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Réponses

  • Il est vrai que "suicidaire" était un peu hyperbolique... Mais c'etait intentionnel ; ça m'a permis de savoir que ce serait difficile mais envisageable sur le long terme.
    En effet, je suis tout à fait prêt travailler avec sérieux ! Déjà qu'avec sérieux ça va être dur, alors si je voulais me la couler douce sans travailler, pour le coup ce serait suicidaire ! ;)
    On n'est qu'en janvier (oui bon à deux jours près...) et la rentrée est en septembre : peut-être pourrais-je commencer de mon côté à un peu travailler le latin pour arriver avec un minimum de connaissances afin de dégraisser légèrement la masse de travail en début d'année scolaire prochaine... Vous pensez que ce serait inutile ou au contraire, une bonne idée ? Si c'est une bonne idée, de quel support pourrais-je me servir ? Une chaîne youtube sérieuse, un livre, un site internet etc. à me conseiller ?
    Oui, j'irai demander aux portes ouvertes. Sûrement, en outre, verrai-je des étudiants qui pourront me livrer leur témoignage.
  • J'ai commencé latin et grec en hypokhâgne, c'est possible dans certaines prépas.
    Dans la mienne les profs ont été adorables en acceptant de modifier leurs horaires pour que ce soit compatible.
    En fin d'année nous avions rattrapé (pour les meilleurs de la classe) le niveau des confirmés, d'ailleurs en khâgne il n'y a plus de distinction entre débutants et confirmés.
  • Voici un encourageant témoignage ! :) C'est formidable d'avoir des profs comme ça !


    Sans indiscrétion, étiez-vous plutôt dans une prépa bonne - voire excellente - ou bien de proximité ?

    Je me pose cette question car, en toute objectivité, je pense que mon dossier me permettrait d'obtenir une relativement bonne prépa provinciale.
    Seulement, je me dis que je serai peut-être plus aidé, soutenu et accompagné pour commencer deux langues anciennes dans une petite prépa où l'on rencontre moins de pression et de compétition, d'autant plus que le niveau des élèves étant plus faible dans les petites prépas, le fossé entre moi, grand débutant, et les continuants sera plus mince.
    Toutefois, je me dis aussi qu'aller dans une prépa mieux classée, par le fait justement d'une plus importante émulation, me motivera à travailler encore plus et donc à rattraper davantage mon retard en langues anciennes.

    Vous qui êtes déjá passé par là, que me conseillez-vous ? Une plus petite prépa où je serai davantage encouragé sans subir trop de pression ni de compétition, nuisibles surtout quand on est peu à l'aise dans un domaine comme moi, double débutant, ou une plus prestigieuse dans laquelle je serai poussé à travailler plus, me permettant de combler sûrement un peu mieux mes lacunes ?
  • cat75cat75 Membre
    J'étais dans une prépa parisienne moyenne. Le niveau d'exigence était élevé comme dans toutes les prépas, les profs excellents mais bienveillants et je n'ai senti aucune pression ni compétition ( dans mon cas personnel j'en aurais souhaité un peu plus !).
    En revanche le sujet des langues anciennes est à étudier en amont car je crois que j'ai eu de la chance, débuter dans les 2 langues n'est pas possible partout. C'est une question que je n'avais pas du tout envisagée en m'inscrivant mais tu as intérêt à te renseigner maintenant via les sites des lycées ou les journées portes ouvertes. Cela t'aidera peut-être à choisir ton lycée selon ce critère plutôt que celui du ( supposé) niveau.
    Et si plusieurs prépas proposent les 2 langues en débutant, pourquoi te censurer et ne pas demander les meilleures ?
  • Bonjour,

    je connais au moins une personne qui a réussi le concours d'entrée de l'ENS Ulm en option lettres classiques après trois ans de prépa et avoir commencé les deux langues anciennes en hypokhâgne. Ce n'est donc pas impossible (ni suicidaire).
    Pour ce qui est des concours de l'enseignement, comme l'a noté Laoshi, le fait d'avoir environ cinq ans devant soi rend un tel parcours d'autant moins invraisemblable (et sans doute de plus en plus fréquent, même si je n'ai aucune donnée à avancer).
    Cela demande du temps et du travail, bien sûr, mais commencer les deux langues anciennes en début d'études supérieures n'est à première vue plus un obstacle pour espérer suivre un cursus de lettres classiques.
    En revanche, il ne faut pas non plus négliger la difficulté administrative que fait remarquer cat75 : je connais plusieurs lycées où commencer les deux langues anciennes en hypokhâgne (à raison de deux fois quatre heures par semaine) est possible (Fénelon à Paris, Fustel de Coulanges à Strasbourg) mais au moins un autre - et pas des moindres - où, me semble-t-il, cette possibilité n'est pas prévue dans l'emploi du temps (Louis-le-Grand à Paris). Il faut donc te renseigner auprès des établissements qui t'intéresseraient pour avoir l'assurance de pouvoir te lancer !

    Bonne chance !
  • Amelie1Amelie1 Membre
    Bonjour,

    J'ai dans ma classe une personne qui cumule latin et grec débutant (en plus d'hda). Après, il faut avoir conscience de la charge de travail que cela représente. Les langues anciennes nécessitent un investissement régulier et plus ou moins intense en fonction de ses objectifs. Si tu es motivé et que tu aimes ces matières, ce projet me paraît faisable. Tu peux toujours prendre quatre langues à la rentrée (LVA, LVB, latin et grec débutant) pour te faire une idée avant de choisir définitivement à la Toussaint les trois langues que tu vas garder.
    J'ai même une amie helléniste débutante qui commence le latin à la rentrée, après un semestre donc. Encore une fois, l'administration peut se montrer souple mais l'effort à fournir pour rattraper le retard n'est pas à négliger.

    Il te reste six mois de terminale et deux mois de vacances d'été. Tu as le temps de t'y mettre d'ici la rentrée. Pour le grec, je te conseille le manuel Hermaion qui est très intuitif et efficace (une connaissance, après l'avoir travaillé intensément pendant les deux mois de vacances d'été, est passée en grec confirmé sans l'avoir passé au bac, et elle majore). Pour le latin, les livres qui ont été pour moi les plus efficaces sont les "Lingua latina per se illustrata". Tout est écrit en latin mais ils sont accessibles aux grands débutants en théorie. La difficulté augmente au fil des pages. Par contre, étudier la grammaire latine en parallèle me semble être préférable (et pour la compréhension du livre et pour les connaissances que tu dois acquérir). Tu pourras aussi apprendre du vocabulaire de base qui te sera grandement utile.

    Bonne soirée
  • 29tr29tr Membre
    25 mars modifié

    [Ma meilleure amie qui ne veut pas créer un compte seulement pour écrire un message écrit en mon nom]

    Bonjour,

    Les résultats parcoursup approchent et j'aimerais recevoir quelques conseils afin qu'une idée plus précise sur mon orientation se dessine, car de nature assez stressée, ce sujet m'inquiète.

    J'hésite notamment entre les deux possibilités que j'énumère ci-dessous et souhaiterais donc que vous me donniez votre avis pour commencer à débroussailler un peu le terrain et avoir les idées un peu plus claires (je voulais aller voir un COPsy mais avec le confinement, c'est compliqué... Et puis ce peut être intéressant de recevoir des conseils de personnes extérieures déjà passée par une prépa littéraire) .

    Lycée 1 : Ne propose en 2è année que la spé lettres modernes qui pourrait m'intéresser (certes, on peut changer de lycée entre 1re et 2è année mais je pense que c'est quand même mieux de rester 2 ans dans le même lycée).

    • Avantages : internat rénové et réservé aux élèves de prépa ; spécialité théâtre en 1re année qui m'intéresserait (j'en ai déjà fait en option au lycée et aimerais bien continuer encore une année) ; réputé de bon niveau et qui a des conventions avec de grandes universités parisiennes et provinciales (c'est motivant de pouvoir reprendre ensuite des études dans une bonne fac) ; 1 seule classe et à relativement petit effectif ; pouvoir commencer et poursuivre le latin en 2è année (ce qui me fait très envie, adorant la grammaire !)
    • inconvénients : en 2è année, il prépare au concours d'Ulm : n'ayant jamais fait de langues anciennes, c'est jouable ou pas ? Aussi en raison de problèmes personnels, je n'ai quasiment rien pu lire cette année. De plus, n'étant pas en L, je n'ai plus de français depuis l'an dernier... Donc ma culture littéraire, que je juge bien pauvre (ce qui est un problème, d'autant plus si je veux aller en spé lettres modernes en 2è année), se résume à : 4-5 poèmes humanistes pour le XVIe siècle ; quelques pièces de Molière, Racine et Corneille ainsi que quelques fables de La fontaine pour le XVIIe siècle ; Candide, 1 roman de Diderot et des extraits des Confessions de Rousseau pour le XVIIIe (je suis pas fan de ce siècle du point de vue littéraire...) ; Lorenzaccio et une dizaine de poèmes romantiques, au moins 1 roman pour chaque grand auteur réaliste/naturaliste, quelques poèmes symbolistes pour le XIXe siècle ; une connaissance assez large de la poésie engagée et du théâtre de l'absurde pour le XXe ; j'ai lu pas mal de littérature contemporaine mais ce n'est pas très utile, je pense, pour la prépa... Rien pour le Moyen-âge et l'Antiquité, hormis de très vagues souvenirs de collège. Pensez-vous que c'est suffisant ? Aviez-vous lu beaucoup plus de classiques à cet âge ? Avec le confinement du coronavirus, j'ai du temps donc si vous voyez de grands classiques qu'il me manque ou des œuvres que vous appréciez particulièrement, je suis ouverte à vos suggestions :)

    Lycée 2 : ne propose en 2è année que la spé anglais qui pourrait m'intéresser (il n'y a notamment pas la spé lettres modernes).

    • Avantages : un peu plus pratique concernant la localisation géographique ; j'aime l'anglais, j'ai un bon niveau et je lis beaucoup de littérature anglaise, donc niveau culture anglaise, ça passe :) ; des postes vacants aux concours pour l'enseignement section anglais: il y a donc une réelle demande, plus qu'en lettres modernes me semble-t-il... Je ne suis pas certain de cette dernière info donc si quelqu’un pouvait me confirmer, je suis preneur ; possibilité également de faire du théâtre mais pas dans le cadre de l'option "officielle", seulement dans le cadre d'un club (1h hebdomadaire) ouvert à tout élève de prépa désireux.
    • inconvénients : j'ai un faible niveau d'allemand (ma LV2)... Or, il me semble que le niveau en LVB en prépa est très soutenu, presque égal à celui de la LVA, non ? ; je déteste regarder des séries, donc en termes de langage familier anglais, je ne connais pas autant de choses que mes camarades de classe de cette année ; conventions avec seulement deux petites facs locales ; internat mélangé avec des élèves du secondaire.


    Vous pourriez, suite à ce message vous dire : "et ce que tu aimes dans tout ça ?" Et bien justement, j'aime l'ensemble des matières littéraires, avec un penchant encore plus fort envers le français et l'anglais : mes goûts ne me permettant pas de trancher, je me tourne vers des critères plus utilitaires.


    Merci de m'avoir lu,

    Prenez-soin de vous en cette période de pandémie,

    Louane.

  • Bonjour Louane !

    Etant moi même en hypokhâgne, je vais essayer de répondre à tes questions, d'éclairer ta vision des choses.

    Je te l'accorde, il est préférable de rester dans le même lycée pour les deux ans de prépa, même si un changement est possible. En effet, dans mon lycée en tous cas mais je pense que c'est assez général, ce sont souvent les mêmes professeurs qui assurent l'hypo et la khâgne. Les profs te connaissent mieux et sont plus aptes à te faire progresser jusqu'au concours.

    Avant de t'intéresser au choix de la spécialité, renseigner toi quant à l'ENS préparée dans les lycées que tu vises : ULM, Lyon ou les deux ? Mais en hypo aucune différence, c'est en khâgne que les cours changent en fonction de l'ENS préparée. ULM est dite plus classique, la langue ancienne est obligatoire en khâgne, il y a plus de philosophie, d'histoire... Mais la spécialisation est moins fort. Par exemple en lettres modernes la spé est de 3h en ULM et de 7h il me semble à Lyon (en plus dans les 2 cas des 5h de tronc commun !!!)

    Lyon est par opposition plus moderne, la géographie est obligatoire en 2ème année et non pas la langue ancienne, la spécialisation est plus forte. (Je viens de voir que tu as déjà vu les différences entre les deux ENS, mais une piqûre de rappel n'est pas de trop ;) ).

    Quant aux spécialités, elles sont, pour moi, secondaires, surtout si tu vas dans le lycée qui prépare ULM. En effet si tu accèdes à l'ENS par exemple avec la spé lettres modernes, tu peux t'y inscrire en anglais, de même tu peux rejoindre l'université en LLCE. Entre nous, si tu as accès à l'internat profite en, c'est beaucoup de temps gagné ce qui peut jouer en ta faveur.

    Concernant le latin (ou le grec, je prêche en tant que bon helléniste ehe), aucun problème, des groupes de débutants sont ouverts dans tous les lycées, et si tu fournis un bon travail, il est rapidement possible de rejoindre le banc des confirmés. Dans tous les cas, même ceux qui en ont fait dans le secondaire n'ont pas un réel bon niveau en latin et reprennent tout depuis le début.

    Des lacunes en culture littéraire ne sont pas un problème, tu as le temps de t'en faire une, et profite de cet été pour lire ce qui te fait plaisir ! Tes profs mettront sûrement en ligne des conseils. De plus, beaucoup d'élèves viennent de filière ES ou S, et en lettres, le prof sait et est indulgent. De toutes manières, la dissertation française n'a rien à voir avec le français de première ou la littérature de terminale L.

    Concernant la LVB, le niveau est élevé oui, comme dans toutes les matières, mais à force de travail tu y arriveras forcément. De plus qu'en spécialité anglais, la LVB est obligatoire et à mon souvenir assez importante. (Je ne me suis pas trop penché sur la question, n'envisageant pas une khâgne spécialisée en langue).

    En conclusion, je te conseillerais tout d'abord de réfléchir au lycée que tu veux intégrer en prenant SURTOUT en compte les conditions de travail, puis ensuite l'ENS préparé, les spécificités de chaque filière... J'ai des camarades de classe qui ne savent toujours pas à l'heure actuelle quelle spécialité prendre en khâgne, donc bien qu'important, ce choix n'est pas capital. Dis toi que l'hypokhâgne est une année de découverte et de transformation, que tu vas changer de goûts, voir de manière différente des disciplines, te prendre de passion pour une matière que tu n'affectionnais pas forcément... N'aie pas peur, tous les futurs hypôkhagneux sont dans le même cas que toi, tu vas grandir et véritablement changer (dans le bon sens du terme!).

    En tous cas, s'il y a des points que tu souhaites éclaircir, ou que tu veux échanger à propos de la prépa, voire même que je te montre quelques uns de mes cours, je suis ouvert à ce que l'on prenne contact !

    En espérant t'avoir un peu aidé.

  • 29tr29tr Membre

    D'abord, merci d'avoir pris le temps de rédiger un si long et éclairant message !

    Mais est-ce que ce n'est pas un problème que la spécialité à ULM soit si peu conséquente ? Les élèves sortant d'une telle khâgne arrivent-ils à suivre à la fac sans trop de retard face aux anciens khâgneux de Lyon et à ceux ayant fait leur licence dès le départ ?

    Ah tiens, je ne savais pas qu'on pouvait ainsi changer de spé en rentrant à la fac ! C'est rassurant : même si on fait un mauvais choix, il existe des portes de sortie.

    D'accord, merci du conseil pour l'internat, de toute façon c'était ce que je pensais de meilleur également.

    Même en khâgne Ulm, plus classique où le niveau des étudiants en langues anciennes est donc censé être plus élevé, on peut rattraper le retard en s'investissant sérieusement ? D'ailleurs, veut-il mieux prendre le latin ou le grec, quand on est débutant notamment ? Je me permets de te poser la question puisque tu as choisi grec alors que la plupart prennent latin : je m'interroge donc sur les motivations de ce choix...

    Votre conclusion est motivante ; je suis curieuse de voir ce qui m'attend !

    Merci, c'est très sympathique de me proposer ainsi ton aide ! :D Seulement, je ne veux pas non plus te déranger et comme je ne pense pas que voir tes cours m'aidera à faire mon choix, je ne vais pas t'embêter en te demandant de me les montrer.

    Oui, beaucoup même !

    Louane

  • 29tr29tr Membre

    Je réactualise, je suis preneur si d'autres personnes ont des conseils :-)

  • 21 avril modifié

    Je te réponds avec quelques jours de retard.

    Je ne sais pas, il faudrait voir avec des khâgneux qui ont suivi cette voie. Mais je ne pense pas, le rythme étant ce qu'il est en prépa, si retard il y a à l'entrée en fac, il sera vite rattrapé, ne t'en fais pas.

    Figure-toi que j'ai fait du latin de la 5ème à la Terminale et que j'ai changé de langue en prépa. En fait je suis allé 4 fois en Grèce, et c'est une histoire, un pays et une culture qui me passionnent. J'étais cet été à Rhodes, et sur des vestiges antiques je me suis dit que c'était aller à l'encontre de mes passions et de ma curiosité que de ne pas changer de langue. J'ai donc fait le pas, et je ne regrette pas. Même si repartir à zéro dans une langue qui me semble plus compliquée que le latin aurait pu sembler suicidaire, je travaille et je m'améliore. C'est un travail tout à fait réalisable avec du sérieux et de l'acharnement (comme en latin ceci dit), pour un résultat magique. De plus en grec, les effectifs sont plus petits, la plupart des étudiants choisissant le latin (je pense en raison de l'alphabet ou de la plus grande influence sur notre langue). Les professeurs qui enseignent le grec sont passionnés et d'autant plus heureux que le grec se fait un peu plus rare que le latin. Je ne peux que te conseiller le grec, par les plus petits effectifs, la motivation des enseignants, et la magnifique langue et les beaux textes que tu vas découvrir.

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