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Capes lettres modernes

Bonjour,
J'ai eu un parcours scolaire difficile jusqu'à ce que je découvre la Terminale L et en particulier la philo (16,5 moyenne au 1er trimestre). J'hésite sur une licence de Philosophie à la Sorbonne-Paris IV ou à Nanterre.

Est-que l'enseignement est très classique et très différent de ce que l'on apprend en Terminale ?
Est-ce que Paris IV est anonyme ? C'est le plus gros pole de philo.
Du coup, faut-il s'orienter sur la licence philosophie-sociologie de Paris IV qui accueille une quarantaine d'étudiants ?
C'est pourquoi, je suis aussi tentée par Nanterre, plus pluridisciplinaire et avec des effectifs à taille humaine. Mais c'est plus loin de chez moi.
Je ne sais pas encore ce que je veux faire, mais j'ai compris que je devais réussir mes deux premières années, pour ensuite choisir une licence ou un master spécialisé.
Merci à tous les étudiants ou professeurs de m'aider par leur expérience du cursus philo.
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Réponses

  • Bonjour,

    J'ai donné quelques éléments de réponse ici :

    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic32097-licence-de-philosophie.html

    Si la licence philo/socio est contingentée, cela m'étonnerait que les cours soient spécifiques ; ils doivent sans doute être partagés avec ceux de la licence philo et ceux de la licence socio.
  • Ah, je n'avais pas connaissance de la discussion donnée en lien, mais je constate que mes conseils (inquiets) à certains membres de ce forum pour le moins exaltés par leurs études de philosophie (je pense à Spartacus) rejoignent ceux des professeurs de la discipline... Ainsi, la question des débouchés des études de philosophie reste posée. Il serait pourtant intéressant de se pencher sur l'avenir et les perspectives de telles études en France, car leur disparition serait préoccupante.
  • Bonjour,
    Je suis enseignant à l'Université Paris Ouest, et m'occupe de la licence de philosophie à Nanterre, et tombe sur votre question. J'essaye d'y répondre point par point :

    - Il est certain qu'il existe des différences entre les universités. Paris IV est une université réputée classique dans l'enseignement qu'elle propose ; Nanterre tient aussi sa réputation en philosophie du fait qu'elle associe histoire de la philosophie avec des enjeux plus actuels, précisément du fait de sa longue histoire pluridisciplinaire en sciences sociales (en particulier la sociologie : il existe à Nanterre un laboratoire de recherche, le Sophiapol, qui est extrêmement actif ; je vous invite à faire un tour sur leur site : http://sophiapol.hypotheses.org/ ). Le parcours philo-socio est relativement récent à Paris IV.

    - Vous évoquez la différence entre Paris IV et Nanterre en termes d'effectifs : cela est certain, on est moins noyé à Nanterre (même si c'est une grosse université) lors des premières années de philo que dans des universités à plus gros effectif. Simplement pour information, vous êtes un peu moins de 50 étudiants en première année, et dès la L2, vous êtes dans un groupe d'une vingtaine d'étudiants. L'encadrement est beaucoup plus humain à Nanterre : vous connaissez vos profs, vous pouvez dialoguer avec eux, et vous les retrouvez pour la plupart au moins deux fois dans votre cursus. L'aspect de suivi est une des choses que j'apprécie particulièrement en tant qu'enseignant à Nanterre.

    - Concernant l'éloignement de Nanterre, il est en réalité minime si l'on pense que les premières années de Philo à Paris IV se font à la porte de Clignancourt... On ne met que 20mn depuis Châtelet. D'autre part, vous avez un vrai campus à Nanterre (bibliothèque, associations étudiantes, équipement sportif...)

    - Enfin, pour information, en première année d'inscription de philosophie à Nanterre, vous avez le choix entre deux parcours : Philo-Ethno-Socio (puis vous choisissez au second semestre Philo-Ethno ou Philo-Socio) ; ou Philo-Lettres-Histoire de l'Art-Langues (puis au second semestre, vous choisissez un parcours moins important). Dès la deuxième année, le parcours redevient monodisciplinaire, mais de nombreux étudiants choisissent de continuer en double licence. Cela est rendu facile par l'existence de l'enseignement à distance dont je m'occupe (je pourrai vous donner des précisions si vous le voulez).

    Je me permets d'ajouter quelques remarques sur les réponses de Varney et de Jeanne-Héloïse:

    - Il est vrai, pour suivre le fil de Varney, que l'enseignement de la philosophie à l'Université change : si l'on continue à faire de la philosophie générale, parfois en suivant un thème, d'autres formes d'enseignement apparaissent : histoire de la philosophie (ancienne, moderne, contemporaine), philosophie morale et politique, esthétique, philosophie des sciences. On peut avoir l'impression que l'histoire de la philosophie prend beaucoup d'importance dans le cursus, mais cet apprentissage est nécessaire pour explorer les différents thèmes abordés.

    - En ce qui concerne les 'débouchés', c'est une inquiétude commune que l'on peut avoir à propos d'une licence disciplinaire, dont le seul débouché qui soit vraiment de la philosophie est la professionnalisation par les concours (CAPES et Agrégation de philosophie). Mais on ne peut pas raisonner uniquement de cette manière : les étudiants de philosophie, jusqu'en licence, apprennent à raisonner et à argumenter, à être précis dans la conceptualisation, et l'expérience de ces étudiants montre qu'ils réussissent très bien dans des secteurs comme l'administration publique, la fonction publique territoriale, la communication, les métiers du livre et de la documentation, etc. Sans compter que l'université veille à vous renseigner sur les débouchés professionnels qui vous sont accessibles.
  • Merci beaucoup de ces réponses.
    Je sais que chaque fois que je dis que je veux faire philo, mes interlocuteurs semblent désolés pour moi !

    Mais pour moi, la philosophie, c'est la vie; et au lycée, c'est la seule matière qui m'interesse et pour laquelle je n'ai pas l'impression de "travailler", tellement les cours passent vite.
    Je ne veux pas devenir philosophe; j'ai vu que je pouvais changer en licence ou master vers des cursus plus professionnels.
    Mon objectif est vraiment de réussir à la faculté mes deux premières années avec un bon dossier pour justement accèder à des cursus reconnus dans le monde du travail.

    Merci encore au professeur de Nanterre qui prend le temps de répondre aux étudiants.

    S'il y a d'autres messages sur Paris IV, cela me permettrait d'avoir une vison complète.
  • Je voulais juste souligner ici - vu que c'est peu ou pas dit - qu'on fait grand cas de la question des débouchés en philosophie, comme si cette faculté posait des problèmes spécifiques. Il faut savoir que cette faculté n'est pas, statistiquement, celle qui pose le plus de problème quant aux débouchés des étudiants. La plus "mauvaise élève" est la faculté de biologique, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Il ne s'agit pas de dire que les choses sont faciles pour un étudiant en philo, mais si tu te débrouilles bien - par exemple en faisant un double cursus, en allant fouiner dans des domaines intéressant - tu peux t'en sortir avec une formation en philosophie. Du moins, tu ne t'en sortira pas "moins bien" avec une formation en philo, qu'avec n'importe quelle formation en sciences humaines en France aujourd'hui ; il n'y a pas "plus" de débouché en fac de lettre qu'en fac de philo, simplement plus de poste d'enseignant...
  • La question des débouchés ne se pose pas de la même manière si on a une double licence ou une simple licence de philo.

    La philo. pose quand même un problème spécifique en raison d'une image peu valorisée dans le monde des PME ; j'ai déjà entendu plusieurs étudiants dire qu'ils avaient dû dissimuler l'orientation de leurs études pour pouvoir décrocher des jobs. Quelles que soient la qualité de la formation et les compétences qu'elle développe (réelles à mon sens en philo), il y a en face la réalité du marché.

    Quant aux concours administratifs, il manque souvent l'aspect droit ou gestion qui apparaît dans la plupart des concours de catégorie B (mais une remise à niveau est toujours possible).

    Pour les masters professionalisants en philo., je demeure sceptique sur leur orientation, les universitaires n'ont pas encore créé une niche spécifique ; soit on est dans le pâle double d'une formation en RH ou com, auquel cas, autant faire une école de commerce ou le CELSA, soit on est dans une vague teinte de professionnalisation. Je serais curieux d'avoir les débouchés réels des étudiants, mais j'aimerais bien être démenti.

    Pour ce qui est du choix de la fac, la présence des enseignants de Nanterre sur ce forum - un front des antiquisants entre C. Bréchet et O. Renaut :) - est quand même un signe à ne pas négliger sur l'attention portée aux étudiants de Premier cycle dans cette université (sans parler du travail autour de la licence Humanités qui esquisse, à mon sens, un nouveau souffle pour les études de LSH à l'université). C'est rare. Je le dis d'autant plus librement que je n'ai aucun intérêt à l'affaire et ne suis pas parisien.
  • Les choses bougent un peu quant à la valorisation des diplômes de philosophies dans le monde de l'entreprise, même si ça a encore du mal à se faire au niveau des PME, il y a un mouvement - très anglo-saxon à la base - tendant dans certaines grandes entreprises à recruter des diplômés en philosophie pour des postes dans les ressources humaines. Il faut cependant, sans doute, un complément de formation pour pouvoir prétendre à ce genre de poste. La philosophie est néanmoins assez bien vue dans les pays anglo-saxon.

    Pour les concours administratifs ; je pense que la meilleur formation est de toute façon une formation double. Au delà même de la perspective des concours, je crois qu'il est effectivement hasardeux de se lancer dans une filière comme la philosophie et simplement elle, si on ne vise pas la recherche ou l'enseignement. Il me semble que faire une double licence est un bon moyen de particulariser son parcours et de gagner des "points" sur un CV.

    Après, il ne faut pas se voiler la face, on ne fait pas de la philosophie, à la base, pour gagner sa vie et pour s'assurer un avenir certain. C'est une filière délicate, difficile et parfois désespérante... Si on veut trouver un emploi directement après la fin d'une formation, il faut faire de l'informatique, pas de la philo... Je suis passé par la faculté de philosophie de Lyon III et j'avoue que malgré le relatif "prestige" de cette formation à l'échelle nationale, je n'y ai rien trouver de très concluant quant à ce qui se passe au niveau philosophique. On tombe assez rapidement là-bas dans une philosophie-citadine et parfois pédante... Je ne conseillerais pas à un étudiant en première année de philosophie d'aller là-bas pour commencer. Ceci dit, j'ai appris que le doyen de cette faculté avait changé, ce qui est sans aucun doute une bonne chose...

    PS : Cependant, il faut admettre que la tenu et le niveau pur des cours est là-bas très bon et tranche radicalement avec ce qui peut se faire ailleurs. Je ne voudrais pas tout de même paraître trop sévère ; il me semble simplement que la rigueur et la volonté d'excellence ne font pas tout en philosophie et qu'il est nécessaire pour cette formation d'avoir la possibilité d'être dans un autre rapport que celui entretenu là-bas entre les étudiants et l'objet de leurs études.
  • Je sais bien que Lyon III traine derrière elle une solide réputation de... conservatisme, dirons-nous, mais aussi de sérieux, (un peu à l'image de la ville elle-même) comme vous le dites, et c'est déjà un bon point. Mais je pense en effet qu'il faut être attentif aux changements...
    En tout cas, il est difficile pour les bacheliers de s'y retrouver, et ils doivent parfois se jeter à l'eau, en fonction d'impressions qu'ils ont eues lors de journées portes-ouvertes, ou en fonction de la réputation de telle ou telle université, de tel ou tel professeur qui y enseigne... C'est pourquoi je trouve qu'un forum tel que celui-ci est utile (et pourrait l'être encore plus s'il était plus fréquenté et animé), car tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents universitaires ou "introduits" depuis longtemps dans ces domaines assez méconnus du "grand public".

    P.S.: votre toute dernière remarque est intéressante.
  • Les histoires de révisionnisme attaché à Lyon III ne sont plus vraiment d'actualité, je crois, dans la formation en elle-même (même si les syndicats étudiants militent encore là-bas pour quelques points précis). J'ai connaissance de la formation qui y est prodigué en Histoire et elle ne pose aucun problèmes de ce point de vu et on y trouve même d'excellent cours d'Histoire.

    Disons que la philosophie qui y ait faite là-bas est tout à fait dans le courant élitiste, excellentiste, et pro-concours et on y verrait presque parfois, pour l'ethnographe, une cristallisation de tout ce qu'est et n'est plus la faculté de philosophie. Il faut aussi se méfier de la réputation des profs ; un prof extrêmement connu n'est pas forcément bon pédagogue et est, de toute façon, très rarement disponible pour ses élèves.

    Je vais me permettre un petit coup de pub en passant, mais la meilleur formation de philosophie que j'ai connue est au bout du compte celle que j'ai reçu à Brest, durant mes deux premières années de licence, ou, malgré le peu d'effectifs, j'ai eu le plaisir de suivre des cours de hautes tenus, extrêmement riches, et où il était possible de discuter, d'échanger, d'intervenir. Comme quoi, la meilleur soupe n'est pas forcément celle qui est servie dans les plus riches soupières...
  • Leihe a écrit:
    La plus "mauvaise élève" est la faculté de biologique, contrairement à ce que l'on pourrait croire.
    Décevant pour une filière scientifique certes, mais "plus mauvaise élève", d'où sors-tu cela ?
    http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid24624/taux-d-insertion-professionnelle-des-diplomes-de-l-universite.html
  • @Anne345

    C'était des chiffres lu il y a un ou deux ans. Le fond ne change pas ; la philosophie n'est pas particulièrement spécifique en matière de débouché et des filières scientifiques n'ont pas, mathématiquement, plus de débouchés que celles des sciences humaines. Ceci dit, le tableau n'est pas vraiment exploitable étant donné qu'il manque le détail des formations en sciences humaines.

    PS : Et je parlais à niveau licence, non à niveau master.
    PS 2 : Et le taux de chômage des doctorants en sciences humaines semblent bien statistiquement inférieur à celui des docteurs en biologie et chimie (la source est une étude de l'université Aix-Marseille réalisé sur 8 ans ; on trouve 15% de chômage pour les docteurs biologie / chimie, contre 9% pour les docteurs en sciences humaines pour être plus précis).
  • Juste une petite remarque : attention aux chiffres de l'insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail. Car au moins deux données ne sont quasiment jamais prises en considération :
    1/ le métier exercé par les jeunes diplômés est-il en relation directe avec leur formation ?
    2/ le niveau éventuel de "déqualification" (de jeunes diplômés s'insèrent sur le marché du travail, certes, mais parfois à un niveau de salaire ou à un niveau de qualification inférieurs à leurs attentes compte tenu de leur niveau d'études)
  • Une bonne faculté de philosophie en province me semble Nantes, bien mieux que Rennes, plus vivant et actuel, il suffit de regarder le site internet, mais il faut aller voir sur place et discutter avec les enseignants, chose valable pour toute bonne approche des études de philosophie.

    Philosophie à Nanterre ou à Paris IV ?

    J'ai fait philosophie à Rennes, que je déconseille, même aujourd'hui, puis Paris I qui était chouette à l'époque dans les années 1980-1985, celle où l'empreinte du grand Vladimir Jankélévitch était très présente. Mais c'est plus dur qu'en province, parce qu'il y a les normaliens comme étudiants aussi.

    Paris IV j'y ait suivi des cours à l'époque, mais c'était très droite chiante, personnellement j'excluerai pour la mentalité réac à fond.

    J'ai eu de bons échos de Nanterre en philosophie, mais j'ai quelques doutes, ayant eu à Rennes un de ses professeurs, Didier Deleule, qui n'était vraiment pas marrant du tout. Il faut aller voir sur place en prennant rendez-vous avec quelques professeurs pour discutter volontairement sur un pied d'égalité, c'est un bon test pour se décider en toute connaissance de cause.

    Il y a aussi en ce sens Paris 8 - Vincennes à Saint-Denis - pas loin de Paris, où l'UFR de philosophie à l'air très sympa, plus décontractée, et moins philosophie bureaucratique qu'ailleurs.

    Comme à Nanterre il y a une cafeteria aussi à Paris 8, très grande, chose importante. Il n'y en a pas à la Sorbonne, quelle quelle soit.
  • Par simple curiosité : qu'est-ce qui t'a déplu, à Rennes ? J'ai quelques connaissances là-bas, mais je n'en ai jamais eu d'écho négatif...
  • Ce qui m'a déplu à Rennes en 1980-82 tout d'abord c'est la Ville qui à l'époque était très bourgeoise avec du hard Rock à l'opposé, une ville administrative dans une cuvette où il la chaleur stagne, et où personne n'était en ville le dimanche (la Capitale de la Bretagne c'est Quimper). Le campus de Beaulieu, Rennes I, était celui où en France il y avait le plus de suicide.

    Comme être philosophe est aussi une arme de guerre, j'ai fait refaire la ville avec un métro, des grandes librairies dont la Fnac et Virgin Mégastore, des quartiers refaits comme la sinistre rue de Saint Malo, la place Saint-Michel, la Maison de la culture "Le Diapason" sur le Campus de Rennes I, Radio Campus, etc. Je vous recommande de ma conception aussi le resto "le tire bouchon", très chouette.

    L'ambiance a changée à Rennes, mais pas la mentalité de fond.

    Nantes est une ville plus vivante, plus cosmopolite, ou pour le dire plus simplement Rennes est une ville de droite, même s'il y a la gauche à la Mairie, et Nantes c'est plus de gauche en réalité avec de fait les usines et les chantiers non loin à Saint-Nazaire . La place du Marché à Nantes ou il y a plein de bistrots où discuter fonctionne de nuit, c'est chouette avec le tramway.

    Cette dichotomie se retrouve pour les étudiants en philosophie à Rennes où l'UFR est plus conformiste et de droite qu'à Nantes, où c'est plus créatif et novateur, plus de vraie gauche de progrès, cela se voit d'emblée par les sites internet respectifs :

    Rennes : https://www.univ-rennes1.fr/

    Nantes: https://www.univ-nantes.fr/

    En 1980-82, c'est très catho à l'UFR de philosophie de Rennes, un prof était un prère mariste, un autre du renouveau charismatique, un autre encore parlait de Joseph de Maistre, un 4ème était plus clergyman...

    Un prof de philo de Rennes me racontait que c'était la même chose à Nantes et à Rennes en philosophie, ce n'était pas vrai et ce n'est toujours pas vrai, et j'avais fait réaliser "Le séminaire de Brocéliande", qui existe toujours, pour que les étudiants et les professeurs en philosophie se rencontrent de Rennes et de Nantes.
  • Bonjour,
    voilà tout est dans le titre; je dois faire un transfert de mon dossier vers une université parisienne: mais laquelle?, that is the question.
    Des sensibilités différentes, des méthodes différentes?
    (Pardon d'avance si la question a déjà été posée trois mille fois.)
  • Paris 1 est beaucoup plus classique que Paris IV, qui étudie surtout des modernes. Paris 1, c'est Platon-Aristote toute la licence...
  • gamelingamelin Membre
    @ caligula

    Tu dis n'importe quoi, il n'y a quasiment aucune différence en licence si ce n'est que Paris 4 est plus orientée Histoire de la philosophie (contrairement à ce que tu dis). La seule véritable différence se trouve peut-être en master, notamment si tu veux faire de la philo. politique, alors sache qu'à Paris 4, c'est très orienté philosophie politique libérale, donc ça peut être gênant de n'étudier que du Rawls et d'entendre toute la journée l'apologie du multiculturalisme en guise de cours...
  • Eh bien écoute, c'était ce que je croyais, aux dires de doctorants de Paris IV que je fréquente, qui m'ont conseillé lorsque j'ai eu un choix à faire entre les deux (et finalement la question ne s'est plus posée pour moi puisque j'ai fait un double-cursus qui m'a imposé Paris 1). En tous cas, ça ne t'oblige pas à te montrer cassant!
  • Merci à tous en tout cas ;)
    bon tout le monde dit le contraire de tout de toute façon, moi aussi on m'a dit que Paris 4 était plus orientée Histoire de la philosophie, mais on m'a aussi dit qu'elle cherchait des formes de diversification de l'enseignement philosophique pour tenter de le rendre compatible avec des emplois dans l'entreprise, la communication ou l'économie... Il faudrait pouvoir comparer programme contre programme
    de toute façon comme la philo c'est passionnant mais qu'il n' a décidément aucun débouché, je vais m'orienter plutôt vers une L3 en "sciences politiques et sociales mention Information et communication" à paris II (si qqun connait?j'espère que c'est bien!) - en espérant qu'il n'y ait pas cours le samedi pour travailler à coté ;)
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