Imparfait de l'indicatif ou du subjonctif ?

Bonjour,

Je viens de me confronter à un cas de figure récurrent.

Au présent, on dira: "Nous ne pouvons pas concevoir que Maryline meure de peur à la simple vue d'insectes"

Au passé, dirions-nous:"Nous ne pouvions pas concevoir que Maryline mourût de peur à la simple vue d'insectes" ou plutôt: "Nous ne pouvions pas concevoir que Maryline mourait de peur à la simple vue d'insectes" ?

En s'appuyant sur les valeurs des temps, j'opterais pour l'imparfait de l'indicatif sachant qu'ici il aurait une valeur d'action qui dure dans le temps. Mais dans ce cas-là, cela voudrait dire que le subjonctif présent de mon premier exemple devrait être remplacé par un présent d'habitude non ?

Voilà donc question: Quel temps choisir entre l'indicatif et le subjonctif imparfait dans mon exemple?

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Que la principale soit au présent ou à l'imparfait, l'action de la subordonnée est dans les deux cas seulement envisagée, il y a juste une appréciation portée sur elle. C'est donc toujours le mode subjonctif qui convient. Selon les règles strictes de la concordance des temps, c'est donc bien l'imparfait du subjonctif qui conviendrait.
    Mais dans un registre de langue courant, il est parfaitement admis de conserver ici le subjonctif présent. Donc :

    "Nous ne pouvons pas concevoir que Maryline meure de peur à la simple vue d'insectes."

    "Nous ne pouvions pas concevoir que Maryline mourût de peur à la simple vue d'insectes."
    (registre soutenu)

    "Nous ne pouvions pas concevoir que Maryline meure de peur à la simple vue d'insectes."
    (registre courant)
  • Merci beaucoup !
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