Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Bonjour à tous.
Je commencerai par un petit élan d'exposition vindicatif. N'ayez crainte.

http://facdeslettres.univ-lyon3.fr/

Coup de coeur pour cette formation que j'envisage au terme de mon année de terminale.
En effet, j'adore la littérature (plus particulièrement, la littérature latine ainsi que l'étude de sa linguistique). J'aime comprendre le fonctionnement des sociétés les plus "archaïques" (comme les sociétés grecques et latines, pas de hasard là non plus me direz-vous). Je suis vraiment passionné par la langue française et par sa richesse littéraire qui me semble infinie (et non, l'Univers n'a pas l'hégémonie du cosmos dans ma façon de voir les choses).
Mais là je m'égare... j'envisage donc cette licence de lettres modernes, qui établit un lien inaliénable entre l'Antiquité et notre monde contemporain. D'ailleurs, c'est pour cette raison que je n'ai pas choisi la voie des lettres classiques (trop orientées vers une seule focale culturelle à mon avis [évidemment, je peux me tromper], et puis... je n'ai encore étudié à ce jour aucune langue ancienne [ne me jetez pas de pierre]), je veux me plonger à corps perdu et consacrer ainsi ma vie à la découverte de ce monde magnifique des mots.

Au début, mes professeurs voulaient que je tente une prépa mais je n'en ai pas envie, je sais ce que je veux et je tiens à me spécialiser dès ma première année de licence car pour moi la passion prime sur la raison, bien que la raison soit parfois liée à la passion je n'ai pas de réel désir de pluridisciplinarité dans mon parcours. Je veux faire ce que j'aime, quitte à borner mon esprit, je veux au moins mourir l'esprit simple et heureux en ayant vécu une existence bohème consacrée à l'unique objet de mes rêves, c'est-à-dire le souffle de la réflexion d'artistes géniaux rassemblés sous le substantif d'écrivains.

C'est ici que j'ai besoin de vous.

Est-ce un bon calcul d'épanouissement selon vous ?
Peut-on changer de mineur d'un semestre à l'autre dans le but de découvrir tout ce que la formation a à nous offrir ou est-ce strictement délimité à une option choisie au 1er semestre qui nous suivra durant notre parcours en licence ?
Commencer le latin à l'université, c'est faisable ? (je n'y échapperai pas de toute façon quoi qu'il en soit puisqu'il s'agit d'un enseignement obligatoire dans cette formation et puis j'ai vraiment envie de l'apprendre).

Merci d'avance et bonne journée.
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Réponses

  • La plupart des universités proposent plusieurs niveaux d'étude du latin (débutant, intermédiaire, avancé) et certaines permettent même d'étudier uniquement la civilisation latine, en faisant abstraction de l'étude de la langue.

    Tu n'as donc pas d'inquiétude à avoir, commencer le latin à l'université c'est largement faisable, et la plupart des étudiants sont d'ailleurs dans ce cas.

    Concernant les options, tu peux normalement changer à chaque fin de semestre. (Je suis en deuxième année de licence et j'ai déjà suivi plusieurs options différentes (info-com ; études cinématographiques ; opéra ; Internet...)
  • Salut Korax!
    Merci d'avoir pris le temps de répondre à certaines de mes demandes.
    Comment ça se passe pour toi actuellement ? Tu pourrais me faire un petit topo de ta 1ère année de licence ? (tu n'as peut-être pas le temps cela dit... mais je suis vraiment trop curieux ' ).
  • Une année c'est vaste, que souhaites-tu savoir exactement ? :p
  • C'est surtout le contenu des cours qui m'intéresse, ainsi que l'ambiance en terme général.
    Les cours magistraux c'est comment ? Les TD c'est quoi au juste ?
    Les mentalités évoluent-elles vraiment entre le lycée et le supérieur ? Je n'aimerais pas me retrouver dans une promo de glandeurs à la "fac de médecine" qui font n'importe quoi dans le but de déstabiliser les autres comme ça me semble courant ça m'inquiète un peu pour être tout à fait franc. Mais ça, j'imagine que ce sont des préjugés, je le sais bien, mais on est jamais sûr de rien après tout.
    Tu t'es fait un petit groupe d'amis ou c'est vraiment dur de s'en faire ? J'ai une amie qui veut entrer en LEA, on a des cours en commun avec eux ou pas du tout ?
    Mes demandes ne sont pas claires, c'est à l'image de ma question quoi, je m'en excuse. C'est juste que tout se mélange dans ma tête et je ne sais plus par où attraper les choses et puis sincèrement j'en ai vraiment ma claque de mon lycée. C'est comme une sorte de transfert dialectique d'une méthode que j'exècre à la liberté intellectuelle que j'attend depuis déjà un bon moment. Faut dire que trois ans, c'est trop, surtout quand on est jeune. C'est la flamme et la soif de connaissance qui me poussent peut-être dans ces retranchements particuliers de la pensée. Enfin bref... je me fourvoie encore une fois là '

    Bonne chance pour comprendre mon message :D
  • Tu es curieux, c'est normal ; je l'étais aussi ! :)

    Les cours magistraux sont des cours en amphithéâtre. En général tous les étudiants de Lettres modernes sont réunis dans ce genre de cours en amphi', et tu peux même être parfois mélangé avec des Lettres classiques ou des étudiants en Histoire de l'Art. En gros le prof fait son cours et les élèves prennent des notes, c'est un cours théorique à l'état pur. Certains profs n'acceptent pas les interruptions ou les questions ; d'autres au contraire garde une certaine interactivité avec les élèves, c'est très aléatoire. L'important en cours magistral est de bien suivre le cours, car tu devras l'approfondir et le comprendre ensuite par toi-même. Au début, l'absence d'interactivité entre prof et élèves peut-être vectrice d'ennui, c'est pour ça que je choisis toujours avec précaution ma place dans l'amphi : ni trop près ni trop loin, le mieux est pour moi d'être à 4-5 bancs du prof et bien en face, ça stimule la concentration. :p

    Les TD sont des cours en petit groupe de 20 à 30 élèves dans une petite salle, c'est comme au lycée en somme. L'avantage de ce genre de cours est de pouvoir poser des questions et approfondir le contenu du cours, chose moins facile en amphithéâtre.

    Concernant l'ambiance, je n'ai pas eu de problèmes particuliers (et Dieu sait que je redoutais comme toi une promo de glandeurs!), je ne pense pas que tu trouveras un féroce esprit de compétition (malsain?) dans une promo de Lettres modernes ; ni une promo oisive. Bien évidemment en première année de licence, il y a toujours quelques personnes qui n'ont rien à faire en études de Lettres, mais en général elles décrochent ou abandonnent assez vite.

    Des amis ne t'en fais pas, tu t'en feras ! A l'université les profils des étudiants sont très variés, tu trouveras des gens qui sortent du lycée comme toi, mais également des personnes qui ont déjà une expérience professionnelle ou qui sont en reprise d'étude ; bref, ce n'est pas le choix qui manque ! Il ne faut pas hésiter à aller au contact de tes camarades de promo, au début, tout le monde est un peu timide et dès la deuxième année tout le monde se connait, ou presque. Par contre, tu verras que les étudiants de Lettres sont en majorité des filles ; à ton grand bonheur - ou malheur.

    En ce qui concerne la LEA, les seuls cours que j'ai en commun avec eux sont la langue vivante et les options.

    Après je me base sur mes expériences personnelles ; mais je pense qu'à Lyon c'est sensiblement la même chose.
    Si tu as d'autres questions n'hésites pas ! ;)
  • Encore merci!
    Et pour la rentrée, ça se passe comment ? Les dates sont les mêmes de partout ou chaque établissement choisit la date du début des cours en fonction de leur programme annuel ?
  • La date de la rentrée te sera communiqué lors de ton inscription, ne t'en fais pas.

    Cette année dans ma fac la rentrée officielle était aux alentours du 15 septembre, mais le début des cours ne commence qu'une ou deux semaines plus tard (le temps de régler les détails administratifs).
  • Ok, bon bah on verra ça au moment voulu.
    Bonne soirée, et à la prochaine :)
  • Je suis en 3ème année de cette licence à Lyon III :)
    Et j'aime la naïveté de tes questions qui me donnent envie de t'abreuver de réponses :)

    Alors, Lyon III est une bonne université, vraiment. Les enseignants de Lettres sont excellents et passionnants pour la plupart d'entre eux, la maquette est bien pensée et la diversité des enseignements proposés t'apportent de nombreux éléments pour répondre à ta soif de culture. Être curieux comme tu l'es, avoir soif d'apprendre et de découvrir, aimer lire sont les principales qualités requises en lettres, tu sembles satisfaire à ces critères! L'université te donne des pistes de travail si tu veux, plus tu es autonome, plus tu te connais et travailles tes lacunes, ce qui t'intéresse aussi, mieux tu t'en sortiras. Personne ne viendra derrière toi te dire : fais-ci, fais-ça ...

    Autre chose, ce qui compte en lettres, ce qui fait aussi la réussite, c'est d'oser prendre un parti, proposer des interprétations, un raisonnement personnel. Etudier la littérature, c'est ne pas oublier qu'un texte se découvre avant tout avec qui l'on est, soi, lecteur à l'origine, premier destinataire d'une oeuvre, d'un texte. Ton originalité fera de toi un bon élève de lettres. Sans les outils nécessaires à l'analyse, il est parfois difficile d'oser interpréter le texte, sache que la licence de lettres à Lyon III te forme bien sur ce point-là, dés la première année en grammaire, en stylistique, grammaire et ancien français en seconde année, en grammaire et stylistique historiques et ancien français encore en troisième année. Tu vas étudier la langue française de son histoire, sa richesse sémantique à sa structure syntaxique et sa grammaire sous toutes les coutures. Tu apprendras à réfléchir sur ces éléments, à les assimiler et à les approfondir avec précision. Les explications de texte deviendront alors un véritable plaisir.

    Mon post était beaucoup plus long et développé que cela, à propos des autres exercices, des "mineures", du travail, du choix prépa/fac (ayant fait les deux), du latin (faisable et divisé en trois niveaux débutants/intermédiaires/perfectionnement) mais je ne sais pas pourquoi, il n'a pas été publié ! Pour en savoir plus ... demande :)
  • J'ai eu envie, il y a a peu prés 6 mois, de devenir photographe et d'en faire mon métier. Je vais donc suivre une filière littéraire et faire un bac L. Ce que je me demande c'est est- ce que je pourrais toujours faire photographe aprés?. Car sinon ce serait aller à Paris et je n'y habite pas, aller dans les grandes écoles mais je n'ai pas le budjet.
    Merci de la réponse. ;)
  • Je ne suis pas sûre que vous ayez posté au bon endroit...

    Selon l'ONISEP, on peut devenir photographe à différents niveaux d'études : http://www.onisep.fr/Ressources/Univers-Metier/Metiers/photographe/

    Un bac littéraire peut suffire, mais certaines écoles préparant au BTS photographie préfèreront sans doute recruter des candidats ayant des connaissances en physique - chimie. Renseignez-vous !

    Le mieux (comme dans tous ces métiers technico-artistiques qui offrent peu de débouchés) serait sans doute de viser à terme des écoles reconnues et sélectives (comme l'Ecole nationale de la photographie d'Arles) qui recrutent à BAC + 2, sur concours et délivrent un diplôme de niveau bac + 5.
    Bibliographie indicative pour préparer les concours d'entrée de niveau bac + 2, qui peut guider un peu vos choix d'études post-bac...
    Bien que la liste ci-dessous soit volontairement limitée et incitative, on n'attend pas forcément que les candidats aient lu tous les ouvrages qui y figurent. La plupart cependant sont aujourd'hui des classiques et il est important qu'avant d'entrer à l'école, les candidats se préoccupent d'entamer avec eux une relation méditative et réflexive. De même ont été volontairement exclues de cette bibliographie les monographies consacrées aux photographes


    • Robert ADAMS, Essais sur le beau en photographie, Périgueux, éd. Fanlac, 1996
    • Dominique BAQUÉ, Photographie plasticienne, l'extrême contemporain, Paris, éditions du regard, 2004
    • Roland BARTHES, La Chambre claire. Note sur la photographie, Paris, éd. Gallimard, Seuil, Cahiers du Cinéma, 1980
    [...]
    http://etudesphotographiques.revues.org/

    (Site de l'Ecole nationale de la photographie d'Arles)
  • En école publique, il n'y a que l'école d'Arles et Louis Lumière.
    Pour les écoles privés, il faut faire attention car beaucoup sont des "boites à fric" ( école de Condé par exemple). La seule qui arrive au niveau de Arles et Lumière est l'école de Gobelins qui dépend de la Chambre du commerce et de l'industrie de Paris. Elle propose deux sections: prise de vue et traitement d'image.
    Ces trois écoles prennent à Bac+2.
  • (J'allais compléter par une ou deux informations)

    Pour guider vos choix d'études post-bac (car votre question portait sur l'adéquation du bac L avec vos projets), j'ai pu lire :

    Sur le site de l'ENS Louis Lumière :
    Pour la photographie, les candidats admis ont un bac littéraire ou scientifique (50/50) et suivent des études très variées, à dominante littéraire et plastique (Deug arts plastiques, arts du spectacle, littéraire, droit, histoire, philo, Classes prépa, Deug SM, Mias...) ou scientifique et technique (BTS photo ou audio, Deug SM, Mias et classes prépa).

    L'Ecole nationale de la Photographie d'Arles recruterait à l'issue de formations artistiques (à vérifier !) : voir mon message précédent qui donne une petite idée de "l'esprit" du concours et des "compétences" à acquérir...
  • Merci Jeanne pour ta réponse :)

    EDIT : Ah merde, j'ai confondu Jeanne avec h2airs '
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