnaissable à un bocal de poissons rouges, près d'un pot de réséda, sur une fenêtre. Des demoiselles, en camisole blanche, avec du fard aux pommettes et de longues boucles d'oreilles, frappaient aux carreaux quand on passait, et, le soir, sur le pas de la porte, chantonnaient doucement d'une voix rauque.

    Ce lieu de perdition projetait dans tout l'arrondissement un éclat fantastique. On le désignait par des périphrases : " L'endroit que vous savez, -- une certaine rue, -- au bas des Ponts. " Les fermières des alentours en tremblaient pour leurs maris, les bourgeoises le redoutaient pour leurs bonnes, parce que la cuisinière de M. le sous-préfet y avait été surprise ; et c'était, bien entendu, l'obsession secrète de tous les adolescents.

    Or, un dimanche, pendant qu'on était aux Vêpres, Frédéric et Deslauriers, s'étant fait préalablement friser, cueillirent des fleurs dans le jardin de Mme Moreau, puis sortirent par la porte des champs, et, après un grand détour dans les vignes, revinrent par la Pêcherie et se glissèrent chez la Turque, en tenant toujours leurs gros bouquets.

    Frédéric présenta le sien, comme un amoureux à sa fiancée. Mais la chaleur qu'il faisait, l'appréhension de l'inconnu, une espèce de remords, et jusqu'au plaisir de voir, d'un seul coup d'oeil, tant de femmes à sa disposition, l'émurent tellement, qu'il devint très pâle et restait sans avancer, sans rien dire. Toutes riaient, joyeuses de son embarras ; croyant qu'on s'en moquait, il s'enfuit ; et, comme Frédéric avait l'argent, Deslauriers fut bien obligé de le suivre.

    On les vit sortir. Cela fit une histoire, qui n'était pas oubliée trois ans après.

    Ils se la contèrent prolixement, chacun complétant les souvenirs de l'autre ; et, quand ils eurent fini :

    -- C'est là ce que nous avons eu de meilleur ! dit Frédéric.

    -- Oui, peut-être bien ? C'est là ce que nous avons eu de meilleur !, dit Deslauriers.

    Le roman se termine par un retour en arrière. Un bond dans leur jeunesse. Ils évoquent leur initiation amoureuse, leur visite chez la Turque au temps de leur adolescence. Le fin du roman rejoint le début. Curieux contrepoint à "la grande passion amoureuse" de Frédéric pour Madame Arnoux. Souvenir d'une scène d'échec. Première visite ratée dans une maison close. Et pourtant cet échec est évoqué comme un bon souvenir. Transformé en triomphe ou en plaisir.

    Le retour au début du roman en fait une roman circulaire et Frédéric est comme enfermé dans le cercle de l'échec.
    Qu'a-t-il vraiment appris ?
  • Bonjour je voulais savoir ce qu on peut dire sur rosanette. Merci
  • Bonjour je voulais savoir ce qu on peut dire sur rosanette. Merci
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    La précédente réponse de floreale ne t'a donc pas servi ?

    Regarde cet article très complet http://flaubert.univ-rouen.fr/revue/article.php?id=60.

    Reviens nous voir si tu n'as pas tout compris.
  • Bonjour,

    Je suis en seconde et pendant les vacances notre prof nous a demandé de faire un compte-rendu de notre lecture cursive. J'ai donc lu L'éducation sentimentale de Flaubert mais je bloque sur une question.

    - Étude des personnages du roman. Répartissez les personnages en groupes cohérents et justifiez vos regroupements. Quelles relations ces groupes entretiennent-ils entre eux?

    J'ai vu qu'il y avait des bourgeois, le cercle de l'Art industriel. Mais il n'y a aucune relation entre ces groupes. En plus de cela, je n'arrive pas à intégrer tous les personnages...

    Voilà, merci d'avance !
  • A lire cette critique sévère mais intéressante.

    http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/education/es_lav.php
  • Merci beaucoup ! Mais du coup, il serait vraiment intéressant de faire les personnages secondaires (Dussardiers, de Cisy...) et les personnages principaux ?
  • J'ignore les indications de ton professeur.
  • Il ne m'en a pas donné à part "classez les personnages de votre roman en groupe cohérents ".
  • Tu disposes donc d'une marge de manœuvre et tu peux grouper selon des critères que tu préciseras.

    Pour t'aider peut-être la page 25
    http://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1971_num_2_2_2509
  • Bonjour,

    Au premier chapître, dans la présentation de la Madame Moreau, je n'ai pas compris les deux dernières phrases du paragraphe ci-dessous, probablement faute de bonne connaissance de l'époque en question et ses pratiques...
    Elle sortait d'une vieille famille de gentilshommes, éteinte maintenant. Son mari, un plébéien que ses
    parents lui avaient fait épouser, était mort d'un coup d'épée, pendant sa grossesse, en lui laissant une fortune
    compromise. Elle recevait trois fois la semaine et donnait de temps à autre un beau dîner. Mais le nombre des
    bougies était calculé d'avance, et elle attendait impatiemment ses fermages.

    Je vous remercierait pour un peu de décryptage là-dessus...
  • Ces détails montrent à la fois le désir de garder son rang mais aussi le déclin d'un train de vie.
    Elle reçoit trois fois par semaine. Elle ouvre son salon aux relations et aux amis. Elle pouvait offrir un dîner de temps à autre, un "beau dîner". Compter les bougies, c'est regarder à la dépense pour l'éclairage. La preuve, elle attendait les fermages, donc devait attendre et compter sur les revenus des domaines.
    La phrase suivante confirme : Cette gêne dissimulée ...
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